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Epilogue

- … C'est ridicule, je ne vois vraiment pas pourquoi nous devons rester ici, geignait McKay. Je me sens très bien. Le colonel se sent très bien. D'ailleurs Radek lui a eu le droit de retourner dans ses quartiers, alors pourquoi pas nous ?

Un soupir suivit la plainte du scientifique.

- Parce que, Rodney, (Beckett pouvait prononcer le nom de Mckay comme s'il s'agissait d'une malédiction … oula, pas bon de penser à ça), Ronon, le Colonel et vous, êtes ceux qui ont été le plus longtemps dans … dans cette réalité virtuelle. Votre anamnèse était plus qu'alarmante à votre retour. Voulez vous que je vous fasse la liste des signes vitaux complètement hors de -

- Ok Doc', je crois que nous avons compris, interrompit Sheppard d'un ton sec.

- QUOI ! répliqua immédiatement McKay. Parlez pour vous ! Pas question que je reste ici alors que –

- Rodney … Tais toi.

Ronon qui écoutait la conversation en prenant soin de faire en sorte que tout le monde le croit encore endormi fut si surpris d'entendre Sheppard tutoyer McKay qu'il faillit révéler sa petite imposture. McKay lui en revanche émit une espèce de gargouillis incompréhensible (Ronon était tenté d'ouvrir les yeux juste pour voir s'il ne s'était pas étranglé).

- Euh, oui, bon, si c'est juste pour cette nuit, grommela McKay.

Nouveau soupir de Beckett. De soulagement cette fois.

- Parfait. Je vous laisse. Si vous avez le moindre souci, le docteur Cole est de garde cette nuit.

Le woooohs caractéristiques des portes sur Atlantis indiqua à Ronon que le médecin était parti. Le silence s'installa. Il ne dura pas.

- C'est la dernière fois que vous choisissez le film du vendredi soir Colonel, annonça McKay d'une voix enrouée.

- D'accord.

Un froissement de tissu, le couinement du lit d'hôpital, de l'eau que l'on verse dans un verre. Yep, pensa Ronon, Sheppard venait de se lever.

- Tiens, bois ça, Carson dit que notre petite visite au Moyen-Age a causé de la déshydratation. Entre autre …

- Oh oui. Je meurs de soif et évidemment, ce mangeur de panse de brebis farcis a mis le pichet hors de portée.

Glouglouglou.

- Hey, pas si vite, tu vas te rendre malade. Euh, tu … tu as une goutte d'eau là, sur -

Ok, là, Ronon n'en pouvait plus : il fallait qu'il voit ce qui se passait. Il ouvrit un œil … et ne fut pas déçu.

John était penché sur Rodney. Il effleurait la lèvre humide de ce dernier. McKay ne bougeait plus. Il ne parlait pas non plus ce qui pour lui tenait du miracle.

Lentement, Ronon vit Rodney lever la main, et ce geste lui rappela celui de Meredith dans la Cathédrale. Il lui rappela toutes les fois où cette même main s'était tendue en vain, essayant de toucher l'être aimé.

Ronon se demandait si la malédiction était levée ici aussi.

Il savait que Sheppard aimait Rodney et que ces sentiments étaient réciproques. C'était d'ailleurs une des premières questions qu'il avait posée à Teyla. Elle avait poussé un soupir et lui avait expliqué que les règles sociales des terriens n'étaient pas les mêmes que celles des habitants de Pégase. Elle lui avait parlé de DADT (13). Il avait trouvé ça stupide. Ils avaient tous les deux juré de protéger Sheppard et Mckay si un jour les deux hommes décidaient de passer outre cette règle absurde.

DADT était leur « malédiction ».

La main se posa sur la joue de Sheppard. Sheppard ferma les yeux et Ronon vit un frisson le parcourir. Rodney amena doucement Sheppard à lui et l'embrassa.

- Franchement, LadyHawke, murmura Rodney dans les cheveux de Sheppard (encore heureux que Ronon avait une bonne ouïe !), Le Moyen-Age … Quelle horreur !

- Si tu veux, on peut jouer à La Guerre des Etoiles. Je serai Luc et toi Leïa, lui susurra Sheppard.

Rodney donna une petite tape à Sheppard.

- Ecoeurant ! Je te rappelle qu'ils étaient frères et sœurs ! De toute manière, je suis certain que Luc avait un faible Han Solo.

- Hu, quel dommage, je me demande de quoi tu aurais eu l'air avec un joli petit bikini en lamé ...

Sheppard eut droit à une autre tape.

- Tais toi donc, flyboy, et viens plutôt me montrer comment tu te sers de ton sabre laser …

Oho.

Ronon pensa à Philippe Gaston, surnommé la Souris et se dit que pour une fois, il aurait aimé être une souris, ou un moustique, pour passer inaperçu et filer discrètement avant que les choses ne deviennent sérieuses sur le lit d'a côté.

FINI ! Mouarf, Ronon obligé d'endurer les papouilles de nos deux zamoureux, le pauvre !

(13) DADT : don't ask, don't tell, (ne poser pas la question, n'en parlez pas) est l'expression employée à propos de la politique de l'armée américaine sur l'homosexualité. La politique est d'interdire à toute personne qui « démontre une propension ou a l'intention de s'engager dans des actes homosexuels » de servir dans l'armée américaine, parce que cela « créerait un risque inacceptable contre les hauts standards moraux, l'ordre, la discipline et la cohésion qui forment l'essence des capacités militaires ». Don't ask : les supérieurs ne doivent pas commencer d'enquête tant qu'il n'existe aucun comportement prohibé. Don't tell : les homosexuels qui servent dans l'armée américaine ne doivent pas révéler leur orientation sexuelle tant qu'il servent dans les forces américaines.