Voilààà ! Il est plus long que les autres !! Merci beaucoup à ceux qui ont reviewer !

Ce serait bien que ceux qui m'ont mis en alerte et favoris et tout prenne quelques secondes pour me reviewer, ça me ferait vraiment plaisir !

Il faudrait que vous écoutiez Jeune et con de Damien Saez, ça aide vraiment pour ce point de vue ! Et ensuite il y a une autre chanson à la fin et il faudrait l'écouter aussi !


Chapitre 6 :

POV Edward :

Encore un jour. Un jour de plus avec cette boule au ventre.

Un jour de plus où une voix dans ma tête me criera à quel point je devrais être mort, à quel point, je ne suis qu'une pourriture de plus dans ce monde.

Encore un jour à voir tout leur regard, eux qui ne disent rien, mais pensent bien trop fort.

Eux qui me soutiennent mais que je répugne.

Comment pourrais-je leur en tenir compte, je me hais, ne me supporte plus. Je hais mon reflet. Je ne compte plus les miroirs que j'ai brisé. Et inlassablement, ma mère en remet un nouveau, poursuit sa routine, fait comme si tout allait bien, alors que ce n'est pas vrai.

Depuis près de un an, je vis cloîtré et à part pour faire mes jogging, je ne sors plus.

Les gens ne m'intéresse pas et j'ai l'impression que même les inconnus me jugent.

J'ai peur, peur d'être rejeté, jugé pour ce que j'ai fait, pour ce que j'étais.

Je me sens mal. Des regrets m'assaillent sans arrêt et si je n'avais pas commencer ce jour-là ? Si ce jour-là, je n'avais pas voulu frimer ?

Elle serait toujours là.

On serait toujours en train de s'aimer, de faire l'amour dans ma chambre, de refaire le monde.

Je n'arrivais pas à reprendre pied, à trouver quelque chose qui vaille la peine que je me lève le matin.

Je n'arrivais pas jusqu'a ce que je frôle la mort.

Vous allez vous dire, que je me suis rendu compte que la vie méritait d'être vécu et tout le baratin qui accompagne généralement un accident de ce genre, mais non.

Il y a juste une question qui m'obsède jour et nuit depuis :

Pourquoi pleurait-elle ?

Je sais que c'est bizarre, mais j'ai vraiment envie de savoir. Envie de savoir de ce genre de question qui une fois posée, vous font tourner en rond jusqu'a ce que vous ayez la réponse.

J'avais aucun moyen de savoir bien sûr et il fallait que je me fasse violence pour pas me demander car je savais que je ne saurais jamais !

Puis Emmett a ramené une fille en pleine de nuit avec mon père et je l'ai reconnu. J'étais tellement content ! J'allais pouvoir lui poser c'te foutu question, peu importe comment elle le prendrait, il fallait que je sache.

Alors j'ai été voir mon père et je lui ai demandé ce qu'elle avait. Il m'a dit qu'elle venait de se rendormir en voiture après s'être réveillée du malaise.

Il m'a aussi dit que c'était ce malade dont tout le monde parlait en ce moment, qui l'avait blessée.

Je me suis retourné, je l'ai observé et j'ai fait le lien avec son prénom. La Isabella Swan poursuivie par un détraqué et la Bella en larmes que j'avais conduit à un café.

Ils l'ont monté à l'étage dans la chambre d'amis.

Tout ce que je me suis dit à cet instant, c'était que le destin existait vraiment. J'y avais toujours un peu cru et là, ça me confortait dans mon idée.

Franchement, combien de chance pour que Bella et Isabella soit les mêmes ? Pour que cette fille se retrouve chez moi, après m'avoir infligé une torture mentale ?

Toute façon, cela n'avait plus d'importance, elle était ici maintenant. Et pour la première fois depuis un an, je savais que j'aurais envie de me lever le lendemain matin.


Toute la famille s'est lévé très tôt ce matin et Bella aussi, à peine le soleil est-il levé qu'elle l'est aussi. Avant qu'elle arrive, on se demandait ce qu'il fallait faire. Esmée a décidé qu'elle allait rester ici, tout le monde est d'accord. On ne peut pas appeler la police ou Emmett perd son emploi, Alice a dit qu'elle allait se charger de lui en parler. Parce que qui sait, peut-être que Bella veut prévenir les gens qu'il n'est pas loin.

Une fois qu'elle est descendu, Emmett ne perd pas de temps.

- Bells tu te souviens d'hier ?

C'est mignon Bells mais je préfère Bella...

- A peu près oui...

- Quand je suis rentré, je t'ai trouvée dans ton lit, tu avais la tête qui saignait...

- Tu m'as amené ici pour si peu ? Tu sais très bien que je suis super maladroite pourtant...

- Bella... me prend pas pour un idiot... Je sais très bien qu'il y avait Phil.

Pourquoi elle veut pas qu'on sache ça ? Elle est étrange cette fille si vous voulez mon avis... elle cache des trucs, c'est évident.

- A moins qu'il n'y ait d'autres psychopates après toi, je... regarde ton bras gauche Bells.

J'ai rarement vu mon frère comme ça, aussi calme et... doux.

Alice, ma mère et moi, on se lève derrière le fauteuil de Bella. Emmett nous a pas parlé de ce truc. Elle soulève son haut doucement et on voit toutes ses coupures. Emmett lui retourne le bras dans un sens précis, apparement y a quelque chose à comprendre... ah oui... Oh...

- Oh putain ! Le malade !

- Ouai, t'as vu... incroyable.

- Quoi ? Mais quoi, dites moi bordel !

Bon ben je vais lui montrer, elles n'ont pas l'air de comprendre.

Je me penche sur elle, elle sent bon, tiens...

Je trace les lettres et je lui murmure : Tu m'as manqué.

Elle a l'air sous le choc et franchement je la comprends, il l'a marqué de la manière la plus irreversible, les cicatrices mettront du temps à partir c'est sûr.

- Bells ?

- Hum ?

- T'es pas vraiment sortie hier, hein ?

Elle nous avoue ce qu'on avait deviné en secouant négativement la tête.

- Bordel Bells ! T'aurais pas du faire ça ! Il faut toujours quelqu'un avec toi, tu le sais pourtant, hein...

Je vous jure qu'on voit très rarement mon frère ainsi, il a vraiment l'air touché par Bella.

Je préfère m'éloigner, je sens que ce moment va devenir trop intime, et j'aime pas ça. Je vais me sentir de trop. D'ailleurs, on fait tous pareil. On apprendra à connaitre Bella mais pour l'instant il n'y à qu'Emmett qui puisse l'aider.

- Je suis désolé, je suis désolé... Répète-t-elle sans fin.

Ils parlent tout bas, on ne comprend pas ce qu'ils disent et ils sont dans leur petite bulle, j'ai l'impression de nous revoir, Emmett qui la berce et elle qui pleure dans ses bras.

Il faut que je m'éloigne encore. Je ne veux pas voir ça, car c'est le reflet de ce que j'étais il y a quelques temps et de ce que je ne serais plus jamais.

Elle semble aussi déterminé qu'elle et elle se lève pour nous parler, le même genre d'air sur le visage.

- Je suis vraiment désolé, je voulais juste pas-pas gâcher votre Noël et que Emmett puisse venir vous voir tranquillement... Et j'avais pas le courage d'aller avec mon père, y aurait eu...

- Le crétin, répond Emmett à sa place.

Elle aquiesce et esquisse un sourire.

Ensuite Alice l'appelle, elle va lui parler de shopping, la mettre en confiance comme seule ma soeur peut le faire.

Alice nous manque à tous depuis qu'elle est partit à Port Angeles mais elle est épanouie alors je suppose qu'on doit tous être heureux pour elle, hein ?

J'avoue que j'ai du mal, j'aime pas être hypocrite. Généralement peu importe mon ressenti, on peut le voir sur mon visage, je ne fais pas d'efforts pour masquer quoi que ce soit.

Emmett nous a dit qu'il n'a aucune fringue pour elle, dans sa grande intelligence il n'a prit que son sac à main et franchement c'est déjà ça...

Alors c'est shopping pour elles et Emmett les accompagnent évidemment ainsi que Jasper. Lui, il ne quitte pas Lily, je ne sais pas ce qu'elle a fait pour lui mais on dirait qu'il est drogué à elle. Elle est sa dose de Lilycaïne.

Ils voulaient tous que je vienne faire du shopping avec eux, mais je ne vais pas dehors, je ne veux pas voir les gens.

Je suis bien mieux ici à m'appitoyer sur ma misérable vie. Oui je sais, c'est pitoyable.

Je vais dans mon endroit. Personne ne connait ce lieu. Il faut marcher un tout petit peu et sortit du sentier alors personne n'y va jamais.

Ce n'est qu'un arbre. Un immense saule pleureur en fait et j'ai l'impression que ses longues branches me protègent de tout. Je sais que quand je vais dessous, personne ne me trouvera, il faut dire que les les branches très basses me cachent très bien. Et j'ai dans l'illusion et l'espoir que personne d'autre n'y est jamais allé et cette idée me plaît. Que je puisse pour une fois faire ou trouver quelque chose d'unique et qui n'appartiennent qu'à moi.

Et je reste assis là, à penser à tout et rien, des heures peut-être.

Je les entends rentrer d'ici, en même temps la Jeep d'Emmett, c'est pas le plus discret des véhicules.

Je rentre à la maison, histoire de voir à quel point Bella à été impuissante face à la tornade Alice dans les magasins.

Sur le perrons, je me stoppe, plutôt surprit. Bella n'a que trois sacs.

Oui, oui, vous vous dites que trois sacs, je suis fou, c'est déjà bien assez. Mais quand on associe Alice plus shopping dans la même phrase, tout est relatif.

En fait, là Bella devrait être contente de n'avoir que trois sacs.

Les deux montent à l'étage histoire de tout ranger et je sais qu'Alice va s'enfermer avec Jasper dans sa chambre et va tout réessayer devant lui.

Je vois Bella du rez-de-chaussé, elle entrebaille sa porte de chambre, elle pose le sac près de la porte et referme. En voilà une qui n'est pas prête de tout réessayer.

Je la vois qui va vers le bout du couloir.

Je monte moi aussi à l'étage histoire de voir ce qu'elle va faire et je vois qu'elle vient de toquer à une porte. A ma porte. Puis elle ouvre.

- NAN !

Elle se retourne d'un coup, j'ai du lui faire un peu peur.

- C'est ma chambre.

Elle se retourne dans l'embrasure puis elle ressort précipitamment et ferme la porte.

Je lui ai peut-être un peu fait peur.

- Oh-je-je suis désolé, je cherche la chambre de tes parents, Alice m'avait dit que c'était à un des bouts du couloir, mais j'ai du me... me tromper.

Elle a vraiment l'air désolé. Mouai. Ma chambre, c'est mon cocon. Je refuse qu'on entre dedans sans permission. Je refuse qu'on entre dedans tout court. J'ai déjà du mal à y aller moi-même l'esprit tranquille...

Bella me passe devant, elle s'excuse une dernière fois et rentre dans sa chambre.

J'ai failli oublier la question que je devais lui poser avec ce léger incident !

- Bella ? Je peux entrer ?

- Oui, vas-y...

Elle est en train de mettre un C.d dans le lecteur, elle vient probablement de l'acheter, c'est Scarabée de Vanessa Paradis, qui donne un air mélancolique à la pièce. Puis elle s'assoit sur son lit.

- Euh, je suis désolé, euh je voulais te parler aussi mal...

- C'est rien, t'inquiète.

- Je peux te demander un truc ?

En tailleur sur son lit, elle tient un coussin sur son torse qu'elle a l'air de serrer comme si c'était sa bouée de survie et moi je fais tâche en restant près de la porte. Alors je la ferme et m'avançe un tout petit peu.

- Tu peux t'assoir sur le lit si tu veux, c'est chez toi après tout...

- Non, non, c'est bon.

- Alors tu voulais quoi ? Elle parle d'un ton neutre mais je sens qu'elle est pressée que je parte. Je sens qu'elle va craquer.

- Depuis le petit, hum, incident on va dire, je me pose une petite question mais j'avoue qu'elle me trotte dans la tête depuis longtemps... Pourquoi tu pleurais la dernière fois ? Enfin, je veux dire, j'ai vu que t'avais les yeux les rougis alors je me suis dit... je me suis dit, qu'est ce que fait une fille sur un chemin, l'air perdue et en pleurs ?

Elle relève la tête vers moi, un instant surprise, puis pose son menton sur le coussin et ses yeux se perdent dans le vide. Je m'approche un peu et je vois qu'elle pleure silencieusement. En fait, ça fait plutôt comme si les larmes coulaient sans qu'elle ne s'en rendent compte, aucun hoquètement, aucun gestes, juste rien.

Je voulais pas qu'elle pleure. Quand je vous disais que j'étais une pourriture, vous voyez ? Une question et je l'ai fait pleurer. Je me fais l'effet d'être un monstre.

Je sais pas comment on console quelqu'un. Je sais plus. Alors j'essaye de me rappeler comment je faisais avec elle quand elle me parlait de sa famille.

Je crois bien qu'elle aimait que je la prenne dans mes bras. Oui, c'est ça. Je veux pas voir cette fille pleurer, surtout pas à cause de moi, alors je me met en tailleur sur le lit en face d'elle, et je l'entoure de mes bras. Elle à l'air étonnée mais elle dit rien.

Peut-être qu'elle est en manque de calin et que c'est pour ça qu'elle dit rien.

Elle a sa tête sur mon épaule et ça me rappelle des souvenirs, des bons et des mauvais quand j'étais avec elle. N'empêche, exceptionnellement, je l'avoue, mais un calin, ça fait du bien, parce que j'ai l'impression qu'elle me console en même temps.


Donc voilà !!

J'espère que vous me laisserez TOUS une petite trace de vos impressions sur ce chapitre ! Allez avec quelques secondes, vous faite une heureuse et votre B.A de la journée ! ;)

On devrait pouvoir monter haut les reviews si vous me mettez tous un ptit mot !! Même si c'est juste " cool", "oulala " ou " eurk " x) Même si ce dernier je préfère pas lol

Jlv