Bonjoour ! Well, eh bien, désolé de vous l'annoncer, mais la publication va se compliquer ! En effet, mon ordinateur va partir en réparation, et je n'ai AUCUNE idée de quand je vais le récupérer... Surtout que je pars en Angleterre le 14 au soir. Donc ça va être... compliqué :/

Traviata : Je n'aurais pas pensé à cette comparaison ! Mais en fait, Pearl ne rêvait pas vraiment du Prince Charmant, parce qu'elle toujours su qu'elle devrait se battre pour tout, et en permanence. Son père était très dur avec elle, comme on peut le voir dans le prologue. On ne verra pas tout de suite quel importance aura le fait qu'Alderic connaissait déjà Rexanne, mais ça viendra :) Pour Regulus : cette fiction est basée sur un voyage temporel, donc les choses peuvent changer... ou non. Merci pour ta review !

Disclaimer : Le monde d'Harry Potter est à Rowling, mais cette histoire est à moi.

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- Je comprends, déclara-t-il à Pearl. Je comprends que tu tentes de te raccrocher à Malefoy. Après tout, ce n'est pas comme si tu avais réellement eu le choix, n'est-ce pas ?

- C'est vrai ? demanda-t-elle. Tu ne penses pas que je devrais me contenter de rester dans l'ombre en attendant d'offrir un fils à mon mari ?

- Cette idée est stupide ! se révolta Regulus. Tu sais, avant que tu ne m'en parles, je n'avais jamais vraiment fait la différence entre les devoirs et obligations des femmes et des hommes. Je n'avais pas réfléchi à ce que… ce que vous deviez faire pour être considérées de la même façon que nous, alors je m'excuse de t'avoir provoquée tout à l'heure.

- Et maintenant, des excuses. Décidemment, tu as un orgueil bien peu développé, Black.

L'arrogance était revenue dans la voix de Pearl, alors Regulus ne répondit rien. Si elle arrivait à se montrer méprisante, c'était qu'elle allait mieux.

- Tu t'entends bien avec Rexanne Beauchamp ? demanda-t-elle soudain, rompant le silence qui s'était installé entre eux.

Avide de ragots, songea Regulus.

- Pourquoi cette question ?

Elle leva les yeux au ciel.

- À ton avis ? Parce que si tu comptes l'épouser, la compétition va être rude. Greengrass a l'air intéressé. Je me demande bien pourquoi… Elle n'offre pas beaucoup de potentiel. Et puis, elle joue la fille parfaite, la petite princesse irréprochable…

Et ton potentiel à toi, c'est quoi ? aurait voulu répliquer Regulus. Que crois-tu apporter à Malefoy hormis ton corps de mannequin ?

- C'est une amie, répondit-il à la place, en contenant son énervement.

- C'est ce qu'on dit, fit Pearl sur le ton de celle qui en savait plus qu'on ne le pensait.

- Tais-toi un peu, pour changer.

- Tu n'as pas à me parler de cette façon.

- Je te parle comme je veux, et si ça ne te plaît pas, va te plaindre à Malefoy si ça te chante, je m'en fous complètement, répliqua-t-il avec plus de méchanceté qu'il ne l'avait voulu. Remarque, pour qu'il daigne t'accorder une minute de son précieux temps, faudra peut-être que tu te fasses inscrire sur son planning à la minute « plaintes et dépositions de Pearl Malefoy, ma femme ».

À peine eut il finit de parler qu'il sut qu'il était allé trop loin. Pearl se leva d'un bond, brandissant sa main au-dessus de lui, et lui jeta à la figure :

- Tu n'es qu'un sale hypocrite ! Tu prétends compatir, et la minute d'après, tu me jettes des horreurs à la figure ! Tu…

Regulus s'était levé aussi, et lui tenait à présent le poignet.

- Ne t'énerve pas comme ça. Où est passé ton sang-froid légendaire ? On est en pleine rue, et il y a du monde qui nous regarde. Depuis quand est-ce que tu te donnes en spectacle ?

Au lieu de répliquer, Pearl fondit tout bonnement en larmes.

- Eh, Cav… Pearl ? Pearl !

- Oh, laisse-moi tranquille ! dit-elle en tentant de retirer son bras.

Un Auror, qui les observait depuis un moment, s'avança vers eux :

- Eh, toi ! Lâche-la !

- Je suis en train de la consoler, mentit Regulus.

L'Auror le regarda d'un air septique, mais voyant que Pearl ne protestait plus, n'insista pas. Il recula de quelque pas, mais son regard resta fixé sur eux.

Regulus baissa la main, ainsi que le bras de Pearl, et se rapprocha d'elle. Elle tentait d'essuyer ses larmes de sa main libre sans faire couler son maquillage.

Regulus la contempla quelques instants, puis se rapprocha un peu plus, et posa ses lèvres sur les siennes avec brutalité.

- Espèce de…

Elle se tenta une nouvelle fois de se dégager de toutes ses forces, mais Regulus la serra encore plus fort, et l'Auror accourut vers eux.

- Cette fois tu vas la lâcher ! s'exclama-t-il en brandissant sa baguette.

- Vous me prenez pour qui ? Un fou évadé d'Azkaban ? J'ai seulement quinze ans, vous savez. Je ne suis pas l'un des dangereux psychopathes que vous traquez.

Il aimait particulièrement voir le visage de l'Auror tendre vers le rouge, mais McGonagall choisit ce moment précis pour apparaître.

- Black ! Veuillez lâcher Miss Cav… Mrs Malefoy immédiatement ! Vous irez en retenue demain soir ! Par Merlin, nous avions pourtant recommandé aux élèves de bien se tenir pour vous éviter tout désagrément, je suis navrée, Monsieur, veuillez m'excuser.

L'Auror hocha distraitement la tête, puis repartit à l'endroit où il se tenait précédemment.

- Mr Black, que signifie tout ceci ? Quelle est la cause de ce raffut ?

- Une idiotie, professeur, rien de plus.

McGonagall le regarda quelques instants, puis choisit vraisemblablement de le croire, puisqu'elle partit en direction des Trois Balais.

- Ça t'amuse, Black ? cracha Pearl en s'essuyant la bouche.

- J'en avais envie, répondit-il.

- Je te déteste, et je pense que c'est réciproque, alors arrête tes mensonges. Tout ce que tu voulais, c'était me provoquer et m'humilier.

- Avoue que c'était mieux que si ça avait été Malefoy.

- Tu es grossier ! s'horrifia-t-elle.

- J'ai raison, en déduisit-il, un sourire arrogant sur les lèvres.

- Pas du tout. Quand c'est forcé, ça ne peut jamais être mieux.

- Si t'en veux en autre, qui ne sera donc pas sous la contrainte, c'est quand tu veux. Il suffit de demander.

- Rêve !

La porte des Trois Balais s'ouvrit, et les élèves sortirent du pub.

- On va rentrer au château. Tu viens ?

- Je ne tiens pas à rester avec toi plus longtemps que nécessaire.

- Ne sois pas idiote. Si on avance dès maintenant, on sera les premiers au chaud. Ça fait plus d'une demi-heure que je suis dehors, je suis complètement gelé ! Et toi, tu es restée assise sur ce banc bien plus longtemps que moi, alors arrête ton numéro, essaye de me supporter dix minutes de plus, et suis moi avant que tous ces morveux nous dépassent.

Pearl lui décrocha un regard noir, mais le suivit tout de même.

- Tu n'as pas l'intention de t'excuser, cette fois, n'est-ce pas ?

Regulus se tourna vers elle.

- Non, en effet, je ne vais pas m'excuser. Ça faisait un moment que j'en avais envie.

- Ah bon ? demanda Pearl, qui semblait intéressée cette fois.

Elle avait besoin de savoir en permanence que son charme fonctionnait encore.

- Oui. Tu devines pourquoi ?

- Comment le pourrais-je ?

- Je pensais que tu aurais trouvé, répondit Regulus.

- Trouvé quoi ?

Mais ils étaient arrivés au château, et Regulus se dépêcha de franchir les portes, et descendit les escaliers menant aux cachots à toute vitesse, laissant Pearl seule dans le Hall d'entrée, au milieu des troisièmes années.

- Qu'est-ce que tu faisais avec Black ? lui demanda Chelsea Galant lorsqu'elle la rejoignit, Dubh Kochen accroché à son bras.

Pearl tenta d'ignorer Kochen. Elle l'avait toujours trouvé plutôt beau garçon…

- Je ne faisais rien avec Black. C'est plutôt à lui qu'il faut faire remarquer qu'il y a des distractions autres que « je décide d'embêter le maximum de personnes, pour être certain que tout le monde à bien remarqué que j'étais là ».

- Pourquoi tu n'es pas restée avec nous aux Trois Balais ? demanda Tawanee Prescott qui venait d'arriver à son tour, accompagnée de Camall Maxwell. Je sais que c'est ringard, comme endroit, mais ça t'aurait évité de te retrouver seule dehors avec Black.

Pearl posa son regard sur Maxwell et Kochen, puis répondit d'un air calme, comme si ce qu'elle disait était l'exacte vérité :

- Anguis m'avait dit qu'il passerait peut-être. Il n'en était absolument pas certain, mais je me suis dit que s'il venait à passer, il apprécierait de savoir que je l'avait attendu. Les temps sont durs, alors j'essaye d'être le plus agréable possible.

Les quatre élèves hochèrent la tête. Évidemment que les temps étaient durs. Les Aurors avaient reçus comme ordre principal de pourchasser les Mangemorts, et les autres malfaisants étaient désormais livrés aux Tireurs de baguette magique d'élite. Les Aurors se consacraient donc pleinement à la traque des Mangemorts. Ce qui n'était pas pour arranger les affaires de Malefoy.

OoOoO

Chère Pearl,

Le Maître désire vous rencontrer. Je viendrai vous chercher à Poudlard la première semaine du mois de mars. Ci-joint, voici une lettre que vous devrez remettre à Dumbledore. Vous direz à vos camarades que des affaires nous retiennent à l'étranger, c'est ce que j'ai écrit au directeur. Je persiste à croire que les choses seraient plus simples si vous acceptiez d'arrêter vos études.

Ne déshonorez pas notre maison, et je reviendrai peut-être sur ma décision de vous retirer de Poudlard.

Portez-vous bien,

Anguis Malefoy.

Pearl serra de toutes ses forces la lettre dans ses mains, froissant le parchemin. Il l'avait laissée attendre dans le froid, seule -ou presque, puisque Black n'avait pas eu l'amabilité de ne pas lui imposer sa présence-, et la seule chose qu'il trouvait à lui dire était que le Seigneur des Ténèbres voulait la voir. C'était son rêve, de faire partie du cercle des Mangemorts, mais… Pas de cette façon. Pas grâce à une lettre dépourvue de toute affection, du style de celle que l'on enverrait à un employé. Elle était sa femme.

Allons, se reprit-elle en essuyant les larmes qui avaient coulé, ne sois pas idiote. Pourquoi l'as-tu épousé ? Tu savais ce qui t'attendais, et tu l'as fait pour te faire respecter et…

Et espérer devenir Mangemort.

Mais ce mot lui semblait désormais si dépourvu de sens, dépourvu de vie, dépourvu d'amour… Que de sacrifices pour y parvenir… Toutefois, cela en valait la peine. Lorsqu'il n'y aurait plus de Sang-de-Bourbe, elle pourrait avoir une vie joyeuse aux côtés d'Anguis qui serait heureux d'avoir épousé une femme comme elle, qui plutôt que de rester au manoir à se plaindre des moldus, allait se battre pour les exterminer.

- Tu rêves, murmura-t-elle. Anguis n'a que faire de toi. Il veut juste de te retirer de Poudlard pour avoir un fils le plus rapidement possible, de façon à ce que s'il lui arrive quelque chose, il soit certain que Lucius n'hérite pas de la fortune des Malefoy. Et je serai toujours Pearl Cavendish à ses yeux… Toujours…

Tremblant légèrement, elle s'empara d'une plume et d'un peu d'encre, et commença à rédiger sa réponse.

Anguis, très cher,

N'ayez crainte, je ne dévoilerai pas nos véritables projets pour la première semaine de mars.

Je sais que vous préfèreriez me savoir au Manoir, mais rester à Poudlard peut également nous être bénéfique, car je continue à tisser des relations ici qui peuvent nous servir dans l'avenir. Mieux vaut bien s'entourer, et montrer ainsi notre position stratégiquement.

J'espère que vous accepterez de me laisser poursuivre mes études.

Quant à ce qui est de pas déshonorer le nom des Malefoy, cela ne risque pas de se produire, soyez tranquille.

Sincèrement vôtre,

Pearl Malefoy

Sincèrement vôtre. Quelle hypocrisie… S'empêchant de déchirer sa lettre, elle la plia, et la cacheta avec sa bague. Le seau des Malefoy imprégné sur le parchemin lui brûla les yeux, et elle se hâta de donner la lettre au hibou avant de se raviser. Deux mois auparavant, le symbole qui accompagnait ses lettres était tout autre, au nom des Cavendish, et agrémenté de délicats motifs…

Elle s'essuya une fois de plus les yeux. Avec un peu de chance, elle serait Mangemort en mars… et ne retournerait jamais à Poudlard… Un sanglot étouffé s'échappa, et elle s'écroula par terre de désespoir, heurtant les tables de la salle de classe, et faisant tomber quelques chaises.

Elle n'entendit pas la porte s'ouvrir, mais sentit qu'une main chaude lui caresser les cheveux. Les yeux embués de larmes, elle ne pouvait voir qui venait d'arriver, mais elle put sentir une forte odeur d'eau de toilette, et sut de qui il s'agissait.

Néanmoins, elle ne le repoussa pas, et oubliant tous ses principes et son désir de conserver son image intact, elle se mit à pleurer de plus belle, tandis que Regulus continuait de lui caresser doucement les cheveux en la tenant serrée contre lui.

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*.* *.* ... Qui aime la fin ? :D Bon, tout n'est pas gagné, au contraire...

Regulus qui l'embrasse ? Avec ou contre Pearl ? (elle ne sait pas la chance qu'elle a :P)

La lettre d'Alderic ? Et la réponse de Pearl ? Indignés ? Émus ?

Et bien sûr... La fin ? Quelles conséquences cela aura-t-il ? Vous a-t-elle plu ?

Je pense poster deux chapitres la semaine prochaine... après, on verra ! Encore désolée !