Seveya : Saluuuuuuuuuuut ! Ouais, effectivement, le chapitre précédent était… un cassage de mythe en force. Mais bon, pour Saga, c'est parce que les jumeaux ont un lien trop fort pour supporter l'absence de l'autre. Du coup, ben, vas-y pour rester calme alors que ton petit frère revient d'entre les morts. Aldé, rien à faire, c'est un gros nounours, c'est comme ça que je le vois. Les frères lions, par contre, c'est vrai que quand j'ai écrit ça, je les aimais PAS DU TOUT… Maintenant, mon jugement a un peu changé. Par contre, effectivement, la sieste, c'est sacré. Quant à Milo et Camus, ben… ils sont égaux à eux-mêmes. Mission traversée du sanctuaire accomplie^^
Arala : Effectivement, Shaka n'est pas un mateur, Madame, il ouvre juste les yeux quand il faut pas, c'est pas sa faute si Kanon avait justement prévu de lui mettre sous le nez notre délicieux 'Dèssous comme dit Seveya^^ Quant à Zeus, bah, tu verras que oui, ça reste un pervers… mais il est plus compliqué que ça XD
Lion no Kalista : Miaou, désolée, c'était pour voir si vous suiviez^^(mais euh, comment ça, c'est pas une excuse ?). En tout cas, j'espère que la fic continuera de te plaire.
Camus Scorpio : Ne t'excuse pas, tu as posté une review maintenant et ça me fait très plaisir. Mon but, c'est vrai, en commençant cette épopée (ouais, parce qu'en fait, ça commence à être une fic à pas mal de chapitres), c'était un coupling inédit. Je n'ai pas honte d'avouer que je devais faire une fic avec Kanon pour entrer dans une communauté et comme mon perso préféré était Hadès… ça m'a semblé couler de source…. Même si c'était pas de la tarte de faire une histoire crédible qui expliquerait leur mise en couple. Finalement, ça m'a bien amusée et j'ai continué. Camus, je ne te le cache pas, a des raisons de se méfier des dieux mais le sujet sera mieux traiter dans les chapitres suivants (et tu vas voir que je suis en fait une tordue XD). Quant à Zeus… ouais, c'est normal qu'il soit si énervant, il est pourri gâté et si tu fais pas ce qu'il te dit, il pique une crise… Donc, fallait pas s'attendre à un modèle du genre Salomon… (Hadès, il est bien mieux d'abord } ;- ). Merci pour ce long commentaire et ces encouragements^^ Suis toute némue, sniiiiiiiiiif^^
Vyersdra : Zeus violer Kanon ? Atta, tu parles du tombeur de ces dames et de ces messieurs ! Il a trop la classe que pour s'abaisser à ça ! D'abord, il a qu'à claquer des doigts et… PAF *assomme Zeus* Désolé, il a encore piqué mon clavier. Pour Shaka, ben, c'est pas sa faute, c'était juste pas le moment d'ouvrir les yeux. N'empêche que les dessous des tuniques, ça a pas son pareil pour distraire des points qu'on veut cacher, hein, Kanon ? Mais !!! Arrête de mater sous la tunique d'Hadès !!!! Quant à Athéna, c'est une déesse que j'adore… mais Kurama en a fait une cruche. Et donc, Saori… reste une cruche XD Peut-être que j'essayerai d'arranger son cas plus tard… ou pas ^^
Voilà le chapitre 7, toutes mes excuses pour la semaine dernière^^ Allez…*lâche le chapitre* Bon apppppppppp
Chapter 7 : Violences.
Hadès :
Je suis Athéna au chevet de Poséidon, inquiet pour mon frère. Celui-ci dort paisiblement mais son corps est nimbé d'un cosmos chargé de fatigue. A ses côtés, assis sur une chaise, me regardant franchement, se trouve l'ancien Chevalier du Bélier, redevenu Grand Pope du Sanctuaire d'Athéna. Il était présent lors de la dernière Guerre Sainte comme à la précédente : il sait donc pertinemment qui je suis.
Il se lève et nous salue.
-Pas de changement depuis tout à l'heure Majestés…
Il me regarde avec un sourire triste mais où je peux entrapercevoir qu'il m'évalue et me cède la place, préférant une chaise plus en retrait. Athéna prend de nouveau la parole.
-Très bien, je vais me reposer. Fais-moi chercher s'il y a du nouveau, Shion.
Bien, Princesse.
…Bonsoir Hadès.
Elle l'a murmuré en partant, sachant pertinemment que je ne lui répondrai pas. Je me retrouve donc seul avec Shion à veiller Poséidon.
Je suis assez mal à l'aise en présence du serviteur d'Athéna et me contente d'observer le sommeil du Maître des Flots.
L'ancien Bélier brise le silence.
-Que pensez-vous du Sanctuaire, Seigneur Hadès ?
Il y a trop de marches !
Je préfère ne pas dire ce que m'évoque réellement ce lieu alors que ses Chevaliers m'ont battu plus d'une fois ! Que croit-il ? Shion semble l'avoir compris et décide de continuer la conversation avec une touche d'humour.
-C'est justement pour fatiguer l'ennemi. De toute façon, je sais que vous n'en avez même pas gravi le sixième…
-M'aurais-tu observé ?
-Non, j'ai juste compté vos « sauts »… J'ai entendu dire que vous n'êtes pas mécontent des services de Kanon…
-Il est très gentil mais trop téméraire : il risque de devoir encaisser un retour brutal des choses dans le futur…
-Avez-vous eu des problèmes avec les Golds ?
-Ce n'est pas l'idée que je me faisais de ces hommes en tant qu'« ennemis ». Ils n'ont pas été très suspicieux quoique Camus se soit montré particulièrement agressif.
-Il a été très marqué par son premier retour à la vie.
-Peut-être… Qu'a dit Poséidon ?
-Je l'ignore, je ne l'ai vu que dans cet état.
-Et Zeus, où est-il ?
-Il est allé s'enfermer dans sa chambre.
Il doit être en train de réfléchir à la façon de se venger de la gifle de Kanon. Mais quoi qu'il tente, je serai là !
En attendant, je me lève : j'ai sommeil…
-Je te confie mon frère, Shion.
-Bien, je veillerai sur lui.
-Bonne nuit.
-Oui, bonne nuit.
Il m'est sympathique cet Ariès. Enfin, à première vue… Je suis loin de pouvoir faire confiance à mes anciens opposants, même s'ils semblent m'avoir pardonné ces guerres.
Je souris en prenant la direction des appartements qu'Athéna m'a désignés comme étant les miens tout à l'heure.
Avec un peu de chance, tout sera bientôt fini…
Kanon :
Je me débats du mieux que je peux mais Zeus est bien plus fort et plus rapide que moi, déjouant toutes mes ruses pour échapper à ses mains inquisitrices. Il a déchiré ma tunique et m'a retourné sur le dos sans paraître faire le moindre effort.
Furieux qu'il essaie de me faire taire en m'embrassant, je parviens à lui mordre la lèvre jusqu'au sang ! Il s'écarte de moi et me gifle avant de me prendre à la gorge, rendant ma respiration laborieuse.
-Mais qu'est-ce que tu es remuant !? Tiens-toi tranquille ! Inutile de te débattre, c'est trop tard : je suis ton maître désormais !
Ses yeux reflètent une joie malsaine et, pourtant, je ne veux pas me soumettre.
Ses mains glissent sur mon torse et font glisser mon pantalon sur mes hanches en un instant qui me paraît terriblement lent mais en même temps si court que mes membres ne sont pas assez vifs pour l'en empêcher.
Je le vois se pourlécher les lèvres: il me fait peur…
-Non ! Je n'appartiens qu'à Hadès !
-Que tu es stupide ! Mon frère n'a qu'une hâte : en finir au plus vite avec cette histoire ! Pour lui, tu n'es qu'un pion facilement remplaçable et qu'il oubliera vite !
Un pion… C'est vrai… Pour lui, je ne suis qu'un pion destiné à disparaître plus ou moins rapidement… Même si nous avons passé de bons moments ensemble, je suis condamné à l'oubli ! Pourtant, je n'arrive pas à lui en vouloir…
Le sourire d'Hadès danse devant mes yeux.
Reprenant mes esprits, je fais appel à mon cosmos. Zeus me recouvre aussitôt du sien, si écrasant…
Il me retourne sur le ventre, immobilisant mes bras dans une seule de ses mains !
Suis-je vraiment plus faible qu'un nourrisson pour lui ? !
Je crève de peur tandis que je le sens se placer entre mes cuisses. Je tente de hurler, tant mentalement que physiquement mais je n'y arrive pas… Je me sens si impuissant que mes larmes commencent à couler lorsqu'il entre violemment en moi.
Je ne me reconnais plus…
Hadès :
J'allais entrer dans mes appartements quand un cri déchirant retentit dans ma tête, hurlant mon nom. Je m'aperçois immédiatement, avec effroi, qu'il s'agit de Kanon !
Je me rue dans la chambre où je l'ai laissé un peu plus tôt et reste sur le seuil, paralysé, les yeux grands ouverts devant l'horreur de la situation qui se présente à moi : Zeus est là, complètement nu, me regardant avec mépris tandis qu'il bouge sensuellement en Kanon. Celui-ci se démène sous lui et, à défaut de voir ses larmes, le son de ses sanglots me fait mal.
Sans m'en rendre compte, je bondis sur Zeus. Mon frère me repousse avec sa seule volonté mais je ne pense guère à ce détail : je suis comme fou !
-Lâche-le ! Espèce de salaud !
-Tu rêves ! Il faut bien que je vous punisse sinon vous persisterez dans vos erreurs !
La douleur déferle dans mon corps et je m'effondre à genoux.
Je ne laisserai pas tomber Kanon ! Plutôt mourir ! Un peu de courage : la douleur n'est rien !
Regroupant ce qu'il me reste de force, le corps tremblant, je sors mon épée et l'abats mais le Maître des Nuées me repousse encore, augmentant la douleur qu'il m'envoie.
-Tu t'entêtes encore, Hadès à la chevelure de nuit ? !
-Laisse Kanon tranquille ! A quoi cela te sert-il de le blesser ? ! Ta punition… n'est pas…proportionnelle… à la faute !
Je n'arrive presque plus à parler…
L'Olympien a un ricanement tout à fait désagréable. Je le vois déchirer un pan de drap pour lier les mains de Kanon dans son dos et l'installer à genoux devant moi, le retenant contre lui d'un bras passé autour de sa taille fine. Puis, sous mes yeux, il lui glisse sa main libre entre les cuisses.
Sa victime a un hoquet de surprise en sentant la main impudente se promener sur son sexe. Il tente des'échapper en se débattant avec rage et de pousser hurlement mais n'arrive à rien.
Prostré sur le sol, cramponné à ma lame, je soutiens le regard de Zeus.
Avec horreur, je le vois prendre mon apparence en me souriant à la façon d'un démon. Me fixant avec attention, il lèche la nuque de Kanon.
-Alors, mon petit Kanon, depuis le temps que tu attends cet instant, qu'est-ce que ça te fait d'avoir des contacts aussi intimes avec le corps que tu désires depuis si longtemps…
-Comment…oses-tu…prendre… mon apparence !
Nous avons parlé en même temps. Kanon ne dit mot, optant pour une réaction bien plus violente : son cosmos d'une intensité insoutenable se déploie dans toute la pièce.
C'était très bref mais quelle puissance !
D'ailleurs, même si son bourreau n'a pas été jusqu'à le lâcher, il est indéniable que c'est de douleur qu'il grimace. Je rassemblais mon cosmos pour profiter quand… BLAM ! La porte s'est ouverte à la volée sur … Zeus ? ! Il nous regarde tour à tour, moi et un Kanon absolument écarlate, avant de s'écrier :
-Vous avez conclu ? ! Tu t'es dédoublé, Hadès ?
-C'est…pas…toi ? !
Il suit mon regard vers ma copie, devenu un illustre inconnu vu que ce n'est de toute évidence pas Zeus, et lui fond dessus.
L'autre projette Kanon sur son sauveur providentiel et en profite pour disparaître.
La douleur dans mon corps a stoppé et, vu les jurons qu'il pousse, Kanon a retrouvé la parole au grand damne de Zeus qui proteste vivement.
-Eh ! Kanon ! Il est parti, il t'entend plus ! Si tu m'expliquais ce bordel au lieu de me trouer les tympans ? !
-Détache-moi d'abord : je ne sens plus mes poignets !
-T'es mignon en version « tout rouge » ! On dirait Hadès ! Sauf que je le vois mal me sauter dessus dans cette tenue !
-Hadès, frappe-le !
Tous mes muscles tremblants, je me porte avec difficulté auprès d'eux et libère Kanon avant de le prendre dans mes bras.
-Je suis désolé ! Je n'ai rien pu faire …
Je le sens frémir dans mes bras : va-t-il me repousser en hurlant ? Non, il ne fait rien…
-Vous êtes tellement mignons tous les deux ! Tu devrais quand même faire gaffe Hadès : Kanon est… très excité !
-J'suis pas un obsédé comme toi, Monsieur le Voyeur !
Si Kanon réplique à Zeus, c'est qu'il va bien ! Il avait pourtant réagi beaucoup moins bien lors de la dispute avec Poséidon… Il est décidément insaisissable et incompréhensible…
-Et Hadès alors ? ! C'est pas un voyeur peut-être ? ! Il bavait presque en te regardant te faire tripoter !
-Je ne bavais pas !
Je fais face à Zeus, les joues en feu, Kanon appuyé sur mon flanc.
-Mais le cœur y était !
-C'est plutôt ton genre, pas le sien…
Zeus sourit à l'humain.
-Tu n'es pas vite gêné, mon petit Kanon…
-Si ça te dérange pas, je préfèrerais que tu ne m'appelles plus comme ça ! Quant à la gêne, je pense qu'il serait hypocrite de ma part de me cacher maintenant…
Oups ! C'est vrai qu'il est encore complètement nu !
Il reste assis à mes côtés, comme si son état de nudité ne semblait pas le préoccuper. Zeus se place en face de lui, assis en tailleur, souriant.
Et pour ton érection, tu vas faire quoi mon petit dragonichou ?
Ton choix de surnom laisse à désirer !
-Désolé, je suis à court d'idées !
-Si tu le dis ! Je te préviens : tu ne toucheras pas !
-Si c'était Hadès, tu dirais pas dit non !
Je suis plus écarlate qu'une des roses piranhas d'Aphrodite !
Se plaçant derrière moi, Kanon m'entoure de ses bras, sans quitter le Roi des dieux du regard.
-Je ne peux pas lui dire non !
Que c'est trognon !
Tu te répètes, tu vas finir sénile !
-Je sais ! Bon ! Et si vous m'expliquiez le pourquoi du comment de cette étrange situation ?
Kanon pousse un soupir.
-Il s'est fait passer pour toi… Et il était sacrément fort !
-Une seconde : c'était la copie conforme d'Hadès, pas la mienne !
-Quand tu es arrivé, oui mais au départ, il se faisait passer pour « Zeus le Terrible qui a très envie de se venger d'une simple claque qu'il n'a pas du tout apprécié », en un mot : toi !
-Tu me trouves terrifiant mais tu te fous de moi ?
-Ouais !
Kanon se presse un peu plus étroitement encore contre mon dos, électrisant mes sens. Zeus est de bonne humeur, c'est étonnant…
-Enfin, soit ! C'est donc quelqu'un qui s'est fait passer pour moi avant de prendre l'apparence de mon frangin…
Une petite seconde : un détail a son importance… Le pendentif lui a obéi !
-Qui me dit que tu es Zeus ? !
-Comment ? ! Bien sûr que je suis Zeus ! Tu ne te sens pas bien ou quoi ? !
-Alors comment a-t-il pu activer le sort du pendentif ?
-Je ne suis pas le seul à savoir comment faire !
-Alors tu m'as soumis à un objet que tout le monde peut contrôler à sa guise à part moi ! ?
-J'adore quand tu te dis « soumis », ça me donne des frissons !
Il me sourit : c'est bien son genre !
-Ce n'est pas le problème !
-J'utilise un genre de télécommande. Il se peut que quelqu'un y ait touché.
-Où l'as-tu mise ?
-Elle est sous la garde d'Athéna.
-Cette idiote ? !
-Kanon ! C'est ta déesse et ma fille préférée !
Kanon va répliquer mais je suis plus vif.
-Et pourquoi n'es-tu pas intervenu plus tôt ? !
-Parce que, pour une fois, je ne jouais pas les voyeurs !
-Comment as-tu su alors ?
-La décharge de cosmos que tu as libérée !
-Ce n'était pas la mienne, c'est celle de Kanon !
Zeus regarde le Dragon des Mers avec des yeux ronds.
-Tu m'impressionnes Seasea !
Kanon s'étrangle à demi.
-Sissi ! ? Mais c'est un nom de fille ! ?
-Bonne idée !
-Pas question que tu m'appelles comme ça !
-Pourtant, c'est bien toi qui servais de « trou à bourrer » il y a trois minutes et t'avais pas l'air d'être tout à fait contre !
Kanon se met debout, furieux.
-Je vais te tuer !
-Oulà ! Tu me ferais presque peur, Dragichou ! Au fait, la vue est-elle agréable de ta place, Hadès ?
Par réflexe pudique, Kanon lâche le cou de Zeus et se rassied, histoire de se draper dans sa magnifique chevelure.
Riant, Zeus se relève, rejetant ses cheveux ivoiriens derrière ses épaules.
-J'suis fatigué, je vous laisse ! Bonne nuit les tourtereaux !
-Euh… Bonne nuit.
Kanon ne répond pas, Zeus ayant déjà disparu dans le couloir. Je le vois courber la tête.
-Kanon, ça va ?
-Est-ce que je peux t'emprunter ton épaule ?
-…Oui…Allez viens…
Il passe ses bras autour de mon cou et sanglote. Il portait donc un masque devant Zeus.
Je le serre contre moi, caressant ses cheveux, essayant de ne pas penser qu'il est nu et que ses fesses sont quelques dizaines de centimètres plus bas.
-Allez, c'est fini, reprend toi…
-Je me sens mal… Je t'en prie, ne me laisse pas maintenant.
-Pourquoi te laisserais-je ? J'ai été incapable de payer ma dette et de t'aider… Je ne te renverrais pas, même si Zeus lui-même me l'ordonnait.
Je m'en veux, j'ai été stupide, cloué au sol par cette douleur insupportable alors que lui devait faire face…
A ma grande surprise, je repense à son corps splendide contre le mien… Enfin, sur mon sosie plutôt….
Mais à quoi je pense ? ! Pourquoi est-ce que cette épaule blanche, juste sous mon menton, me trouble-t-elle ? Pourquoi ai-je envie de glisser mes mains le long de sa peau claire ? Est-ce que je ne vaux pas mieux que celui qui l'a violé ? Et pourquoi ais-je si mal au ventre et cette envie dévorante de retrouver l'homme qui lui a fait ça, quel qu'il soit, pour lui faire subir les plus atroces souffrances qu'il existe avant de le tuer ?
Mon sang bout furieusement dans mes veines…
Kanon s'est calmé…Il faut que je brise le silence.
-La nuit est tombée… Il faut nous reposer !
-Me laisse pas ! S'il te plaît…
-Non, je dormirai à ton chevet.
-Je n'arrive pas à bouger, peux-tu me mettre sur le lit, s'il te plaît ?
Essayant de ne pas le regarder, je le soulève dans mes bras et le pose sur le lit mais il s'accroche à moi, m'empêchant de me relever.
-Kanon ? ! Qu'est-ce que tu fabriques ? Lâche-moi !
-J'ai besoin de toi, s'il te plaît…
Ses yeux turquoise semblent me supplier.
-Bon, d'accord.
Je m'allonge à ses côtés, vaincu par son regard. Il passe ses bras autour de ma taille et se blottit contre moi, ses jambes entourant les miennes pour m'empêcher de partir. Je sens ses doigts décrire de petits cercles sur mon dos : je me sens bien et me détend. Ses lèvres embrassent mon cou et je panique.
-Kanon ! Arrête ! Qu'est-ce que tu fais ?
-Je m'excite : j'ai trop mal…
-Tu t'excites sur moi ? ! Non mais ça va pas ? !
Je cherche à me dégager mais il s'accroche de toutes ses forces.
-Je ne serai pas bien tant que j'aurai pas ! Laisse-moi juste ton cou…
-Tu ne sais pas ce que tu dis !
-Je suis peut-être à moitié dingue mais je voudrais bien t'y voir à ma place ! Est-ce qu'on t'a seulement laissé languir une seule fois ?
-Non…
Je m'immobilise, frappé par la détresse dans sa voix.
-Je me sens ridicule ! Si c'est pas idiot ! Tu parles d'un dieu !
-Et moi donc ? ! J'aurai voulu que ce soit si différent…
-Différent ?
Kanon s'empare d'une de mes mains. Je pourrais le repousser mais quelque chose en moi veut savoir…
Ses doigts s'entremêlent avec les miens.
-J'aurai voulu que ce soient ces mains et non de vulgaires copies… Pendant un instant, j'ai désiré te voir à la place de cet homme… J'ai cru t'y voir durant une brève seconde…
-Quoi ?! Mais jamais je n'aurai fait une chose pareille ! Si je trouve cet individu, je l'abats sur-le-champ !
Kanon :
Il est très énervé, j'aurai mieux fait de me taire !
Tout le corps divin tremble de fureur sous mes doigts…
-Hadès, tu me fais peur …
C'est vrai que son regard me fait frémir ! Nul doute qu'il m'aurait tué si je l'avais rencontré dans cet état lors de la Guerre Sainte…
Je ne comprends pas la moitié des tortures pour le moins variées qu'il jure d'employer sur mon violeur : ça m'horrifie !
-Hadès ! Reprend-toi, bon sang !
Sa réaction est d'une extrême violence : il me plaque sur le lit avec un regard empli de folie.
S'il avait eu les mains sur mon cou, nul doute qu'il m'aurait tué !
-Comment peux-tu me substituer à ce… cette chose ! ?
-Tu ne comprends pas… Ce n'est pas un…
Il ne m'écoute pas, inutile d'insister ! Comment le ramener à la raison ? Encore une fois, je ne suis qu'un pantin brisé… Ah non ! Ca suffit !
Sans vraiment réaliser ce que je fais, je me retrouve sur lui et je l'embrasse, les larmes aux yeux. Très vite, il se calme sous moi et je m'écarte, rougissant. Il se redresse à demi, l'air peiné…
-Désolé, je me suis laissé emporter.
Je suis désolé, moi aussi, je n'ai pas été capable de me défendre… Je dois te faire honte…
Ne dit pas ça, Kanon, pas maintenant !
Il s'est rapproché de moi et essuie doucement mes larmes amères. Il m'attire contre son torse apaisant et me console comme il peut.
-Je ne te ferai plus souffrir, Kanon, je te le promets…
-Ce n'était pas ta faute…
Pour la déclaration d'amour, je peux bien laisser tomber : c'est pas du tout le moment ! Une déclaration ? ! Je deviens sado, moi ! ? C'est un dieu ! Même si je le voulais, je ne pourrais pas rester avec lui ! Ce n'est pas de l'amour, juste du désir… Faut que j'arrête de réfléchir et que je dorme !
-Je… Je suis fatigué.
Sans dire un seul mot, Hadès me couche sur le lit et s'allonge à son tour. Je me faufile dans ses bras et il me laisse faire. Je ne sais pas pourquoi mais le sommeil m'emporte aussitôt, comme s'il guettait dans l'ombre…
Je me réveille le premier, toujours dans la même position mais sous le regard amusé de Zeus en personne.
-Bonjour, Sissi !
-Tu reprends tes mauvaises habitudes ? !
-Je ne peux pas m'en empêcher : vous êtes trop choux !
J'ai relevé la cuisse pour soustraire l'intérieur de mes cuisses à son examen, même si ça ne sert à rien du tout ! Je m'extirpe des bras d'Hadès.
-T'as pas vu mon pantalon ? Je n'aimerai pas mettre ceux que je croise mal à l'aise !
-Qui le serait ?
-T'es pas le seul ici ! De plus, la tenue est réglementée !
-Et tu n'es pas en ordre, contrairement à Hadès ! Tu as dû te rincer l'œil en montant les marches !
-Ben non ! Je ne vois pas pourquoi tu dis ça, toi !
-Pourquoi ? Vise-moi ça !
Il passe de l'autre côté du lit et soulève la jupe d'Hadès, me prouvant au passage qu'il ne met pas de sous-vêtements. Les yeux ronds, je bondis et rabats le pan de tissu avec violence, réveillant le Seigneur Sombre.
-Qu'est-ce qui se passe ? ! Kanon ? !
Il a de quoi être étonné : je suis avachi sur ses fesses !
-Rien : Zeus matait !
-Ah ! Il est tard ?
-Non mais un petit cadeau vous attend dans la grande salle !
-C'est bon, on arrive !
Le Tonnant me donne une chemise identique à celle d'Hadès.
-Le pantalon est confisqué.
-Tu n'as pas le droit ! En plus, j'ai pas de caleçon !
-Hadès et moi non plus ! Est-ce qu'on s'en plaint ? !
-T'as un pantalon !
-C'est toi qui l'auras voulu !
Il déboucle sa ceinture et enlève son pantalon. J'ai enfilé la tunique dès qu'il me l'a présentée, trop heureux de pouvoir me mettre quelque chose sur le dos.
-Chouette ! Tu peux me passer ton pantalon maintenant !
-Tu rêves ! En tunique seulement, comme tout le monde !
-J'ai droit à un pantalon !
Le Dieu des dieux se tourne vers son frère.
-Hadès, n'a-t-il pas dit que toi, tu n'y avais pas droit ?
-En tant qu'apprenti, non.
-Mais puisque tu es un dieu, tu es supérieur à Kanon ou à n'importe quel Chevalier d'or, non ?
-Théoriquement, oui.
-Alors, mon cher Kanon, le port du pantalon t'es interdit ! Et puisque tu as fait la même chose à Hadès, tu n'auras pas de caleçon non plus !
Je dois faire une drôle de tête car Hadès éclate de rire. ça doit être vraiment hilarant : il est mort explosé !
-Hadès, t'es méchant !
En voyant ton expression, il aurait eu du mal à rester stoïque !
C'est une coalition contre moi ! Je proteste !
Hadès reprend son souffle, se calmant enfin. Je fais semblant de le bouder.
-Bon et si on allait voir ta surprise ?
-C'est pas la mienne ! J'espère que tu n'es pas trop sensible aujourd'hui, frangin !
J'appréhende le fameux « cadeau ».
Zeus nous conduit jusqu'à la salle du trône et, une fois sur place, je retiens d'extrême justesse un cri d'horreur en voyant les quatre murs de la salle habituellement immaculée, teintés de sang. Au-dessus du siège du Pope, un corps visiblement torturé est cloué à la paroi par une lance.
-Beurk ! Tu parles d'un réveil ! Encore heureux que mon estomac soit vide ! C'est qui ? Je le connais ?
-Oui, c'est celui qui a pris son pied avec toi hier soir !
-Comment tu le sais ? Et qui a fait ça ?
-Ses compagnons ont pensé qu'il a outrepassé ses droits et bafoué l'honneur de leur maître. Ils l'ont exécuté dès qu'ils en ont reçu la permission ! D'ailleurs, vous avez, Hadès et toi, ses plus plates excuses…
Hadès hausse un sourcil dubitatif.
-Tu connais ton ennemi ?
-Non, ils ont juste laissé un mot qui s'est désagrégé dès que j'ai eu fini de le lire. Il y avait dedans une phrase qui m'a intrigué énormément : « N'avez-vous jamais été touchés par la splendide couleur carmine du sang fraîchement versé ? »…
C'est à mon tour de relever un sourcil : kesako ?
-ça signifie quoi ce charabia ?
Je ne le sais pas plus que toi mais je peux au moins t'affirmer que nos ennemis sont humains.
Et je peux savoir par quel sombre détour tordu cette phrase te l'a indiqué ?
Le sang des enveloppes divines n'est pas le sang rouge des humains. Des plaies des dieux s'écoule l'ichor à la couleur de miel pour les dieux d'en haut et argentée pour les dieux sous-terrains.
-ça peut être un dieu qui aime voir le sang des humains couler !
-Celui qui a écrit ça s'adonne à la torture, les dieux combattent !
-Mais qui est l'auteur de la lettre ? Le chef ou ses acolytes ?
-Il utilisait le « nous » et a signé « au nom des hommes de celui qui se dresse contre Zeus ».
-Quelle embrouille !
Je regarde le corps de mon violeur. Son apparence est celle d'un homme d'âge mûr dont la tête, semblant avoir été la cible de multiples coups particulièrement violents, n'a presque plus rien d'humain…
-Il semblerait que l'un de nous connaisse son visage.
-A quoi vois-tu ça, Kanon ?
-Les coups le défigurent ! Tu ne l'as pas autopsié, Zeus ?
-Non ! Les morts, je les refile à mon petit Hadès !
Celui-ci ne semble pas ciller devant le spectacle de ce cadavre particulièrement peu alléchant. Il a les poings serrés, fixant l'endroit où les pupilles brillaient encore quelques heures plus tôt.
Zeus s'amuse de cet état et lui pince la joue.
-Hadès, je te charrie !
-J'aurai voulu le tuer moi-même !
-Bah, tu peux lui pourrir l'éternité vu que tu dois redescendre ce soir… La Lune sera magnifique…
-C'est la raison pour laquelle ils ont choisi cette nuit-là…
Hein ? ! Mais de quoi ils causent ? Et pourquoi Hadès est-il repassé en mode « glacial » ? C'est pas du jeu ! Alors qu'on commençait tout juste à se rapprocher !
-Tu y vas avec Kanon ?
-Oui : il n'est pas question que je le laisse exposé ici !
-Ils sont dangereux !
-Depuis le temps que je les garde, nous n'en sommes plus là ! Et puis, si je le laisse, tu en profiteras : je te connais !
-T'es jaloux ?
-Non.
-Mon petit Hadès, tu mens très mal mais t'es si sexy !
Le dieu ténébreux est devenu d'un rouge soutenu, absolument écarlate jusqu'à la racine de ses cheveux en passant par la pointe de ses oreilles !
-La ferme, Zeus ! Kanon viendra avec moi un point c'est tout !
-C'est bon, j'insiste pas !
Mais où compte-t-il m'emmener ? !
-Je suppose qu'on a rien d'autre à voir ici, je me retire !
Hadès tourne les talons et sort. Zeus me passe un bras autour des épaules avec un petit rire.
-Tu lui as fait quoi cette nuit ?
-Mais rien !
-T'es sûr ?
Sa main glisse sur ma cuisse, suivant le bord du vêtement et, la seconde d'après, Hadès est devant moi et me prend par le poignet pour m'entraîner assez brutalement à sa suite.
-Toi, tu viens avec moi !
Sans que je n'aie eu le temps de protester, il m'a déjà embarqué jusque dehors et nous téléporte jusqu'au pied du chemin zodiacal en passant plus que rapidement par les douze temples.
-Mais qu'est-ce qui te prend ? !
-Je t'interdis de rester seul avec lui ! Je ne le supporte pas ! Les Chevaliers doivent être en train de s'entraîner, je veux y aller !
Quelle façon qui n'appartient qu'à lui de passer d'un sujet à un autre !
-Eh ! Mais t'y penses pas ? ! Et s'ils devinaient qui tu es ? Tu ne comptes pas les affronter tous ensemble quand même ? Et puis, Saga doit…
Marmonnant je ne sais pas quoi entre ses dents, il se tourne vers moi : je les accumule, j'ai dépassé les limites, je vais recevoir une belle beigne !
Son bras m'attire à lui et sa langue s'infiltre dans ma bouche pour me rouler le patin du siècle !
Je ne m'y attendais pas à celle-là !
-Encore une objection ?
-Euh…Non…
Satisfait, il se dirige vers les arènes d'entraînement généralement bondées à cette heure. A ma grande surprise, nous tombons en plein milieu d'un entraînement sans apprenti. Il n'y a que Mü affrontant Saga, Shaka les regardant et Camus qui sursaute en nous voyant.
L'air sûr de lui, Hadès s'assied et me force presque à en faire autant. Camus se mordille la lèvre et vient nous trouver, attirant l'attention de la Vierge sur nous. Le Verseau demeure assez solennel dans son attitude.
-Puis-je prendre place ?
-Bien sûr, Chevalier.
-Merci.
Il s'assied à côté de moi, n'osant regarder Hadès, les yeux rivés sur le combat.
-Je suis désolé des désagréments que je vous ai causés hier…
-Ce n'est pas grave : je demeure un ennemi, il est normal que tu me vois comme tel ! Je suppose que je dois également te présenter mes excuses pour m'être servi de toi…
Camus sursaute.
-Des excuses ? ! Vous me présentez vos excuses ? !
-J'ai fait beaucoup d'erreurs, je dois les reconnaître…
-Votre cosmos a changé, il est plus doux et moins chaotique… Comme si vous y aviez comblé un vide…
-Je n'ai pas d'ordres à te donner, je te demande donc de le garder pour toi.
-Comme vous voulez !
-Merci.
-C'est la moindre des choses… J'admire votre réaction en mon temple.
-J'ai beaucoup de défauts mais j'ai une promesse à tenir : je ne laisserai personne faire de mal à Kanon.
Camus a un sourire triste mais ne lui répond ni ne le regarde.
-Je vois que la belle plante attire les abeilles !
Milo se laisse tomber à côté d'Hadès, je grommelle, immédiatement sur la contre-offensive.
-Tes métaphores sont stupides !
-Tu ne connais rien aux poètes, mon pauvre Kanon ! Au fait, tu te lances dans l'artillerie lourde ou tu as eu un problème de pantalon ?
-Aucun des deux, c'est moi qui l'ai caché.
Milo et moi regardons Hadès avec des yeux ronds dignes de ceux d'une chouette !
-A quoi ça te sert ?
-Kanon m'a fait traverser sadiquement tout le Sanctuaire dans cette tenue alors que je l'ai en horreur ! C'est ma façon de me venger ! Il a de belles jambes, non ?
-ça, c'est sûr !
Mais où veut-il en venir ? J'arrive pas à en placer une !
-Kanon ! Je suis heureux de te voir ! Tu restes finalement ?
Saga, tu me sauves la vie !
-Oui, je vais rester quelques temps…
-Tu vas t'installer où ?
-Pour le moment, je reste au palais du Grand Pope. Au fait, je te présente Amandeus…
-Bonjour, je suis Saga, le frère aîné de Kanon…
Kanon m'a beaucoup parlé de vous… Je suis son « élève » pour le moment, enfin il serait plus correct de dire que je suis là pour parfaire mon entraînement sous la surveillance de Kanon en accord avec la Princesse Athéna et le Seigneur Poséidon
On pourra faire une fête pour le retour de Kanon ce soir !
Je ne suis pas dupe : tout ce qui préoccupe réellement Milo pour l'instant, c'est : comment glisser sa main sous la jupe d'Hadès sans se faire voir de la Vierge qui les observe.
Le centre de son attention décline l'offre.
-Désolé mais j'en ai besoin ce soir !
-Oh ! ? Vous allez faire quoi ? Je peux venir ?
-Désolé mais nous allons voir quelqu'un !
Et moi j'aimerai bien savoir qui on va voir !
Bon, je vais voir mon frère. Kanon, tu viens?
Oui.
Bien qu'il ait dit ça tout à fait naturellement, je sais parfaitement que c'est un ordre auquel je ferai mieux de ne pas tenter de désobéir. J'ai pas le choix !
On s'amuse à sauter encore une fois tous les temples et Hadès me ramène au palais par le chemin inverse à celui que nous avons emprunté pour descendre aux arènes, le faisant tout aussi vite qu'à l'aller.
-T'es en forme ! T'es sûr que tu ne peux pas passer tous les temples d'un coup ?
-Certain : j'ai essayé !
Je l'accompagne jusqu'au chevet de Posy, toujours endormi. Shion se lève immédiatement et le salue.
-Tu es là depuis hier, Shion ?
-Oui, Seigneur.
-Je vais veiller sur lui, repose-toi au moins quelques heures.
-Merci.
Souriant mais las, Shion sort et Hadès prend sa place. Me hissant sur l'appui de fenêtre, je regarde mon maître cherchant à atteindre Poséidon avec son cosmos. Son état s'améliore mais il ne se réveille pas.
A suivre…
