Chère Kirsten: Il était facile de découvrir que Joseph était P'tit Joe grâce au surnom, mais aussi parce que je ne pouvais plus cacher cette vérité! Je suis contente que mon histoire te plaît, je vais tâcher de la terminer comme il se doit!
*Bonsoir/Bonjour tout le monde! Je suis désolée du retard pour cet avant-dernier chapitre car il m'a valut beaucoup de temps pour trouver des duels de Cow-boy (ce qui est en soi assez simple à trouver, honte à moi), mais le plus dur était d'écrire la scène (que vous trouverez dans le prochain chapitre)! Bonanza est la première série sur les Cow-boy et je voulais me montrer à la hauteur d'un tel chef d'œuvre! En espérant que ça vous plaira! Sur ce, bonne soirée/journée! Et merci d'avoir patienté!*
Chapitre 7: Une famille
Pendant la durée de sa convalescence Joseph apprend à connaître son père et ses frères. De même qu'il apprend également que avant son mariage avec sa mère Ben s'est marié deux fois, sa première épouse (répondant au prénom d'Elizabeth) lui avait donné Adam avant de s'éteindre, Inger avait donné naissance à Hoss, mais était morte en recevant une flèche dans le dos peu de temps après la naissance et qu'il avait travaillé dur pour construire Ponderosa une fois installé à Virginia City.
-Après tout, Rome ne s'est pas construite en un jour! avait-il sourit en voyant le froncement de sourcils intrigué de son jeune fils.
Enfant, Adam était ce qu'on appelle un élève studieux, aidant son père dès que ses devoirs d'école étaient terminés. Hoss, le doux rêveur, le protecteur des faibles et l'ami des animaux qu'ils soient sauvages ou domestiques, avait un peu de mal, mais grâce à son aîné il obtenait de bonnes moyennes. Si Adam se confiait à leur père lorsque l'absence de sa mère était trop douloureuse, Hoss mangeait pour combler le vide, mais Benjamin n'est pas idiot. Lui-même, avant sa rencontre avec Marie, ressentait l'absence de ses défuntes épouses.
Chaque soir, en guise d'histoire du soir, il racontait à ses fils comment il avait rencontré leur mère, ce qui l'avait plu chez chacune d'elle, leurs qualités, leurs défauts (-Inger pensait que jamais elle ne pourrait être aimée du à sa grande taille. disait Ben en guise d'exemple), ce qu'elles aimaient ou non...Hoss s'endormait,le pouce en bouche tandis qu'Adam avec un petit sourire aux lèvres, gardait à ses côtés la boîte à musique de sa mère.
P'tit Joe n'avait pas pleuré, mais deux grosses larmes avaient roulé sur ses joues, témoins silencieux que les paroles de son père l'avait touché, mais lorsqu'il s'adresse au chef de famille ou l'un de ses aînés les mots « Papa » (voir même « 'pa ») et « Grands frères » ou même « Mes frères » ont du mal à franchir la barrière de ses lèvres il n'en sortait que Monsieur Cartwright, Adam et Hoss de sa voix dénuée de chaleur, mais ni Ben, ni ses fils aînés n'en prennent ombrage car se découvrir une famille n'est pas chose facile à accepter de suite.
Après trois semaines de repos Joseph sait se tenir debout avec l'aide d'une canne car il est retourné à son ranch afin de rattraper le temps perdu, secondé par Ben, tout en s'entraînant plusieurs heures durant au pistolet, ne s'arrêtant que lorsque Ben, Adam ou Hoss l'y oblige.
-Par n'importe quels moyens légaux j'obtiendrai vengeance.
Après l'accord du médecin lui autorisant à marcher avec l'aide d'une canne Joseph part en ville pour pouvoir payer ses employés comme il se doit, mais aussi faire une chose qui lui tient à cœur...
C'est clopinant qu'il descend du buggy et qu'il se dirige vers la banque, sourd aux murmures à son passage.
-Monsieur Coquillage! s'exclame le directeur de la banque, ravi de voir le jeune homme. Cela fait fort longtemps qu'on ne vous voit plus!
-Allons à votre bureau. ordonne Joseph d'une voix calme, mais froide.
Deux heures durant Joseph dut réexpliquer son projet devant l'étonnement du directeur de la banque ce qui l'agace, mais fidèle à lui-même il reste parfaitement de glace.
-J'espère que cette fois vous avez compris ma demande. se lève Joseph. Je reviendrai ce soir, les papiers doivent être prêts.
Quittant la banque après avoir retiré la somme qu'il doit à ses employés, il se dirige vers l'épicerie où le vieux couple de commerçants remarque de suite sa jambe plâtrée.
-Oh, mon Dieu, Monsieur Coquillage! s'écrie la femme. Que vous est-il arrivé?
En trois mots Joseph conte sa mésaventure, mais garde sous silence le pourquoi il était sorti en pleine nuit et la vérité sur ses origines car il sait que tôt ou tard toute Virginia City apprendra la vérité...Autant ne pas ébruiter la chose.
Après ses achats terminés Joseph retourne chez lui où il demande à son contre-maître de réunir tous les hommes qui travaillent pour lui. Comme convenu il les trouvent devant les écuries, l'attendant sagement.
Après les avoir payés il leurs explique qu'ils sont libres de retourner chez eux pour chercher un autre emploi ou d'aller chez les Cartwright qui manque de mains d'œuvre.
Bien que surpris par l'annonce de leur jeune patron les hommes obéissent tandis que d'autres déchargent le buggy afin de ne pas fatiguer le jeune garçon qui s'écroule sur son canapé, se tenant la jambe, l'œil luisant.
-Joseph, est-ce que ça va? s'inquiète Elsa.
Joseph a su pardonner à la vieille cuisinière son silence. Il lui explique que sa jambe le fait souffrir, mais suppose que comme il est resté longtemps couché et qu'il doit se déplacer avec lenteur ses muscles n'ont plus l'habitude.
Le bruit reconnaissable de sabots frappant le sol avertissent Elsa et Joseph de l'arrivée des Cartwright. Et, en effet, moins de dix minutes plus tard, Ben et ses fils sont au salon après avoir salué chaudement Elsa et son jeune maître.
-Comment va ta jambe, fils? demande Ben assis à la gauche de son enfant.
-Elle me lance. hausse des épaules Joseph.
-C'est normal tu es resté un mois cloué au lit! sourit Hoss. Comme l'a dis le médecin tu ne dois pas forcer sur ta jambe, p'tit frère!
En un mois Joseph a encore du mal à se faire à l'idée qu'il soit un Cartwright, mais se faire appeler « P'tit frère » ou « Fils » lui fait chaud au cœur, mais son éducation russe l'empêche d'exprimer ses sentiments bien qu'il ait pleuré par deux fois.
Pendant plusieurs minutes père et fils discutent pour élaborer un plan pour forcer Samuel Mulder à avouer son crime d'il y a 13 ans.
-Il n'avouera jamais de son plein gré. informe le père de famille. Même menacé il gardera le silence.
Difficilement, Joseph se lève, faisant les 100 pas. Il est habile avec un revolver.Il faudra que je me montre plus rapide que lui, mais il reste ma jambe qui n'est pas encore totalement guérie.
-Joe? l'appelle son père. Tu ne nous as pas encore dit où on pourrait trouver Samuel Mulder.
Mais Joseph garde le silence, n'ayant pas entendu la question de son père. C'est la main de Hoss sur son épaule qui fait réagir Joseph qui se raidit au contact. Retirant sa main, Hoss recule prudemment de deux pas en arrière.
-Tout doux, p'tit frère, c'est moi!
Un mois est un délai beaucoup trop court pour Joe qui n'a plus l'habitude des contacts humains. songe Adam en voyant Joseph s'excuser d'un petit mouvement de tête. Sans oublier qu'il a longtemps cru être seul au monde.
Loin de se sentir offensé par l'absence de -réponse de son jeune fils Ben lui repose la question.
-Mulder se trouve à l'hôtel sous un faux nom. se retourne Joseph, faisant face aux membres de sa famille.
-On le dit gourmand des belles femmes et de la bonne chaire, mais aussi adroit au revolver qu'au lancer de fer. se lève Adam. Le mieux serait que l'un de nous lui parle et...
-Lui parler? répète, glacial, Joseph en attrapant Adam par le col de sa chemise. Tu te moques de moi, Adam? Il n'est pas question que j'adresse la parole à ce...cette vermine! Cette ordure s'en est pris à ma mère et toi tu souhaites lui faire la conversation? Alors que tu sais que c'est à cause de lui que ma mère a quitté les Amériques pour la France! Et que malgré toutes ses précautions il a sut retrouver sa trace et l'a tuée sous mes yeux! Tu me dégoûtes...
Durant la triade de son jeune frère Adam est resté de marbre, étonné malgré lui de voir de la colère briller dans le regard marron de Joseph. La colère sera-t-elle la seule émotion que Joe sait ressentir? Non, je reste persuadé que Joseph connaît les autres.
-Joseph! se lève Ben en séparant ses deux fils. Par tous les Saints du Paradis, calme-toi!
Relâchant son aîné Joseph se détourne de lui, se réinstallant sur le canapé. Adam, quant à lui, s'avance vers son benjamin, mais ce dernier le foudroie du regard, le visage toujours impassible. Comprenant le message silencieux, l'aîné de la famille reporte son attention vers son père et Hoss.
-Joseph n'a pas tort, 'pa.
Le regard de Ben et Hoss luit de surprise devant les paroles d'Adam, mais ce dernier ne leur laisse pas le temps d'ouvrir la bouche qu'il s'explique:
-Hoss et moi n'avons jamais connu nos mères respectives, mais Joseph si. Sa colère est légitime car il a grandi à ses côtés pendant 5 ans avant que Mulder ne brise leur vie, faisant de Joe un orphelin.
Bien que toujours de glace Joseph est touché par l'excuse de son aîné. Reprenant leur conversation sur comment avouer à Mulder son crime, l'idée la plus inattendue vient de Joseph...
-Je compte le provoquer en duel.
-Il n'en est pas question, Joseph! tonne la voix de Ben, tournant la tête vers son benjamin. Ta jambe ne te permettra pas de rester assez longtemps debout pour l'affronter!
Voulant riposter l'ex-Monsieur Coquillage n'ouvre cependant pas la bouche car s'il y a une chose qu'il a retenu lors des aventures qu'il a vécues auprès de sa famille c'est que Benjamin Cartwright a souvent raison.
Sans oublier qu'il a toujours manifesté de l'inquiétude et de la tendresse à mon égard avant qu'Elsa ne m'apprenne notre lien de sang.
-Très bien. capitule-t-il à contre-cœur. Qui souhaite l'affronter?
La réponse tombe assez rapidement:
-Si personne n'y voit d'objections, je souhaite l'affronter.
Tournant la tête vers son frère au regard de jais P'tit Joe sent un pincement désagréable au cœur. Adam est rapide, il saura se défendre face à Mulder, alors pourquoi ce pincement?
S'étant tous mis d'accord pour que ce soit Adam qui affronte l'assassin de la mère de Joseph les quatre hommes se lèvent pour s'attabler après qu'Elsa les ait appelés afin de passer à table.
À table Elsa présente chaque repas en ayant remarqué l'air surpris de ses invités.
-Comme entrée vous avez du oukha, en plat principal du saumon accompagné de navets, betteraves rouges et des pommes de terre en purée et en dessert de la Smetannik, le préféré de Joseph!
S'installant à table la vieille femme sert ses invités en premier et enfin elle-même après avoir expliqué à Benjamin que Joseph ne mangera pas. Ce qui surprend Ben et ses fils, ne voulant pas étaler le pourquoi d'un tel jeun Joseph accepte de prendre uniquement de la soupe.
S'attaquant à la soupe les Cartwright sont surpris de la trouver bonne, Adam est le premier à poser la question sur les composants.
-C'est une soupe d'esturgeon, j'y ai rajouté du poireau, des pomme de terre, du laurier, et de l'aneth avec une pincée de graines de fenouil. sourit Elsa. Je suis contente que vous l'aimez!
-Connaissant Hop Sing il voudrait connaître la moindre de vos recettes, ma chère Elsa. sourit Ben.
Pendant la durée du repas seul Joseph ne participe pas à la conversation, ni ne touche à un autre plat, perdu dans ses pensées.
Après que Ben et ses fils aient bien mangé, Elsa se lève, les couverts en mains et part pour la cuisine d'où elle revient avec une tarte. L'arrivée du plat surprend Hoss, mais très vite Elsa rassure le colosse:
-Je vous rassure Hoss, il n'y a pas de fromage. La Smetannik est composée de confiture de mûres, d'amandes et de cannelle. Joseph n'aime pas trop le citron.
Après le dessert la vieille femme sert Ben et ses fils en café tandis que Joseph et elle se servent en vodka, le premier étant retourné à la cheminée, regardant les flammes, pensif.
-Joseph? l'appelle, inquiet, Hoss.
Comme son frère aîné et leur père le colosse avait aussi remarqué le mutisme de son jeune frère durant tout le repas et le fait qu'il n'ait rien avalé à part la soupe.
-Laissez-le seul dans ses pensées, Hoss. le réprimande gentiment Elsa. Aujourd'hui est un jour triste pour Joseph.
Regardant le calendrier Ben voit la date, mais ne comprend pas la soudaine tristesse de son fils.
-Aujourd'hui cela fait 13 ans que Marie est décédée. lui apprend la vieille cuisinière.
Comprenant le pourquoi Joseph garde le silence son père et ses frères lui jettent un regard désolé, mais perdu dans ses pensées, Joe ne les voient pas. Cependant Adam remarque que les mains de son petit frère tremblent.
-Ordure! murmure à voix basse Joseph en français.
L'insulte est suivie par le jet du verre dans l'astre où le feu en contact avec l'alcool pur s'enflamme rapidement sous les sursauts de surprise des autres.
-Joseph! s'écrient-ils tous d'une même voix en se levant d'un bond.
-Ça va. répond Joseph sans quitter des yeux l'astre.
Profite de ta dernière soirée, Mulder, car il est hors de question qu'Adam te défie. Je connais tes ruses et il est hors de question que l'un de mes frère ou mon père te serve de...
Ouvrant de grands yeux surpris par le qualificatif par lequel il a désigné Ben, Adam et Hoss par la pensée l'ex-monsieur Coquillage sent son cœur battre comme un fou dans sa poitrine.
Ne souhaitant pas que son trouble soit aperçu par quiconque Joseph sort de la maison, se dirigeant vers la grange où Magnifico, en reconnaissant ses pas, hennit joyeusement.
Un fin sourire étire les lèvres de P'tit Joe en se dirigeant vers le jeune poulain. Ce dernier, heureux de voir son maître, hennit plus fort tout frappant le sol de ses sabots.
-Calme-toi, mon jeune ami. caresse-t-il l'encolure de son cheval. Tu es encore trop petit pour que je puisse te monter.
Pendant plusieurs minutes Joe s'occupe de son poulain, semblant ne pas ressentir la douleur à sa jambe car son esprit est loin de son corps, si loin qu'il revit sa vie en France:
Son entrée à l'école, les moqueries des autres enfants sur sa mère lorsqu'ils avaient appris qu'il n'avait pas de papa, ses pleurs en rentrant à la maison, l'étreinte douce et réconfortante de sa mère. Ses caresses, ses baisers, son parfum floral, les nombreuses difficultés que sa mère avait pu rencontrées sans jamais baisser les bras. Malgré 13 années écoulées Joe n'a rien oublié de sa vie.
Maman...Je comprends pourquoi tu as préféré quitter les Amériques pour aller vivre en France, mais je reste persuadé que papa t'aurait protégé de Mulder.
Soudain quelque chose frappe violemment Joseph a l'arrière de la tête, le faisant tomber à plat ventre, évanoui.
*Bonsoir/Bonjour tout le monde merci de votre patience car je l'avoue sans rougir ce chapitre n'a pas été simple car l'imagination était là, mais je n'arriverais pas à la saisir pour terminer ce chapitre! Promis, le 8ème sera le dernier! En vous remerciant de votre venue et à plus tard!*
