Disclaimer: On peut dire merci à Masashi Kishimoto-sensei.

Rating: M... car attention ça commence à prendre un sérieux goût de citron vert... ^^

Résumé du chapitre précédent:
Deidara a commencé à mettre en oeuvre son petit plan pervers. Tobi prend sa douche et met le blond dans des états qu'il ne soupçonne pas.
Il y a aussi un souci vestimentaire à l'Akatsuki: les pantalons semblent rétrécir sans raison.
Cette petite situation ne semble pourtant pas se dérouler selon les projets du Senpai...

Petit mot aux lecteurs:
Je ne lis pas les scans, je regarde les épisodes. Donc, je ne sais pas si le véritable visage actuel de Madara est déjà montré dans les scans. J'ai déjà vu pas mal de fanarts qui montrent Madara quand il était jeune et tel qu'on le voit dans le double épisode 129-130. Alors je sais, il doit avoir plus de 100 ans, étant donné qu'il vivait déjà du temps de la fondation de Konoha etc. Mais comme vous avez pu le constater dans ma fic, je mets en scène un Tobi/Madara jeune et séduisant comme à ses 30 ans, un bel Uchiha incroyablement bien conservé...par un jutsu fabuleux peut être? Donc je ne sais pas si c'est réellement le cas dans le manga (ce que je souhaite, mmmh...). Mais bref, pour cause scénaristique, j'ai fait ce choix.

Bonne lecture!

WARNING: La température monte, monte...

CHAPITRE 6: "Touche-moi"

C'est presqu'en ronronnant que Tobi terminait sa douche. L'eau avait gagné en degrés tout comme la température ambiante de la salle de bain. Une eau à 45° qui avait rendu la peau de Tobi rouge à certains endroits, principalement au niveau des épaules et des cuisses. Mais la teinte pourpre n'égalait pourtant pas celle qui flambait sur les joues de Deidara.

Ce dernier venait d'ailleurs de réaliser une chose: Tobi a des cheveux longs, très longs. On n'aurait jamais pu le deviner avec ce masque et ce bandeau étouffant qu'il portait toujours.
Les cheveux noirs de Tobi cascadaient donc joyeusement sur son dos, les pointes de ceux-ci se balançaient dans un rythme régulier sur la chute de reins plus que scandaleuse du brun. Une longue mèche ébène dissimulait la partie gauche de son visage, la partie droite étant toujours cachée dans l'obscurité.

Tobi profitait avec insouciance des derniers instants cette douche si agréable. Il savait que le regard de Deidara ne l'avait pas quitté. Cela l'amusa. Senpai était décidément un drôle de type. En totale contradiction avec lui-même. De plus, il sentait toujouts brûler sur ses lèvres, le baiser boudeur de l'artiste... C'était si agréable!
Il arrêta le jet d'eau. Non sans regrets. Et immédiatement après avoir épongé son visage et essoré ses cheveux avec une serviette qui traînait là, il remit son masque.
C'est seulement après ça qu'il se tourna vers le blond:

"Aaah Senpai! C'était trop bien! Je n'avais pas pris une douche si longue depuis longtemps. C'était presque aussi bon que des dangos!!" s'exclama Tobi, plus joyeux que jamais.
Deidara, lui, n'avait pas encore repris complètement le contrôle de ses moyens. Et l'image qui s'offrait à lui ne l'aidait pas beaucoup dans cette tâche:
Tobi était là devant lui, toujours nu, assis avec nonchalance sur la petite marche menant à la douche.
On ne pouvait pas voir son visage, à nouveau dissimulé derrière le masque orange, mais on pouvait aisément deviner qu'il n'était plus du tout intimidé par la situation. Il était même fort probable qu'une mimique ironique dominait les traits de son visage.

"Et vous, Senpai, vous avez aimé?" Tobi avait dit ça, sur un ton joueur, presque amusé.
Petite phrase prononcée en toute innocence. Petite phrase trop innocente pour être honnête. Petite phrase innocente remplie à ras bord de provocation.
Et Tobi, qui semblait en effet beaucoup s'amuser, décida à cet instant de joindre le geste à la parole, comme pour appuyer ses propos:
Il écarta légèrement les jambes et dévoila ainsi à son Senpai, le début d'une érection.

C'est à cet instant précis que Deidara faillit s'étrangler avec sa salive.
La scène du mouvement de jambes que Tobi venait de faire, repassa au ralenti, plusieurs fois dans son esprit. Décidément, celui qui était depuis peu son partenaire lui réservait bien des surprises. Tobi était bien plus audacieux qu'il ne le pensait.
Au moment où il eut cette pensée, il ne se doutait pas à quel point il avait raison.

Deidara toussota et se leva, en vacillant un peu. Et il dit simplement à Tobi:
"Bien. Hem. Je te laisse t'habiller. J'ai du travail, mmh."
Et il disparu aussitôt de la salle de bain.
Tobi se retrouva donc seul, nu et passablement excité.
Alors c'est comme ça? Senpai le laisse ainsi, sans un regard. Une partie de Tobi se sentit même vexée. C'est pas très gentil de partir comme ça, sans même répondre à la question qu'il lui avait posé.
Déçu. Oui, Tobi est déçu car pendant un moment, il avait eu l'impression d'être important pour le blond. Oui, il était au centre de son attention. Tobi s'était déshabillé devant lui, pour lui. Et maintenant, Deidara était parti. Sans même lui avoir adressé un regard de reconnaissance.
Pourtant, malgré sa déception évidente, Tobi affichait un petit sourire sous son masque.
Il sentait que ce n'était qu'un début. Senpai ne pourrait certainement plus le regarder avec les même yeux à présent.

En réalité, Deidara n'était allé pas dans le bureau. Il ne voulait pas travailler. Il se trouvait dans la chambre commune. Plus précisément assis sur son lit. Il réfléchissait intensément. Pour la première fois depuis des années, il n'éprouvait pas l'envie de modeler des figurines d'argile.
A vrai dire, malaxer cette pâte semblait bien fade à coté de ce qu'il venait d'avoir l'opportunité de toucher. Et cette opportunité, il venait de la gâcher, en partant.
Il s'en voulait un peu, mais il se réconfortait avec un petit monologue intérieur dont il avait le secret:
Il est le senpai. Il n'a pas le droit de montrer cette faiblesse qu'il a eue lors de la petite démonstration aquatico-érotique de Tobi.
Cependant, il y avait un problème. Un problème vestimentaire de taille.
Et fallait bien faire quelque chose car cela devenait désagréable, douloureux même.

Tobi, toujours nu dans la salle de bain, cherchait ses vêtements propres. Voyons? Où les a-t-il vus pour la dernière fois? Ah! Oui ça y est. Il se souvient:
C'est Deidara-senpai qui les a attrapés tout à l'heure. Il regarda un peu partout et finit par les trouver sous le tabouret en bois. Il passa sa main sur celui-ci. Il était encore chaud. Il faut dire que Deidara était resté assis longtemps dessus.
Il pris à son tour place sur le fameux siège en bois... et sentit directement sur ses fesses la chaleur de Senpai. Fesses qui avaient eu l'immense chance d'être touchées à pleines mains tout à l'heure. Quand il y repensa, le rythme cardiaque Tobi s'accéléra.
Il avait chaud et pas la moindre envie de s'habiller. La salle de bain était un véritable four, les vapeurs d'eau avaient complètement embué le miroir.
Il enfila tout de même un caleçon propre.

Dans la chambre commune

Sans trop réfléchir, Deidara se débarrassa de sa cape. Il avait chaud lui aussi, très chaud.
Pourtant la chambre était froide, il ne devait pas avoir plus de 12° dans la pièce. La faute aux murs de pierre humides et à l'isolation inexistante que Kakuzu refusait de financer.
Des images multiples lui revinrent en tête:
Il revoit la longue mèche ébène qui dissimulait son regard, ses mains qui s'amusaient à rependre de la mousse sur tout son corps, y compris les endroits les plus secrets. Les mains en question s'amusaient à coup sûr de la situation.
Oui, le corps de Tobi devait être un terrain de jeux vraiment formidable après tout.

Il enleva son t-shirt...

Deidara repensa aussi aux longs cheveux couleur nuit... Ces derniers doivent être doux. Quel parfum peuvent-ils avoir? Un parfum sucré. Oui sucré comme l'innocence de Tobi. Enfin... la pseudo-innocence de Tobi. Un parfum sucré et puissant. Puissant comme cette attraction pathétique qu'il ressentait depuis qu'il l'avait vicieusement observé.
"Vicieusement observé": C'était donc Deidara le coupable finalement. Aurait-il creusé sa propre tombe? Il a joué avec le feu sans le vouloir.
Tiens d'ailleurs, katon ne serait-il pas l'élément de prédilection de Tobi? Ca lui va plutôt bien finalement...

Machinalement, il déboutonna son pantalon...

Ses pensées vagabondèrent. Oui, il avait joué avec le feu... Il en était malade rien que de l'admettre mais il avait lui même provoqué cette situation. Voulant affirmer sa supériorité et montrer à Tobi qui est le chef, il s'est lui même laissé emporter par cette vague incontrôlable qu'il ne peut définir.
Bien sûr, jamais, non jamais il n'avouerait à Tobi ces pensées-là, même sous la torture.
Et puis quoi encore. Il devait regagner en crédibilité... Oui. Montrer son art est une chose passionnante. Mais pour une fois, il y avait plus important...

Ses mains se mirent à parcourir son torse...

Son imagination fonctionnait à plein régime, il est un artiste après tout, et fantasmer ne pourrait-il par s'apparenter à une forme d'art? Oui parce que, Deidara se trouvait à présent dans un état second: s'imaginant dans une chambre inconnue, des flammes dansent aux alentours sans jamais brûler les draps. Il ressent alors ce feu liquide qui semble couler dans les veines lorsque l'on désire une personne plus tout, l'ébullition de cette substance quand l'être désiré vient à vous... puis enfin, l'explosion suprême lorsque celui-ci se soumet enfin à vos propres désirs... Oui Tobi se soumettant à sa volonté et admettant qu'il a besoin de lui pour le guider, comme chef, comme senpai, comme... amant?

Les doigts tremblant légèrement, se glissèrent sur son caleçon, puis dedans.

Des gouttes de sueurs perlaient sur le front de Deidara qui revoyait chaque image de Tobi, la scène de la salle de bain, les mains de Tobi, le dos de Tobi, le...
Il eut un éclair de lucidité: se retrouver à se donner du plaisir seul, tout ça pour un stupide gamin, c'est pathétique. N'empêche, "gamin", au corps extrêmement adulte pourtant...
C'est avec de plus en plus d'ardeur qu'il poursuivit ses mouvements sur la partie la plus sensible de son anatomie.
Oui, ce serait vraiment un parfait tableau. Concentration. Imagination. Les flammes brûlent toujours, les draps sont doux...pas autant que la peau de Tobi, certainement pas, mais soit. Et puis dans son fantasme, ce n'est pas lui qui est fou de désir... enfin, si quand même un peu, mais Tobi perd le contrôle bien plus que lui et donc, Deidara a le dessus. Oui, avoir le dessus sur Tobi. Et toujours dans son fantasme Tobi gémit de façon si provoquante, si suggestive, comme tout à l'heure. Et ensuite, dans un élan de soumission Tobi lui demande de lui apprendre l'art...

Tobi sifflotait, insouciant comme à son habitude. Il avait juste enfilé un caleçon – plûtot moulant- et sa cape akatsukienne. Non décidément, il faisait trop chaud ici. Il sortit de la salle de bain.
Une journée bien calme semblait se profiler à l'horizon. Que faire? Deidara-senpai était parti travailler dans le bureau. Et Tobi ne voulait pas s'attirer encore sa colère. Il préférait rester sur un souvenir agréable comme cette douche pleine de sous-entendus par exemple.
Il décida de se rendre dans le salon, simplement lire ou dessiner un peu.
Ah oui... dessiner! En voilà une bonne idée! Il se demanda un instant où il avait laissé sa boîte de crayons de couleurs puis se rappela qu'il la gardait précieusement dans le tiroir de sa table de nuit. Il se dirigea donc en direction de la chambre commune, d'un pas pressé, presqu'en courant comme un gosse impatient de dessiner des monstres avec des crayons neufs.

Quand il posa sa main sur la poignée de la porte, il arrêta son geste.
Un bruit -suspect- semblait provenir de la chambre.
Curieux, il regarda par le trou de la serrure... et ce qu'il vit l'étonna d'abord, le fit sourire ensuite et l'excita enfin.
Deidara-senpai cachait bien son jeu. C'est comme ça qu'il "travaillait" maintenant?
Tobi décida de regarder un peu car ça valait le détour:
Deidara allongé, presque nu, la main droite dans son pantalon... Il gémissait presque sans retenue. Le désir éprouvé et le plaisir ressenti lui faisait probablement oublier qu'il n'était à présent plus seul dans l'appart. Tobi se dit alors que c'était une manière très plaisante de prononcer des "mmh" à tout bout de champs. Ici, ce n'était plus des "mmh" mais plutôt des "mmmmh" et des "oooh".

Il continua sa petite observation à travers le trou de la serrure pendant un moment. Il sentit soudain comme une décharge électrique dans son pantalon, ce qu'il vit le fit presque sursauter: Deidara ne se contentait pas de se caresser, non. Ses mains "particulières" ne semblaient pas manquer de ressources, on pouvait apercevoir à un rythme régulier entrer et sortir la langue de la main droite. Cette langue paraissait connaître particulièrement bien la chose et s'affairait avec ardeur sur le membre, à présent parfaitement dressé du blond.
Tobi commençait lui aussi à sentir une vague d'excitation intense s'emparer de lui.
Il porta sa main à son pantalon et sentit la dureté de sa propre érection. Il ne pouvait pas rester ainsi. C'était trop frustrant. Il voulu commencer lui aussi à se caresser lorsqu'il entendit, un gémissement qui ressemblait plus à une plainte:

"Mmmh, Tobi... encore!"

Là, Tobi ne parvenait pas à décrire ce qu'il ressentait: il était ému par cette parole si spontanée prononcée par Senpai, il ressentait de la joie, oui une véritable joie. Parce que même si Deidara ne savait pas qu'il était écouté – et observé- en ce moment, il l'avait dit... Il avait prononcé le prénom de Tobi dans un pareil moment. Ce dernier ressentait aussi une envie pressante de rejoindre l'artiste. Et bien entendu, désormais, il était terriblement excité. Presqu'une excitation féroce.
Il lui fallait senpai. Et vite.

N'écoutant plus que son courage ou plutôt sa fougue naturelle, le brun ouvrit la porte de la chambre. Sans faire de bruit cependant car il ne faut pas surprendre la cible de façon gênante. Ou plutôt pas tout de suite. De la furtivité. Oui, se glisser dans la chambre, refermer la porte doucement et ramper presqu'au sol pour ne pas être vu dès son entrée: lorsqu'il arriverait près du blond, il serait trop proche pour lui permettre de le repousser. Et dans son état d'excitation plus qu'avancé, Senpai n'aurait pas d'autre choix que de coopérer. Plan plutôt facile, grandes chances de réussite.
Ce raisonnement mature et calculateur n'était pas du genre de ceux que Tobi avait habituellement. Il semblerait que Madara ait plus de difficultés à se dissimuler derrière le caractère de Tobi sous l'effet du désir. Cette dernière pensée le fit sourire de façon indescriptible derrière son masque.

Silencieusement, Tobi se dirigea vers le lit où se trouvait Deidara. Il arriva devant celui-ci sans se faire surprendre, le blond devait être trop concentré pour s'apercevoir de la présence de son coéquipier. Tobi se redressa et se mit sur ses genoux. Puis, il l'observa, sans aucune pudeur:
Deidara était allongé en travers du lit, les yeux fermés, les jambes légèrement tremblantes, sa main droite caressant toujours son sexe érigé par son plaisir grandissant, la langue très appliquée toujours en action, la main gauche, elle, caressait le torse du blond, la respiration rapide. Tobi décida de se délecter encore un peu de ses doux gémissements. Ceux-ci se faisaient de plus en plus plaintifs.
Il approcha son visage masqué du sexe de Deidara, comme pour mieux voir encore. Délicatement il posa une de ses mains sur celle du blond, la droite, celle qui faisait tout le travail depuis le début.
Et Tobi murmura:

"Senpai, laissez-moi faire. Tobi s'occupe de tout."

Le mot de fin de chapitre:

Et voilà, j'espère que ce chapitre vous a plu... J'ai adoré l'écrire en tous cas.
Ne voyez là aucun sadisme de ma part d'arrêter là (enfin si peut être un peu ^^) mais j'aime procéder par "étapes". On a eu le voyeurisme" au chapitre précédent, la "masturbation" pour celui-ci. Je vous laisse imaginer la prochaine étape... Des pronostics pour le prochain chapitre?

N'oubliez pas: vos commentaires me stimulent à écrire plus vite ^^

A bientôt!

Aquarii.