Bonjour ! Me revoilà, comme promis assez rapidement pour une suite... Mouvementer ! Mais je ne dirai rien et je vous laisse lire ! Enjoy :)

Réponses aux (à la) reviews :

Mini-Ju : Ah, désolée, tu risques de rester un peu sur ta faim avec ce chapitre. Enfin tu vas voir, mais le récit de la sixième année, ce n'est pas vraiment là. Et on va commençait à entrevoir pourquoi Astoria est si gênée de parler à sa mère mais on ne le saura que dans un ou deux chapitres !

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Le cerveau de Drago se vida. Il n'avait pas spécialement envie de raconter ça. Surtout pas à Astoria. Pourquoi d'ailleurs ? Ce n'était jamais que la petite sœur de Daphnée. Mais elle lui semblait si innocente, elle, qu'il ne se voyait pas lui raconter comme il avait contribué au meurtre du plus grand sorcier de tous les temps.

- Je… Enfin… C'est… Délicat, bredouilla-t-il.

Astoria leva les sourcils.

- Délicat ? A cause de la bataille du Ministère ?

Drago pesta intérieurement. Comment pouvait-elle avoir était élevée dans une des familles les plus nobles des sorciers de Grande-Bretagne et faire preuve d'aussi peu de tact ?

- Entre autre, murmura-t-il.

- Parce que ton père était déjà à Azkaban ?

Drago haussa les sourcils. Là, c'était vraiment grave. Personne ne lui avait jamais dit de ne pas poser trop de questions sur un sujet sensible ?

- Oui et non, répondit-il.

Astoria eut enfin l'air de se rendre compte que le sujet le gêner. Elle fixa la porte quelques secondes avant de l'ouvrir et de s'y engageait. Drago fronça les sourcils, secoua la tête avant de la suivre dans la salle à manger. Le regard mi désapprobateur mi plein de pitié que posa Daphnée sur lui l'agaça encore plus qu'il ne l'était déjà. Il se dirigea vers un coin de la pièce. Blaise le rattrapa aussitôt.

- Qu'est-ce qu'il se passe encore Drago ?

- Oh, qu'est-ce qu'il se passe où ? Avec qui ? Développe Blaise, parce que là, je ne vois pas trop ce que tu attends comme réponse.

- Drago, ne fait pas l'idiot avec moi, gronda Blaise en levant les yeux au ciel.

Drago haussa les épaules. Il fit un pas en avant mais Blaise l'attrapa par l'épaule.

- Tu sais très bien que s'il se passe quoi que ce soit tu peux m'en parler.

Drago se retourna pour faire face à son ami.

- Qu'est-ce que tu veux que je te dise ? Que je suis instable, impulsif et lunatique ? Que vous ne m'avez jamais vraiment compris ? Que je suis paumé ? Qu'il faut être indulgent avec moi ? Que j'attends avec impatience de retourner à Poudlard avec vous ?

Blaise ouvrit la bouche pour répondre mais Drago ne lui en laissa pas le temps. Il essaya de ne pas hausser la voix pour ne pas alerter ni Daphnée ni Astoria.

- Et bien non Blaise ! Je n'ai pas envie de retourner à Poudlard, et je n'ai ni envie de votre indulgence et encore moins de votre pitié. Je veux juste retrouver mes amis Blaise. Ceux qui ne me parlait pas tout le temps de mes problèmes et ne prenait pas cette air triste dès que j'entrais dans une pièce.

- Ah, oui c'est vrai j'oubliais, répondit Blaise qui cette fois avait vraiment l'air énervé, monsieur Drago est une victime ici ! Mais mets-toi bien ça dans la tête, Malefoy, moi aussi ma mère a été enlevé, et si on s'inquiète pour toi avec Daphnée, Théodore et Pansy, c'est justement parce que nous sommes tes amis ! On s'est inquiétés pour toi en sixième année parce qu'on ne savait pas ce que le Seigneur des Ténèbres t'avait demandé, et on a jamais arrêté ! Mais aujourd'hui on est adulte, Drago. Et tu peux prendre tes propres décisions, et ça nous inquiète encore plus.

Drago allait répondre quand Daphnée les appela pour qu'il se mette à table.

Le repas paru incroyablement long à Drago. Il était assis à côté de Blaise, et en face d'Astoria. Tous les deux lui jetait régulièrement des regards interrogateurs, et cela l'agaçait. Mrs Greengrass elle, dirigeait la conversation d'une voix douce. Drago se demandait alors pourquoi Astoria avait été si chamboulée après lui avoir parlé. Alors dès que ce maudit repas toucha à sa fin, Drago se leva et quitta la pièce. Il alla directement dans sa chambre. Il se laissa tomber sur le lit et rebondit mollement sur le matelas. Il soupira. Il avait horreur de se faire passer pour la victime, et c'est exactement ce qu'il avait faire depuis sa sortie d'Azkaban. Il était sous-tension, et cela ne lui réussissais pas. Chaque mot de Blaise le lui avait fait comprendre. Il avait besoin de se détendre un peu, mais il ne voyait pas comment. Trop de choses lui tournaient dans la tête, et il n'arrivait pas à s'arrêter de penser juste quelques secondes. Il hésita quelques instants, mais tandis sa main vers la lettre de son père. Il l'ouvrit, la déplia, et ferma les yeux. Il inspira profondément.

Drago,

J'avais déjà conscience de ton incompétence en matière de… De tout. Mais quand j'ai appris que ta mère s'était faite enlevé sous ton nez, ça n'a fait que me le confirmer. Que faisais-tu ? J'espère pour toi que Harry Potter arrivera à la retrouver, puisque tu n'as même pas été capable de la protéger quelques heures. J'ai ensuite appris qu'au lieu de rentrer dignement protéger notre demeure, tu avais fuis chez les Greengrass. J'espère pour toi qu'ils vont accepter de t'héberger plus longtemps, car dès que je sortirai, tu ne mettras plus un pied chez nous. Commence à te chercher du travail Drago, car tu n'auras rien de moi. Pas une mornille. Change de nom, d'identité, ou ne le fait pas. Fait ce que tu veux, mais dès aujourd'hui, tu n'es plus un Malefoy.

Son père avait déjà était dur avec lui. Il avait même était cruel quelques fois. En fait, son père n'avait jamais était tendre, il avait toujours crié contre lui, l'avait toujours vivement critiqué. Mais il n'avait jamais été aussi dur. Il ne lui avait jamais dit ça. « Tu n'es plus un Malefoy ». Drago n'arrivait pas à y croire, mais son père venait de le renier. Il se força à lâcher la lettre des yeux, et à respirer. Il la reposa calmement sur sa table de chevet et tenta de réfléchir. Son père était à Azkaban, par conséquent, c'était sa mère qui avait tous les pouvoirs sur les comptes et les propriétés des Malefoy. Mais sa mère avait disparu. Qui en était le gérant maintenant ? Son père n'avait ni frère, ni sœur. Du côté de sa mère peut être… Drago frissonna. Merlin, il espérait qu'Andromeda n'était pas la nouvelle gérante de la fortune Malefoy. Il se voyait très mal aller la supplier de lui donner quelques choses. Il soupira. Il avait horreur de le reconnaitre, mais là, tout de suite, il avait besoin de Blaise. Il se leva, attrapa la lettre et partit à la recherche de son ami. Il se dirigea vers le petit salon, où il avait passé la nuit avec Astoria. Personne. Le grand salon était tout aussi vide. Les feux crépitaient joyeusement dans les différentes cheminées de la maison, mais personne ne profitait de leur chaleur. Il ne regardait pas vraiment où il allait, ses pas se dirigeant tout seuls dans la grande demeure des Greengrass. Il fonça dans Astoria.

- Bonsoir Drago.

- Ah, pardonne moi, je ne faisais pas attention, s'excusa-t-il.

- Ce n'est rien. Tu cherches quelque chose ?

- Blaise.

- Il est dans la chambre voisine à celle de mes parents. Mère n'a pas voulu qu'il dorme avec Daphnée, expliqua-t-elle. Tu devrais l'y trouver.

- Merci !

Il commença à s'éloigna quand la voix d'Astoria la rappela.

- Drago ?

Il se retourna. Elle était juste derrière lui.

- Je suis désolée pour tout à l'heure, dit-elle des trémolos dans la voix. Je ne voulais pas te gêner.

Il haussa les épaules.

- Ce n'est rien Astoria, répondit-il doucement.

Drago ne s'attendait vraiment pas à ce qu'elle fit ensuite. Elle se jeta dans ses bras. Il resta quelques instants les bras ballants, puis les referma timidement autour de la jeune fille qui pleurait maintenant à chaude larmes.

- Ce n'est vraiment pas grave Astoria, c'est juste gênant pour moi, mais je ne t'en veux pas, murmura-t-il.

Elle essaya de dire quelques choses, mais elle était secouée de sanglots. Merlin, pourquoi fallait-il que ça tombe sur lui ? Drago n'avait absolument aucun talent par réconforter les gens. Des bruits de pas se firent entendre à l'autre bout du couloir. Drago soupira. Si Mrs Greengrass les trouvait comme ça au milieu du couloir, Astoria risquait d'être encore plus bouleversée.

- Astoria, il faut qu'on bouge, ta mère arrive.

A la mention de sa mère, la jeune fille reprit ses esprits. Elle renifla, et se détacha de Drago –Merlin qu'il était gêné. Elle lui attrapa la main et le tira sur quelques mètres avant d'ouvrir une porte et de le tirer dans une pièce. La lumière s'alluma d'elle-même, et Drago découvrit une grande chambre, très confortable. Il se racla la gorge.

- Astoria, est-ce que c'est ta chambre ?

La jeune fille leva sur lui un regard encore plein de stress. Merlin, elle n'avait vraiment pas envie que sa mère les trouve tous les deux au milieu d'un couloir après que tout le monde soit retournés dans sa chambre. On toqua doucement à la porte.

- Astoria ? Appela la voix froide de Mrs Greengrass.

- Merlin, chuchota Astoria.

Drago regarda vivement autour de lui. Le grand placard. En trois enjambés, il avait atteint la porte du placard, dans lequel il entra aisément. Astoria respira profondément et alla ouvrir la porte.

- Bonsoir Mère !

- Astoria, nous devons parler, annonça Mrs Greengrass en entrant dans la pièce.

Drago avait laissé la porte du placard entrouverte pour voir ce qu'il se passait, mais maintenant il se demandait si c'était une bonne idée. Il était juste en face de Mrs Greengrass.

- De ? Demanda innocemment Astoria.

Il soupira de soulagement quand Mrs Greengrass se tourna pour faire face à Astoria.

- Ton attitude envers-moi. Pourquoi as-tu l'air si… Bouleversé quand je te parle ?

Astoria rougit jusqu'à la racine des cheveux, ce que Drago trouva adorable.

- Je ne vois pas de quoi vous parlez, Mère, murmura-t-elle.

- C'est à cette moldue que tu penses encore ? Demanda sèchement Mrs Greengrass. Parce qu'il est temps que tu l'oublies Astoria, c'est moi ta mère, et même si je ne suis pas souvent là, tu peux compter sur moi.

C'est à ce moment-là qu'Astoria commit une erreur. Elle jeta un regard paniquée vers le placard où était cachée Drago. Un regard pas vraiment discret qui ne passa pas inaperçu. Ni de Drago, ni de Mrs Greengrass, qui se retourna. Drago retint sa respiration, comme si ça pouvait convaincre Mrs Greengrass de ne pas faire attention à ce maudit placard. Bien entendu, ça ne marcha pas. Elle avança d'un pas décidé vers le meuble.

- Non, Mère, s'exclama Astoria. Il… Il n'y a rien dans ce placard.

« Bien, crédibilité zéro » pensa Drago, qui tentait de se cacher derrière les robes et autres vêtements de la jeune fille. Mrs Greengrass s'arrêta devant le placard et se retourna vers sa fille.

- Astoria, si tu me dis ce que tu caches dans cette penderie, je ne l'ouvrirai pas, annonça-t-elle.

Drago se força à ne pas soupirer de soulagement… Jusqu'à ce qu'Astoria se remette à paniquer. Merlin, mentir n'était pourtant pas si compliqué.

- Alors, j'attends, renchéri la mère de la jeune fille.

- Je… Mère, s'il vous plait… Ce…

Mrs Greengrass secoua la tête et ouvrit le placard.

- Je vous promets que ce n'est pas ce que vous croyez, s'entendit dire Drago.

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Je suis sadique, mais j'aime bien. J'essaye de vous mettre la suite rapidement ne vous inquiétez pas ! Entre autre, dans les prochains chapitres ne comprendront pourquoi Astoria est si bouleversée quand il s'agit de parler à sa mère !
Bisous, bisous !