-Ron, attends, c'est pas ce que tu crois !
Ceux qui sont présents dans la salle regarde Ron monter quatre à quatre les marches du dortoir masculin.
Une mini dispute ... D'habitude il ne part pas comme ça. Ron ne fuis pas les disputes, il va jusqu'au bout. C'était notre moment à nous les disputes, une manière d'être concentré l'un sur l'autre.
Les personnes autour de moi font style d'être vraiment intéressé dans leurs occupations personnelles. Mais comme d'habitude, personne n'en perd une miette.
Mais je m'en fiche. Ben, alors pourquoi j'en parle ?
(là c'est de l'auto-cassage)
J'ai envie de courir loin. De m'enfuir, comme lui... Qu'est ce que je suis nulle ! Je réagis comme une gamine, je ne suis même pas capable de lui dire la vérité. De lui dire tout ce que je dois avouer depuis tant d'année...
Je dois faire quoi, moi, maintenant ?
Une main se pose sur mon épaule. C'est Harry. Je ne l'avais pas vu venir. Il me prend dans ses bras
- Va lui parler. Je sais que c'est pas simple... Il est têtu et tu as aussi ton caractère. Tu as des choses à lui dire et il doit en avoir lui aussi... Euh, je suis pas doué dans ce genre de situation...
Je monte lentement les escaliers qui me mènent jusqu'à Ron.
Je pousse sa porte
Il lève des yeux rougis vers moi. Son expression attristée se transforme en colère
- Hermione, VA T'EN ! TU TE FOUS VRAIMENT DE MOI !
- Ron, Victor et moi ...
- Je t'ai dit de sortir
- Ron ECOUTE MOI !, je dois te parler !
- J'ai pas envie d'entendre quoi que ce soit venant de toi !
Il me pousse vers la porte et la claque.
Je tambourine à la porte
-Ron je t'en prie! Ecoute moi !
Chose veine. Il ne répond pas. La porte est close.
Je m'assois dans les escaliers. Je ne sais plus quoi penser. Mon rouquin pleure. Et à cause de moi !
Pourquoi ne veut il pas m'écouter ? Pourquoi il croit que j'aime Victor ?
Les larmes veulent couler, mais je me retiens. Pleurer serait trop lâche. Je ne suis même pas capable d'expliquer et de tirer au clair cette situation.
Des voix me sortent de mes pensées. Je reconnais Harry et Ginny. Ils parlent. Je ne peux jamais m'empêcher d'écouter
- Tu vas où?
-Je vais voir Ron et Hermione. J'ai entendu la porte claquer..
- Harry ils savent se débrouiller tout seul. Ils sont grand. Quoique mon frérot c'est parfois à revoir
- Si tu le dis.
Un moment de silence s'installe.
- Pourquoi tu fais les choses à moitié , Harry ?
- Hein, Gin de quoi tu parles ?
- D'hier ! Tu m'as embrassé sur le coin de la bouche et tu es allé te coucher !
- Ah, euh ... Désolé si ça t'a vexée, je ne sais pas ce qui m'a pris. Cela fait plus d'un an que.. enfin
- T'a écouté ma question ! Je t'ai parlé de choses faites à moitié. Je ne suis pas vexée, sinon tu te serais pris un maléfice de Chauve Furie hier!
- Ecoute je sais pas quoi te dire ...
- On parlera après !
Un moment de silence. J'en conclut qu'ils s'embrassent. Ginny et ses répliques. Je reconnais parfaitement ma meilleure amie dans cette situation. Pourquoi tout est si simple pour eux ?
- Viens je crois qu'on va se promener dans le parc.
- Je t'aime Gin' depuis longtemps déjà. Je suis désolé pour le mal que je t'ai fait en rompant. Tu sais très bien pourquoi j'ai fais ça
- Harry, t'es l'homme de ma vie. Je t'aime plus que tout
Ils partent. Ils sont heureux. Ils s'aiment. Pourquoi avouer leur amour à l'air si simple pour eux?
...
Molly m'a apprit plein de sorts d'entretiens, de réparations, de bricolages. Elle est formidable avec moi.
Elle a eu le tact de pas me demander ce qui se passe avec Ron. Elle a bien vu que je n'allais pas vraiment.
J'erre toute la journée. J'aide par là, je bricole par ici, je nettoie, j'astique, je reconstruit. Poudlard a besoin de ce nouveau coup de souffle. Il est de plus en plus beau. Les membres du ministère se sont occupés des parties du château détruit. Avec l'aide de plus d'une centaine de bénévole Poudlard retrouve un aspect normal en deux jours.
Mais pourtant qu'une préoccupation dans ma tête : Ron ... Je n'arrive pas à penser à autre chose.
Je ne sais pas comment j'ai fait pour ne pas le voir de la journée. Je ne sais pas où il est.
- Hermione ! dit Ginny, tenant la main d'Harry
- Alors ? demande Harry sachant que ça s'était mal passé vu ma tête
- Il a crié et m'a ordonné de sortir. Il pleurait avant que j'arrive. Il m'a foutu à la porte. J'ai essayé de rentrer mais il a bloqué la porte... Je ne sais plus quoi faire ...
Ginny me prend dans ses bras. Elle me dit:
- Laisse lui du temps. Tu sais très bien maintenant qu'il t'aime. Tu est tellement importante à ses yeux depuis tant d'années. C'est pas à moi de te le dire, c'est à lui. Après je pense que c'est à toi de changer cette situation. Il n'ira pas vers toi là, je le connais mon frère ... Il boude et se replie sur lui même à cause de Victor. J'espère seulement qu'il ne l'a pas croisé aujourd'hui ...
J'ai envie de pleurer. Je me retiens encore.
Tous mes amis me disent qu'il m'aime. Je ne peux pas y croire tant qu'il ne me l'a pas dit lui même. Tant qu'on a pas éclairci cette situation.
On se dirige vers la grande Salle où un petit festin nous attend après cette rude journée. Les elfes aussi ont travaillés pour satisfaire notre confort.
Les tables sont garnies de mets délicieux. Il y en a pour tous les goûts. Les plus affamés se servent les premiers. Luna et Neville sont côte à côte, leurs vêtements sont un peu sales après la journée dehors dans les plantations de Poudlard.
Seamus, dans un coin, enlace Lavande. Ils semblent parler.
Des élèves de Serdaigle boivent en la santé de Poudlard de la Bierraubeure voire du Whisky Pur Feu.
Des adultes discutent dans un coin reculé de la salle.
McGonagall est en grande conversation avec les professeurs.
Je m'assois en face de Ginny et Harry. Ils se sourient mutuellement.
On mange dans une assez bonne ambiance, discutant de la journée passée. Le souvenir de la guerre et de ceux qu'ont a perdu est là. Cette souffrance est présente chez tous.
Je cherche Ron des yeux, introuvable bien sûr ... Quand est ce que je vais pouvoir lui parler ? Et lui dire que tout ce qui croit entre Victor et moi n'est pas vrai
Je décide d'aller me promener dans le parc. J'ai besoin d'un peu de temps à moi. De réfléchir sur cette situation, loin de tous. D'avoir personne autour de moi qui me verrait pleurer. Ces larmes qui veulent couler depuis ce matin. Je suis si lâche. Même pas capable de lui parler...
Le soleil se couche sur le lac. C'est beau. Le rouge orangé se mêle au bleu noir du lac.
Je reste un moment à regarder le soleil couchant.
Une silhouette assise bien plus loin que moi, sur un petit talus d'herbe attire mon attention...
Je crois reconnaître cette personne. Mon coeur bat à tout rompre. Je sais que c'est lui. Même de loin il est beau. Mes jambes me portent vers lui
Mes pensées sont confuses. Je suis plus qu'anxieuse à la manière dont il va réagir et que cette dispute va finir. Je voudrai que tout soit si simple entre nous. Mais le compliqué m'attire inévitablement...
Le parc est silencieux. Le calme avant la tempête.
Je m'assois à côté de lui. Il ne me regarde pas
- Je t'ai dit de me laisser tranquille.
- Ron, on doit parler ...
- PARLER DE QUOI ? IL N'Y A RIEN À DIRE !
- Ron, calme toi ! Tu n'as pas besoin de crier. Mais ou vas tu ?
Il s'est levé et commence à marcher en direction du château.
Il veut s'enfuir encore une fois. Fuir cette dispute une nouvelle fois. Ce n'est pas son habitude
Je me lève et lui cours après. Je l'attrape par le bras
- RON ! ATTEND S'IL TE PLAÎT !
- LACHE MOI ! T'es collante comme fille toi .. Je t'ai dit que il n'y a rien à dire. C'est ta vie ... pas la mienne
- C'est pas en s'enfuyant que l'on réglera ce malentendu. TU REPOUSSE LE PROBLÈME A PLUS TARD !
- Alors qu'est ce que tu veux me dire ?
- Je suis désolée Ron , Victor et moi ...
- Désolée ? Tu me prend pour un gnome ou quoi ? Attend il y a à peine trois jours, tu m'embrasses. Puis aujourd'hui tu sors avec ce Vicky
- TAIS TOI ! TU COMPREND JAMAIS RIEN !
- Oui c'est ça c'est encore moi le gnome qui comprend rien... JE TE COMPREND PAS C'EST DIFFÉRENT
- C'EST UN MALENTENDU RON ! Quand vas tu comprendre qu'entre Victor et moi il n'y a rien !
- Tu l'as embrassé !
- Non je l'ai pas embrassé !
- Tu mens !
- Hier il m'a juste serré dans ses bras
- En tout cas vous vous êtes déjà embrassé à ce qu'on m'a dit ...
- C'est de l'histoire ancienne. J'ai rompu au bout de deux semaines. On est resté amis. AMIS est ce que c'est compris, Ronald ?
- Si tu le dis ... J'apprécie pas du tout le fait que tu me dis ça que maintenant. Je suis ton meilleur ami, me, pourquoi je suis le dernier au courant ?
- Parce dés que je prononce le mot Victor, tu monte sur tes grands chevaux. Après on se dispute et on se parle plus !
- N'importe quoi, j'aurais compris
- Vraiment ? Tu m'a sorti des trucs du style " fraterniser avec l'ennemi "
D'ailleurs qu'est que ça t'aurai fait de le savoir ou pas ? Tu me parlais pas de ta Lav-Lav ?
Je ne sais pas où cette "discussion" va nous mener. Ron a les oreilles qui deviennent de plus en plus rouges.
- Ben non . Déjà même en disant rien, je me suis fais attaquer par des oiseaux. J'en ai toujours la trace ! Puis tu ne me parlais plus ...
Il relève sa manche de son bras pour me montrer ses cicatrices. J'ai envie d'être dans ses bras. Là, maintenant, tout de suite
- J'étais jalouse, je réponds du tac au tac, voilà tout ...
- Ben moi je suis jaloux de Victor
Ses yeux bleus azur rencontre les miens. On réalise subitement ce qu'on vient de s'avouer. Ron rougit et moi aussi .
- Nous nous sommes embrassé dernièrement
- Comme si je m'en étais pas rendu compte, réponds sarcastiquement Ron
- On en a pas parlé...
- Tu veux toujours parler, toi ! Que veux tu en dire ? Tu préfère les joueurs de Quidditch style McLaggen ou Krum ...
- Tu es un joueur de Quidditch, je fais remarquer à Ron, toi aussi...
- Et alors ? Je vois pas où tu veux en venir, là ...
Je sais que c'est le moment. Je prend mon courage à deux mains. Mon coeur bat très vite. Je ne sais pas ce qu'il va dire. Je suis anxieuse.
- C'est toi que j'aime Ron.. Depuis la première fois qu'on s'est rencontré dans le train. J'aime tout en toi : ton sale caractère , tes yeux bleus azur, tes cheveux, ta gourmandise ...
Je me sens NULLE. Cette déclaration est pourrie. C'était peut être pas le moment. Faut vraiment que j'arrête de suivre cet instinct féminin.
Je n'ai pas le temps de penser qu'il s'approche vers moi. Il me prend dans ses bras et m'embrasse tendrement. Il me montre qu'il m'aime aussi. C'est comme une promesse. Une de ses mains est posée sur ma taille et l'autre est enfuie dans mes cheveux. Il approfondi son baiser qui devient de plus en plus fougueux. Comme il y a quelque jours... Je frisonne de plaisir. Je goûte à ses lèvres. Lui, il joue avec les miennes, les mordillant un peu. Nos langues finissent par s'unir. Je parcours avec mes mains son dos. C'est si agréable. Je pourrai rester des heures comme ça...
Ce bonheur que je ressens est incroyable.
Nous reprenons notre souffle en haletant.
- 'Mione, tu es la femme de ma vie, je t'aime. J'ai mis du temps à me l'avouer... je t'ai fais souffrir. J'ai parfois réagis comme un c.. J'aime ces yeux noisettes qui me regardent, ce côté miss je sais tout, cette chevelure, ce sale caractère ...
Je l'embrasse à nouveau. Je ne suis jamais lassée de ce contact qui nous lie l'un à l'autre. Nos yeux se ferment, savourant ce moment unique...
On s'allonge sur l'herbe du parc. Il fait presque nuit. Des bruits proviennent de la Foret Interdite.
Je suis allongée, la tête sur son torse. J'entend son coeur battre. Ses mains caressent mes cheveux. On ne dit rien. Il glisse parfois quelques bisous sur ma joue, mon front ou mon cou.
Je suis heureuse.
