P.O.V. Edward:

Le célibat.

Comment expliquer à ma sœur et surtout comment lui faire comprendre que c'est le mode de vie qui me convient le mieux.

Pas de contrainte, pas de compte à rendre, pas d'attache pouvoir faire ce que l'on veut quand on le veut, bref une totale liberté.

J'ai et j'aurais toujours l'apparence d'un jeune homme d'une vingtaine d'années. J'aime les femmes presque autant que le jeu.

Je me nourris du bien-être qu'elles me procurent même si certaines me servent vraiment de casse-croute.

Je sais que je suis une déception pour Carlisle. Je le suis depuis que j'ai refusé Rosalie comme compagne.

Je ne me vois pas vivre une éternité avec la même personne. Est-ce parce que je n'ai pas encore rencontré celle qui fera chavirer mon cœur?

Ou est-ce parce que je ne prends pas le temps de mieux les connaître?

Je ne sais pas et à vrai dire je ne me suis jamais vraiment posé la question.

Alors qu'Alice ait pu parcourir plus de 13000 km pour me dire qu'elle m'a vu me marier avec une femme que j'aurais moi-même transformé, cela naturellement éveille ma curiosité.

Je me rappelle que c'est comme cela qu'elle a choisi Jasper, celui qui depuis partage sa vie.

Pour le moment j'ai un problème, disons un dilemme plus urgent à régler. Nous nous dirigeons vers ma suite et il y a dans mon jacuzzi deux blondasses(j'ai rien contre les blondes lol) et Alan en train de barboter.

Il faut que je me débarrasse d'eux au plus vite.

« Alice, il faut que je t'avertisse, je en suis pas seul... »

Elle me coupa la parole: « elle est déjà là, tu l'as déjà rencontrée, c'est merveilleux. »

Je l'interrompis à mon tour:

« non Alice ne t'emballes pas, tu sais j'ai une vie un peu dissolue »

je décidais de jouer la carte de la franchise après tout elle était ma sœur et pas ma mère.

« j'ai...il y a deux filles et un ami dans ma suite et je pense que nous allons les interrompre en plein ébats... »

Elle s'arrêta de marcher. Me fixa droit dans les yeux. « quand vas tu grandir un peu me dit-elle? »

Nous éclatâmes de rire.

« tu crois que c'est à plus de 100 ans que l'on va me changer » lui dis-je tout en continuant à rire.

Je la pris par l'épaule et je lui dit d'un air un brin moqueur: « si tu n'étais pas végétarienne on aurait fait un bon repas... »

« très drôle »

« si Carlisle t'entendait »dit-elle d'un air un peu dépité.

Je me contenta de sourire.

Arrivé devant la porte de la suite je lui dis: « tu veux m'attendre dehors le temps que je fasse le ménage .»

« bonne idée »me dit-elle « je ne tiens pas à assister à.... »

« à assister à leurs ébats »

« c'est ça » elle semblait un peu gênée ou avait elle peur que par faire le ménage je ne veuille dire autre chose que de me débarrasser d'eux en leur donnant congé.

Quelle se rassure j'ai trop besoin d'Alan et les filles n'ont absolument rien vu de compromettant alors pourquoi les tuer?

Juste pour le plaisir de tuer ?

Non je ne tue que par nécessité et ce n'est pas parce que je ne suis plus végétarien que je suis devenu un tueur sanguinaire.

Alan faisait honneur à sa réputation et il semblait se débrouiller comme un chef avec kim et Britney. Il était en train d'en savourer une pendant que l'autre s'activait à secouer sa virilité qui était pourtant d'une taille déjà plus qu'appréciable. Si appréciable qu'elle avait bien du mal à l'engloutir tout entier dans sa bouche.

Je me serai volontiers joint à eux mais Alice m'attendait devant la porte.

« Alan » dis-je d'une voix autoritaire qui cachait mal mon embarras de l'interrompre en pleine action « il faut que vous partiez de suite, j'ai à faire .»

« je vous laisse 5 minutes pour finir et partez par la porte de service »

Alan me lança un regard désespéré du style « putain 5 minutes tu déconnes » mais il avait su apprendre depuis qu'il me fréquentait que je ne parlais pas à la légère et qu'il valait mieux qu'il obtempère.

« tu prendras 1000 $ en partant et avec les filles allez finir la fête ailleurs »

kim, qui s'apprêtait à s'empaler sur le sexe dont elle avait pris grand soin d'exciter au maximum, se dirigea vers moi en disant:

« hey ! Edward, beau ténébreux reviens me faire l'amour, j'ai encore envie que tu me prennes bien fort ».

Elle empestait l'alcool et titubait à moitié.

Alan s'empressa de la rattraper, les fit se rhabiller et ils partirent comme convenue par la sortie de service.

« Tu peux venir Alice, le ménage est fini. »

P.O.V. Bella:

La boite est bondée.

Cela fait bien deux ans que je n'ai plus mis les pieds dans une discothèque car ce n'est pas à proprement parlé le lieux de fréquentation qu'affectionnent les « grosses baleines ».

Deux ans.

Deux ans que je passe mon temps à bosser.

Deux ans sans prendre un seul jour de vacance, un jour pour moi. Vraiment que pour moi.

Quand je ne suis pas en compagnie, je passe mes journées à la salle de sport, chez l'esthéticienne, à mes cours de « savoir se tenir en société »avec l'espèce de mégère qu'est madame Smyth, tout ça pour rester au top et satisfaire une clientèle toujours plus exigeante.

Je n'ai plus de rêve. Je n'ai plus le luxe d'avoir le temps de rêver. Je me suis enfermée dans une spirale dangereuse et je suis en train de me faire absorber par le taf.

Je ne suis plus moi-même tant je suis amenée à jouer sans cesse des rôles différents. Un jour, blonde chignon strict , tailleur genre cadre supérieur et talons aiguilles, un autre, brune cheveux lâchés sur robe haute couture avec décolleté plongeant à la « pouffe ».

Un jour maitresse attentionnée et dévouée, un autre perfide et autoritaire...

Je n'ai finalement réussi qu'une chose de bien dans ma vie, c'est que j'ai un compte en banque bien garni, tellement bien garni que j'espère pouvoir prendre ma retraite d'ici 4 ou 5 ans. C'est à dire avant mes 30 ans. Je suis sur que beaucoup donnerait pas mal de chose pour être à ma place. Mais savent elles vraiment ce que cela veut dire.

« allez stop » me dis-je dans la tête « ce soir c'est ma soirée, ma soirée avec Audrey ». une soirée presque que pour moi. Pas de boulot au milieu. Juste Audrey et moi pour je l'espère un gros délire afin de chasser un peu plus loin mes idées noires.

Audrey était déjà au milieu de la piste en train de se déhancher au rythme d'un vieux tube de funk des années 80 des « cool & the gang » (40 ans oblige lol).

On ne voyait qu'elle.

Je pris un malin plaisir à me joindre à elle et à onduler autour d'elle tout en me frottant exagérément pour rendre fou les hommes qui dansaient à proximité.

A les hommes ! Mettez leur deux nanas bien foutues qui n'ont pas l'air d'avoir froid aux yeux et qui en plus dansent de façon sexy en se tripotant un peu et les voilà tous prêts à tout en espérant pouvoir les emballer toutes les deux pour se les taper dans le premier motel venu.

Du moins en théorie car en pratique la plupart vont s'éteindre au bout de 20 minutes au pieux en ayant tant bien que mal satisfait une seule des partenaires.

Et encore quand je dis satisfait je suis gentille.

Ils ne s'imaginent pas une minute que l'on n'a rien à foutre d'eux et que l'on est juste là pour s'éclater.

Leur cerveau obéit à des stéréotypes du genre: 2 nanas bien foutues qui dansent ensemble = nanas bi qui veulent baiser avec un ou plusieurs mecs.

Alors autant jouer et se faire plaisir en les rendant vraiment fous. On multiplie les provocations, les petits gestes qui laissent penser que.

On effleure nos lèvres, on les fixe droit dans les yeux tout en passant nos mains sur nos corps.Et quand la température devient trop chaude et les hommes trop entreprenant on se réfugie au comptoir profitant de nous faire offrir à boire par nos nombreux prétendants.

C'est bon de se vider la tête. J'ai l'impression d'être revenue à l'époque de la fac. J'enchainais les verres de téquila frappée et Audrey qui n'était pas en reste, semblait encore plus entrain à se laisser aller.

J'entendais au fond de moi une petite voix me dire:

« Bella, contrôles toi, gardes toujours le contrôle »

« tu dois être irréprochable en toute circonstance »....GRRRR!!! c'était la voix de l'autre pimbêche et de ses conseils à la noix.

Ce soir je ne serais ni raisonnable, ni sage. Ce soir je m'amuse et je décompresse. C'est ma soirée. C'est notre soirée.

« hey! Barman une bouteille de téquila » criais-je en finissant mon verre cul sec.

« c'est pour moi » dit un homme tout en exhibant un billet de 500 $.

Audrey se glissa entre lui et le comptoir et tout en me regardant posa sa main sur sa cuisse tout en frottant ses fesses au niveau de son bas ventre.

L'homme ferma les yeux un instant comme pour mieux apprécier l'instant ou pour simplement imaginer la suite.

Il ne voyait que ses cheveux.

Il ne la voyait pas me faire un clin d'œil et un sourire en coin qui en disait long sur ses véritables intentions.

Elle se tourna légèrement vers lui et passa le bout de son index sur ses lèvres en lui disant:

« toi tu sais y faire avec les femmes ».

Elle mettait tellement sa poitrine en avant que je me demandais comment elle faisait pour défier les lois de l'apesanteur de cette façon et ne pas chavirer en avant pour autant.

L'homme qui contemplait ses atouts tout en salivant, glissa le joli billet dans le non moins joli soutient gorge d'Audrey.

Un geste des plus anodins pour des filles comme nous habituées depuis des années à vivre de nos charmes mais un geste lourd de conséquences en fait.

À suivre ….