Je suis en retaaaard ! Mais d'une seule journée cette fois ^^'

merci à ceux qui lisent/laissent des revews =)

Merci à Lev pour la bêta =)

Avant de vous laisser lire, cependant, je vous met un immense trigger warning ici.

Genre vraiment.

WARNING

Scène de viol pas très implicite (pas explicite non plus)

WARNING

Je vais remettre les warning au début et a la fin de la scène en question.

J'ai énormément hésité à poster ce chapitre pour cette raison, mais malheureusement je voyais pas comment conduire le reste de mon intrigue sans ça... Honnêtement, tout mon récit devient trop malsain, même pour moi, et j'hésite vraiment à arrêter. (J'en suis au chapitre 10 dans l'écriture).

A vous de me dire si vous jugez que ceci doit avoir une fin.

D'ici dimanche prochain, j'aurais pris une décision je pense, en supprimant peut être cette fic ou en achevant pour de bon l'écriture. ça va vraiment dépendre de vos avis.

En espérant que ce chapitre vous plaira.


Mardi – 21h46


Tintin ouvrit difficilement les yeux, un peu perdu. La douleur lui rappela rapidement qu'il était encore loin d'être sorti d'affaire.

Il était toujours attaché sur cette maudite chaise. La seule différence notable était qu'il avait désormais les yeux fermement bandé. Il s'interrogea un instant sur l'utilité de ce bandeau. Il avait déjà vu leurs visages pourtant… Qu'est ce qu'ils voulaient lui cacher ?

« … Il ne parlera pas. » Emit une voix grave non loin de lui, qu'il identifia comme étant Pascal.

Ses ravisseurs semblaient être en pleine conversation, l'air tendus, et ne lui prêtait aucune attention. Du moins, il préféra continuer à mimer l'inconscience pour glaner des informations, mais surtout pour retarder au maximum le moment où les tortures reprendraient.

« On verra ça demain, faut essayer de l'user sur le long terme. Lança une voix nonchalante, celle de l'adolescent.

-Il ne parlera pas demain non plus. Insista Pascal, au grand dam de Tintin qui voyait dans cette phrase son arrêt de mort imminent.

-Qu'est ce qui te rend si sûr de toi ? »

Il sentit ses ravisseurs se tendre soudainement à l'arrivée de cette nouvelle voix, qui parvenait à être suave et autoritaire à la fois.

« Conrad ! Vous êtes venu ! » S'exclama la surnommée Eli avec une joie mêlée de crainte.

Le nouvel arrivant traversa lentement la pièce pour se rapprocher d'elle.

« Comment pourrais-je ignorer l'appel de ma tendre collègue ?

-C'est surtout que cet artéfact est plus important que vos affaires en cours, hein Patron ? » Souffla le jeune imprudent.

L'adolescent semblait avoir abandonné sa nonchalance habituelle pour un ton plus âcre, comme si…

Le gamin serait jaloux ? Songea un instant Tintin, en se disant que le chaos dans le camp ennemi pourrait être utilisé pour s'échapper. Mais comment je vais m'y prendre ?

-Impertinent ! Comment oses-tu…

-Suffit, ma douce. Notre recrue est encore jeune, un petit rebelle, comme tu l'étais à son âge. Mais je ne doute pas qu'il saura se tenir s'il tient à atteindre ton âge un jour… »

L'adolescent déglutit.

« Oui Patron. Désolé.

-Tu es pardonné mon petit. Alors, qu'avons-nous là ? »

Il sentit le chef des ravisseurs se pencher sur lui, son souffle agitant légèrement ses cheveux. Une main saisit sa tignasse et lui tira soudainement la tête en arrière, arrachant un gémissement de douleur au journaliste.

« Bah alors ? Ta maman ne t'as jamais dit qu'il ne faut jamais écouter aux portes ? »

Ce fut au tour de l'otage de déglutir sous les pointes inflexibles et autoritaires de la voix au-dessus de lui. Il avait envie de rétorquer qu'il n'y pouvait rien s'ils parlaient juste à côté de lui, mais quelque chose lui souffla qu'il valait mieux se taire.

« Pascal, qu'est ce qui te fais dire que cette frêle gazelle ne coopérera pas ? »

Ne leur dit pas, je t'en supplie. Ils vont me tuer, je ne veux pas mourir, pas maintenant, pas comme ça. Pitié !

Pascal parut hésiter un moment, puis, lacha :

« Une intuition. »

Tintin dû déployer toutes ses forces pour ne pas laisser échapper son soupir de soulagement, mêlé de deception : ce n'était pas « une intuition » qui allait arrêter cet homme.

« Je vois. Laisse-moi vérifier ça par moi-même alors. »

WARNING

Il sentit la tête du chef se pencher davantage sur lui, son souffle chaud planant comme une menace sur sa gorge sans défense. Puis, sans prévenir, une bouche fondit dessus et mordit férocement sur le côté de son cou. Tintin tenta de se débattre, sans succès, alors que l'autre main du ravisseur descendit sur son torse, lentement, de plus en plus bas, jusqu'à frôler l'intimité de l'otage. La bouche cessa de mordre, remontant sur les lèvres du jeune homme qui ne pouvait se dérober sous la poigne ferme qui lui tenait la tête en place. Une paire de lèvre s'écrasa sur les siennes, les attaquant avec les dents, mordant presque au sang. Le détective gémit, réalisant quel était le genre de torture qu'on lui infligeait.

Une main s'infiltra soudainement dans son pantalon, pétrissant son intimité sans douceur.

« Eh bien, ça ne te plaît pas ?

-Arrêtez. Arrêtez ! » commença-t-il à hurler en se débattant.

Les lèvres capturèrent à nouveau les siennes, le réduisant à un gémissement suppliant. Elles s'éloignèrent une nouvelle fois, et un chiffon fut fourré dans sa bouche sans vergogne.

Non… Non… Pitié, je vais tout avouer, laissez-moi parler, non !

« Tu n'as pas voulu parler jusqu'ici, c'est trop tard désormais… »

La porte claqua, marquant le départ des subordonnés du grand chef. Il sentit son pantalon et son sous-vêtement lui être arraché, et entendit une boucle de ceinture se défaire. Il aurait aimé être a des lieux de là. Ou mort.

« Si mes hommes n'arrivent pas à te faire parler, je ne compte pas perdre mon temps avec toi. Alors, je vais m'amuser un peu, avant de décider ce qu'on va faire de toi, minable. – deux mains se posèrent sur ses cuisses désormais nues alors que la voix rauque se pencha sur lui – Je vais faire de toi ma catin. »

Les gémissements paniqués et les « non » étouffés déclenchèrent un rire chez l'assaillant.

Un rire qui couvrit, des heures durant, les cris de douleurs étouffés.

FIN DU WARNING


Les trois ravisseurs étaient dehors, guettant les alentours dans un silence pesant et gêné.

Silence que l'adolescent se décida à briser en percevant l'énième pleur de l'otage.

« J'aime pas ses méthodes. Cracha-t-il

-Car on fait mieux ?

-Non mais… C'est pas pareil… »

Nous, on ne s'amuse pas quand on torture. On ne rit pas. On déteste ça même. Mais lui… ça l'excite. Voulu dire le blond, mais il se retint, de peur d'être punit pour sa dissidence et de subir le même sort que leur otage.

Eli soupira, fatiguée et résignée.

Au fond, elle était d'accord avec la jeune recrue. Elle posa la main sur son ventre, le regardant avec inquiétude. Quel avenir allait-elle pouvoir offrir à l'enfant illégitime d'un tel homme ?

Pascal capta son regard.

« Tu ne lui as toujours pas dit, hein ? »

La seule femme du groupe se reprit sous la question.

« Qu'est-ce que ça peut te foutre ?

-T'énerve pas. »

Le silence tendu reprit ses droits sur le petit groupe.

Le plus jeune se demandait un instant si tout cela en valait vraiment la peine. Il doutait sérieusement de la fiabilité de leur démarche maintenant. A vrai dire, il avait même envie de fuir et de prévenir les autorités… Il n'avait rejoint cette organisation que quelques mois auparavant, dénicher par Eli elle-même alors qu'il mendiait dans la rue qui l'avait vu grandir. Il avait vu une occasion d'appartenir à un groupe qui le respectait. Certes, il ne fallait pas avoir de remords, au vu des actes qu'ils devaient parfois faire pour atteindre leur but, mais il avait été convaincu du bien-fondé final de leur but. Il fallait passer par la douleur et les mauvaises actions pour purifier correctement ce monde puant et décadent, comme le disait si bien Conrad. Mais il avait ses limites, qu'il avait déjà beaucoup trop dépassé. Il n'était plus éblouie pas les lumières idéalistes du monde que leur chef leur faisait miroité. Il avait juste peur, peur de mourir, peur de lui et des actes qu'il pourrait faire, manipulé par cet enflure. Les méthodes de Conrad dépassaient largement ce qu'il pouvait supporter, lui qui n'avait jamais tué. Eli non plus d'ailleurs, sous ses airs durs et cruels, il savait qu'elle n'agissait que pour servir les buts de Conrad. Et cette simple pensée le révulsait. Certes, le but final de leur entreprise justifiait bien des choses, mais pas de cesser de penser par soi-même. La jeune femme lui avait paru si brillante, si forte, si parfaite, le jour où elle lui a tendu la main, et la voir réduite à une marionnette obéissante lui donner la nausée.

Pascal semblait d'ailleurs partager ses réprobations, mais n'en disait rien. Il était dans l'organisation depuis des années, et avait vu bien plus d'acte réprouvés que le jeune homme, il s'était habitué aux crimes et semblait attendre quelque chose pour faire part du fond de ses pensées.

Un quelque chose qui n'arrivera probablement jamais.