Auteur : jharad17

Titre original : The Wrath of Rogue qui signifie La Colère de Rogue.

Traducteur : Dyneen

Disclamer : Les personnages de Harry Potter appartiennent à J.K.Rowlings. Les autres intervenants de l'histoire sont à jharad17.

Genre : Relation père/enfant SR/HP

Rating : A prioriT, mais jharad17 avait aussi mis T pour la première partie (pour ma part j'ai préféré la mettre en M mais bon…)

Remarques : Elle fait 22 chapitres pour le moment et j'ai bien évidemment l'autorisation de l'auteur pour la traduire en français.

7,5 chapitres sont dès à présent traduits...

Je n'ai plus d'accès Internet la semaine donc il m'est difficile de répondre aux reviews, mais je tiens à vous assurer que tous vos messages m'ont fait très plaisir. Un GRAND MERCI à tous !


La Colère de Rogue

Chapitre 7


Severus hocha la tête et elle s'écarta de son chemin. Il devait réfléchir à un plan, et avait une Weasley à contacter, mais d'abord il avait des excuses à faire.

La première chose que Severus nota quand il ouvrit la porte de la chambre de Harry était que le garçon avait les yeux baissés sur ses genoux. Là où était le jeune fléreur, Tarte à la Mélasse, allongé sur le dos, les pattes en l'air, sauf une, qui était repliée autour de la main de Harry, la maintenant sur son ventre pour qu'il puisse la caresser.

Ils représentaient pleinement l'image du bonheur, à cet instant, et la scène aurait donné la sensation à Severus d'être moins horrible et décevant dans son rôle de père, s'il n'avait pas noté que les yeux du garçon étaient rouges et gonflés d'avoir trop pleuré, et qu'il n'avait pas levé la tête vers Severus à son entrée, comme il le faisait presque toujours maintenant. Harry pensait clairement qu'il était moins que méritant de l'attention et de l'intérêt de Severus, et tout ce qui restait à Severus maintenant était de trouver comment détromper son fils.

Il pénétra calmement dans la pièce et s'assit sur le bord du lit. « Harry ? » dit-il doucement.

Harry se tendit quand Severus entra, et il se crispa encore quand il s'assit. Ses petites mains étaient serrées en poings, et il tenait son corps tellement raidement que des tremblements le traversaient. Il ne le regarda pas, mais sa voix se fit entendre dans un chuchotement, « Oui, monsieur ? »

Severus ne reprit pas le 'monsieur' que Harry avait utilisé, puisqu'il faisait seulement ça quand il était très nerveux, et Severus ne voulait pas rendre les choses encore pires pour lui. Au lieu de cela, il dit lentement, « Harry, je suis très, très désolé pour ce qui s'est produit à l'heure du déjeuner. » Il y avait une boule dans sa gorge qu'il avait du mal à avaler. Voir son fils tellement effrayé et ayant besoin de réconfort, mais incapable de le demander, était déchirant. Et il ne savait pas quoi faire pour le faire se sentir mieux.

« J'avais tort, Harry. Je n'aurai pas du crier sur toi. Je t'ai demandé de rester sur le canapé et je ne pensais pas que… Tu es un si bon garçon, et tu as très bien écouté ce que j'ai dit, et je n'ai pas pensé que tu pourrais trop bien écouter, et que tu pourrais ne pas utiliser les toilettes si tu en avais besoin, parce que je t'avais dit une telle chose et en attendait une autre. » Il secoua sa tête, conscient qu'il était en train de babiller, pour l'amour de Dieu, mais il était si inquiet que ses paroles soient comprises de travers, si inquiet que ses paroles précédentes aient été trop dures pour qu'il ne soit jamais pardonné. Il pouvait seulement essayer de réparer les dommages, avant que tout ne soit perdu.

« Je suis vraiment très désolé, Harry, » dit-il encore, sa voix aussi faible que le propre chuchotement de Harry maintenant, était cependant toujours teintée de désespoir. Cela avait pris tellement longtemps pour que Harry lui fasse confiance, s'il l'avait jamais vraiment fait, et Severus avait piétiné cette confiance en pleine expansion, l'avait manipulé sans se rendre compte à quel point elle était fragile, comme le verre le plus délicat. Serait-il jamais vraiment digne de la confiance du garçon ? Pourrait-il jamais la regagner ? « Je t'aime, Harry. Tu es mon fils, et j'avais entièrement tort. Pourras-tu jamais me pardonner ? »

Pour la première fois, Harry le regarda, d'un de ses petits et rapides regards comme il le faisait avant que Severus ne l'aide à comprendre qu'il pouvait regarder les personnes en face, et que Severus préférait cela en réalité. Mais il l'avait regardé, et c'était un début. Puis ses dents mordillèrent sa lèvre inférieure, et Severus aurait voulu soulager cette chair abusée, mais il était sûr que Harry se reculerait et il ne voulait pas que cela arrive.

Un autre petit regard, cette fois à travers sa frange, et Harry sembla considérer quelque chose. Severus put seulement espérer le meilleur.

« J'suis désolé, Papa. » La voix de Harry était lourde de larmes retenues. Et il avait appelé Severus 'Papa', ce que Severus avait noté que le garçon ne faisait que très rarement. Il s'était interrogé sur cela, une ou deux fois, mais avait ensuite réalisé qu'il avait dit à Harry qu'il pouvait l'appeler 'Père', ce à quoi le garçon se tenait généralement, excepté en période de grand stress, quand il retournait au nom plus familier, un qu'il se rappelait probablement de sa vie avec ses parents ; Severus ne pouvait pas imaginer le gros tas Dudley appeler son propre père 'Père', après tous. « J'suis désolé d'être un monstre. »

« Oh, non. Non, Harry, tu n'es pas un monstre. Pas du tout. »

« Si » répondit obstinément le garçon, mais il avait de nouveau baissé la tête sur ses mains, et sur Tarte à la Mélasse, qui était lovée autour de son bras, ses grands yeux bleu observant solennellement le visage de Harry. « J'ai parlé aux serpents et je vous ai menti, et j'ai fait pipi sur moi et j'ai pleuré aussi, comme un bébé. C'est bon, Papa, je sais que vous n'aimez pas les monstres. Vous pouvez me renvoyer. »

Severus sentit son visage rougir. « Je ne te renverrai jamais. Je sais que ça doit être difficile pour toi de me croire, après ce que j'ai dit cet après-midi, mais je t'aime, Harry, et tu es mon fils, et je ne te renverrai jamais à ces horribles personnes. »

« Même si je suis un monstre ? »

Severus secoua sa tête, et aurait voulu s'avancer vers le garçon, mais il garda ses mains vers lui. « Tu n'es pas un monstre. Tu es un enfant Sorcier parfaitement normal. Tu as un don que la plupart des autres Sorciers n'ont pas, mais je suis sûr que d'autres Sorciers de ton âge ont des talents que tu n'as pas. Chacun est différent, et nous avons tous différentes compétences. » Il fit une pause, reprit son souffle, et attendit jusqu'à ce qu'il pense que Harry l'écoutait vraiment. « Je suis très bon en Potions, tu sais, ce qui n'est pas le cas de tout le monde. Et tu te rappelles aussi comment nous avons travaillé pour repousser tes cauchemars ? » Harry inclina la tête, et il continua, « C'est une aptitude appelée Occlumencie, à laquelle je suis également très doué, mais que très peu de Sorciers savent utiliser. Est-ce que ça fait de moi un monstre ? »

« N-non, monsieur. »

« C'est exact. Et tu ne l'es pas non plus, juste parce que tu peux parler aux serpents. En fait, être un Fourchelang est une compétence très utile à avoir. »

Un autre regard rapide. « Vraiment ? »

« Vraiment. Aujourd'hui, par exemple, il est possible que le serpent que tu as rencontré lors de tes explorations aurait pu être irrité et te mordre ou mordre Tarte à la Mélasse, si tu ne lui avais pas parlé et si tu n'étais pas devenu ami avec lui d'abord. »

« Mais… » Harry mordilla sa lèvre. « Mais vous avez dit… »

« Que le serpent était dangereux, et il l'était. Mais nul ne peut dire combien plus dangereux il aurait pu être si tu ne lui avais pas parlé gentiment. » Severus serra ses mains ensemble, pour s'empêcher de toucher son fils. Harry avait encore trop peur, pour ça, il en était sûr.

« Ainsi vous êtes… vous n'êtes pas fâché avec moi ? »

« Non, Harry. » Severus désirait ardemment balayer les cheveux hors des yeux de son fils, et refoula cette pensée, en regardant au loin pendant un instant avant de revenir sur son fils. « Je suis fâché contre moi, puisque je suis la personne qui s'est mal comportée. Je fais passer mes classes et mes potions avant mon fils, et j'ai honte de moi. »

« Non, Papa, » chuchota Harry. « Vous êtes bon, pas comme moi »

« Tu es bon, Harry. Et tu n'es pas un monstre. Rappelles-toi ce que j'ai dit au sujet de ce mot. »

« Je ne dois pas l'employer. »

« C'est bien. » Il déglutit difficilement une nouvelle fois. « Harry, Je… S'il te plaît, j'ai besoin de savoir que tu me pardonnes, que tu me donnes une autre chance, de te prouver que je peux être un bon père pour toi. Est-ce que tu ferais ça pour moi ? »

Harry donna à un signe d'assentiment un peu saccadé, et après une douce poussée pour faire partir le fléreur de ses genoux, se jeta dans les bras de Severus. Severus bascula en arrière sous la force du petit garçon heurtant sa poitrine, et le saisit fortement, ne voulant plus jamais le laisser partir. Il pressa ses lèvres sur les cheveux du garçon et chuchota à plusieurs reprises, « je suis désolé, je suis si désolé… »

« C'est bon, » chuchota Harry en retour, en lui tapotant le dos comme s'il était celui qui devait être réconforté, « c'est bon, vraiment. »

Severus savait que ça ne l'était pas encore, pas à si court terme, mais il prendrait ce qu'il lui donnerait pour le moment.


Le reste de l'après-midi et de la soirée – car Severus n'avait aucune autre classe aujourd'hui – se passa ensemble, avec Harry sur ses genoux tandis qu'ils lisaient son livre préféré de Quidditch, et puis un dîner tranquille juste tous les deux… et Tarte à la Mélasse naturellement. Severus n'avait pas eu le cœur de dire au garçon de ne pas la nourrir à table, puisqu'elle avait cherché à aider le garçon à plus d'une occasion. Cet après-midi, par exemple, sachant que Harry était dans la détresse, elle avait évidemment essayé d'obtenir l'attention de Severus tandis qu'il était dans le laboratoire. À la différence de Severus lui-même, elle semblait seulement avoir les meilleurs intérêts de Harry à l'esprit.

Après dîner, comme Harry finissait son dessert, en léchant presque son bol de crème glacée au chocolat jusqu'à ce qu'il soit propre, il lui fit un sourire espiègle quand Severus haussa un sourcil dans sa direction, une image que Severus était très heureux de voir. Il reposa timidement son bol, et Severus laissa les assiettes être récupérées par les Elfes de Maison.

Dégageant sa gorge, Severus indiqua, « Harry, nous devons discuter de quelque chose. »

Le visage du garçon pâlit immédiatement de crainte, et Severus se dépêcha de le rassurer, « ce n'est rien de mauvais, tu n'as rien fait de mal. Nous devons juste parler de la meilleure façon dont nous pourrions passer nos journées, tout en prenant mieux soin de toi. »

« Vous pouvez prendre soin de moi, Père. »

« Je le veux, Harry, n'en doute pas. Mais je dois également travailler, pour que nous puissions continuer à vivre ici. »

Harry fronça les sourcils. « Ne pouvons nous pas vivre à l'Impasse du Tisseur ? »

« Je devrais encore travailler, malgré tout. J'aurais juste un travail différent, et peut-être que je ne serai même pas à la maison. Et j'aurai quand même besoin de quelqu'un pour s'occuper de toi quand je ne peux pas être là. »

« Mais Nelli s'occupe de moi ici. Et Fern, aussi, non ? »

« Pas comme moi je le voudrais. Ils sont utilisés pour des enfants plus âgés, pas pour de jeunes garçons comme toi, ni pour des parents qui veulent quelque chose de différent pour leur fils que ce que leur fils veut parfois. »

Harry lui donna un regard confus, donc Severus élabora, « Parfois, Nelli et Fern t'ont laissé faire des choses que je ne t'aurais pas laissé faire. Je pense que c'est parce qu'ils ont l'habitude d'être avec des enfants plus âgés, qui prennent la plupart de leurs propres décisions. Par exemple, je ne t'aurais pas laissé aller près du Lac toute la journée, et je ne t'aurai pas laissé partir avec seulement une tranche de pomme et quelques gorgées de lait au déjeuner. Est-ce que tu comprends ? »

« Je pense, Père. » Harry glissa sa lèvre inférieure entre ses dents. « Mais Nelli est gentille. »

« Oui, elle l'est. Mais elle n'est pas une gardienne appropriée pour toi. »

Inexplicablement, les yeux de Harry se remplirent de larmes, bien qu'elles ne tombent pas. « Vous allez m'envoyer loin. »

« Oh, Harry. » Severus ferma les yeux sur la douleur de sa poitrine. Mais il devait être la personne courageuse ici, et donc il ouvrit ses yeux et soutint le regard du garçon. « Je ne t'enverrai jamais au loin jamais. Mais tu te rappelles, quand Drago est venu ici pendant une semaine, et ensuite Ron ? Je pensais que peut-être Mme Weasley pourrait encore venir passer quelques temps avec nous, et apporter Ron avec elle. Et puis, peut-être que tu pourrais passer du temps dans sa maison, en échange. Peut-être que nous pourrions faire comme si c'était juste l'école, un jour d'école ? Peut-être que tu pourrais aller dans sa maison pendant la journée, et ensuite je viendrais te chercher quand mes classes seraient finies. Aimerais-tu cela ? »

Tarte à la Mélasse, qui s'était installée sous la chaise de Harry durant les dernières minutes, sauta alors une nouvelle fois sur les genoux du garçon, comme si elle sentait son malaise. Harry la caressa et frotta une de ses oreilles entre ses doigts. La tension dans ses épaules diminua légèrement en conséquence. La lèvre fut mordillée entre ses dents encore une fois, cependant, jusqu'à ce qu'il dise, « Je ne veux pas partir ici. »

« Ce ne serait pas pour très longtemps, Harry, et comme je le disais, je leur demanderai de venir ici d'abord. » S'ils le pouvaient. Severus devrait parler avec Molly rapidement. Ce soir peut-être.

Harry donna un signe d'assentiment hésitant, et Severus se dépêcha d'indiquer, « Si tu ne veux pas le faire, nous trouverons autre chose, je te le promets. Je ne veux pas que cela t'ennuie, d'accord ? »

« D'accord. C'est d'accord, Père. »

Severus n'était pas sûr que ce soit la vérité, mais c'était quelque chose à organiser de toute façon. « Est-ce que tu veux encore lire ? » demanda-t-il, et les yeux de Harry s'éclairèrent. « Nous pouvons nous asseoir devant le feu et prendre un chocolat. »

« Oui, s'il vous plaît. »

« Mets d'abord ton pyjama avant ça, au cas où tu t'endormirais. » Severus sourit au garçon. « Puisque que j'ai réalisé que ma voix pouvait être très tranquillisante. »

« Je ne dors pas, » protesta le garçon, bien qu'il l'ait juste fait les deux dernières fois où ils avaient lu ensemble durant la soirée. « Je me repose juste. »

« Bien sûr, » indiqua Severus, en évitant de lui faire un sourire moqueur. « Mais mets quand même ton pyjama d'abord. »

« Oui, monsieur… Hum, Père. »

Severus hocha la tête, et observa Harry courir jusqu'à sa chambre pour se changer rapidement avant de revenir en courant, un livre fortement serré dans sa main. C'était celui que McGonagall lui avait donné, sur une douzaine de contes de fées Sorciers avec des images colorées et brillantes et des mots écrits assez gros que Harry pouvait presque suivre si Severus lisait lentement.

Une fois que le chocolat fut commandé, ils s'assirent ensemble dans le fauteuil près du feu, avec Harry sur ses genoux et blottit dans les bras de Severus. Tarte à la Mélasse, sur les genoux de Harry, ronronnait et pétrissait sa jambe avec ses pattes, tout en gardant ses griffes soigneusement rentrées, à la satisfaction de Severus.

Severus pencha sa joue contre les cheveux de Harry, qui étaient aussi foncés et épais que les siens, et embrassa doucement sa tête. Il ouvrit le livre à l'histoire suivante, car ils en avaient déjà lu plusieurs, et commença à lire, « Le conte du Gant Sorcier. Il était une fois… »

Comme prévu, Harry s'endormit avant qu'ils n'aient fini la seconde histoire, mais Severus n'en était pas trop étonné, car le garçon avait eu une journée éprouvante. Il porta Harry jusqu'à sa chambre et l'allongea sur le lit, souriant légèrement quand le fléreur qui le suivait, sauta alors sur le lit, pour se blottir dans les bras de Harry, à moitié sous la couverture. Severus embrassa le front du garçon, et repoussa ses cheveux de la cicatrice en forme d'éclair. « Dors bien, » chuchota-t-il, en laissant ses doigts s'attarder sur la joue pâle pendant un instant avant de partir appeler la matriarche Weasley par cheminette.


Molly fut d'accord pour venir immédiatement, et lui parler en personne, ce qui était très gentil de sa part, en considérant l'heure tardive.

« Vous n'en avez toujours pas assez de moi ? » demanda-t-elle avec un sourire pendant qu'elle s'asseyait dans un des fauteuils.

Severus passa commande de thé aux cuisines, et lui en offrit une tasse qu'elle accepta poliment. « C'est une façon de voir les choses, » dit-il impassiblement, pas d'humeur pour les taquineries.

Son sourire disparut, tandis qu'elle prenait une gorgée de sa boisson. « Que s'est-il produit ? Est-ce que Harry va bien ? »

Faite-lui confiance pour deviner le cœur du problème. Avec un petit soupir, il lui dit ce qu'il s'était passé durant la journée, et il admit même son horrible comportement, voulant ne rien omettre de sa faute, pour qu'elle puisse juger de la gravité de la situation, et pour qu'elle puisse mieux l'aider dans ce qu'il avait besoin. Dans ce que Harry avait besoin.

Elle resta silencieuse pendant un long moment, quand il eut fini, et sirota pensivement son thé, en l'observant par-dessus le bord de la tasse. Finalement, elle hocha la tête. « Bien, c'est une belle erreur, n'est-ce pas. » Ce n'était pas une question, et Severus ne répondit donc pas. « Il est évident que les Elfes de Maison sont presque inutiles dans ce cas. J'aurai du écouter Charlie. Il me l'avait déjà mentionné. J'n'ai jamais fait beaucoup confiance aux Elfes de Maison moi-même. Trop servants-serviables à mon goût. »

Severus s'abstint d'indiquer quelque chose sur leur grande utilité dans les bonnes circonstances, puisque ça n'aiderait pas sa cause. Au lieu de cela, il hocha la tête. « Vous voyez mon dilemme. »

Molly sourit d'un air entendu. « Vous avez besoin de quelqu'un pour prendre soin de Harry tandis que vous enseignez à vos classes. Quelqu'un qui s'occupera de lui comme de son propre enfant, qui le surveillera, et s'assurera qu'il mange et n'ai pas de problème, et qui soignera tous les genoux écorchés qu'il aura, ou les éraflures qu'il se fera. » Elle fit une pause, finit de boire son thé, et lui donna un autre sourire. « Quelqu'un comme moi. »

Avec un soupir, Severus ravala sa fierté ; il ferait ce qu'il y a de mieux pour le garçon, même si ça lui prenait tout ce qu'il avait. « Oui. S'il vous plaît. »

« J'en serais heureuse, Severus. J'aimais beaucoup Lily et James. »

Severus ouvrit sa bouche pour lui indiquer que c'était son fils, pas celui de James, et qu'elle devrait aimer Harry pour ses propres mérites, comme il le faisait, mais il se tut une nouvelle fois. Elle en viendrait à aimer le garçon, aussi. Elle avait assez d'amour pour tous ses enfants, n'est-ce pas ? « Bien, » dit-il à la place. « J'ai parlé à Harry au sujet de cette possibilité plus tôt dans la soirée. Je le connais…. Je veux dire, il s'inquiète que sa garde par une autre personne durant la journée signifie que je veux l'envoyer loin de moi, et il se sent déjà assez peu en sécurité comme ça. J'espérais… c'est … »

« Crachez le morceau, Severus. Je ne vais pas vous manger. »

Il hocha la tête, et dit avec précipitation, « je voudrais que vous puissiez passer quelques jours ici, peut-être avec votre plus jeune garçon, jusqu'à ce que Harry s'habitue à l'idée. »

Elle resta silencieuse une nouvelle fois, considérant sa demande, et Severus espérait qu'elle conviendrait que c'était le mieux pour Harry. Enfin elle dit, « J'ai Ginny à la maison, aussi, et les jumeaux. Aucun d'eux ne peut être laissé seul toute la journée. »

Bien sûr. Il avait oublié. Elle avait d'autres responsabilités, juste comme lui. Lentement il dit, « vous pourriez, peut-être, apporter votre troupe avec vous si vous venez. Juste pendant quelques jours. Je suis sûr que ça ne dérangerait pas Albus. Et cela serait aussi plus facile pour Harry, ne pensez-vous pas, s'il rencontrait vos autres enfants ici, où il a déjà l'habitude d'être ? »

Le regard de Molly s'intensifia. « Et vous êtes d'accord avec ceci ? D'avoir ma 'troupe' dans les pattes pendant plusieurs jours ? »

« Si ça peut aider Harry, oui. »

Elle hocha la tête pensivement. « Vous avez changé, Severus Rogue. Et en mieux, à ce que je peux voir. » Elle sourit ensuite, une sorte de sourire maternel, comme si elle allait prendre Severus sous son aile, aussi bien que son fils. « J'en parlerai avec Arthur et je vous fais savoir ma décision dans la matinée, d'accord ? Mais d'une manière ou d'une autre, je serai ici demain pour le petit chéri. De cette façon vous n'aurez pas besoin de vous inquiéter pour lui. »

Severus souffla de soulagement. « Merci, » dit-il sincèrement.

« Tout va bien, mon cher. Ca demande de la pratique, d'être père, et vous avez été jeté au milieu d'un chaudron en ébullition. » Elle hocha encore la tête, son regard scrutant son visage. « Vous savez, Severus, tous les parents font des erreurs. Même ceux d'entre nous qui ont plus d'expérience. Nous devons juste accepter qu'elles se produisent, apprendre ce que nous pouvons d'elles, et avancer. Tout ira bien. »

Il hocha la tête, pas tout à fait convaincu, mais ensuite elle se pencha en avant et tapota sa main. « Je vous verrai demain matin, » dit-elle, puis elle hésita brièvement avant d'ajouter, « Je sais vous voulez que Harry vous pardonne pour ce qui s'est produit aujourd'hui, mais… essayez de vous pardonner aussi. »

Il regardait toujours fixement l'endroit qu'elle occupait tandis qu'elle rentrait chez elle par Cheminette, encore effrayé par sa perspicacité et son accord de l'aider.

Ce ne fut pas long avant que sa rêverie devant le feu ne soit interrompue par des cris en provenance de la chambre de Harry, et il se précipita là-bas pour aider son fils pour une autre phase des cauchemars. Alors qu'il tenait le garçon, en le berçant et en murmurant doucement dans ses cheveux qui tout allait bien, qu'il ne le laisserait jamais, il souhaita ardemment mieux savoir comment aider le garçon, et ce dont Harry avait si désespérément besoin. Il était découragé à cet instant, pensant que peut-être il ne serait jamais convenable pour cette tâche, qu'il n'était pas assez bon ou assez fort pour son fils.

Mais au milieu de la nuit, comme il était enfin parvenu à rendormir le garçon et qu'il allait dans son propre lit, les mots de Molly lui revinrent, et il sut qu'il devait les prendre à cœur ou il ne traverserait jamais un autre jour en tant que père de Harry.

Acceptez de faire des erreurs. Pardonnez-vous.

Deux des choses les plus dures dans le monde à faire pour lui. Mais il apprendrait comment faire, il le devait. Dans l'intérêt de Harry.

A SUIVRE

Petit mot de la traductrice :

Une réconciliation et de nouvelles résolutions ! Espérons que tout se passe bien maintenant !!

A bientôt

Bye