Bonsoir tout le monde ! Je suis vraiment désolé de ne pas avoir posté la suite plus vite mais la fac a repris (eh oui, le blocage ne pouvait pas durer éternellement ) Bref ! J'espère que ce nouveau chapitre va vous plaire ! Bizz à tous !

Réponses aux reviews :

Girl-of-Butterfly : La réaction de Blaise dans ce chapitre ! J'espère que ça te plaira !

MiladyMoOn : contente de te revoir reviewer ! Laisse moi ta review (comme d'hab ) sur ce chapitre qui j'espère te plaira aussi !

MissAndreaParker et Humphra : Noooon ! Je ne suis pas sadique Enfin juste un petit peu !

Lola : merci beaucoup pour ton assiduité à lire mes chap et à reviewer ! Une grosse biz pour toi !


Chapitre 7 :

Blaise regarda son ami et sa compagne s'éloigner. Pris d'une impulsion soudaine, il traversa rapidement la rue, sans prendre le temps de regarder autour de lui, et coura vers le jeune couple. Il héla Drago qui se retourna brusquement à l'entente de son prénom. Dès qu'il aperçu Blaise, Drago perdit aussitôt son sourire et ses yeux se voilèrent.

- Bonjour Drago, dit le jeune Zabini en se plaçant devant le couple.

- Bonjour Blaise, répondit Drago d'un ton froid.

Hermione jeta un coup d'œil perplexe et inquiet à Drago. Elle avait bien remarqué que le jeune homme en uniforme allemand qui se trouvait devant elle, n'avait pas l'air commode. Drago serra encore plus fort la main d'Hermione, qu'il n'avait pas lâché depuis de longues minutes.

- Je passais par là, et je t'ai vu de l'autre côté de la rue alors voilà ! Je voulais juste te dire bonjour et te parler un instant, en privé, ajouta Blaise en désignant d'un signe de tête Hermione qui le regardait droit dans les yeux.

La jeune femme comprit aussitôt l'allusion et dit à Drago en libérant sa main :

- Je dois aller rendre quelques livres à la bibliothèque de l'université. On se retrouve là bas dans quelques minutes ?

- Très bien, je n'en n'aie pas pour longtemps de toute façon, répondit Drago en fixant d'un ton nord son ami.

Hermione salua brièvement Blaise et se dirigea de nouveau vers l'université et s'y engouffra, troublée. Drago, rouge de colère, hurla après Blaise qui restait lui stoïque :

- Bon Dieu Blaise, tu peux me dire ce que tu fais ?

- Je pourrais te retourner la question Drago, répondit Blaise. Qu'est-ce que tu fais avec cette fille.

- Ça ne te regarde pas Blaise. Et je te prierais de nous laisser tranquille à l'avenir.

- Oh que si ça me regarde Drago, soupira Blaise. Mais crois-moi je préférais ne rien savoir du tout.

- De quoi tu parles ? demanda le jeune homme blond en fronçant les sourcils.

- Ton père, expliqua l'ami de Drago, il trouve que tu as un comportement bizarre ces derniers temps, et il m'a demandé de te suivre pour savoir ce qui se passe.

- C'est pas vrai ! hurla Drago. De quoi se mêle-t-il celui-là !

- Il se fait du souci pour toi.

- Mon père se fait du souci pour sa position sociale, répliqua vertement Drago. C'est la seule chose qui l'intéresse.

- Peut-être, répondit Blaise. Toujours est-il que tu es dans le pétrin maintenant.

- Attend une minute, dit Drago inquiet, tu n'as pas l'intention de lui en parler n'est-ce pas Blaise ?

- Ecoute Drago, si jamais il découvre que je lui aie menti, dieu seul sait ce qu'il me fera. Tu sais de quoi il est capable Drago !

- Justement Blaise, si jamais mon père apprend que je vois une française, qui plus est, une française qui fréquente l'université de la Sorbonne, tu sais qu'il va s'en prendre à elle.

- Tu tiens tellement à cette petite française alors ? demanda Blaise.

- Elle est juste…différente des autres femmes que j'ai fréquenté. Et je ne veux pas risquer qu'il lui arrive quelque chose. Promets moi que tu ne diras rien à mon père Blaise.

- Drago, je ne peux pas…

- S'il te plait. C'est le seul service que je ne t'ai jamais demandé. Blaise !

- Très bien, soupira Blaise, j'essayerai de lui cacher le plus longtemps possible, mais je ne te garantis rien.

- Merci, murmura Drago. Merci beaucoup. Tu ne peux pas imaginer ce que cela représente pour moi.

- Oh je m'en doute, cela faisait des mois que je ne t'avais pas vu sourire. Cette fille doit vraiment être exceptionnelle, dit Blaise en souriant.

- Elle l'est, répondit Drago en souriant. Et d'ailleurs, elle m'attend.

- Vas la rejoindre, dit Blaise en serrant la main de son ami. Et surtout fais attention à toi. Honnêtement je doute que je puisse tenir ton père à distance pendant bien longtemps.

- Je sais, soupire Drago, mais je vais trouver une solution.

Drago serra une dernière fois la main de son ami et courut en direction de l'université, pressé de retrouver Hermione. Blaise quand à lui, resta pensif un bon moment. Il se demandait ce qu'il pourrait bien inventer pour couvrir les petites escapades de Drago. une chose est sure, se dit-il en se mettant en route vers le quartier général de la Gestapo, cette histoire va mal finir.

Drago retrouva Hermione devant l'entrée. Elle avait l'air inquiet et tendue.

- Est-ce que tout va bien ? demanda-t-elle en le voyant arrivée.

- Oui, ne t'inquiète pas, répondit-il. Tout va bien. On va déjeuner ?

- Bien sur, je suis morte de faim, répondit Hermione en souriant.

Hermione et Drago s'en allèrent souriant vers le quartier Saint-Germain. Quartier qu'Hermione affectionnait tout particulièrement. Ils déjeunèrent dans une petite brasserie. Malgré le fait qu'elle passait un bon moment avec Drago, Hermione ne pouvait s'empêcher de penser à ce que dirait ces amis quand ils sauront la vérité. Elle chassa ses idées noires de son esprit et reprit sa conversation avec son compagnon :

- Alors qu'est-ce que tu veux visiter cet après-midi ? demanda-t-elle pleine d'enthousiasme.

- Je te laisse choisir, répondit Drago en souriant. Je te l'ai dit, je ne connais quasiment rien de Paris. Toi, par exemple, quel est l'endroit que tu rêverais de visiter ?

- Sans aucun doute, le château de Versailles, répondit Hermione. Ce château me fait rêver depuis des années. Et pas seulement le château mais aussi tout le domaine. On dit que c'est absolument magnifique.

- Tu n'y as jamais été ?

- Je l'ai aperçu de loin. Mais le château et le domaine n'ont jamais été ouverts aux publics et maintenant les allemands ont envahi les lieux. J'espère qu'ils n'ont pas tout saccagé, soupira Hermione.

- Nous ne sommes pas des sauvages, répondit Drago une lueur de colère brillant dans ses yeux.

- Alors dis-moi pourquoi le musée du Louvres a été pillé et que les plus belles œuvres d'art ont été envoyé à Berlin comme prises de guerre ? répondit la jeune femme sur le même ton.

- Tu ne peux pas comprendre, soupira Drago, sentant qu'il s'engageait dans une conversation dangereuse.

- En effet, je ne comprends pas, s'écria Hermione.

Elle était en colère, et elle savait que cela risquait de tout gâcher mais elle avait vu trop d'atrocités ces dernières années pour faire comme si elle était insensible à ce qui se passait autour d'elle.

- Je ne comprends comment des hommes et des femmes qui sont en tout point semblable à moi, peuvent se permettent de me juger, d'envahir mon pays, restreindre mes libertés, et tuer mes amis.

- C'est un petit peu plus compliqué que cela, marmonna Drago.

- Tu crois ? Vous vous croyez tous supérieur à nous. Tu crois que je n'ai pas vu comment ton ami me regarder tout à l'heure ? demanda Hermione.

- Ce n'est pas ce que tu crois, répondit Drago en reprenant de l'aplomb. Blaise est venu me parler pour m'aider. Mon père me fait suivre.

- Quoi ? demanda Hermione qui se calma un moment.

- Il trouve que j'ai un comportement bizarre en ce moment. Alors il a demandé à mon ami Blaise de surveiller et de lui rapporter mes moindres faits et gestes. Tu vois, tu n'es pas la seule à être tout le temps surveillée, expliqua Drago.

La colère d'Hermione retomba aussitôt. Elle se sentait coupable et complètement ridicule. Elle savait que Drago était différent de tous les autres allemands qu'elle avait rencontrés mais elle avait tellement peur d'être déçu et de souffrir qu'elle l'avait agressée sans raison.

- Drago, je suis vraiment désolé. Je…

- Non, je t'en prie, Hermione, n'ajoute rien, la coupa Drago. Je sais que les préjugés sont durs à combattre, de ton côté comme du mien. Mais j'aimerais juste que quand on est ensemble, on les mettre de côtés…

- Je suis d'accord, répondit Hermione en souriant de nouveau. Enfin tout ça ne nous dit pas où nous allons aller. J'ai bien une idée mais je ne suis pas sur que cela te plaise.

- Dis toujours, répondit Drago.

- Non, je préfère te faire une surprise, dit Hermione en riant. Tu as fini de manger ? on peut y aller ?

Hermione poussa presque Drago vers la sortie et l'entraîna dans les rues de Paris. Heureusement l'endroit où elle voulait emmener Drago n'était pas très loin. Ils y arrivèrent une dizaine de minutes plus tard. Avant de tourner pour arriver face au monument qu'elle voulait faire découvrir à son compagnon Hermione s'arrêta. Elle se posta derrière lui en lui précisant de ne pas bouger, et mis ses deux mains devant les yeux du jeune homme. Ce dernier ne disait rien. Il était trop heureux de ce contact et surtout de sentir le parfum d'Hermione lui chatouiller le nez et son souffle chaud dans son cou. Elle lui murmura à l'oreille :

- Je suppose que tu as déjà vu ce monument au moins une fois à Paris mais je veux que tu le regardes comme si c'était la première fois que tu le voyais, d'accord ?

- Je le ferais, promit-il.

Hermione se mit alors à le guider et ce drôle de couple parcourut quelques mètres avant que la jeune femme ne s'arrête.

- Maintenant tu peux ouvrir les yeux, chuchota-t-elle en retirant ses mains.

Drago obéi aussitôt et observa l'horizon. Il reconnut aussitôt l'endroit. Il était passé quelques fois devant sans jamais s'attarder. C'était le panthéon de Paris, que les allemands contrôlaient bien sur, mais dont les visites étaient toujours tolérées. Et Hermione avait raison, c'était la première fois qu'il l'observait réellement et ce monument avait quelque chose de majestueux. Son architecture savamment étudiée, son histoire, sa résistance, tout lui semblait imposant chez ce Panthéon.

Soudain la voix d'Hermione le sortit de ses pensées.

- J'ai toujours adoré cet endroit. C'est un des plus beaux monuments de Paris je trouve, dit-elle en contemplant l'édifice.

- On peut rentrer à l'intérieur ? demanda Drago.

- J'espère, répondit Hermione en lui prenant la main et en se dirigeant vers l'entrée.

Comme l'avait dit Hermione, l'entrée était toujours possible en particulier pour un officier allemand, et ils n'eurent aucun mal à pénétrer à l'intérieur. Drago eut le souffle coupé en s'avançant un peu plus à l'intérieur de l'endroit. Il se trouvait dans une gigantesque salle, aux dimensions extraordinaires et dont le plafond semblait se trouvait à des kilomètres du sol.

- C'est grandiose ! s'écria Drago.

- N'est-ce pas ! J'adore cette pièce. On dirait une salle de bal, répondit Hermione d'un ton rêveur.

Drago sourit et s'avança vers la jeune femme et s'inclina devant elle :

- Mademoiselle, m'accorderez-vous cette danse ?

- Tu es complètement fou, répondit Hermione en riant. Que vont dire les gens ?

- On s'en fiche, répondit Drago en la prenant dans ses bras.

Il fit valser une Hermione hilare, tout en chantonnant une valse, sous le regard curieux et intrigué de toutes les personnes présentes à l'intérieur du monument. Au bout de quelques minutes, épuisés, ils se séparèrent, et décidèrent de reprendre leur souffle tout en visitant la crypte.

Une heure après, ils remontèrent, en grande discussion, et Hermione amorça un virage vers la sortie quand Drago l'arrêta :

- On ne peut pas monter dans le dôme ? demanda-t-il désireux de prolonger sa visite magique avec la jeune femme.

- Eh bien oui, répondit Hermione en hésitant. Mais…

- Mais quoi ? demanda doucement Drago.

- C'est-à-dire que je n'aime pas trop les hauteurs, expliqua Hermione en rougissant.

- Tu me fais confiance n'est-ce pas ? demanda Drago. Je te promets que je ne te laisserai jamais tomber.

Hermione hésita un moment, puis attrapa la main que lui tendait Drago et le suivit dans l'étroit escalier qui les mènerait au sommet du Panthéon. Hermione tremblait comme une feuille et essayait à tout prix de ne pas regarder en dessous de ses pieds. Enfin, ils arrivèrent au sommet et aussitôt sa peur s'envola quand elle regarda autour d'elle. Elle avait une vue absolument imprenable sur Paris.

Elle s'avança vers la corniche et s'y adossa. Drago s'avança à son tour et se tint à côté de la jeune femme.

- C'est magnifique n'est-ce pas ? dit-elle en levant le regard vers le jeune homme.

- Magnifique, répéta Drago en levant sa main pour caresser la joue d'Hermione.

Il se pencha vers elle et posa ses lèvres sur les siennes. Il passa ses mains autour de la taille de la jeune alors qu'ils approfondissaient leur baiser. Drago serra si fort Hermione dans ses bras qu'elle dut s'écarter de lui un instant.

- Je suis désolé, balbutia-t-il. C'est juste que…

- Je sais Drago, répondit-elle, un sourire aux lèvres. Mais je ne m'enfuirais pas cette fois. Je te le promets.

Tout en disant cela, la jeune française passa ses bras autour du cou de Drago et se mit sur la pointe des pieds pour venir l'embrasser. Et Hermione avait dit vrai, cette fois, elle ne partit pas en courant et resta dans ses bras à l'embrasser pendant ce qu'il leur parut durer des heures.


Blaise était dans le bureau de Lucius Malefoy. Et il était nerveux. Il essayait de le cacher mais il était sur que le père de Drago l'avait remarqué lui aussi.

-Alors Zabini, qu'avez-vous à m'apprendre ?

- Eh bien, monsieur, votre fils va tout à fait bien. Il essaye juste de faire en sorte que vous soyez fier de lui.

- Je vois, je vois, répondit Lucius en s'asseyant à son bureau. Bien Blaise, je vous relève de vos fonctions en ce qui concerne la surveillance de Drago. par contre, je vais vous confier une autre mission. J'aimerais que vous partiez tout de suite en Allemagne et que vous portiez ces deux lettres à ma femme et à la fiancée de Drago.

Blaise tiqua brusquement. Qu'est-ce que le père de Drago mijotait ? Il prit néanmoins les deux lettres et se dirigea vers la sortie.

- Au fait Zabini, au retour vous prendrez bien soin qu'il n'arrive rien à ma femme et ma future belle-fille.

- Parce que je dois les conduire à Paris ? balbutia Blaise.

- Bien sur. Ma femme doit regler quelques affaires à Berlin mais ça ne devrait pas être long. Et puis elle a toujours dit qu'elle adorerait célébrer le mariage de Drago à Paris. C'est l'occasion rêvée, ajouta Lucius. Eh bien sur, vous partez tout de suite, sans en parler à mon fils, ça sera une surprise.

- Et quelle surprise! marmonna Blaise en sortant de la pièce.

Les ennuis commencent, pensa-t-il en s'engouffrant dans la voiture qui devait le conduire à la gare.


Voilà, j'espère que vous avez aimé et encore pardon pour le retard !

J'attends vos reviews et vous souhaite une excellente semaine à tous !

P.S : J'espère vous avoir donné envie d'aller visiter le panthéon qui est une vraie merveille. Vraiment il faut y aller au moins une fois dans sa vie !