Titre : Objective Data
Auteur : walkandtalk
Résumé : Un jeune vulcain décide de trouver un partenaire pour son tuteur, Spock. Après de minutieux calculs, Cadet Kirk se révèle être, évidemment, le meilleur choix.
Disclaimer : Rien ne m'appartient, l'histoire est celle de walkandtalk. Quand à l'univers de Star Trek, nous n'en sommes pas propriétaires
Bêta-reader : L'adorable Onyr Sappho Wilde:)
Chapitre 7 :
Reporter les Résultats, Partie II
Seulement une heure après l'incident du couloir, Jim était assis devant la console d'ordinateur dans le bureau d'aide du Laboratoire de traitements de données Astrométriques, en essayant de lire à travers une thèse les mouvements de solidarité interstellaire du quadrant Bêta.
« Je sais que tu m'observes. » Dit Jim à la chambre vide, pas surpris de voir une tête dépasser de derrière une étagère. « Senik, je pensais qu'on avais un accord. »
« Notre accord était que j'obtienne la permission de le vous observer. Je l'ai obtenue, et je n'ai pas été mis au courant de toute nécessité de renouveler ledit accord. » Déclara Senik, toujours debout près de l'étagère à plusieurs mètres. « Dans les deux cas, je ne suis pas là pour mener des observations scientifiques. »
Jim attendait en silence, regardant avec fascination Senik lutter intérieurement contre quelque chose. Il se dirigea vers le bureau de Jim et lui remit une tablette.
« J'ai passé un accord avec Spock. Je devais être transparent dans mes efforts, tant que cela ne nuisait pas à la nature objective de mes observations. » Continua Senik. « Je vois maintenant que mon rôle en tant que scientifique est compromis, et il est alors logique de mettre fin à mon étude. »
Jim prit la tablette offerte, reconnaissant celle que Skeral avait prise à Senik une heure plus tôt. « Qu'est-ce que c'est ? »
« Mes recherches et observations de ces dernières semaines. Elles sont inaptes à être publiées. » Admis Senik, un peu tristement.
« Mais pourquoi me les donner ? » Demanda Jim, à la fois prudent et intrigué par le contenu imaginé de l'étude de Senik.
« Mon hypothèse était bonne, comme en témoignent mes données. » Déclara Senik, sincèrement. « Je crois que cette étude peut avoir de la valeur pour vous. »
« Pourquoi ? »
« Allez-vous accepter une affectation sur le Shenandoah ? » Répliqua Senik.
« Je ne sais pas, c'est une grande décision. » Dit Jim, décidant de ne pas s'interroger sur comment le jeune Vulcain connaissait l'offre potentielle du Capitaine Cho.
« Alors, vous voulez toutes les données disponibles pour prendre la décision la plus logique. » Déclara le garçon.
« Tout n'est pas question de logique et de données, Senik. Il y a aussi ce que je veux pour moi, pour ma carrière – »
« – et les personnes que vous aimez. » Ajouta Senik.
Jim cligna des yeux, surpris par la réponse perspicace du garçon Vulcain. « Oui. Ça aussi. »
Senik hocha la tête et leva la main à la manière Vulcaine. « Longue vie et prospérité, Cadet Kirk. »
Jim leva la main dans un salut passable en retour. « Longue vie et prospérité. »
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Pas moins de trente minutes plus tard, alors que Jim passait attentivement en revue les mots sur son écran, son sixième sens l'avertit qu'il était observé. Il leva les yeux, surpris de trouver Spock debout devant son bureau, les mains étroitement jointes derrière son dos, le regard vide.
« Je suis désolé de vous interrompre dans votre travail. » Dit-il, sa voix vide de toute trace d'émotion.
« Oh, je ne travaille pas. Senik était ici, il voulait me faire lire ses données de recherche. » Dit Jim, en repoussant le PADD. « Est-ce que ça va ? »
« Je vais bien. » Dit Spock, bien que sa posture affirme le contraire.
« Est-ce que Skeral … ? »
« Il est en ce moment-même interrogé par la sécurité de l'Académie et sera sanctionné de manière appropriée. » Déclara Spock.
« Avez-vous – »
« J'ai besoin de savoir – »
Ils stoppèrent et Jim hocha la tête vers Spock. « Vous d'abord. »
« Je dois savoir si vous avez une relation avec le Cadet Skeral. »
Les yeux de Jim s'écarquillèrent de manière presque comique. « Il vous a dit ça ? »
« Non. Et ce n'est pas une réponse. »
« Bien, la réponse est non. » Dit-il. « Vous pensez que je vois d'autres personnes ? »
« Je n'ai fait aucune hypothèse, mais cela ne constitue pas une possibilité déraisonnable. » Déclara calmement Spock.
« Pourquoi serait-il raisonnable de penser quelque chose comme ça ? Qui je pourrais voir ? » Jim se leva, claquant la tablette sur le bureau. « Plus logiquement, quand aurais-je eu le temps ? »
Spock ouvrit la bouche, mais rien ne sortit pendant un moment. « Je vois que je vous ai mis en colère. Excusez-moi, ce n'était pas mon intention. »
« Alors soyez clair. » Dit Jim, sa voix sonnait beaucoup trop fortement dans la salle presque vide.
« Vous n'avez pas demandé à officialiser notre relation. » Avança Spock. « Je ne voudrais pas que vous vous sentiez obligé de le faire, je ne voudrais pas que vous vous sentiez obligé en raison de votre possible affectation à bord du Shenandoah. C'est une excellente occasion pour vous, et cela peut répondre à vos besoins à court terme. »
« Mes besoins … » Marmonna Jim, en colère face à la suggestion. « Vous pensez que je cherche du court terme avec le Shenandoah et que je ne peux pas gérer un engagement plus important comme avec l'Enterprise. Eh bien, je l'aime vraiment, l'Enterprise, plus que tout, réellement. Et peut-être que j'ai attendu avant de m'engager avec parce que je le comprends la façon dont il fonctionne, dont il est fait. Est-ce que vous y avez pensé ? »
Spock recula légèrement aux mots de Jim. « Je ne crois pas que vous parliez encore des vaisseaux. »
A ce moment, une des machines de l'arrière salle bipa, et Jim leva les mains en l'air. « J'abandonne ! » Dit-il, et il se tourna pour faire son travail, sans aucun regard pour le Vulcain surpris.
Jim se pencha sur la grande machine, et fut surpris quand une main le retourna brusquement et le poussa contre un mur.
« Vous n'avez pas le droit d'être – »
« Je n'abandonne pas. » Insista Spock, sa main levée caressant le visage de Jim. « Je ne veux pas que vous me rejetiez à cause de mon mauvais comportement de tout à l'heure. »
Jim inspira, oubliant de quoi ils parlaient. Spock le touchait. Enfin.
« Vous avez dit hier que vous aviez toujours su où vous en étiez avec moi. » Dit Spock, se penchant, leurs lèvres se touchant presque. « A côté de moi. Je voudrais que vous soyez à mes côtés. »
« Même sur l'Enterprise ? » Demanda Jim, le regard plongé dans les yeux bruns foncés face à lui.
« Partout. » Chuchota Spock, et Jim réduit l'écart entre leurs lèvres avec un grognement satisfait. Spock lui retourna avidement et maladroitement le baiser. Jim passa ses doigts dans les cheveux noirs et épais, se délectant de la courbe d'une oreille et du bruit que Spock fit quand il mordilla sa lèvre inférieure. Une des mains de Spock passa sous la chemise de l'uniforme de Jim et se traça un chemin dans le dos de l'humain, qui gémit et pressa ses hanches contre celles du Vulcain.
Ils se séparèrent lorsque l'ordinateur sonna, alertant Jim qu'un client était à la réception. Heureusement, ils n'étaient pas visibles à partir de l'autre pièce.
« Oh mon dieu, » Grogna Jim, cette fois de dépit, en posant sa tête contre la poitrine de Spock. « C'est la partie ennuyeuse de la bibliothèque. Personne ne vient ici. »
Spock fit un pas en arrière, lissant son uniforme noir, et passant une main dans ses cheveux légèrement ébouriffés. Jim ne put s'empêcher de sourire à cela. Il l'avait fait. Il avait massacré la frange parfaite du Vulcain.
« Je suis conscient que ce n'est pas le moment le plus opportun, mais ais-je raison de croire que nous nous sommes mutuellement engagés dans une relation exclusive ? »
Jim sourit, lissant la chemise de Spock pour faire bonne mesure. « Si tu ne peux pas le déduire, je peux évidemment te donner d'autres raisons. »
Spock regarda Jim avec émerveillement. « Si tu n'es pas occupé, je t'invite à la maison pour le dîner. »
Jim hocha la tête, toujours souriant. « 1800, après mon quart ? »
Spock acquiesça et s'en alla sans un mot, laissant Jim se calmer et saluer son troisième visiteur en une heure, un record.
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Jim et Spock étaient assis face à face sur la petite table de salon de la maison du Vulcain, se regardant sans dire un mot. La tension était grande, et tout ce à quoi Jim pouvait penser était de découvrir s'il réussirait à faire passer Spock par-dessus la table et voir jusqu'où il pourrait aller pour faire apparaître un délicieux verdissement sur ses joues.
« La soupe est délicieuse. » Dit Jim, brisant enfin le silence.
« C'est une recette de Dame Amanda. » Déclara Senik depuis la cuisine. « Elle m'a conseillé d'inclure plus de sel pour rehausser la saveur du plat traditionnel Vulcain. »
« Oh, eh bien transmet mes compliments à ta mère s'il te plaît. » Demanda Jim à Spock. Le Vulcain acquiesça et continua lentement à manger sa soupe, regardant parfois en direction de la cuisine où Senik hachait les légumes.
« Combien de plats y a-t-il ? » Chuchota Jim, ce qui était vain compte-tenu de l'audition Vulcaine de Senik.
« Sept. » Répondit le garçon. « Ou plus, si ma pénitence n'est pas satisfaisante. »
Jim réprima un soupir. Il avait espéré un repas tranquille avec Spock, ignorant que Senik s'était approprié la soirée pour démontrer sa culpabilité vulcaine à leur invité d'honneur. Sept plats de nourriture préparés pour l'appréciation de l'offensé. À en juger par le comportement de Spock, ce n'était pas ce qu'il avait prévu pour la soirée non plus.
Senik apparut derrière Jim avec un panier de pain frais. « Le balkra est presque prêt. »
« Senik, je ne suis même pas en colère. » Essaya encore Jim. « C'est inutile. Illogique, même. »
Spock se contenta de lever un sourcil dans sa direction comme pour dire, tu crois que j'ai pas déjà essayé ?
« Je me dois de répéter que je vois maintenant l'invasion de votre vie privée comme une grave erreur de ma part et que, dans ma quête zélée de la science, j'ai négligé de prendre en compte les dommages ou l'inconfort que je vous ai fait subir. Même si vous êtes prêt à l'oublier, je ne peux pas ne pas m'excuser. »
« Alors peut-être, devrais-tu penser à une pénitence différente. » Suggéra Jim. « De façon humaine, par respect pour mes … normes culturelles. » Senik se ragaillardit à cela, se retournant en attente d'explication. « Tu devrais me présenter tes excuses, puis me faire une faveur. »
« Une faveur. Quelque chose que je ne pourrais pas faire habituellement dans des circonstances habituelles, dans un acte de bonne volonté. C'est très illogique. »
« Très bien, c'est une rémunération. » Dit Jim, et ça sembla apaiser le jeune Vulcain. « J'ai besoin de vie privée. Toi, tu vas dans ta chambre, tu n'écoutes pas, ni n'en sors avant demain matin. Mets un casque si tu veux, mais ton cousin et moi devons parler en privé. »
« Comme les murs sont insonorisées de façon standard, le casque sera inutile. » Répondit Senik, se tournant pour sortir le plat du four.
Il le déposa sur le comptoir pour le laisser refroidir et retira ses mitaines de protection avant de se tourner pour faire face à Jim.
« Cadet Kirk, je tiens à m'excuser pour mon comportement de ces cinq dernières semaines : vous observant dans votre environnement, m'appropriant votre travail et vos dossiers, entrant dans votre dortoir, et distribuant des sondages auprès de vos parents vivants. »
Jim était sans voix. « Tu as été dans mon dortoir ? Tu as parlé à ma mère ? »
Senik verdit. « Je ne suis pas entré dans votre chambre, seulement dans le bâtiment. »
« Mais tu as contacté ma mère. Elle a rempli un sondage ? »
Senik hocha la tête. « Les données compilées de Winona Kirk et Dame Amanda ont été utilisé comme – »
« En quoi ma mère est-elle pertinente pour tes recherches ? » Dit Spock, retrouvant soudainement sa langue. Ainsi, il ne connaissait pas la véritable nature des activités scientifiques de Senik.
Les yeux du garçon s'élargirent quand il comprit. « J'ai fait une erreur, tomasu. Il y a deux parties devant qui je dois faire amende honorable ce soir. Spock, fils de Sarek, je t'ai blessé, » Senik entonna les mots traditionnels pour la deuxième fois ce soir-là, « et cherche ton pardon pour – »
« Je demande moi aussi des excuses humaines. » Intervint Spock, d'un ton presque cassant. « Je n'ai pas besoin de la liste de tes griefs, je les entendrais plus tard. Va dans ta chambre. Maintenant. »
Senik hocha la tête, jeta un dernier regard au couple assis, et alla s'enfermer dans sa chambre.
Jim soupira puis regarda Spock. « Les enfants, hein ? »
« Je ne crois pas que tous les enfants Vulcains soient comme lui. » Déclara Spock.
Jim sourit. « Je pense que c'est pour ça que je l'adore, et je ne peux même pas lui en vouloir. Je veux dire, s'il nous avait pas réuni, qui sait comment, ou même si, nous nous serions rencontrés. »
« Comment en effet ? »
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Vingt minutes plus tard, Jim se trouva poussé en arrière vers le lit de Spock, ses mains serrant avec anxiété la tunique bleue préférée du Vulcain.
« Tu es sûr qu'il ne peut pas nous entendre ? » Demanda à nouveau Jim.
« Oui, » murmura Spock contre la peau de son cou alors qu'il mordillait un chemin jusqu'à son oreille.
« Et il n'a pas mis ta chambre sur écoute? » Ajouta Jim. Spock arrêta immédiatement son exploration du cou de l'humain, les yeux écarquillés. « Tu ne penses quand même pas que … »
« Si tu ne t'y opposes pas, je possède un outil qui confirmera qu'aucun équipement de surveillance n'a été installé. » Déclara Spock. Jim ne put qu'acquiescer. Avant de se lever, Spock lui donna un profond baiser et quitta ensuite la pièce.
Aussi standard et humain que l'était le salon était, la chambre de Spock était complètement décadente et remplie de trésors Vulcains. Les somptueux revêtements muraux rouges et les statues ornées parlaient tous d'un autre monde. Jim retira ses chaussettes et s'allongea sur le lit, qui était étonnamment doux, exception faite d'un objet qui appuyait contre son dos. Il tendit la main derrière lui et sortit le PADD oublié.
Il ne voulait pas espionner, mais les mots « bonheur érotique montant en elle comme les Plaines de Feu de Kir » attirèrent son attention et il ne put s'arrêter de lire.
Quand Spock revint avec son appareil, il trouva Jim vautré sur son lit, une main sur la tablette et l'autre sur sa bouche, étouffant ses rires.
« Ça fait parti des archives littéraires Terriennes de Senik. » Expliqua Spock, s'excusant presque, alertant Jim de sa présence. Jim leva les yeux et sourit largement. « Il pensait que ces histoires seraient instructives, je ne les ai pas trouvé utiles. »
« Bien, parce que c'est complètement absurde, tu sais. Le sexe et la romance sont très différents dans la réalité. »
Le front de Spock se fronça légèrement, et il se tourna pour scanner la pièce. « Je t'en suis reconnaissant. Les descriptions étaient … inhabituelles et la biologie tout à fait illogique. »
Jim venait juste de finir de la partie où les nombreuses couleurs de la passion étaient enlacées dans leur arc d'amour, et il était d'accord avec lui.
Le scanner bipa. « Il n'y a pas d'équipements de surveillance dans les environs immédiats. » Rapporta Spock et Jim soupira de reconnaissance. Il ne voulait vraiment pas l'emmener dans son dortoir où Bones serait sûrement.
Jim mit la tablette sur la table de chevet et se leva, prenant les mains de Spock. Il lui donna un demi-sourire affectueux. « Tu sais, je pensais que les Vulcains n'aimaient pas être touchés, j'ai toujours peur de le faire. »
« Il est vrai que le toucher est quelque chose de très intime, accepté juste entre membres d'une même famille et compagnons. » Dit tranquillement Spock, prenant une des mains de Jim et la caressant de deux de ses doigts. « C'est ozh'esta, c'est comme ça que les Vulcains s'embrassent. »
« Ozh'esta. » Répeta Jim. « Tu es mon premier baiser Vulcain. » Il eut un doux sourire.
« Et tu es le mien. » Dit simplement Spock, prenant Jim de court.
« Le premier ? Tu veux dire que tu n'as pas … »
« Je n'ai jamais été engagé dans une relation amoureuse ou sexuelle. » Admit Spock. « Je ne voulais pas, si je ne me sentais pas … » il hésita, confus alors que des émotions étrangères le submergeaient.
« Je sais. » Le rassura Jim. « Moi aussi. Je veux dire, je n'ai jamais ressenti ça. Avec quelqu'un. »
Spock hocha la tête, et recommença la caresse avec un intérêt renouvelé.
« Si nous avions fait tout ça à la manière Vulcaine, qu'est-ce qui ce serait passé ? » Demanda Jim.
« Je t'aurais offert mnah, ma proposition de mariage, il y a quelques jours, et, si tu avais accepté, je t'aurais emmené dans la maison de mon père et présenté comme le compagnon que j'ai choisi. » Dit Spock, son attention retenue par les doigts de Jim caressant les siens. « Nous aurions eu une cérémonie de liaison, et nous serions Telik, liés et mariés. »
Jim réfléchit à ça, tout en explorant les mains de Spock. « Est-ce que tu souhaites que ça arrive ? »
« Jim, nous ne sommes pas un couple Vulcain, et je ne nourris pas de telles attentes de ta part. » Dit sincèrement Spock. « Nous sommes ensemble, c'est suffisant. »
« Ensemble. » Répeta Jim. « J'aime ça. » Il accrocha ses deux doigts autour de ceux de Spock et les utilisa pour le conduire vers le lit où il passerait les prochaines heures à montrer à Spock ce qu'ils pouvaient faire d'autres ''ensemble''.
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Le matin suivant, Jim ouvrit les yeux pour voir un Spock tourné vers lui, vautré sur les ¾ du lit. Jim poussa les membres errants sur sa route et posa la tête sur l'espace entre son épaule et sa poitrine.
Apparemment, le Vulcain ne se réveillait pas progressivement. Dès que la tête de Jim entra en contact avec son torse, il se secoua et regarda l'humain avec des yeux écarquillés.
« J'ai dormi 1,8 heures de trop. » Annonça-t-il, l'incrédulité perçant dans sa voix.
« Je n'ai pas cours avant encore quelques heures. Est-ce que tu es en retard ? » Marmonna Jim, passant ses bras autour du torse du Vulcain, sentant les battements de cœurs contre ses côtes.
« Non. Je ne me réveille jamais aussi tard. C'est tout à fait inhabituel. »
Jim bougea sa tête pour mieux voir son amant. « Nous avons fait des choses inhabituelles la nuit dernière. » Le taquina-t-il, battant des cils pour plus d'effet. « Chacune de ces choses mérite d'être reproduite. »
Les bouts des oreilles de Spock verdirent, ce qui fit sourire Jim au souvenir de ce verdissement qui s'était étendu au cou et à la clavicule. Jim avait tracé le chemin avec sa langue et avait découvert que son Vulcain était légèrement chatouilleux.
« Je reviens. » Déclara-t-il.
Il posa un baiser rapide sur son épaule et balança ses jambes hors du lit, trouvant ses vêtements en tas avec ceux de Spock. Il prit un sous-vêtement et un pantalon, dans l'intention de se rendre à la salle de bain. Une fois habillé, il fit un clin d'œil impertinent à Spock, qui le regardait faire sans vergogne, et ouvrit doucement la porte pour se faufiler dans le couloir jusqu'à la salle d'eau.
Alors qu'il se retournait, il vit un petit visage derrière lui.
« Vous avez eu une relation sexuelle. » Annonça bruyamment Senik.
Jim rougit aussitôt d'embarras et lui fit signe de se taire.
« Tu es censé être dans ta chambre. » Siffla-t-il.
« C'est le matin, ma pénitence est terminé. » Fit remarquer le garçon.
« Oui, c'est terminé, ce qui signifie que tu devrais avoir appris quelque chose sur la vie privée des gens. » Chuchota ostensiblement Jim. « Ce que nous faisons entre adultes ne sont pas tes affaires. Maintenant, laisse-moi tranquille jusqu'à ce que j'ai eu mon café du matin. »
Senik s'écarta pour permettre à Jim de sortir de la salle de bain.
« Cadet Kirk, bien que mes résultats finaux ne prévoyaient pas que vous le feriez, je suis heureux de constater que ce comportement soutient mon hypothèse. »
« Ouais, super. » Grommela Jim, toujours incroyablement gêné, mais beaucoup trop heureux pour laisser ça le miner.
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Le Capitaine Pike se pencha en arrière dans son siège derrière le bureau, observant son officier Vulcain. « Et cette relation est de nature romantique ? »
Spock hocha la tête, raide comme un piquet dans son siège. « Oui, nous sommes engagés dans une relation amoureuse. »
Pike prit le PADD et commença à lire.
Les hypothèses inter espèces humanoïdes ont longtemps été utilisées pour prédire les relations sexuelles et amoureuses entre espèces humanoïdes sexués. Cet auteur a cherché à illustrer comment cette hypothèse pouvait être réfutée en utilisant les principes biotiques des indices biologiques hétérospécifiques. Les données collectées de manière objective ont été placées dans un modèle de régression logistique multi variée, désignant chaque ensemble de variables environnementales et biologiques …
« Un document universitaire ? » Demanda Pike. « Pourquoi me donnez-vous ça ? »
« Un scientifique prometteur possède des données qui démontrent qu'une relation entre le Cadet et Kirk et moi-même ne serait pas seulement bénéfique pour nous-mêmes, mais bénéfique pour notre vocation et la communauté. »
« Spock, vous avez besoin de statistiques pour déterminer si vous voulez sortir avec quelqu'un ? »
« Non, monsieur. » Répondit Spock. « Mais ça aide certainement. »
« Eh bien, c'est super. Lorsque vous vous engagerez définitivement, n'oubliez pas de faire analyser le contrat de mariage par un homologue scientifique. »
« Monsieur ? »
« Sarcasme, Commander. Permission accordée. Je veux Kirk à bord de l'Enterprise le mois prochain pour une formation avec les autres Cadets formés au commandement, et je le recommande comme lieutenant quand il aura son diplôme. Vous pouvez partir. »
« Merci, Monsieur. » Dit Spock. Il se dirigea ensuite hors du bureau, un enthousiasme presque discernable dans sa démarche.
Pike attendit que le Vulcain ferme la porte avant de faire défiler le document vers le bas.
… Arrive à la conclusion que le Sujet Spock et le Sujet Kirk, selon les données récoltées objectivement, sont une combinaison supérieure. Il est de l'opinion de l'auteur que, étant donné les possibilités, leur bien-être émotionnel physique et psychique restera à un niveau optimal pour la durée de leur existence.
