Independance
Rating : K
Disclaimer : Rien à moi, comme d'hab, sauf la trame
On ne change pas une équipe qui gagne, j'ai écris cet O.S en étude donc il vaut ce qu'il vaut... Bref, laissez un review !
Après tout ils avaient tous raison. Il n'était pas une nation. Il n'était qu'un morceau d'England, un gosse un peu turbulent qui demandait son indépendance pour faire son intéressant. Mais maintenant qu'il l'avait... Son indépendance, sa chère indépendance, il ne savait pas quoi en faire. La vérité, il n'avait jamais vraiment pensé qu'Arthur la lui donnerait. Vu l'impact qu'avait eue la prise d'indépendance d'America, personne ne pensait qu'England laisserait partir un autre bout de lui-même.
Alors oui, Sealand aurait dû être ravi. Enfin libre. Il pouvait faire ce qu'il voulait. Sauf assister aux réunions des nations, mais en même temps ce n'était pas comme si on avait sérieusement besoin de lui. Il était minuscule. Plus inutile et insignifiant encore qu'Italy. Il était heureux, à ça oui, Arthur ne pouvait plus le réprimander. Oui il était heureux... Dieu il aurait aimé le croire. Ce n'était absolument pas vrai. Comment pouvait-on être heureux de se faire rejeter par son frère aîné ? Oh oui il l'avait cherché ce rejet, il l'avait même demandé, mais il n'aurait jamais cru qu'on le lui accorderait. Dire qu'il était démuni était un euphémisme. Il était carrément dépité, frustré, blessé. Pourquoi Arthur faisait-il des pieds et des mains pour garder Alfred mais le laissait partir, lui, comme si de rien n'était ?
Non, au fond Sealand ne voulait pas savoir. Ca faisait mal de savoir. Mal pour rien. Il avait assez mal. Assis dans le couloir, devant la porte de la salle de réunion, il pouvait entendre clairement les éclats de voix des nations rassemblées. Il n'en faisait pas partit. Et alors... ? Après tout ce n'était pas comme s'il voulait y participer... Si... Si, il le voulait... Mais il ne pouvait pas. Trop insignifiant. Il ne saurait pas quoi dire. Il n'aurait rien à dire. Il attendait simplement qu'Arthur sorte, qu'ils rentrent à la maison, et le lendemain, ce serait exactement la même chose, parce que ce serait toujours la même chose, et tout cela ne changerait que s'il grandissait. Il ne voulait pas grandir. Quelque part il espérait encore qu'Arthur le reprendrait. Pour ce qu'il était, pas pour la grandeur de son territoire ou les bénéfices qu'il pourrait en tirer. Ce n'était pas possible, il en était conscient.
Ah... La porte s'ouvre... Il se leva et força un sourire. Tout le monde y croyait, et pourtant il n'était pas spécialement bon acteur. England avança vers lui, en pleine dispute avec France, qui le laissa bientôt tranquille pour rentrer avec Spain et Prussia. Sealand s'accrocha au bras de son frère, babillant joyeusement, parlant de tout et de rien, écoutant sans les entendre les réprimandes d'Arthur, et fit semblant de ne pas voir le regard emplit de souffrance que le plus âgé jetait à America.
Ca n'avait pas d'importance.
