Un texte un rien plus long, je suis passée à 200 mots pour celui-ci.


Quand il avait commencé à jouer au tennis, au collège, il s'était soudain senti incroyablement léger et libre.

Il pouvait courir, à l'air libre, sous le ciel. Fini les longues heures passées assis sur les genoux, dans une salle bondée à la climatisation défaillante et aux fenêtres solidement fermées. Fini le stress des tournois, l'angoisse à l'approche de la défaite et la déception.

Bien sûr, le tennis pouvait s'avérer épuisant lui aussi, au moins physiquement mais Nishida arrivait à se persuader assez facilement que ses battements de cœur affolés étaient causés par une quelconque passion.

En s'asseyant pour faire face à Chihaya, une étrange nostalgie s'empara de lui. Le plafond et les murs lui avaient semblé s'étirer alors même qu'il se rappelait les limites sur lesquelles il pouvait étendre ses cartes. Malgré l'entrainement qu'il avait arrêté en plein milieu sous le prétexte qu'il devait rentrer chez lui, ses membres n'étaient pas lourds et toute la sueur s'était déjà évaporée. Une fraicheur irréelle envahit le petit débarras en même temps que leur concentration grimpait. Ses yeux passèrent d'un idéogramme à l'autre, mémorisant l'emplacement des cartes.

C'était donc ce sentiment qu'il avait fui des années plus tôt pour voir le ciel ?