…Bonjour? *évite les couteaux* oui je sais, je sais, ça va presque faire un mois que je n'ai posté la suite. La faute à mon mois de révision, j'avais pas le goût d'écrire sur TTID (ouais dans le jargon de chez moi on appelle ça la panne, rien n'allait, pire que la Jeep de Stiles xD) aujourd'hui je reviens avec sous le bras la première partie du 6ème chapitre. Oui, la première partie, parce que comme je voulais pas rester un mois sans poster ici, bah j'ai fragmenté en 2 parties mon chapitre 6… Voilà…

Je tiens à remercier toutes les personnes (toi là derrière ton écran, oui toi !) qui lisent/favs/follows/reviews ça me fait toujours très plaisir !

Bon, alors ya un truc là, genre euh… Un WARNING pour tout le chapitre. Voui, tout et ce pour diverses raisons comme je sais pas moi, des morts ? Ouais. Un lemon ? En quelque sorte. Un viol ? Vraisemblablement. Cette partie n'est pas joyeuse. Bon en fait rétrospectivement, ya pas grand-chose de très joyeux dans cette fic… Pour celles et ceux qui ne veulent pas lire cette partie pour quelques raisons que ce soit (bon ça me fait un peu mal au cœur de le dire mais ça se comprends tout à fait), je ferai une petit debriefing dans la partie 2. Bref prenez la peine quand même de lire ce qu'il y a tout en bas (je vous pose une question mais comme je suis en train de m'étaler ici, je pense qu'il est plus judicieux de la mettre en bas)

Bref ! Bonne lecture et on se retrouve en bas ! :D

NB: "Want to be... = "Envie d'être...


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Chapitre 6 Partie 1 – "Want to be...

Musique: Thousand Foot Krutch - Courtesy Call

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Il ne pouvait plus bouger. Il était figé comme s'il avait osé regarder dans les yeux Méduse. Sa tête vide de mots. Son visage obstinément tourné vers le plafond, ses tortionnaires. Ça ne pouvait pas être vrai. Pas ça. Tout mais pas ça!

Il eut un haut le cœur. Pourtant les scènes de crimes ne le gênaient pas. Enfin quand elles étaient en photo, les clichés mettaient entre lui et l'horreur une distance appréciable qui lui permettait de s'attarder sur les détails les plus macabres. Mais là, ce n'était pas une photo. C'était du direct. Son odorat noyé dans une puanteur métallique.

Puis, sans vraiment y réfléchir, il fit un pas dans cette scène surréaliste. Parce que ça ne pouvait pas être réel n'est-ce pas ? Il allait se réveiller. Oui. Et quand il ira au lycée, Marvin sera là et le menacera.

Parce que même si Stiles ne l'aimait pas, même pas du tout, c'était un être humain. Comme lui. Dans des fantasmes sanglants il avait souhaité l'étriper mais ce n'était que son imagination. Là, il était juste en dessous du corps éventré de Marvin Carter dont les viscères menaçaient de s'écraser sur lui. Cloué au plafond comme ses deux amis. Mort. Glacé, les yeux grands ouverts dans une terreur sans nom. Comme s'il avait vu le diable avant de mourir.

Et Stiles plongea dans ces orbites vides de vie. Il y voyait un adolescent. Mauvais certes, mais pas aidé non plus. Un mec qui l'avait fait chanter, l'avait torturé, l'avait obligé à mentir à ses amis. Un ado comme lui, un ado qui avait perdu son père. Tué par un démon. Un adolescent qui n'avait plus que la vengeance comme raison de vivre.

Un adolescent qui aurait pu être lui. Qu'aurait-il fait, lui ? Si son père avait été massacré, qu'il connaissait le coupable, mais qu'aucune sanction n'avait été prise ? Qu'aurait-il fait ?

Il le savait très bien au fond. Tout au fond de lui-même caché dans les méandres de son esprit : Il aurait fait bien pire.

Il ne pouvait empêcher ce soulagement horrible de monter en lui. Cette assurance qu'il ne risquait plus rien. Qu'il pouvait enfin tout expliquer, exprimer. Qu'il pouvait enfin aller voir Scott et lui raconter ce qu'il s'était passé. Qu'il pouvait enfin s'appuyer sur quelqu'un d'autre.

Mais Marvin n'avait pas mérité de mourir et surtout pas comme ça. Personne ne méritait de mourir comme ça. Et malgré les actes qu'il avait commis, Stiles ne pouvait plus détester ce gars. Pas en voyant ça. Pas en acceptant d'imaginer quelle souffrance il avait pu ressentir.

- Stiles !

Non. Il ne méritait pas tant de violence. Cette violence, cette haine, cette rage…

- Stiles ! Répéta la voix.

Le susnommé revint à lui et chercha qui l'appelait. Son père, qui lui tenait le bras droit.

- Stiles, sort d'ici.

Sans poser de questions, l'hyperactif obéit. Il ne ferait que gêner les policiers et son père en restant planté là.

Les élèves furent priés de rentrer chez eux, que la journée de cours était annulée. Mais personne n'était heureux. Scott s'approcha de son meilleur ami.

- Je t'ai vu te faufiler, alors, tu sais ce qu'il se passe ? Je n'arrive pas à identifier les personnes à cause du sang. C'est une vraie boucherie dedans non ?

Stiles détailla l'alpha. Comment Scott pouvait-il rester aussi… Lui ? C'était presque à la fois rassurant et terrifiant de savoir que des choses ne changeaient pas. Le loup était inquiet et se préparait déjà à une nouvelle bataille, sur le qui-vive, prêt à protéger son territoire.

- Trois élèves sont morts cette nuit. Leurs corps sont dans le hall, au plafond.

- Tu veux dire pendu ?

- Non. Ils sont cloués au plafond. Comme une crucifixion.

- Une crucifixion au plafond ?

- Ouais…

- Je crois que l'on va avancer la réunion de la meute de ce soir.

Scott sortait déjà son portable pour pianoter dessus. Certainement pour prévenir le reste de la meute.

- Et tu sais qui s'était ?

Stiles aurait voulu lui confier son secret. Mais à mesure que son meilleur ami envoyait des messages, l'hyperactif se rendait à l'évidence que son Scotty avait, malgré les apparences, changé.

- C'était trois gars. Dont Marvin.

Il était toujours prêt à protéger les gens, ce n'était pas le problème. Le problème venait du fait que pas une fois Stiles n'avait vu cette expression attristée que l'alpha laissait transparaitre dans les heures sombres. Comme quand des élèves de son lycée se font tuer par exemple. Comme si le loup avait maintenant l'habitude qu'on lui annonce que des gens soient morts.

Comme si c'était devenu une constante et que ça ne l'atteignait plus vraiment.

C'était étrange, parce que d'une part, Scott semblait prêt à secourir la veuve et l'orphelin mais d'autre part, si ces deux derniers mourraient, il n'avait pas l'air de s'en soucier tant que ça.

Le vrai alpha releva la tête de son écran.

- Et ça va mec ? C'est pas avec lui que tu sortais hier soir ?

Comme si ce n'était que des dommages collatéraux. Comme s'il avait autre chose de plus important dont il devait se préoccuper.

- On n'était pas sur la même longueur d'onde, répondit évasivement l'hyperactif qui préférait ne pas aborder ce mensonge.

Alors que l'alpha avait dans le passé une espèce de syndrome du héros qui le poussait à aider tout le monde. Sans forcément réussir c'est vrai mais maintenant, il ne protégeait plus tout un chacun. C'était d'abord le problème et si possible on sauve des gens. Mais juste « si possible ».

- Scott, je crois que je vais rentrer. Tu m'enverras un message pour me dire l'heure et le lieu.

Et ça rendait Stiles malade.

- Tu ne veux pas que je reste avec toi ? T'as pas l'air bien Stiles.

Parce qu'il se sentait inclus dans ce « si possible » ne pouvant même plus compter sur son meilleur ami pour l'épauler.

- Scott, je viens de voir des cadavres, personne ne peut aller bien après ça. Souviens t'en.

En se dirigeant vers sa jeep, il se rendit à l'évidence que personne ne pourrait l'aider.

Il aurait tellement voulut oublier mas ce n'étais pas possible. Il essayait de combler son esprit de tout un tas d'image plus ou moins inventées en espérant tout simplement ne plus réfléchir. Mais pour lui, ne pas réfléchir était synonyme d'impossible. Il suffisait que ses paupiéres soit closes pour être assailli de détails de la scéne. Il tentait le plus possible de garder les yeux grand ouvert, écouteur enfoncés dans ses oreilles crachant des accords rudes.

Son portable vibrait mais c'était trop réel, trop proche d'un monde qu'il voulait repousser, pour qu'il y prête la moindre attention.

Il était en mode automatique, montant les marches de l'escalier pour se rendre dans sa chambre en se répétant de ne plus y penser. Il tomba sur son lit défait en priant qu'il allait se réveiller. Ou peut-être se noyer entre ses draps bleutés.

Il serra son coussin de toutes ses forces.

Il n'avait pas mal.

Il n'avait pas mal ?

Ses yeux s'ouvrirent en grand alors qu'il se redressait vivement. Il tâta son épaule. Rien. Aucune douleur. Il commença à se déshabiller pour vérifier le reste de son corps. Devant le miroir, en caleçon, il se tournait, se retournait, se tordait dans tous les sens.

Mis à part ses grains de beautés éparpillés, sa blancheur maladive ainsi que sa maigreur évidente à cause de sa difficulté à avaler le moindre aliment, il n'y avait rien de particulier. Sa peau était nickel chrome.

Sans une seule trace d'hématome or, la veille au matin, il se souvenait très clairement s'être dit que ça mettrait des jours à disparaitre et non pas une seule nuit.

Cette constatation l'ébranla et il ressentit le besoin intense de s'assoir.

Qu'est-ce qu'il s'était passé ?

Il commença à imaginer plusieurs hypothèses pouvant expliquer cette subite guérison et parmi toutes celles que son cerveau fomentait, s'en trouvait une qui se démarquait. Il se souvenait parfaitement que pour détruire le Nogitsune, Scott l'avait mordu, enfin son double pas lui mais est ce que l'on pouvait différencier leurs deux corps ? Après tout, le fait même que le Nogitsune et lui aient deux corps différents avait créé comme un lien entre eux, tout ce que le démon renard avait fait, Stiles l'avait vu ensuite, avec des heures de décalages certes mais ça ne changeait rien. Ils avaient été connectés.

De plus Stiles savait aussi que leur séparation les avaient tous deux affaiblis, suffisait de les voir. Bon le Nogitsune se la jouait à la « nan mais c'est pour appuyer ton côté bad boy terrifiant Stiles, en vrai je pète le feu ! » mais il n'en était rien.

Alors Stiles se posa la question : Est-ce qu'ils avaient été connectés à un point tel que la morsure l'avait transformé aussi ? Mais que comme ce n'était pas une morsure directe, ses capacités mettaient plus de temps à faire surface et que la guérison en était la première preuve ?

Mais si cela avait été le cas, il l'aurait ressenti. Enfin… Il devrait le ressentir. Ou Scott l'aurait remarqué. La morsure devait changer l'odeur d'une personne et jusqu'à preuve du contraire, le nez de ses amis étaient totalement fonctionnels.

Mais qu'est ce qui pouvait bien se passer ?

Il eut une bouffée de chaleur imprévue assez caractéristique, signifiant qu'il aurait bien eu envie de se poser sur son lit pour y faire tout autre chose que dormir mais se mit en devoir de se rhabiller. Quelqu'un toqua à la porte. Son père était peut-être rentré pour s'assurer qu'il allait bien qui sait ?

Sauf qu'en ouvrant la porte de sa chambre, Stiles ne s'était pas vraiment attendu à ce qu'un Derek à la mine inquiète se tienne juste derrière celle-ci.

- Pourquoi tu es en caleçon ?

- Et toi, qu'est-ce que tu fais là ? Éluda l'adolescent.

Derek regarda autour de lui, perdu comme si quelque chose avait changé, avant de plonger ses yeux verts dans ceux de l'hyperactif.

- Mon instinct m'a poussé à venir ici, j'ai suivi ton odeur.

- C'est-à-dire ?

- Tu ne répondais pas à mes messages.

Derek entra dans sa chambre sans même lui demander, l'obligeant à se pousser pour le laisser passer.

Pas que cela gêne Stiles au contraire mais il aurait largement préféré que le loup lui laisse le temps de se rhabiller au lieu d'entrer direct dans sa chambre sans lui demander son avis.

L'ex alpha restait planté au milieu de la pièce, comme s'il cherchait quelque chose.

L'hyperactif alla vérifier son portable, et effectivement, il y avait une trentaine de messages en tout, la moitié de Derek et l'autre moitié de Scott. Son meilleur ami lui avait d'abord dit que la réunion de la meute se ferais dans l'après-midi, puis vers midi et enfin, il lui avait dit il y a bien trente minutes que la réunion commencerait dans 10 minutes, soit il y a vingt. Après les messages de Scott étaient en rythme avec ceux de Derek, demandant où il était, qu'est-ce qu'il avait puis le dernier de Derek était « je viens te chercher ».

L'hyperactif prévint son meilleur ami que tout allait bien.

- Maintenant que tu sais que je suis en pleine forme, tu pourrais sortir pour que je puisse me rhabiller ?

Comme il ne reçut aucune réponse, il tourna le visage vers le loup qui fixait un point précis.

Il fixe quoi comme ça ?

L'hyperactif suivit son regard, enfin autant qu'il put parce que…

Non mais il me mate les fesses là !

- Eh grincheux !

Le loup releva immédiatement la tête.

- Je savais pas que tu aimais autant Spiderman.

Derek sembla perdu et Stiles s'octroya un petit sourire suffisant. Une nouvelle vague de chaleur l'envahit par surprise telle une traitresse, plus puissante, plus dérangeante. Surtout qu'il n'était pas assez habillé pour en cacher les effets.

- Mon caleçon, c'est un caleçon Spiderman. A moins que tu aies regardé autre chose que mon caleçon. Ou imaginé autre chose que mon caleçon.

En disant ça, il s'était rapproché. Il se sentait étrangement bien, calme. Il remarqua que le loup serrait les poings.

- Arrête ça.

- Arrêter quoi ?

- Tu sais très bien de quoi je parle.

- Bah non en l'occurrence je ne comprends pas. Et c'est rare que je ne comprenne pas un truc. Donc si tu pouvais avoir l'amabilité de m'expliquer. Ouais je sais que l'amabilité c'est pas ton truc mais pour une fois tu pourrais pas faire une exception ? Pour moi ?

Stiles avait dit ça en penchant sa tête en faisant une expression irrésistible, passant sa langue sur ses lèvres sèches. .

- Ton cœur.

Le loup posa une main sur son sternum et Stiles se rendit compte en effet que l'organe en question partait complétement en vrille. Et c'était paradoxal vis-à-vis de son impression d'être plus calme qu'il ne l'avait jamais été.

S'il avait un filtre d'habitude, il avait la sensation que ce dernier s'était barré loin. Mais il s'en fichait. C'est comme si rien n'avait d'importance, comme si tout était cotonneux. Des vagues de chaleur embrasaient son corps et il se sentait rougir alors qu'il prenait le visage de Derek entre ses mains.

L'ex alpha ne bougeait pas. Il aurait pu le repousser, l'insulter, lui dire qu'il était complétement barje. Mais au lieu de ça, il semblait attendre la suite des événements.

Stiles ne parvenait pas à avoir les idées claires. Tout ce qu'il voyait c'était cette bouche tentatrice qu'il se fit un devoir d'embrasser. D'abord doucement, posant simplement ses lèvres contre celles clauses de Derek. Puis il s'enhardit, glissant sa langue pour quémander un peu plus qu'un baiser chaste.

Stiles ne savait pas s'il était plus étonné par ses actions ou par celles du loup-garou. Parce qu'il ne le repoussait pas ! Au contraire il le serrait contre lui. Et son cœur implosait du trop-plein de sensation qu'il en tirait.

Leurs langues se découvraient dans un ballet effroyablement sensuel.

Et alors qu'il commençait à se coller contre l'ex alpha, Stiles pris pleinement conscience de ce qu'il se passait, comme s'il se prenait une énorme mandale sur le coin de la joue. Et ce n'était PAS normal ! Depuis quand Derek était aussi… Aussi…

Aussi peu lui-même ?

L'hyperactif voulut alors le repousser, le questionner, lui demander ce qu'il se passait, pourquoi, oui pourquoi il ne l'arrêtait pas ? Cassant le baiser, il poussa de toutes ses forces le lycan mais impossible de le décrocher. Pire, il le serrait plus fort. Et ça le terrifiait.

- Derek ! Lâche-moi !

L'ordre avait eu autant d'effet qu'un caillou lancé sur une tornade dans le but de la stopper.

- Derek putain ! Tu m'écoute ?!

Il ne répondait pas, comme s'il ne l'entendait pas, comme s'il n'existait pas. Quand le fils du shérif sentit des griffes labourer ses côtes, il commença à avoir peur. Son estomac se tournait dans tous les sens alors qu'une sorte de dégout le prenait à la gorge où se formait une boule d'angoisse. Tout ce qui se passait semblait hors de la réalité si bien que Stiles n'arrivait même plus à reconnaître sa propre chambre. Il n'arrivait pas à se retrouver parmi les poster et autres clichés accrochés çà et là.

Ce n'était plus lui qui vivait ici. Comme s'il n'était pas vraiment là. Comme s'il n'était plus dans son propre corps. C'était une sensation terrible. Il voyait tout comme si rien n'avait changé mais il avait la sensation de ne plus avoir aucune prise sur les événements, comme s'ils s'enchainaient à la vitesse d'une avalanche prête à l'ensevelir. Il les subissait et ça lui donnait envie de hurler.

- Laisse toi faire, tu le veux, je le sais.

Il avait l'impression d'être devenu une sorte de poupée désarticulée avec laquelle on jouait, le tordant dans tous les sens pour voir quand il allait se briser une bonne fois pour toute. Des lames bouillantes tailladaient son dos, tachant de carmin les griffes du loup.

Ce ne sont pas des griffes. Pas des griffes. Parce que ce n'est pas Derek ça. Hein ? Hein ce n'est pas Derek ? Ce n'est pas possible. N'est-ce pas ? Pas possible. Ce n'est pas possible. Je… Je dois être en train de faire un cauchemar. Parce que ça ne peut pas être Derek. Non. Je vais me réveiller. C'est ça, et tout ne sera qu'un cauchemar. Oui c'est ça, un cauchemar.

Mais il avait beau se répéter ces mots en boucle, dans les faits, l'ex alpha avait commencé de lui enlever son caleçon dans un but plus que précis. Il hurla, hurla encore à en rendre jalouse Lydia. Jusqu'à ce qu'un oreiller écrasé sur son visage étouffe son cri. Il sentit une douleur sourde déchirer ses entrailles, sa respiration se coupa et il commença à avoir des spasmes alors que la sensation d'être écartelé de l'intérieur se propageait. Il tentait encore de s'échapper, frappant à l'aveugle pour que Derek arrête.

Il essaya ensuite de s'agripper à tout et n'importe quoi dans le but de se soustraire à la poigne du loup. À chaque coup de rein en lui, à chaque mouvement de hanche violent, il sentait une brèche le détruire de l'intérieur, de plus en plus profondément au fil des secondes.

Il se mettait à le supplier d'arrêter, qu'il ferait tout ce qu'il voudrait, tout. Du moment qu'il arrêtait. Mais Le plus vieux étant comme devenu sourd, perdu dans son propre désir, une bête aux grognements gutturaux.

Stiles hurlait, se débattait, mais il n'y avait pas de grandes différence s'il se laissait totalement faire. Et son incapacité à se protéger tout seul le tuait.

Mais par-dessus tout, c'est son cœur qui le faisait le plus souffrir. Il aimait Derek, beaucoup. Peut-être même un peu trop pour que ce ne soit que de l'amitié qu'il ressente à son égard. Et son cœur n'acceptait pas que ce loup-garou soit Derek tandis que sa raison soutenait que c'était lui. Il était en plein conflit intérieur, d'une part son attachement pour cet homme insistait sur le fait qu'il ne pourrait jamais lui faire ça, tout du moins pas intentionnellement et l'autre part, ses doutes, lui renvoyaient à la tronche à quel point il avait des lacunes dans son savoir à propos des lycans et encore plus à propos de Derek Hale.

Il avait envie de crever.

Une voix rauque parvint à ses oreilles, un « Stiles ! Bordel mais qu'est-ce qu'il t'arrive ?! Eh répond moi Stiles ! ». Ses yeux papillonnèrent alors qu'il se sentait secoué par deux mains sur ses épaules.

- Stiles !

Le susnommé reconnu immédiatement la personne qui le secouait comme un prunier : Derek. Dont le visage était au-dessus du siens, tordu par la peur. Mais pas la peur de quelque chose d'effrayant, la peur résultante de l'idée qu'on est en train de perdre quelqu'un auquel on tien.

- Lâche-moi connard ! S'exclama-t-il en essayant de le repousser.

Le loup trop surpris se laissa écarté par l'hyperactif. Qui s'éloigna de lui le plus loin possible.

- Stiles ça va ? Tu vas bien ?

L'adolescent se demanda un instant s'il se foutait de sa gueule. Mais l'air inquiet de Derek lui intima que ce n'était peut-être pas le cas et qu'il devait être sérieux.

- Tu oses me demander ça après ce que tu viens de me faire ?!

- Mais de quoi tu parles ?

- Oh c'est ça ! Ne va pas me faire croire qu'en plus d'être un enfoiré t'est assez con pour ne pas t'en rendre compte ?! Ou alors t'as juste une mémoire défaillante ? Tiens je ne savais pas qu'Alzheimer ça touchait les loups-garous.

- Stiles, je ne sais même pas pourquoi tu t'énerve. Je viens juste d'arriver et je t'ai trouvé en train de hurler dans ton sommeil.

Cette phrase eut le mérite de le pétrifier.

- Stiles ?

Il réalisait doucement qu'en effet, Derek n'avait pas les mêmes habits que quelques minutes plus tôt et que lui-même avait toujours les siens sur lui. Stiles chercha des yeux son portable et le récupéra avec méfiance, ne quittant pas le loup des yeux. Il y avait effectivement des messages de Scotty qui le prévenaient pour la réunion de la meute.

- C'est pas possible, souffla-t-il.

- Qu'est-ce qui n'est pas possible ?

- Je… Enfin…

Stiles aurait voulu lui expliquer mais il commençait à avoir un mauvais pressentiment. Ce n'était pas normal, pas normal du tout.

- Est-ce que tu m'as embrassé ?

Derek haussa les sourcils étonné par la question.

- Pas aux dernières nouvelles non.

Des pièces du puzzle se remettaient en place.

- Oh merde… Je… Je suis désolé pour euh… J'ai dut m'assoupir et faire un cauchemar. Oui, c'est ça, un cauchemar… Juste un cauchemar.

Ce qui gênait Stiles n'était pas tant que ce soit un mauvais rêve. Le problème venait du fait qu'il ne se souvenait pas s'être endormi et n'avait pas eu l'impression d'être dans un rêve. Et bien que son esprit logique lui assénait que tout cela n'avait été qu'un horrible mauvais rêve, il ne pouvait arrêter la peur irraisonnée qu'il ressentait en présence de Derek.

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Alors… Bien ? Pas bien (T'as lu ce que t'as pondu là ? T'es cruelle avec Stiles méchante !) ? J'abandonne l'écriture et tente une percée en tant que lamasticot (tu as un don dans ce domaine, fonce j'te jure, ça te fera arrêter de torturer tes personnages favoris par le biais de l'écriture) ?

J'voudrais bien faire un câlin à Stiles le pauvre xD il a tellement pas de chance… Oui bon c'est un peu de ma faute aussi mais passons… On ne me tue pas, enfin pas tout de suite, attendez au moins que je termine cette histoire avant !

En parlant de finir, je me demandais comment j'allais terminer cette fic. Pour faire simple, j'ai deux fins, une bonne et une mauvaise on va dire. Le truc c'est que la bonne fin est… Beaucoup plus courte que la mauvaise fin donc je ne sais pas trop comment m'arranger. Est-ce que je mets la bonne fin ici et la mauvaise ensuite ? Ou je mets la bonne/mauvaise (au choix) fin dans une fic à part ? (c'est pas vraiment pratique je trouve…). Bref, éclairez moi je suis paumée pour le coup ! xD

À la prochaine, bisous! :3