Bonjour à tous !

Tout d'abord; petit point réponses sur les reviews:

Pour les moment Delena, je suis profondément désolée, mais il faudra attendre la fin du chapitre 7. Il faut absolument que certaines choses soient révélées et mises en place pour qu'enfin, Damon et Elena aient des scèenes amoureuses.

Ensuite, merci pour tous vos commentaires, merci à toutes mes lectrices,tous mes lecteurs, et toutes les autres choses pas humaines.

Enfin, bonne lecture à tous ;)


CHAPITRE 6 :

Je me stoppai net. Il faut dire que, j'étais d'habitude très polie. Mais l'entendre prononcer mon nom m'a fait trembler.

« Hm, Elena ? Je t'ai juste demandé de me dire bonjour !

-Euh... Bonjour, mais comment connais-tu mon...

-Bonjour, Elena. Je suis ravi de te rencontrer.

-Comment connais-tu mon nom ?

-J'ai des amis, tu sais. J'ai une vie sociale, moi.

-Qu'insinues-tu par là ?! J'ai des amis aussi, hein !

-Je n'insinuais rien du tout. A toi de te sentir visée ou non ! Enfin bref. Viens, assieds-toi. Je ne vais pas te manger. Je ne suis pas Damon. Je suis Jérémy.

-Damon ne m'aurait pas mangé.

-Je m'en fous complètement. Assieds-toi, j'ai dis.

-Je n'obéis pas à tes ordres. Je n'obéis à plus personne.

-Ah bon ? Je vais devoir te forcer ?, demanda-t-il en fronçant les sourcils.

-Je ne veux pas m'asseoir, OK ?

-Très bien, très bien. Calme-toi. On devrait parler. Faire connaissance, je veux dire., dit-il en se levant.

-Oui, si tu veux. Mais j'ai un peu faim. C'est pour ça que j'allais dans la cuisine.

-Bien. Vas-y, prends des galettes et assieds-toi.

-Je t'ai déjà dit que je n'allais pas m'asseoir. Tu sais quoi ?! Je vais prendre un petit truc à manger, tu vas faire comme si on ne se connaissait pas et... De toute façon, on ne se connaît vraiment pas.

-Elena, Elena, Elena. T'énerves pas ! T'es tellement nerveuse..., dit-il en s'approchant de moi.

-N'importe quoi.

-Voyons. Reste calme. Inspire, expire. Je peux te libérer. Dis moi ce qui te tracasse., murmura-t-il en caressant mes cheveux.

-Lâches moi... Tu ne me libéreras de rien !

-Ah oui ?! Alors, explique moi pourquoi tu es tellement tracassée ? Peut-être une rupture, un décès... Qu'en sais-je ?!

-Tais-toi ! Tu ne me connais pas, tu ne sais rien de ma vie ! Stefan méritait que je le quittes, de toute façon ! Et parles pas de la mort de mes parents ! J'aurais du mourir avec eux !, criai-je en commençant à pleurer.

-Elena, calmes toi ! Ne pleure pas ! Je peux t'aider à te délivrer de tes sentiments intérieurs. Il suffit juste que tu réussisses à te calmer. Et t'asseoir...

-Tais-toi! Laisses moi tranquille ! ET JE NE VAIS PAS M'ASSEOIR !, hurlais-je. »

J'éclatai en sanglots. Je m'agenouillai, terrassée par la douleur et la peine. Trop de tristesse était revenue en moi, à cet instant précis. Il avait juste suffit qu'il évoque les décès et les ruptures pour que je le lie à mon cas présent.

Je ne pleure surement pas pour Stefan. Je sais que, de toute façon, il ne mérite pas mes larmes. Mais je pense que je suis une lâche. Par le fait que je l'ai largué au téléphone. C'est absurde. J'ai argumenté et développé. Mais pas face à lui. Peut-être est-il déçu. Je serais moi-même déçue, si on m'avait quittée au téléphone. Enfin bref, je ne pleurais sûrement pas pour lui.

Je pleurais pour mes parents, décédés il y a plus de quatre ans.

**FLASH-BACK**

Nous étions en voiture. Maman, papa et moi. Nous revenions de chez ma tante, Jenna. C'était l'anniversaire de ma grand-mère, et même si elle était décédée, nous nous étions rendus chez Jenna pour célébrer son anniversaire. Pour qu'elle voit qu'on ne l'avait pas oublié. Nous avions regardés les anciennes photos de famille et, submergés par l'émotion, nous avions un peu pleuré. Il pleuvait des cordes, et la route était très glissante. Mais papa continuait d'accélérer.

« Ralentis, Grayson., demanda Maman.

-C'est pour arriver plus vite à la maison. T'inquiète pas, Miranda. », lui répondit-il.

Papa monta le son de la radio. Sa chanson préférée passait. « Hey Jude », des Beatles. Un peu vieillot, certes, mais cette chanson lui rappelait sûrement des souvenirs d'adolescents. Il chantait, connaissant encore les paroles par cœur. Je savais que Maman souriait. Cette chanson devait leur rappeler des choses en commun. Je posai ma tête contre la vitre, et fermai les yeux. Je m'endormis.

Je ne savais plus ce qu'il se passait, bercée par la chanson.

Je sentais la voiture zigzaguer. Papa ne pouvait pas être bourré. Il n'avait pris que deux ou trois verres... Enfin, je crois...

Je m'étais détachée, pour mieux dormir. La chanson arrivait à sa fin, mais Papa continuait de chanter. Tout à coup, il s'arrêta. Maman hurla, j'ouvris les yeux. Elle essaya de se détacher. Elle cria :

« Elena ! Sors de la voiture ! Grayson, FREINES ! »

J'ouvris -ou plutôt, défonçai- la portière pour sortir. Je me jeta à terre sans hésiter, et j'attendais que Maman et Papa freinent, ou qu'ils sortent de la voiture. Je vis la voiture rouler sur la voie inverse. Une autre voiture arrivait. J'étais persuadée qu'à ce moment-là, Papa appuyait sur le frein comme un fou. Il freinait, freinait... Et Maman paniquait, criait, hurlait... La voiture fit un tonneau, évitant de justesse l'autre voiture, qui fonçait dans un arbre. J'étais là, à quelques mètres d'eux pourtant, mais je ne pouvais rien faire. Mes parents mourraient devant moi. Notre voiture traversa le pont, en continuant le tonneau, pour finir dans l'eau.

J'étais terrassée par la douleur. Je pleurait à chaudes larmes. Je perdais les seuls êtres importants dans ma vie.

J'avais mal. J'avais mal aux genoux et au bras car j'avais été projetée à terre. Mais je m'en fichais. J'avais mal au cœur. J'étais seule, à présent. Rien ne pourrait jamais les remplacer. J'étais seule pour toujours.

**FIN DU FLASH-BACK**

J'avais toujours les marques de ma chute sur le goudron. Agenouillée, la vue brouillée par les larmes, je m'asseyais sur le sol, et remontai mon jean.

Sur mes genoux, deux bleus et une petite cicatrice, un peu effacée par le temps.

Damon descendait les escaliers, alerté par mes pleurs.

Jérémy s'était allongé sur le canapé.

« Jérémy, qu'est-ce que tu lui as fait ?! Et toi, Elena, qu'est-ce que t'as à chialer ?! »

Je regardais Damon, les larmes roulant sur mes joues. Je ne pouvais plus les arrêter, c'était plus fort que moi.

Jérémy était affalé sur le canapé, jouant à stupide jeu sur son téléphone, sûrement « AngryBirds » ou quelque chose comme ça.

Damon s'était rhabillé, il était magnifique, comme d'habitude. Mais, pas le temps de contempler sa splendeur, trop occupée à pleurer. Je pris ma tête dans mes mains. J'avais sûrement besoin d'un câlin, ou je ne sais pas. Quelque chose qui pourrait m'aider à me sentir aimée dans ma vie monotone.

Damon me souleva. Il me dit de monter dans ma chambre, de me calmer. Je l'ignorai. En fait, non. Je le regardais, puis je posai ma tête sur son épaule et je laissais les larmes couler, incapable de les contrôler, inconsciente de mes gestes, ou des gestes des autres.

« Ah non, hein ! Non, non, non et NON ! Je viens de mettre un haut PROPRE alors tu vas pas le salir avec tes larmes, hein ! Soulèves ton corps et va chialer dans ta chambre !, s'énerva-t-il. »

J'étais profondément triste. Il était devenu nerveux, depuis que son copain Jérémy était arrivé. Mais je ne pouvais pas le laisser me traiter comme ça. Enfin, je ne sais pas. Je ne sais plus.

« Comment oses-tu, Damon ? De toute façon, je... Je m'en fiches, tu sais. »

Je montai les escaliers, non sans difficultés.

Arrivée dans ma chambre, je me jetais sur le lit, la tête sur le coussin, laissant mes larmes salir les draps. Ces petites perles salées n'arrêtait pas de couler. J'allais bientôt être en manque d'eau.

J'étais seule, sans réconfort, dans mon grand lit blanc.

C'était à peu près 12h30. Eh oui, le temps passe vite.

Je me rendais compte peu à peu que, sans vraiment y faire attention, depuis ce matin, je suis chez Damon, sans savoir comment je suis arrivée là.

Cet idiot antipathique m'avait sûrement hypnotisée. Je m'en fichais, à vrai dire.

J'étais juste séquestrée par un vampire qui se foutait des lois, qui tuait des gens sans se soucier de la famille de ces pauvres innocents, qui était à la recherche de son frère, sûrement pour le tuer, et que, je ne sais absolument pas pourquoi, me gardait chez lui.

Je m'allongeai, sur le dos. Les yeux dans le vide, le regard perdu. Je me surpris à chanter le refrain de cette chanson, qui les avait réunis.

« Hey Jude, don't make it bad. Take a sad song and make it better.

Remember to let her into your heart, then you can start to make it better.

Hey Jude, don't be afraid. You were made to go out and get her.

The minute you let her under your skin, then you begin to make it better.»

Lorsque je regardais l'heure pour la seconde fois, il était 17h08. Je me sentais reposée, vidée de toutes ces larmes.

J'avais pleuré pendant une bonne heure, avant de m'être endormie.

Je pris une longue inspiration, puis, j'observais le plafond, le regard vide.

Je me levais du lit. Je le refis vite fait, et je sortis de la chambre.

Je me dirigeai vers la salle de bains pour me laver le visage.

Je me regardais dans le miroir. J'avais les yeux rouges et gonflés, bouffis par toutes ces larmes.

Je descendis les escaliers, me dirigeant vers la cuisine. J'appelai Damon, d'une voix fébrile.

Pas de réponse. Je jetai un coup d'œil vers le salon.

Personne.

Damon et son idiot d'ami m'avait laissé seule.

Tant pis, je ne vais pas pleurer. J'allais dans la cuisine.

En fait, je n'étais pas seule. Une femme était dans la cuisine, debout mais dos à moi. Elle avait les cheveux bouclés, de la même couleur que les miens. Elle était habillée très sexy.

« Euh... Bonjour..., lançai-je.

Elle se retourna. Lorsqu'elle me vit, elle sourit, sûrement ironiquement.

Contrairement à moi, qui perdit totalement mon sourire.

Cette fille était... Moi.


Alors, qu'en avez-vous pensé?

Chapitre un peu triste, mais les prochains chapitres seront riches en émotions ;)

J'attends vos reviews ! :)

Bonne soirée, merci de me lire ;)