Bonjour/soir !
Je tenais absolument à poster un chapitre le plus vite possible, pour vous remercier de vos reviews plus nombreuses, mais comme l'inspiration n'est pas au rendez-vous, pour ce chapitre, c'est un tout petit. Je me rattraperais !
Merci à tous pour vos reviews !
MarionNCISlove: oui, j'évite les fautes, je ne supporte pas les fanfictions qui en contiennent alors..;) Merci de tes reviews depuis le début!
Les 3 magnifiques: merci de la review, qui, en effet, m'oblige à poster plus vite ;P
P'tite Poulette: c'est beaucoup plus marrant de couper là, justement !
g4: je ne suis pas une experte en mythologie grecque, mais il me semble ! Après, ma source c'est Wikipédia, et on sait tous à quel point ça peut être faux donc..^^
Tiphaine: en gros, quand l'histoire se termine, tu me tueras pour te venger ? :p
Mandye: Thanks :)
Une dernière chose avant que je vous laisse lire: je compte ajouter dans l'histoire, Jason, Piper et Léo (de la série les "Héros de l'Olympe). Est-ce que vous les connaissez, ou bien est-ce que ça pose un problème ?
Voilà, bonne lecture !
J'ai sauté sur mes pieds, balayant la pièce du regard paniqué. J'ai entendu un autre cri, qui s'éloignait. Je suis sorti de la chambre du motel, en trombe, pour voir la silhouette qui traînait une autre silhouette, plus menue. Annabeth se faisait emmener, et elle avait beau se débattre, la créature l'entraînait quand même avec elle.
Je me suis mis à courir vers eux tout en dégainant Anaklusmos. Au mieux, c'était un monstre et je pouvais le réduire en poussière. Au pire, c'était un mortel, et mon arme pouvait, à la rigueur, lui faire peur, à défaut de pouvoir le tuer.
- Annabeth ! ai-je crié. Hé toi ! Arrête toi !
Mes fanfaronnades ont eu l'effet escompté. La créature s'est retournée, et j'ai ralenti en voyant le visage. Un oeil unique. Un cyclope. Beaucoup plus âgé que Tyson, et plus imposant aussi. Apparemment, il a semblé changer d'avis et juger que j'était meilleur qu'Annabeth, pour lui servir de repas. Il a balancée mon amie et s'est dirigé vers moi. J'ai suivi la chute d'Annabeth avec inquiétude. Elle est retombée sur le toit d'une voiture, violemment, puis, est tombée de l'autre côté du véhicule, hors de ma vue. Et elle ne s'est pas relevée.
J'ai essayé de me convaincre qu'elle allait bien, qu'elle s'était relevée et avait mis sa casquette d'invisibilité, c'était pour ça que je ne la voyais pas. Mais bon..sa casquette était dans notre chambre du motel. J'ai cessé de réfléchir quand le cyclope à attaqué.
J'ai asséné turbulence marine, mais il a balayé l'épée d'un revers de main. Il m'a saisi, et plaqué contre son épaule, me coupant le souffle. Il s'est remis en marche. D'un violent coup de pied, je lui ai fait lâcher prise. J'ai roulé sur le sol de béton - ouille, mes épaules ! - et je me suis relevé. Je me suis précipité sur mon épée, juste à temps pour décocher un coup dans le ventre du monstre. Il a volé quelques mètres plus loin. Sans attendre de le voir se changer en poussière, ne gaspillant pas une seule seconde, j'ai lâché mon épée et j'ai couru vers la voiture rouge, sur laquelle avait atterri Annabeth.
- Annabeth ! ai-je fait en la voyant exactement là où elle était tombée. Annabeth ?
Je me suis accroupi près d'elle, paniqué et impuissant.
- Qu'est-ce que je fais, qu'est-ce que je fais ? marmonnai-je pour moi même.
- Tu arrêtes de paniquer, a grommelé-Annabeth.
Je me suis aperçu qu'elle avait les yeux ouverts.
- Oh par les dieux, tu es vivante !
- Tu vas pas réussir à te débarrasser de moi comme ça ! a ricané-Annabeth.
Je l'ai aidée à s'asseoir, et elle a eu une grimace.
- Poignet..a-t-elle fait, laconique, en levant sa main gauche.
- Cassé ? ai-je demandé.
(A croire qu'on arrivait pas à aligner une phrase..). Elle a hoché la tête.
- C'était un cyclope..a-t-elle ajouté, en frissonnant de dégoût. Un cy...
Elle s'est interrompue brutalement dans sa phrase. Je me suis retourné, suivant son regard..notre ami le cyclope se relevait, et revenait à la charge.
- T'es pas censé être mort, toi ? ai-je fait.
Bon, je peux vous dire, après, j'ai moins fait le mariole. La créature a chargé, et j'ai a peine eu le temps de pousser Annabeth vers la gauche, et de sauter d'un bond vers la droite pour l'éviter. Quel crétin ! En plus, j'avais laissé tomber Anaklusmos...
Maudissant ma négligence, j'ai sauté par dessus la voiture (je vous avoue que j'ai galéré. C'est beaucoup plus facile dans les films que dans la réalité!), et je me suis mis à courir vers mon arme. Le cyclope a hésité. Son oeil a vogué entre moi et Annabeth, finalement, il a préféré me courser moi. Allez savoir..il ne devait pas aimer la facilité, puisqu'Annabeth était en encore à l'ouest, à cause du choc, et incapable de se battre à cause de son poignet. Quoique..elle serait capable de charger le cyclope avec son poignard simplement de la main droite, folle comme elle l'était..il fallait que j'éloigne le cyclope d'elle, et lui éviter d'être blessée en voulant jouer les héroïnes.
Voyant que je courrais beaucoup plus vite que lui, que j'étais plus léger et pas décidé à m'arrêter de courir, le cyclope à brusquement changé d'avis. Il a pilé net, a fait demi-tour et à couru vers Annabeth. Je me suis arrêté en dérapage - j'ai bien cru que j'allais enflammer la gomme de la semelle de mes chaussures, je vous jure !
- Hé mais non !ai-je fait.
J'ai soupiré, et j'ai voulu le rattraper. Mais même en courant au maximum de ma vitesse, il arriverait à Annabeth avant moi. J'ai entendu un bruit de moteur.
"Quoi encore?" ai-je pensé, sans m'arrêter de courir.
La voiture rouge sur laquelle Annabeth était tombée s'est mise à rouler, prenant de la vitesse. Finalement, elle a percuté le cyclope avec un bruit indescriptible, et il a explosé en fumée. Sauf que j'étais derrière le cyclope, et si Annabeth n'avait pas écrasé le frein, brutalement, juste avant de me percuter, j'aurais aussi explosé, mais pas en fumée. En quelque chose de beaucoup moins beau à voir..
Annabeth est sorti de la voiture - évidemment, qui d'autre ?
- Co..comment t'as fait ça ? ai-je demandé, ébahi. T'as fait comme dans les films, t'as bidouillé je ne sais quels câbles et...
- Arrête de dire n'importe quoi ! a soupiré-Annabeth.
Puis elle a brandi les clés sous mon nez.
- Mais..?
- Tu as encore ta tête d'ahuri, Jackson. Celle que tu as quand tu ne piges rien..
- Comment t'as les clés ? ai-je demandé, sans relever la provocation.
- Ils gardent les clés de toutes les voitures, à l'accueil du motel, a répondu-Annabeth. Il m'a suffi d'aller y faire un tour, de prendre les clés. Il n'y a que nous, et trois autres chambres occupées alors, je n'avais que trois clés à voler. Et puis, je me suis dit que je les remettrais à leur place dès demain.
- Quand ? ai-je demandé, sonné.
- Hier soir, quand tu prenais ta douche, a avoué-Annabeth. Arrête de me regarder comme ça, je ne suis pas cleptomane ! C'était une simple précaution qui nous a sûrement sauvé la vie..
- Et si un client avait voulu quitter sa chambre cette nuit ? Il n'aurait pas eu ses clés..
- Tant pis pour lui..! a répondu-Annabeth en haussant les épaules.
J'ai levé les yeux au ciel, mais je n'ai pas insisté. Annabeth m'a fait garer la voiture à sa place initiale, ce qu'elle n'était pas vraiment en état de faire avec son poignet, puis, j'ai été remettre les trois clés à leur place. J'ai bien failli me faire choper d'ailleurs. Finalement, j'ai regagné la chambre. Je me suis laissé tomber sur mon lit de camp, et j'ai soupiré.
- Il est quelle heure ? ai-je demandé.
- 6h30, a répondu-Annabeth.
J'ai étouffé un bâillement, et j'ai regardé Annabeth se faire un bandage improvisé, trouvé dans l'armoire à pharmacie de la salle de bain. J'aurais bien voulu l'aider, mais têtue et indépendante comme elle l'était, elle aurait refusé.
- Ne t'avises pas de te rendormir, toi ! a-t-elle fait, méfiante. Rassemble tes affaires..
- Oui chef..ai-je grogné, provocateur. On va où ?
- Enquêter un peu dans la ville, sur cette amnésie temporaire.
C'était une bien meilleure idée dite comme ça, qu'appliquée. On a pris un bus, qui nous a mené au centre de Phoenix, et on a erré dans plusieurs rues, sans rien remarquer de bien anormal. A croire qu'il n'y avait pas eu d'amnésie! Et si Grover et Lénée s'étaient trompés ?
- Qu'est-ce qu'on fait ? ai-je finalement demandé, au bout d'un énième tour de quartier.
- Arrête de demander ça ! s'est-énervée Annabeth. Je n'en sais rien, moi !
Je me suis laissé tomber sur un banc proche et j'ai lâché un soupir. Annabeth n'a rien dit et s'est assise aussi.
- Galère..ai-je simplement fait, dépité.
- Tu croyais quoi ? a raillé-Annabeth. Qu'on allait rencontrer Mnémosyne au bout de cinq minutes de marche ? Qu'elle allait gentiment nous rendre tous nos souvenirs ?
- Je croyais que ça serait plus facile..ai-je répondu en haussant les épaules.
- Facile !
Elle a secoué la tête. J'ai regardé ma montre. Il était bientôt 10 heure, et le soleil commençait à taper fort, maintenant. J'étais crevé, et absolument pas optimiste.
- Alors ?
- N'ose même pas me demander encore une fois "on fait quoi", a menacé Annabeth.
Alors, je me suis tu. Ne supportant pas de ne rien faire, assis sur ce banc, je me suis levé.
- Allez, viens.
Elle n'a pas posé de questions. On a continué de marcher, sans but précis, observant les gens. Il y avait bien un certain malaise, dans l'air, mais aucune véritable preuve de la présence de Mnémosyne. Vers midi, on est allés manger à la terrasse d'un café.
- Il nous faudrait plus de renseignements, ai-je fait, après avoir fini de manger. On tâtonne à l'aveugle, sans même savoir ce qui s'est passé..
- Tu comptes faire quoi ? a répliqué-Annbeth. Te pointer devant le premier venu, et lui dire "hey, salut, vous avez perdu la mémoire, récemment ?"
- C'est exactement ce que je vais faire, ai-je acquiescé.
Annabeth m'a sondé du regard, du genre "il blague ou quoi ?". Pour lui prouver que j'étais très sérieux, je me suis levé, et j'ai gagné, trois tables plus loin, un couple de la quarantaine, qui avaient l'air d'être normal.
- Bonjour, ai-je fait, un peu nerveux tout à coup, sentant le regard d'Annabeth dans mon dos. Excusez-moi de vous déranger mais..
- Non, on ne veux pas acheter quoi que ce soit que vous vendiez, a fait-l'homme en soupirant, agacé.
- Oh, non, je ne fais pas de pub ! ai-je protesté. Non, j'aurais juste quelques petites questions..Je..voilà je suis de New-York et j'ai vu ce qui s'était passé ici, aux infos et..
- Tu veux quelques informations, hein ?
J'ai hoché la tête, priant pour qu'ils ne me renvoient pas bouler.
- Très bien, assied toi..
Jackpot ! Je me suis assis, sous le regard étonné d'Annabeth.
- Alors ? a-fait la femme, qui n'avait pas encore parlé. Qu'est-ce que tu veux savoir ?
- Tout, ai-je répondu, faisant rire le couple. Non, j'en sais rien. Commencez par le début.
- C'était un après-midi normal ici, a fait-la femme. Jackson et moi étions au boulot. Quand il y a eu quelque chose de très étrange..comme..une onde.
- Une onde ? ai-je relevé.
- On a senti quelque chose, a approuvé le dénommé Jackson. Oui, une onde, c'est bien le mot. Comme quelque chose de palpable, mais invisible et..sur le coup, on a laissé passer. L'onde s'est estompée, on est retournés à nos occupations.
- Et le soir, a repris-la femme. Il y a eu une onde similaire. Comme l'autre, elle est passée. Et on s'est rendu compte, quand on a voulu se raconter notre journée..qu'on en avais franchement aucune idée.
- A partir de l'onde, je ne sais absolument pas ce que j'ai fait, a repris-Jackson.
- Donc..entre ces deux..."ondes", ai-je récapitulé, vous avez perdu la mémoire ?
Ils ont hoché la tête en coeur.
- Tou..toute la ville ? me suis-je étonné.
Ils ont de nouveau acquiescé.
- Et vous n'êtes pas plus surpris que ça ? ai-je demandé.
Après tout, c'étaient des mortels ! Ils ignoraient que la cause de cette amnésie était Mnémosyne...quel phénomène rationnel avaient-ils encore trouvé pour se rassurer ?
- Oh, c'est arrivé une poignée de fois, a-répondu-Jackson.
- Il y a douze ans, la dernière fois, a acquiescé-la femme. Ça s'est passé à San Francisco. La fois d'avant il y a...je dirais une trentaine d'année, si ma mémoire est bonne. C'était Chicago, la cible, cette fois là.
- Personne n'a jamais réussi à trouver d'explications ?
- Il y a des phénomènes qui n'ont pas d'explication..a fait-Jackson, relativement serein, en dépit de ce qui s'était passé.
- Je vois..merci infiniment pour votre temps et vos explications, je ne vais pas vous déranger plus longtemps.
- De rien, jeune homme.
Je me suis levé, et j'ai regagné notre table, avec une expression amusée.
- Tu sais, ai-je fait, en désignant son visage. Les lunettes de soleil ne garantissent pas la discrétion. Tu espionnes terriblement mal. J'étais de dos et je pouvais littéralement sentir ton regard !
- Oh, le ferme Jackson ! a grommelé-Annabeth en retirant ses lunettes de soleil pour me foudroyer du regard. Qu'ont-ils dit ?
Je lui ai rapidement relaté la conversation. Elle a réfléchi intensément.
- Au final, ça ne nous en a pas appris beaucoup, ai-je fait.
- Pas vraiment, non, a-t-elle avoué.
- Alors qu'est-ce qu'on f..ai-je commencé.
En interceptant son regard, j'ai tout de suite changé de phrase.
- Tu as un plan ?
- Toi, t'en as un ?
- Non.
- Moi non plus.
- On est bien avancés, avec ça !
On est restés encore un peu assis à la terrasse du café. Ni moi, ni elle ne savions que faire ensuite, ni où aller.
- Tu ne crois pas qu'on devrait regagner la colonie ? a demandé-Annabeth.
J'ai failli m'étouffer avec mon coca.
- Je te demande pardon ?
- L'intervention de Mnémosyne ici, si c'était bien elle, date d'une semaine, a soupiré-Annabeth. Tu crois pas qu'on est un peu en retard ? De plus, je ne vois pas l'intérêt ! On a ni pistes, ni indic', ni rien du tout !
- mais..ai-je fait, déçu. On va trouver ! Tu..tu es Puits-de-sagesse, t'as forcément un plan.
- Non..
- Tu abandonnes déjà ? me-suis je offusqué.
Elle tenait si peu à retrouver nos souvenirs ? J'étais vexé, là.
- Qu'est-ce que tu veux faire ? Traîner dans Phoenix, toute l'année, sans rien trouver ?
- Je sais pas..chercher un peu ! Se battre !
- Ton héroïsme est inutile et ridicule, a tranché Annabeth. Je suis d'avis de rentrer.
- Tu abandonnes une quête ? ai-je fait, révolté.
J'ai remarqué que j'avais haussé le ton, attirant les regards. Je me suis forcé à me calmer. L'allusion à mon "héroïsme inutile et ridicule", et son ton, m'avaient énervés.
- Percy, c'est une quête vouée à l'échec ! a répliqué-Annabeth. Je propose qu'on rentre et qu'on attende la prochaine manifestation de Mnémosyne..
- Mais ça pourrait être dans deux jours comme dans trente ans ! ai-je fait, stupéfait par son manque de combativité.
- Alors qu'est-ce qu'on fait ? a répondu-Annabeth. Hein ? Toi qui as tellement envie de te battre..?
- Euh..je n'en sais rien on..on continue de chercher et..j'en sais rien, moi !
- C'est réglé, a fait-Annabeth, en se levant. Je prends le premier train pour Long Island. L'avion est trop cher..
- Et..et moi ?
- Tu viens où tu continues de traîner ici pour rien. C'est ton choix.
Elle m'a tourné le dos, commençant à marcher vers je ne sais où. Sûrement une gare. Mes premiers mots l'ont fait stopper, et il faut dire que j'avais une fois de plus haussé le ton.
- Moi je dis que t'es une lâche ! lui-ai je crié.
Elle s'est arrêté, mais pas retourné.
- Tu es une lâche. Perdre tous tes souvenirs te fait trop peur. Tu as peur de ce qu'on avait avant, de ne pas savoir à quel point nous étions proche. Tu as peur de cette confusion, de tout ça, et par dessus tout, tu as peur de retrouver tes souvenirs..j'y ai pensé aussi..après tout, si nos parents les ont effacés, il doit bien y avoir une raison, non ? Laquelle ? Tu as peur de l'ignorer, hein ? Mais tu as aussi peur de le savoir.
J'ai marqué un temps d'arrêt reprenant mon souffle. Elle ne se retournait toujours pas. Très bien. Elle ne me donnait pas le choix.
- Moi aussi j'ai peur, figure toi. Mais mon envie de retrouver souvenirs et sentiments sont plus forts que la peur, alors...rentre bien à l'abri à la colonie. Moi je vais traîner ici jusqu'à ce que tout espoir soit perdu, et que cette quête soit vraiment terminée.
J'ai attendu un moment, mais elle ne donnait aucun signe de même écouter. Alors, j'ai payé, j'ai pris mon sac et je suis parti à l'opposé, le plus vite possible, un peu embarrassé que tout le café ait suivi notre discussion.
La question, maintenant, c'était: je fais quoi ?
