Disclaimer: Reine Rowling ne m'a pas encore légué les droits sur son univers, alors bon, rien ne m'appartient. Mais vous le saviez déjà, haha.

Je m'excuse infiniment du retard, tel qu'écrit sur mon profil, j'ai eu une fin de session monstre et avec mes problèmes d'argent (c'est cher étudier, vivre en appartement et... ouais bon, vous connaissez la chanson), j'essaie de me trouver un emploi, alors bon... Étant donné que je suis présentement en vacances et qu'aujourd'hui il pleut, j'ai décidé d'écrire cette suite! J'essaierai d'avancer le prochain chapitre aussi pour pouvoir le poster au courant de la semaine prochaine.

Désolée encore une fois et j'espère que cette suite vous plaira assez pour excuser mon retard. :(

petit p.s. En déménageant, j'ai perdu ma copie du tome 2 et du tome 6... C'EST BIEN MA CHANCE. Donc s'il y a des erreurs flagrantes par-rapport au livre, je vous prie de me pardonner et je vous enverrai un cupcake en guise d'excuse. :)

Plus un mot ne s'était échangé dans la salle. Les jumeaux qui d'ordinaire auraient alimenté le silence de quelques blagues ne parvinrent plus à rire. Leur aîné était pétrifié. Molly serait terrifiée et Arthur enragé. Ron avait tiré Harry par le bras, le traînant vers leur dortoir. En étaient-ils rendus à parler à Hagrid, avaient-ils remarqué les araignées aux fenêtres? Hermione se maudit de ne pas se souvenir avec assez de précision les événements de la Chambre des Secrets, mais c'était il y a 4 ans... si l'on veut.

Alicia fut la première à rompre le silence, les mains légèrement tremblantes.

« L'an dernier c'était Quirrell et maintenant, ça... Décidément je pense que Potter apporte bien des aventures dans le château... Quirrell passait encore, puisqu'il ne s'attaquait pas aux élèves, mais -

-Quirrell s'est attaqué à Harry et a essayé de le tuer! vociféra Hermione, qui une seconde plus tard, sut qu'elle venait de commettre une énorme faute.

-Les nouvelles de notre petite école se rendent même jusqu'en France? s'enquit Fred qui la dardait d'un regard sans équivoque.

-Oui. »

Ce seul mot ne parvint pas à calmer complètement la curiosité du groupe. La Née-Moldue sentit toutes ces paires d'yeux la vriller presque jusqu'aux tréfonds de son âme. Elle baissa la tête, cherchant quel mensonge pourrait la sauver de cette dangereuse vérité qu'elle venait d'énoncer.

« En réalité... N'en parlez pas aux autres, mais... J'ai une fascination folle pour Harry Potter. »

Le rôle de la nunuche était de plus en plus difficile à jouer, mais Hermione sut que c'était plausible. Il y avait tant de groupies qui chérissaient le « Survivant », alors ce n'était pas complètement impossible. George leva les yeux au ciel avant d'éclater de rire. Cependant, son jumeau n'abandonna pas si facilement et il continua de reluquer la brunette tout le long de la soirée, jusqu'à ce qu'ils se séparent tous pour aller dormir.

La température resta glaciale après l'annonce de la pétrification de Percy. Les Gryffondors étaient effrayés et le reste du château, mis à part les Serpentard, l'était aussi.

Hermione tenta de dormir, mais rien n'y fit. Son cerveau était rempli d'hypothèse et de scénarios effroyables. Elle ne pouvait courir le risque d'être pétrifiée cette fois. Poudlard avait besoin d'elle. La jeune femme réfléchit aux divers moyens possibles de détruire le journal... Harry avait utilisé un croc de basilic la première fois, arme dont le poison était mortel. Ginny avait tenté de le noyer dans les égouts du château, sans succès... Dumbledore saurait sans doute la guider, il fallait qu'elle lui rende visite dès la première heure demain matin.

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Après une nuit sans sommeil, Hermione se leva, les yeux bouffis et complètement découragée. Elle avait passé la nuit à penser au journal, au basilic, à Olivier parfois et au match de Quidditch de ce soir. Le seul auxquels ils auraient droit sans doute. Elle enfila rapidement sa robe et descendit dans le Grand Hall, affamée par ces heures à se retourner tous les deux minutes.

La brunette prit place à côté d'Alicia qui esquissa un maigre sourire.

« Tu dois t'ennuyer de Percy, pauvre Hermione... fit-elle en lui donnant une accolade.

-Je suis heureuse qu'il ne lui soit rien arrivé de pire, mais oui, il me manque. »

Ce n'était pas un mensonge complet, ce qui fit du bien à sa conscience. Olivier arriva avec les jumeaux et Lee Jordan quelques minutes plus tard. Il semblait nerveux, même s'il tentait de le dissimuler en avalant tout le contenu de son assiette en une vitesse éclaire.

« On va gagner ce soir, lui dit Alicia d'un ton réconfortant. Les Serpentards ont peut-être de nouveaux balais, mais ils ont aussi un nouvel attrapeur qui n'est en aucun cas aussi bon que Harry.

-Des Nimbus 2001! Des Nimbus 2001... il se massa les tempes en mastiquant une bouchée de gaufres.

-Harry est le plus jeune attrapeur que Poudlard ait eu et il est incroyable talentueux, je l'ai lu dans le Sorcière Hebdo. Je sais que vous allez gagner ce soir. »

Elle voulut poser sa main sur celle de Olivier, mais sut que ce geste passerait mal chez les autres. Alors, elle ne fit que sourire.

« 'Mione, dis-moi, est-ce que tu as entendu parler du troll qui a envahi Poudlard à l'Halloween l'an dernier? Ça, c'était une histoire de fous! »

Son estomac se noua. Ses mains devinrent moites et elle dut feindre n'en avoir jamais entendu parler alors qu'elle était là, face au troll, certaine de mourir. Ce soir là, sa vie avait changé. La sorcière avait compris que l'amitié était ce qu'il y avait de plus important, les connaissances passaient en deuxième position bien sûr, mais avoir des amis pour rire, pour vivre des aventures... Ça, c'était le moyen d'être heureux.

Elle se demanda pourquoi Fred ramenait un tel sujet sur la table, mais n'y pensa plus lorsqu'il termina de raconter l'histoire en détails (des détails embellis par son jeune frère Ron Weasley). Olivier s'était mis à rire et à ajouter sa propre version de l'histoire (racontée par Harry) et il sembla de nouveau en paix.

Hermione aurait voulu rester avec eux tous, mais parler à Dumbledore était sa priorité. Elle prit une dernière gorgée de jus de citrouille et se leva, marchant en direction de la statue bien gardée du directeur.

« Sorbet au citron. »

Quelle ne fut pas sa surprise que le mot de passe fonctionne. Mais peut-être n'avait-il qu'installé un sort reconnaissant sa voix, se doutant qu'elle lui rendrait visite plusieurs fois au courant de l'année. Elle monta les marches en vitesse, se retrouvant brusquement dans une noirceur totale. Le directeur avait laissé une note flottant dans les airs, les mots étaient violemment illuminées, lui permettant de lire même s'il faisait noir.

« Minerva, vos doutes sont bien fondés. Je dois me rendre au Ministère pour quelques jours, prévenez Hagrid. »

Hermione était déçue de ne pouvoir parler à Dumbledore, mais elle se dit qu'elle lui écrirait une lettre insistant sur le fait qu'il était impératif qu'ils aient une discussion. C'était le mieux qu'elle puisse faire en attendant le retour de ce grand et vénérable sorcier.

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« Miss Granger,

Il me désole de ne pouvoir vous parler en face à face. Je serai de retour à Poudlard sous peu. Ne prévenez pas les élèves de mon absence, puisque j'ai installé un hologramme qui mange avec vous tous lors des repas (question qu'ils se pensent en sécurité, puisqu'ils le sont quand même, n'est-ce pas?), cette idée m'est venue alors que je regardais mon phénix dans le miroir.

J'espère que vous ne regrettez pas votre décision d'avoir voyagé dans le temps, nous reparlerons d'ailleurs de tout cela à mon retour.

p.s. Il serait préférable de reculer puisque cette lettre s'auto-détruira. »

Elle recula de quelques pas, voyant le papier se déchiqueter dans les airs, créant de minuscules flammes autour de l'endroit où elle se tenait il y a quelques secondes. Hermione se demanda pourquoi le directeur voulait lui parler du voyage dans le temps et aussi, elle chercha les raisons pouvant le pousser à quitter le château alors que Voldemort hantait, invisiblement pour l'instant, les fondations même de l'école.

Le match de Quidditch allait commencer dans moins d'une heure et la jeune femme eut soudainement l'envie sotte de se préparer. La brunette contempla son reflet dans le miroir et soupira fortement. Certes, ses dents n'étaient plus de la même forme que celles d'un rongeur et à l'aide d'une potion trouvée dans un manuel ancien, elle avait diminué le volume de ses cheveux, mais elle trouvait encore que son physique n'avait absolument rien de celui d'une femme désirable.

Alicia était désirable. Belle, drôle, sportive...

Un peu de maquillage, ça ne fait de tort à personne.

En vitesse elle appliqua du mascara et un de peu de rouge à lèvres rose, puis, un peu plus satisfaite de ses apparences, elle se dirigea vers le stade. En chemin, la Née-Moldu croisa Lee Jordan qui l'appela en faisant de grands gestes.

« Hermione, si tu le désires, tu peux t'asseoir à côté de moi lors du match, c'est la meilleur place de tout le stade! »

Et elle accepta, se disant que sans Percy, elle serait probablement restée seule tout le long de la partie de Quidditch.

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Ils avaient gagné la partie et curieusement, pour la première fois, Hermione se sentit complètement emballée par cette idée. La sorcière attendait devant la porte du vestiaire, voulant personnellement féliciter tous les membres de l'équipe et aussi, pour voir le visage illuminé d'Olivier qui serait fier de ses joueurs.

Quelques minutes plus tard, George fut le premier à sortir et il lui décocha une œillade.

« Alors, on attend pour le Survivant?

-Imbécile! fit-elle en éclatant de rire.

-Il est un peu jeune pour toi, mais c'est quand même un meilleur choix que Percy. Que Merlin me sauve de mes opinions. Tu devras attendre encore un peu, notre très grand et très cher Dubois est en plein discours de triomphe. Ça pourrait prendre 10 ou 15 minutes, ou un siècle. »

À ces mots, il referma la porte pour retourner dans les vestiaires. La brunette souriait encore lorsqu'une main se posa sur son épaule. Croyant que ce devait être Lee qui la rejoignait, elle se retourna en souriant. La silhouette lui faisant face était bien plus grande que celle du commentateur, bien plus massive et elle était en double. Marcus Flint et Adrian Pucey...

« Que me vaut l'honneur? grinça-t-elle en cherchant à retirer la main de Flint de son épaule.

-Les filles de Beaux-Bâtons savent faire la fête, non? s'enquit le Capitaine de l'équipe de Serpentard, esquissant un rictus qui se voulait cajoleur, mais qui avait tout d'une horreur.

-Il manque de filles de notre âge pour notre petite fête au dortoir, ajouta Adrian.

-Je ne suis pas intéressée à passer du temps avec des serpents.

-Oh, tu devrais faire attention à ce que tu dis petite lionne. Avec l'Héritier qui court les couloirs, notre dortoir pourrait bien être l'endroit le plus sécuritaire de tout le château... »

À ces mots, il s'était approché d'elle, la collant au mur. Adrian s'était lui aussi avancé, bloquant l'autre issue. Hermione était complètement à la merci des deux sorciers. Ne sachant plus que faire, elle ferma les yeux.

« Et ce n'était pas vraiment une invitation, tu es forcée d'y être.

-Et si je refuse? fit-elle en ouvrant de nouveau les yeux pour croiser le fer avec Flint.

-Alors, tes gentils amis de l'équipe de Gryffondor devront faire attention à nos cognards... Si tu vois ce que je veux dire.

-C'est une très mauvaise idée de se mettre les Serpentards à dos, surtout par les temps qui courent, fit Pucey en riant mesquinement.

-Alors, tu viens ou tu viens? »

Flint s'était approché davantage, comme pour l'embrasser, lorsqu'il reçut un coup de poing violent provenant de la droite. Pucey fut lui aussi balancé au sol par les deux jumeaux Weasley et Alicia porta le coup final en lui crachant dessus. Hermione se sentit aussitôt mieux, protégée et en présence de sa famille.

Elle aurait voulu que Olivier se calme et cesse de frapper Flint, car même s'ils étaient dans les même environ de taille, il restait un peu moins robuste. Elle avait peur qu'il ne se blesse, qu'il ne puisse plus jouer cette année.

Les deux capitaines continuaient de se battre lorsque McGonagall arriva, les yeux exorbités à la vue de ces deux sorciers se battant de façon aussi crue.

« Flint, Dubois, 10 points en moins pour vos maisons respectives! »

Ils cessèrent tous deux leur bataille pour se retourner. Flint avait la lèvre fendue, Olivier le nez cassé. C'était un piètre tableau.

« Je vais tous vous escorter jusqu'au château et vous deux vous rendrez à l'infirmerie. Si j'apprends que vous vous battez de nouveau, vous serez tous deux démis de vos fonctions de capitaine. »

La sentence plongea le groupe dans un silence de la mort.

Tout est de ma faute. Si seulement Dumbledore était là.

Ils marchèrent en silence jusqu'au château. Il y eut, certes, quelques regards noirs entre les deux jeunes hommes. Pucey siffla quelques fois de façon très équivoque pour rendre Hermione mal à l'aise, mais il n'y eut plus de bataille. Lorsque les Gryffondors mirent les pieds dans le dortoir, ils furent accueillis par un concert de cris de joie et des confettis.

Lors d'une soirée, on oublia que le Préfet fut pétrifié, on oublia que le danger rôdait. Pour ce soir, ils seraient heureux.