AHA! Enfin de retour! Désolée pour l'attente, mais c'est bon, mon stage est fini et je suis en vacances =3

Un court chapitre où il ne se passe pas grand chose. A la base ce chapitre et le prochain (qui arrive bientôt) devaient n'en faire qu'un mais ça aurait été trop long donc je les ai séparés.


Le retard et retour des garçons avaient fait parler d'eux et bien que j'avais accepté de boire un autre verre ensemble pour fêter ça, mes pensées restaient inexorablement tournées vers les paroles d'Ezarel. Mes cauchemars s'étaient même intensifiés, sans aucun doute à cause de ça. En plus des autres reproches, je rêvais qu'on m'accusait d'être une traîtresse et qu'on m'enfermait aux cachots. Jamon claquait la grille en métal en un bruit assourdissant avec les garçons à ses côtés puis ils partaient, tous, sans se retourner une seule fois. J'avais beau hurler, supplier qu'on ne m'abandonne pas, aucun son ne résonnait contre la paroi de la cave et peu à peu, la luminosité baissait jusqu'à me laisser dans le noir complet. C'est souvent à ce moment là, tout simplement terrifiée, que je me réveillais en sursaut. Je ne dormais plus que par épuisement, le reste du temps, je faisais tout pour ne pas sombrer dans ce sommeil infernal.

Il m'est même arrivé de me réveiller en hurlant, ce qui alerta les gardes chargés de faire la sentinelle dans les couloirs. Ils avaient ensuite tout transmis à Leiftan, leur supérieur, qui avait ensuite croisé Karen. Sûre de bien agir, la vampire lui avait révélé que je cauchemardais depuis un certain temps et de toute évidence, ça ne s'était pas arrangé. Eweleïn fut la prochaine avertie et elle me convoqua à l'infirmerie refaire un check-up puis m'avait imposée de dormir grâce à une de ses potions. J'avais rejeté son aide au début mais je me voilais la face, mon visage fatigué et cerné ne trompait plus personne, même si je tâchais de sourire et de rester active. Ca et le fait que je m'assoupissais n'importe où à n'importe quel moment. J'avais donc bu sa potion redoutablement efficace et avait dormi à peu près 12 heures d'affilée. L'infirmière m'imposa ensuite de venir la voir tous les jours. Cela dit, je ne pouvais pas entrer dans les détails de mes cauchemars et encore moins parler de leur source, du moins pour les plus récents. Si on apprenait que j'avais entendu la conversation entre Ezarel et Miiko, j'étais sûre de finir aux cachots.

Le cristal ? Je l'avais encore, il était toujours impossible que je m'en sépare. Il ne me rassurait plus autant qu'avant mais je m'y accrochais comme un homme perdu en mer s'accroche à sa bouée. S'il avait soigné ma blessure physique, ne pouvait-il pas aider mon esprit ? Non, il se contentait d'émettre sa douce chaleur au point qu'Elya le prenait même pour une bouillote et se couchait dessus, comme un chat va s'installer sur le clavier d'un ordinateur portable pour être au chaud. Je commençais à douter de sa nature de rapace à vrai dire.

Ma sowige m'apportait toujours son réconfort et surtout une excellente distraction. Elle avait beaucoup gagné en force ces derniers temps et d'après les soigneurs, son évolution ne devrait pas tarder. Sur le coup, le mot « évolution » m'avait interpellé. Ils ne grandissaient pas progressivement comme les autres animaux ? On m'expliqua alors que les familiers étaient différents de leurs congénères sauvages. Quand un œuf arrivait, il était placé en incubateur et cet incubateur spécial « modifiait » les aptitudes des animaux qui, une fois entre les mains de leur compagnon, nous, dépendait de son manaa, du moins en partie. Cela expliquait les caractères semblables observés entre les familiers et leur propriétaire, effet secondaire de la procédure qui, en plus, assurait la bonne entente du duo.

Pour en revenir à l'évolution, il s'agissait d'un moment atteint où le familier reçoit plus de manaa qu'il n'en a besoin pour son corps actuel. A force d'emmagasiner cette énergie, l'animal finit par pousser son corps à grandir d'un coup pour supporter l'apport de manaa de la personne à ses côtés. Une fois adulte, il n'a plus besoin de grandir et ne change donc plus. En revanche, l'inverse peut se produire si les deux sont séparés trop longtemps. Privé de l'énergie dont il a besoin, le familier peut retourner à son état « bébé » pour s'économiser en attendant qu'il soit plus en forme.

Elya en était donc arrivée là… Je me demandais à quoi pouvait ressembler un sowige adulte car je n'en avais jamais vu encore. Les soigneurs me dirent que ça serait l'affaire d'une petite semaine, voire avant. Eux aussi d'ailleurs me conseillèrent de me ménager, s'étant aperçus que ma petite chouette semblait inquiète pour moi. Je les remerciais et leur promis d'aller mieux.

Comme s'il suffisait de le dire pour que ça se réalise.


- - Elya non… Doucement… J'ai dit doucement ! AAAH !

Mes fesses heurtèrent lourdement le sol, la chute à peine amortie par les buissons. Je ne me relevais pas tout de suite, méditant sur cette cinqu… non, sixième chute… J'allais finir par avoir quelque chose de cassé à force de tomber en arrière. Je songeais même à m'attacher des coussins sous les fesses pour avoir moins mal, ou alors je pouvais rester tout simplement assise.

Elya avait évolué comme prévu, en moins d'une semaine. Elle était désormais une chouette adulte à quatre ailes de près de 3 kilos. Ses deux plus grandes ailes faisaient au moins un mètre soixante-dix d'envergure et ses serres n'étaient pas plus accueillantes.

Avec son pelage d'un blanc immaculé, on la croirait pourtant douce. Cela dit… Essayez de réceptionner un rapace de trois kilos arrivant à pleine vitesse, quatre ailes déployées projetant son ombre sur vous et qui vous frôlent… quand ils ne vous heurtent pas en pleine tête, vous faisant perdre l'équilibre donc tomber.

Je faisais pourtant des efforts pour m'habituer à son arrivée. J'avais suivi tous les conseils qu'on m'avait donné !

Aaah, ça avait semblé si facile lors de ces spectacles de fauconnerie que j'allais voir petite… L'homme se tenait au milieu d'une cour, face à la foule dans les gradins et des dizaines de rapaces en tout genre étaient lâchés. Des plus petites chouettes aux gigantesques condors des Andes. Il parvenait à les dresser sans mal et moi je paniquais avec une seule chouette.

Celle-ci me regardait d'ailleurs, sur le sol non loin de moi, la tête penchée semblant me dire « Ba alors qu'est-ce que tu fous ? »

- - Ba alors, qu'est-ce que tu fais ?

Ca c'était pas Elya…

- - Leiftan ! Euuh…

Je me relevai et secouai mes vêtements pour enlever les feuilles des buissons et paraître à peu près présentable.

- - Entraînement avec mon familier comme tu peux le voir.

Il tendit sa main vers moi et alors que je pensais qu'il allait toucher mon visage, il retira en fait les branches cassées qui s'étaient emmelées dans mes cheveux.

- - Merci, dis-je d'une petite voix.

Leiftan avait toujours été gentil malgré quelques rappels à l'ordre –que j'avais mérité-, mais je devinais que sa présence ici avait un but, cette gentillesse n'était pas anodine. Sans aucun doute pour s'assurer que je ne tombe pas en dépression sévère. Il faut dire que j'avais été assez distante avec tout le monde ces derniers temps.

- - Bon, reprit-il, j'aimerais te donner un coup de main avec ta sowige mais Miiko et Ezarel ont quelque chose à t'annoncer. Rejoins-nous au laboratoire d'alchimie.

- - Euuh, très bien, j'arrive.

Ah, en fait il était juste venu pour ça… Mais que me voulaient-ils ? Comme tous les autres, ils m'avaient demandé des nouvelles ces derniers temps –l'elfe avait même été jusqu'à m'offrir une tartine de miel !- mais là ça semblait plus officiel. Une autre mission peut-être… ça me ferait du bien tiens.

Leiftan m'avait attendue le temps que je range mes affaires de fauconnière en herbe et nous nous sommes ensuite dirigés tous les deux vers le QG, Elya suivant en hauteur.

- Je suis content de voir que tu as repris des couleurs. Tu as inquiété pas mal de monde, lanca t-il presque innocemment.

- Désolée, je ne voulais pas…

- Ce n'est pas un reproche, nous avons tous des faiblesses. Toi plus que quiconque, tu as le droit d'avoir un coup de blues, il faut juste que tu te confies pour qu'on puisse t'assister au mieux.

Je ne répondis rien, me contentant de faire la fille qui n'avait juste pas voulu déranger les autres avec ses problèmes, encore. C'était en partie vrai, mais on sait que j'avais aussi mes secrets maintenant.

- Tes nuits se passent mieux ? demanda t-il pour rompre le silence.

- Oui oui, m'empressai-je de répondre. Avec le traitement d'Eweleïn, je suis beaucoup plus calme.

- Très bien, plus que le corps, c'est l'esprit qui décide de tout, entretiens le.

J'acquiesçai alors que nous entrions dans le QG. Juste le temps de monter les marches, et nous voilà au laboratoire d'alchimie.


Miiko et Ezarel nous attendaient comme prévu. L'elfe avait-il trouvé un remède pour mes cheveux blancs ? C'est qu'à force, je m'y étais habituée et je me trouvais pas si mal avec… Mais je doutais que Miiko et Leiftan se soient déplacés juste pour ça.

- Ah tu es là. Tu te sens comment ?

Rhaa toujours cette même question.

- Ca va, je retrouve du poil de la bête.

- Des feuilles plutôt je dirais, intervint la voix moqueuse du chef de garde aux cheveux bleus.

Il tendit sa main et pris dans mes cheveux une feuille oubliée, vestige de ma glorieuse chute. Mes fesses avaient encore mal d'ailleurs…

- Entraînement en plein air, expliquai-je.

- Je ne m'en serais pas douté tiens…

Oui… j'étais stupide de le préciser, c'était assez évident.

- On lui explique ? interrompit Leiftan.

- Oui, ne perdons pas plus de temps, agréa Miiko.

La jeune femme se mit face à moi et me montra une sorte de pierre brûnatre avec des veines dorées. Je la saisis.

- Lors de sa dernière mission, Ezarel a trouvé cette pierre qui est assez peu connue mais importante dans certaines potions d'alchimie et surtout, rare. Nous l'appelons la Pierre de Mémoire en raison de son utilisation la plus commune : pour les potions de souvenir.

Elle laissa un court silence s'installer, comme si j'étais supposée deviner quelque chose, sauf que j'en avais pas la moindre idée.

- Et donc ?

- Et bien, comme maintenant nous en avons, il est possible de réaliser cette potion qui ne rapporte pas que les souvenirs récents, ni même ceux de notre vie actuelle mais aussi ceux de nos vies passées.

- Je ne suis pas sûre de comprendre ce que vous voulez dire…

Là j'étais perdue… nos vies passées ? Comme pour les histoires de réincarnations ?

- Nos ancêtres si tu préfères, précisa Ezarel. En clair, cette potion lit dans ton sang et fait ressurgir des souvenirs d'un passé très ancien qui t'est lié. En d'autres termes, on pourra remonter jusqu'à tes ancêtres faéliens et surtout savoir à quelle race tu appartiens.

Je restai sans voix. Une simple potion, un simple liquide disparaissant en deux gorgées pouvait me révéler mes racines ? La curiosité venait de me piquer au vif, même carrément au fer rouge. Seulement, une question me venait en tête :

- C'est super mais… pourquoi ? Qu'est-ce que ça va changer de connaître mes origines ? En dehors de la curiosité je veux dire.

- Et bien si nous savons d'où tu viens, on pourrait aussi savoir comment tes ancêtres sont arrivés dans ton monde et donc retrouver le moyen qu'on a utilisé pour te faire rentrer.

Leiftan venait de l'annoncer avec un sourire sincère, désirant très certainement me faire plaisir avec cette annonce. Malheureusement j'avais une toute autre version en tête. Bien sûr qu'ils voulaient savoir comment mes ancêtres étaient allés dans mon monde, et moi aussi, mais avant toute chose, ils voulaient très certainement un moyen pour me faire rentrer et mettre à l'écart celle qui pouvait être « un pion malgré elle ».

- On pensait que ça te ferait plaisir, s'offusqua –prétendument- l'elfe.

Sûr que quelqu'un d'autre aurait eu une réaction beaucoup plus expressive.

- Bien sûr que ça me fait plaisir ! C'est juste que … j'encaisse… Il y a dix minutes encore, j'étais persuadée de devoir passer ma vie ici et au final je pourrais rentrer... Ca fait un choc.

J'étais sincère malgré mes soupçons, pouvoir rentrer me plairait au-delà de toute mesure.

- Malheureusement le procédé est un peu délicat, coupa la kitsune. La potion en elle-même n'est pas dure à réaliser mais comme elle intervient sur l'esprit, l'expérience n'est pas toujours plaisante. Certaines personnes se sont déjà « perdues » dans leurs souvenirs et il est déjà arrivé qu'elles n'en soient jamais revenues.

Ah oui, c'était une sacré ombre au tableau… Cela dit, je mourrais d'envie de savoir d'où je venais. Est-ce que j'avais du sang de vampire ? J'avais toujours été assez pâle mais le sang était loin de me faire envie. Sirène ? Bon, vu mon expérience de transformation, on avait déjà déduit que ça n'était pas possible. Loup-garou ? Je ne me souvenais pas que la lune ait eu une quelconque influence sur moi mais sait-on jamais ?

Je repensais à toutes les créatures mythologiques que je connaissais et la liste donnait le tournis. Si toutes ces races étaient présentes à Eldarya, ce monde devait être immense…

- Je veux quand même essayer, dis-je d'une voix résolue. Je veux savoir d'où je viens une bonne fois pour toutes.

Le trio se regarda sans un mot. Ils semblaient embarrassés.

- Qu'est-ce qu'il y a ? Un autre problème ?

Ils ne pouvaient pas me vendre un truc pareil pour ensuite me le retirer des mains alors que j'étais d'accord pour tout.

Leiftan prit la parole.

- C'est que… il y a une autre raison pour laquelle nous te proposons ça. Nous avons hésité à t'en parler, mais nous pensons que tu dois tout savoir avant d'accepter, y compris ce que nous attendons réellement de cette expérience.

Je le fixais étonnée, allaient-ils me parler de ce que j'avais entendu par inadvertance entre Miiko et Ezarel ?

- J'ai découvert quelque chose à propos de toi, intervint soudainement Ezarel, confirmant mes hypothèses.

- Quoi donc ?

Même si je m'étais doutée de ce qu'il allait m'annoncer, ma voix était fébrile. Au final, je n'avais pas entendu les détails, juste ses suppositions. Quelle vérité allait me tomber dessus encore ?

- Je ne peux pas tout dire mais sache juste que j'ai appris que ton arrivée avait été provoquée par quelqu'un, ou plutôt par un groupe. Ils s'opposent depuis toujours à la Garde d'Eel, pourtant ils t'ont fait venir en plein dans la salle du Cristal, ce qui n'est pas anodin. Mais ce qui nous inquiète le plus, c'est qu'au lieu de faire appel à un habitant d'Eldarya, ils se sont donnés la peine de te faire venir toi, quelqu'un d'un autre monde.

- Ils avaient donc une raison précise pour me faire venir… Ca n'était pas un hasard… finis-je par dire.

C'était déjà lourd à assumer. Des opposants à la Garde qui m'avaient amenée MOI et pas quelqu'un d'autre dans ce monde ? Pas étonnant qu'ils pensent que je suis un pion. En plus, comme je ne connais rien à ces lieux, la manipulation serait aisée.

- Tu comprends nos inquiétudes ? demanda Miiko. Ils n'avaient pas les moyens d'avoir des informations sur ton monde, pourtant ils ont fait appel à toi. L'Oracle étant en plus apparu devant toi, nous sommes certains à 90% que la raison de tout ça est liée à tes ancêtres car ils sont ton seul lien avec Eldarya.

- Je comprends… En plus de savoir qui sont mes ancêtres, vous voulez savoir ce qu'ils ont fait.

Le trio acquiesça, l'air grave. Pour ma part, je restai sur le côté positif des choses : je pourrais apprendre quelque chose de cool sur mes ancêtres qui révèlerait peut-être des talents cachés.

- Bon, qu'est ce qu'on attend ?

Ma voix enjouée les étonna mais je tenais vraiment à le faire, plus de retour possible.


Il avait fallu seulement une heure à Ezarel pour préparer la potion. Pendant ce temps, on m'avait amenée à l'infirmerie où Eweleïn resterai à mes côtés en cas d'imprévus lors du « Rêve » comme ils l'appelaient. Pour moi, ça tenait plus de la transe mais bon, tant que ça marchait…

Je me sentais mal aussi en repensant à ce qu'ils venaient de m'avouer. J'avais été persuadée qu'ils chercheraient à me cacher la vérité à tout prix alors qu'au final ils ont décidé de me faire confiance… La moindre des choses exigerait que je fasse de même, mais j'en étais toujours incapable… Ce cristal avait une forte influence sur moi, comme un célèbre anneau qu'une créature appelait son « précieux ». Bon, je n'en étais pas arrivée là mais j'avais consciente d'en être dépendante.

Peu avant de commencer, on m'apprit que je pourrais aussi revoir quelques souvenirs plus récents, de ma vie juste avant Eldarya mais que surtout, je ne devais pas m'y accrocher pour ne pas rester « perdue ». Je compris que cet état s'apparentait à un coma car la personne ne réagit plus à rien, même aux stimuli brutaux comme des coups ou des coupures, son esprit est « ailleurs » et il ne peut revenir que par lui-même.

C'est pour ça qu'ils restaient tous avec moi, Leiftan, Miiko, Ezarel et Eweleïn, au cas où quelque chose tournait mal. Vu ce qu'ils venaient de me dire, je ne voyais pas en quoi ça pourrait m'aider mais soit, ça me rassurait quand même.

- Tu es prête ? demanda l'elfe.

- Plus que jamais.

- Vraiment sûre ?

- Certaine ! Imagine que je découvre que mes ancêtres étaient des elfes, je pourrais te charrier pendant des semaines !

- Impossible, t'es pas assez raffinée ni intelligente. Mais des ogres c'est plus que probable.

- Assez, vous deux, coupa Eweleïn. Allez, bois ça. Ca devrait agir quelques heures, mais le temps risque de passer différemment dans tes souvenirs. Concentre-toi uniquement sur deux choses : tes ancêtres, pour savoir qui ils sont, et la garde d'Eel, pour être sûre de revenir.

Je fixais la petite fiole dans ma main. La solution pour rentrer chez moi se trouvait peut-être là… il me suffisait de boire.

Je m'installais sur le divan. Eweleïn se plaça juste à côté. Mes yeux se fermèrent…

Je pris une grande inspiration, ouvrit la fiole et but son contenu cul-sec.