J'avais besoin de me défouler, de passer mes nerfs. Rien de tel d'une chasse aux hollows

Je dus m'éloigner du château pour trouver quelques hollows qui faisaient des siennes. L'affluence de leurs espèces ici était inquiétante. Alors que je venais de trancher mon énième hollow, Youruichi-san apparut devant moi me demandant de la suivre. Je rengainais mon zanpakuto avant de la suivre jusqu'à la salle d'entrainement. Je voyais mon corps qui trainait dans la salle de repos alors que la connexion était déjà lancée.

Je la regardais sans rien dire repensant à ce que cet ignoble gamin avait dit avant de me tourner vers l'écran qui venait de s'allumer pour laisser apparaitre mon frère et le commandant qui avaient tous les deux l'air ennuyé. Je baissais la tête, sentant les problèmes se profiler.

- Misa, commença mon frère avec une voix assez glaciale, que t'ai-je dit avant ton départ ?

- De … de ne pas faire honte à notre clan et de … de remplir ma mission, répondis-je en me faisant petite

- Dois-je sévir pour que tu comprennes le sens de ma question ? Demanda-t-il sur le même ton

- De vous prévenir s'il se passait quelques choses, répondis-je apeurée

- L'as-tu fait ? Demanda-t-il toujours sur le même ton

- Iie (non) ! Dis-je en sentant une boule se former dans mon ventre

- Encore une désobéissance et tu seras relevé de tes fonctions de shinigami jusqu'à ce que j'en décide autrement, dit-il sévère

- Nii-sama … commençai-je en le regardant outrée avant de baisser la tête, sumimasen (pardon)

Après le bref sermon, j'exposais enfin la situation à mon frère et au commandant qui avaient l'air inquiet. Qui pouvaient les en blâmer ? J'étais moi-même impuissante face à cette situation qui était des plus étranges. J'avais beau retourner la question dans tous les sens, aucune réponse plausible ne me venait.

Mon frère me fixa un moment avant, il avait l'air beaucoup plus inquiet pour moi que pour la terre. Je lui souris avant de le rassurer mais il n'était pas dupe. Il m'a élevé depuis ma plus tendre enfance, j'ai aujourd'hui 18 ans et je reste à ses yeux encore une enfant.

- J'aimerai si possible avoir des renforts, demandai-je au commandant, des personnes du niveau de capitaine ou lieutenant, expliquai-je

- Autorisation refusé ! Dit-il directement

- Mais la menace est bien présente, je … je …, commençai-je

- Misa, intervint mon frère. Cette mission t'a été confiée et à personne d'autre, si la solitude te pèse alors ouvre-toi !

- Je …, reprise avant de me taire

- Il est inutile que tu portes ce fardeau seule, ce n'est pas en te cachant derrière tes amis que tu réussiras à guérir ta blessure ! Dit-il

- Je ne t'ai rien demandé, repris-je sèchement

- Change d'attitude, tu n'es pas encore trop grande pour te retrouver sur mes genoux ! Prévint-il avant de me faire dos alors que je me mise à rougir

Je me tournais vers Youruichi-san qui se retenait de rire alors que j'avais les joues en feux.

- Ce n'est pas ce que tu crois, dis-je en voulant justifier ce qu'il venait de lâcher

- Je ne crois rien, dit-elle en posant une main sur mon épaule, la petite Kuchiki se prend encore des fessée de Byakuya-boy, dit-elle avant de disparaitre

Je ne savais pas ce qui était pire, goûter à la sa main ou la honte qu'il venait de me mettre ? Quoiqu'il en soit, je remontais à la surface, demandant à Nova de me téléporter directement dans mon dortoir. J'avais des devoirs à faire et aussi un rapport à rédiger.

Alors que je terminais de rédiger mon rapport, une élève me demanda de rejoindre le professeur Rogue pour ma retenue. Je me demandais ce qu'il allait inventer pour me faire plier … comparé aux autres élèves, je ne le craignais pas d'ailleurs je ne craignais personne sauf peut-être mon frère qui avait un don particulier et peut-être le commandant et les autres capitaines sinon je ne craignais personne.

Je rentrais dans la pièce les bras croisés affichant une expression neutre et calme alors que lui était apparemment partagé entre la peur et la colère. Il me montra un tonneau de crapaud à corne me demandant de les vider avant de trancher les cornes et retirer les yeux.

Un tonneau aurait dû m'écœurer mais j'en avais connu de pire avec les punitions de Kurotsuchi. Je me mise rapidement au travail, repensant rapidement à la conversation avec mon frère, le danger qui pesait sur cette école, l'imbécile de Serpentard et mon zanpakuto qui refusait de m'obéir.

D'autre part, malgré le fait que je sois entouré de personne qui voulait mieux me connaitre, je me sentais si seule. Si j'avais réussi à minimiser ce sentiment à Karakura, la réalité avait fini par me rattraper. Je refusais de souffrir à nouveau et de me laisser anéantir par une nouvelle perte.

Mon cœur souffrait, j'avais pensé qu'en m'entourant de personne que j'aimais m'aiderait à l'oublier, m'aiderait à avancer. J'avais tort ! Ce sentiment de joie n'était que factice car au plus profond de moi la lame s'enfonçait toujours centimètre par centimètre me rappelant ce jour atroce que j'aurais tant voulu oublier.

Etais-je destiné à souffrir ? Il me le semblait. Pour une erreur de ma part, une simple erreur je perdis mon monde.

Je fermais les yeux un moment me plongeant dans le monde de mon zanpakuto, j'avais réussi à l'invoquer, cela voudrait donc dire qu'il était toujours présent. Alors que je regardais partout avec attention, cherchant de la motivation, du courage et de la force, une chose me frôla la joue la faisant saigner. J'avais juste eu le temps d'éviter le second projectile avant de me sortir de ce monde. Je n'étais pas la bienvenue et encore moins désirée.

Je me faisais attaquer par mon propre zanpakuto alors que j'étais son maitre, je l'avais maitrisé je l'avais soumis. J'avais le Bankai ! Que ce passait-il ici ? Pourquoi refusait-il de communiquer avec moi ?

- Kuchiki ! Cria une voix sévère mais inquiète à la fois

- Je suis désolée monsieur, j'étais dans mes pensées, répondis-je sincèrement

- Bougez-vous ! Vous avez encore un tonneau à terminer, dit-il alors qu'il venait de s'apercevoir de la coupure sur ma joue. Mais vous saignez ! Dit-il en s'approchant de moi alors que je reculais

- Ce … ce n'est rien ! Dis-je en essuyant le sang qui longeait ma joue

- Ne dites pas de bêtises ! Dit-il inquiet, allez-vous asseoir !

- Je … je dois, reprise en reprenant la lame

- Obéissez petite idiote, gronda-t-il

Je m'assis sur la première chaise attendant patiemment qu'il revienne. L'attente ne fut pas long, il avait de quoi désinfecter la plaie qui n'était que superficielle, j'aurais pu moi-même me la soigner mais comme l'aurait probablement dit mon frère le kido ne résout pas tout.

Il imprégna un coton d'alcool qu'il tapota légèrement sur la plaie. Je bougeais un peu la tête pour éviter que le coton ne rencontre la plaie et vice-versa. Je ne pouvais m'empêcher de grimacer alors que lui avait l'air de s'attarder sur ma blessure

- Professeur ? Interpellai-je, vous allez bien ? Demandai-je intrigué

- Cessez de bouger, ordonna-t-il alors qu'il plaça une sorte de sparadrap sur la plaie.

Une fois terminé, il m'ordonna de m'installer au premier rang et cette fois de copier des lignes … DES LIGNES. Je m'amusais plus avec les crapauds qu'en faisant des lignes stupides, après un bon moment, je me mise à rougir comme une tomate lorsque mon estomac se mit à crier famine et à réclamer son dû. Je ne savais plus où me mettre tellement la honte me prenait. Je me plongeais ma tête dans mes lignes lorsqu'il se remit à crier à nouveau un peu plus fort.

Je n'avais guère mangé midi et là je le payais par ses cries incessants. En levant la tête, mon professeur me regarda d'un air suspicieux avant de me laisser partir. Je voyais dans ses yeux de l'incertitude mais aussi de la curiosité à mon égard. Qu'avais-je de si spéciale ? A part le fait d'être une shinigamie bien sûr. J'avais l'impression que cet homme et beaucoup des élèves présents dans le château avaient affronté la mort bien plus souvent qu'ils ne voudraient l'avouer.

Moi je l'affrontais tous les jours, l'existence d'un shinigami est éphémère, elle n'a pas de sens si elle n'a pas de but. La mienne est de devenir plus forte, beaucoup plus forte et protéger mes nakamas afin d'éviter ce qui s'est produit n'arrive à nouveau.

Un mois c'était écoulé et la situation semblait s'être calmé à part l'attaque de quelque hollow, l'énergie qui avait l'air d'absorber mon reiatsu et celui des élèves semblait s'être dissipé voir même disparu.

Je suivais les cours normalement comme n'importe quel élève, j'effectuais mes rondes normalement et m'entrainais dès que je le pouvais. La vie dans ce château semblait paisible, trop paisible.

Alors que j'étais sous un arbre à méditer, un groupe de Serpentard avec à sa tête ce fameux Drago Malfoy vint à nouveau m'embêter. Je restais calme continuant ma méditation l'ignorant alors qu'il avait l'air envie de me faire payer la honte que je lui aie infligé lors d'une leçon de vol. Il avait moins fait le malin en constatant que je pouvais moi-même maitriser le balai.

- Qu'est-ce que tu fais la sang-de-bourbe ? Demanda-t-il avec haine

- Cela ne te regarde pas Drago ! Dis-je en continuant ma méditation qu'il troublait.

J'avais senti le reiatsu de mon zanpakuto et j'avais décidé de me mettre à sa recherche. Mes pouvoirs de jours en jours étaient de plus en plus inaccessible ce qui m'inquiétait. L'air commençait vraiment à devenir irrespirable, je préférais me lever avant de passer mes nerfs sur lui

- Tu te crois maligne, c'est ça ? Demanda-t-il en me poussant

- …, je ne répondis pas préférant le fusiller du regard

Je le vis saisir sa baguette qu'il allait pointer sur moi. D'un coup de pied je le désarmai avant de le pousser par terre. Il avait un ennemi un certain Harry Potter mais depuis peu c'était moi qu'il fixait, sur moi qu'il s'acharnait. Je préférais, comparer aux élèves de cette école je savais me défendre seule et autre point important je n'avais pas peur de Rogue.

Ses deux amis pointèrent leurs baguettes sur moi croyant sûrement m'impressionner alors que je restais stoïque. Croyaient-ils me faire peur de cette façon ? C'était mal me connaitre. En regardant en haut, je me mise à grimper à l'arbre avant de m'asseoir sur une des branches à ma disposition. Mon corps était composé de particule spirituelle, comme pour les shinigamis j'arrivais à rester dans le ciel sans subir la gravité. Eux … c'était différent.

- Si tu veux me faire payer alors monte, dis-je en souriant

- Sale petite … commença-t-il sans achever sa phrase

- Fais-moi plaisir dégage ! Demandai-je en prenant mes aises alors que mon chat me regardait couché avec la queue qui remuait

- Tu … tu nous ne paieras, dit-il avant d'ordonner à ses acolytes de se retirer

Une fois qu'ils furent assez loin, je me tournais vers mon chat qui ne cesser de me fixer avant de se lever. Moi qui ne l'avais pas vu depuis plusieurs jours la voilà qui réapparaissait. Je me demandais quel genre de nouvelle elle me ramenait.

- Alors ? Demandai-je, quelles sont les nouvelles au sommet ?

- Rien qui sente bon, Soi Fong a décidé d'envoyer plusieurs de ses hommes pour t'assister, éclaircit-elle

- Sauf qu'ils n'ont pas les niveaux adéquats ! Répondis-je un peu énervé. Le danger c'est calmé mais il est toujours présent

- Byakuya a ses raisons s'il te refuse toute aide Misa, dit-elle en me sautant dessus

- Nii-sama a peur pour moi mais je sais me défendre seule ! Expliquai-je

- Il a peur de te perdre Misa, répondit-elle

- Me … me perdre ? Mais c'est stupide, protestai-je

- Tu te refermes, personne ne peut t'approcher et si l'on essaie de forcer la barrière tu nous repousses violemment, dit-elle soucieuse, tu n'es plus la même

- Dites-vous que la perte d'un être cher change forcément une personne, dis-je en la déplaçant, maintenant excuses moi mais je dois me rendre en ville avec les autres élèves, repris-je en sautant par terre, ordonne aux hommes de la seconde division de se placer un peu partout dans la ville et de recueillir des éléments si ce phénomène est encore présent il aura sûrement affecté cette ville et ses habitants

Le professeur Mc Gonagall qui était celle qui accompagnait les élèves m'expliqua un peu ce que l'on pouvait faire et aussi les limites à ne pas franchir. J'aurai bien aimé lui dire que je n'étais ici que pour faire du repérage.

Nous nous mirent en route, comme d'habitude, j'étais seule réfléchissant à la meilleure façon de faire ma mission, il allait m'être difficile de circuler sans me faire prendre et encore moins de les défendre si je ne pouvais pas circuler librement.

Malgré mes quelque appréhension Pré-Au-Lard était un lieu calme, aucun reiatsu bizarre à l'horizon ne me faisait trembler, je décidais donc de profiter pour faire les boutiques ne me doutant pas du tout ce qui se tramait à l'école. J'étais heureuse passant de magasin en magasin profitant pour prendre quelques présents lorsqu'un reiatsu bizarre apparut dans l'air il était bien présent mais pas menaçant.


Bonne lecture et à bientôt