Hello à tous ! Voici donc le chapitre sept, avec un tout petit peu de retard !
J'espère qu'il vous plaira !
La nuit était tombée depuis une bonne heure quand Stoik rentra enfin. Harold et Krokmou étaient déjà là, installés à la table.
"Je suis roué !" se plaignit le chef. "Et j'ai faim."
Il s'installa et se servit de la soupe de poisson. Demain, le repas serait bien meilleur, car tous les vikings dîneraient dans la Grande Salle pour fêter Halloween. Mais pour le moment, le chef devrait se contenter de soupe.
"Vous avez eu du nouveau ? Mulch et Baquet ont vu quelque chose ?" demanda Harold en débarrassant son bol.
"Non, rien. C'est comme l'avait dit Johann. Pas le temps de comprendre ce qui se passe, et plus rien."
Le fils du chef jeta un œil à Krokmou, qui mangeait tranquillement ses poissons.
"J'aimerais en savoir plus sur ce dragonnier. Pourquoi on ne l'avait pas vu avant ? Et d'où il vient surtout..."
Le brun commença à partir, puis se retourna vers son père. Il s'apprêta à dire quelque chose, mais se ravisa. Rien ne servait de discuter, surtout quand son père mangeait.
"Je vais faire un tour de..."
Harold fut interrompu par un gigantesque bruit d'explosion. Il se retourna vers la porte et sortit en trombe, bientôt rattrapé par Krokmou. Le spectacle au-dehors les dérouta légèrement. Deux cauchemars monstrueux se battaient entre-eux sur la place du village, et un dragon vipère sautait de maison en maison pour les observer. Mais Harold n'avait jamais vu ces dragons là sur Beurk avant : ils étaient couverts de cicatrices, et il ne semblaient vraiment pas commodes.
"Fils, arrête ces dragons" lança Stoik en sortant de la hutte.
Harold hocha la tête et enfourcha Krokmou, se contentant de survoler les reptiles en colère pour trouver un moyen de les arrêter. Mais un éclair blanc lui fit tourner la tête. Un dragon s'apprêtait à atterrir près de l'arène.
"Papa ! Le dragonnier !" hurla le brun en délaissant les trois dragons inconnus. "Il est venu !"
Krokmou s'élança de toute la vitesse de ses ailes vers l'arène, et il se posa sur le dôme de chaînes. À l'entrée, le chant funeste venait juste d'être libéré, et le dragonnier se tenait près de lui. Mais aucune trace du dragon blanc. Tout cela commençait véritablement à devenir étrange...
"Krokmou, tir plasma" fit Harold.
Le furie nocturne ouvrit la gueule en prenant le temps de viser, mais le dragonnier donna un coup de son bâton par terre, ce qui émit une drôle de vibration. Krokmou ferma la gueule, comme si il avait avalé de travers, et de la fumée s'échappa de ses narines. Harold fronça les sourcils.
Le dragonnier grimpa aussitôt sur le dos du chant funeste, et ils s'envolèrent sur une dizaine de mètres. Mais Astrid, Kognedur, Kranedur et leurs dragons eurent tôt fait de leur barrer la route. Le dragonnier se recroquevilla sur le chant funeste.
"Laissez-partir le dragon, il nous faut juste le cavalier !" ordonna Stoik qui arrivait à son tour sur le dos de Crânecrusheur.
Le dragonnier ne cilla pas. Il caressa l'encolure du dragon, et remua son bâton.
Il sauta dans le vide, droit vers la mer, et le dragon s'enfuit à tire-d'aile, bien vite suivit par les dragons qui se battaient sur la place du village.
"Krokmou, plonge !"
Le furie nocturne se laissa tomber à la suite du mystérieux dragonnier. L'humain tombait moins vite que lui, mais Harold savait qu'il n'aurait aucun moyen de s'arrêter. Le cavalier de Beurk et son dragon se rapprochèrent encore de leur cible. Un dernier coup d'aile et ils l'aurait... Le dragonnier se retourna vers eux, et Harold distingua des yeux noisettes sous un masque blanc.
Mais un son balistique les fit ciller. Harold se tourna et découvrit une forme blanche qui fondait vers eux. Le dragon.
"Vite Krokmou !"
Plus qu'une fraction de secondes avant que les deux amis ne percutent l'eau en même temps que le dragonnier.
Mais une boule incandescente violette les fit redresser leur cap. Elle enveloppa le dragonnier au moment où le dragon blanc et lui se percutaient. Ils disparurent juste avant de toucher l'eau.
Harold et Krokmou redressèrent leur vol jusqu'à revenir vers les autres, une centaine de mètres plus haut. Ils regardaient autour d'eux, cherchant où avait put disparaître le dragonnier et sa monture.
"Préparez-vous tous. On part sur la rive. Nous aurons plus de chance de le trouver là-bas, il doit être cacher plus loin de Beurk" décida Harold alors que la pluie recommençait.
"Tu as vu ? Les dragons sur la place, c'était une diversion !" lança Astrid . "Ce dragonnier a trouvé un moyen de contrôler ces dragons, et c'est malsain. Ils avaient l'air maltraités, tu as vu leurs cicatrices ?"
"Oui. C'est pour ça qu'il faut qu'on découvre qui est ce type, avant qu'il ne fasse d'autres dégâts."
"Regardez !"
Kranedur indiquait un point dans le ciel. Un point blanc qui s'éloignait.
"C'est lui !"
Rustik et Krochefer, suivis de Astrid et Tempête, Kognedur, Kranedur et Prout et Pète, Varek et Bouledogre, Dagur et Ombre-Tueur, et enfin Krokmou et Harold s'élancèrent à leur poursuite.
Le point avait beaucoup d'avance, mais Krokmou était le plus rapide des dragons de Beurk. Il redoubla de vitesse, dépassant les autres, et s'élança derrière le dragon blanc.
"Arrête-toi !" hurlait Harold. "Stop !"
Mais le dragonnier et son dragon poursuivaient leur course effrénée sous la pluie. Il n'y avait plus qu'une trentaine de mètres entre Harold et le voleur. Mais avec la pluie battante, impossible de distinguer la forme du dragon.
"Tu peux encore te rapprocher, mon grand ?"
Krokmou grogna, répondant par l'affirmative. Il fit battre ses ailes encore plus vite, et, bientôt, fut à la même hauteur que le dragonnier.
Et le temps sembla s'arrêter. Le dragon était presque la copie de Krokmou. Blanc, yeux bleus, sans les grandes écailles sur la tête et le dos, il avait pourtant la même tête, la même forme élancée, et les mêmes ailes deux fois plus larges que son corps.
"Il n'est pas le seul..." bredouilla Harold sous la pluie.
Le dragon blanc pila et fit face à Krokmou, qui, fasciné, ouvrait de grands yeux ahuris.
"Qui es-tu..." marmonna Harold en étudiant le dragonnier à travers ses yeux plissés.
Il portait un haut de fourrure blanche, avec un pantalon de même couleur en peau de daim. Ses hautes bottes de fourrure étaient posées de manière à ne pas blesser le dragon blanc, qui ne portait pas de selle. Le masque blanc du dragonnier était recouvert d'un crâne de peinture noir, à moitié effacé par la pluie. Il avait aussi une longue cape blanche, qui semblait de la même matière que les ailes de sa monture. Mais le plus étonnants était les yeux du dragon et de son cavalier. Le reptile avait des yeux bleus profond, tandis que ceux du cavalier, surmontés de long cils recourbés, étaient noisettes. Deux couleurs différentes, et pourtant les deux regards trahissaient les mêmes émotions : une peur panique, et une grande douceur.
Le bâton du dragonnier s'abaissa dans un mouvement vain. Ils avaient été rattrapés.
"Qui es tu ?" reprit Harold, plus, fort, alors que les dragonniers approchaient.
Aucune réponse ne lui parvint, et le dragonnier n'eut même pas de réaction. C'est le dragon blanc qui bougea. Il se laissa tomber en arrière, et replongea vers la mer. Il tira une boule de feu violette, et disparut avec son cavalier à l'intérieur.
Voilà, c'est tout pour ce chapitre !
N'hésitez pas à me laisser votre avis dans les reviews,
bonne journée !
Mel
