Genre: UA non magique. Dramione. Drama x Romance

Disclaimer: Tous les personnages sont à JKR... Et ceux que vous ne reconnaîtrez pas sortent de mon imagination.

Note de l'auteur :

Chapitre centré aux ¾ sur Pansy. Un peu de … Enfaîte c'est vous spoiler si je dis maintenant ce qu'il y aura ^^ Les phrases en italique sont les pensées des personnages, notamment Pansy dans ce chapitre.

Et bonne lecture !

Xx


Chapitre 7 :

Levant les bras au ciel pour s'étirer comme un chat, Draco jeta un coup d'œil aux alentours, observant les épaisses vitres de l'aéroport Charles de Gaulle. Il venait à peine de se poser sur le sol français qu'il sentit son portable vibrer dans sa poche. Il jeta un coup d'œil à Pansy qui semblait avoir repris du poil de la bête vu qu'elle maugréait contre le fait que la voiture censée venir les chercher avait 2 minutes de retard.

Derrière les vitres du terminal, Draco voyait des filles hystériques et hurlant comme des poules, le cherchant activement des yeux. Haussant nonchalamment les épaules, il sortit une laisse en cuir et l'attacha au collier d'Hatchi qui s'était assis à côté de lui.

Quand il vit enfin la mercedes se garer devant l'entrée VIP, il retint un soupir et attendit que ses gardes du corps fassent leur travail, c'est à dire empêcher les gens de se ruer sur lui. Qu'elle ne fût pas son soulagement quand il fût enfin assis sur les sièges de la voiture.

« Donc, récapitulons. Nous allons arriver au au 4 saisons Georges 5. J'ai réservé unes des plus luxueuses suites avec une vue imprenable sur Paris même si je me doute bien que regarder à travers les vitres ne t'intéresse pas vraiment. Demain matin à 8h, tu as ta séance de shoot avec Eleven Paris et ils te montreront par la même occasion la capsule à ton effigie qui sortira dès le mois prochain. Après, à 11h, tu as le show Balmain ou tu feras l'ouverture. Tu pars en moto directement après pour le défilé de Robert Geller qui est officiellement programmé à 11h mais qui ne commencera officieusement que à midi. »

Voyant l'air inanimé de Draco, Pansy se stoppa et le regarda suspicieusement en fronçant ses sourcils à la libanaise. « Tu me suis encore ? »

Il hocha la tête et lui fit signe de continuer. « Dès la fin du show Geller, Fred passera te prendre et t'amèneras au Benkay ou j'ai réservé une table pour deux. Jusqu'à 17h tu es libre et estimes toi heureux, c'est le maximum de liberté que tu puisses avoir pendant ce court séjour. »

Tandis qu'elle annonçait l'emploi du temps, l'énergique manager griffonnait à vitesse grand V sur son carnet ce qui donna l'impression à Draco d'être assis en face de Rita Skeeter, l'imbuvable reporter travaillant pour Closer.

Pansy leva brièvement la tête et lâcha son stylo swarovski pour se re concentrer sur le blond en face d'elle.

« A 17h30 précises, tu es attendu au défilé de Roberto Cavalli. Inutile de faire cette tête, c'est la fête des Robert demain. Et après tu as l'after-show au palais de Tokyo jusqu'à environ 2-3 heures du matin. »

Draco sortit une cigarette qu'il mit à la bouche et qu'il alluma dans un geste qui se voulait certainement relaxé. Il tendit le bras et jeta un bref coup d'œil à sa Rolex.

« Donc jusqu'à ce soir je suis en parti libre et tranquille ? » récapitula le jeune homme en ammorçant un geste pour sortir.

La manager se tourna vers la fenêtre et désigna du menton la rue. « Si tu considères que te faire harceler, te faire photographier sous tous les angles et te faire sauter dessus toute la journée alors oui. Tu es libre et tranquille. » fit-elle en ricanant. « Si jamais tu changes d'avis le numéro de la suite est le 96F au 6ème étage, couloir de droite. »

« Fred ? » appela-t-elle en baissant la vitre. « Monsieur Malfoy à décidé de sortir là maintenant, tout de suite et de se mélanger à la population parisienne. »

Le chauffeur de Draco se stoppa et le blond pût enfin sortir, rapidement suivi de Hatchi qui n'en pouvait plus d'être enfermé. Le chien et le mannequin sautèrent presque sur le trottoir, ravis de pouvoir respirer un air frais. Mais le repos et la tranquillité furent courtes, comme l'avait prédit Pansy. Dès qu'il fût reconnût, des gens en troupeaux se retournèrent en piaillant comme des poulets dans la basse court.

Faisant fit de tous, Draco posa son moovway sur le sol, grimpa dessus et se dirigea vers l'avenue principale, suivie de près par Hatchi qui gambadait tranquillement à ses côtés. Et alors qu'il tournait tranquillement à un angle, les mains dans les poches et la tête haute, son iPhone émit la sonnerie spécifique aux appels Facetime. Il le sortit, ralentissant doucement, histoire de ne pas tomber et de perdre sa dignité dans la capitale française et cliqua sur le petit téléphone vert sur l'écran.

Quelle ne fût pas sa surprise quand il vit la personne de l'autre côté de l'écran. Les cheveux en bataille attachés en un grossier messy bun, ses lunettes de vues Ralph Lauren à la forme ronde et le sweat shirt gris avec écrit dessus Cambridge ne pouvaient appartenir qu'à une seule personne.

« Quelle surprise... » marmonna le blond en reprenant sa route, le téléphone maintenu au bout de son bras tendu.

« Blaise m'a dit que tu étais à Paris pour quelques jours alors je voulais savoir si tout allait …. bien ? » fit timidement la voix de la jeune fille. « Est-ce que … tout va bien pour toi ? »

« Ça allait très bien jusqu'à ce que tu appelles. » répondit le blond d'une voix cassante. Il changea la caméra et fit un gros plan sur la tour Eiffel. « Voilà, tu vois, je suis bien à Paris comme tu peux le voir. » »

« Draco s'il-te plaît …. » implora presque la jeune fille. « J'aimerais qu'on enterre cette hache de guerre. »

« Ah oui ? ». Il eut un rire jaune. « Et qu'est ce qui te fait croire que je le veux aussi ? »

« Je sais très bien que derrière ton apparence froide tu as un cœur et que cette situation tendue t'empêche de vivre correctement. »

Draco reporta son attention sur son téléphone et son regard se refroidit. « Arrêtes de croire que tu me connais. Tu ne me connais plus, je ne suis plus le même. Et... »

Il se stoppa.

« Et quoi ? » s'impatienta la voix d'Hermione.

Draco s'arrêta et son regard réfrigérant s'encra dans les prunelles ambres de son interlocutrice. « Tu tiens vraiment à savoir ce que j'ai fait pendant et après la rehab ? » lui demanda-t-il d'un ton polaire.

Elle n'hésita pas. « Oui. »

« Je suis allé en désintox parce que je ne supportais pas de voir ma mère effondrée à cause de celui qu'elle à mis tant de temps à avoir, parce qu'elle n'en pouvait plus de me voir à moitié mort chaque jour, parce que j'ai eu un frère et parce que je voulais te faire sortir de mes pensées. Et j'ai réussi. Je suis sorti, j'ai fini la fac, j'ai obtenu un agent et un travail et un beau jour, te revoilà devant moi. Tu ne peux pas savoir à quel point j'en ai voulu et j'en veux toujours à Pansy de m'obliger à te voir. Parce que tout ce que j'ai effectué ces dernières années, tout le travail que j'ai accompli est parti à la poubelle au moment même ou tu es entrée dans mon champs de vision. Et comme on part sur la franchise, tu ne remplaceras jamais mon ancienne partenaire même si Blaise et Pansy semblent le croire. »

Pendant son long discours, Hermione n'avait rien dit. Elle s'était tût et avait écouté les critiques et reproches de son partenaire.

« Je sais que je t'ai fait beaucoup de mal mais je m'accrocherais. Je ne te laisserais pas garder de tels souvenirs de moi. Si j'ai accepté cet emploi c'est aussi parce que je voudrais reconstruire ce que j'ai brisé. Libre à toi de me détester, je serais toujours là et tu sais bien que je suis difficile à faire partir. Rien que pour ça je me battrais contre cette saleté de maladie et je vivrais assez longtemps pour que tu changes d'avis sur moi. »

Le visage figé de Draco laissa place à un rictus. « Je ne te connaissais pas ce goût de masochisme Granger. Mais soit, accroches bien ta ceinture alors. Si je devais te rendre ce que tu m'as donné, je serais toi, j'achèterais déjà mon cercueil. »

« Je suis prête, je me battrais et tu le sais. » lui fit-elle en lui faisant un clin d'œil.

« T'ai-je déjà dit que tu étais la personne la plus pénible, butée et collante que je connaissais ? » lui dit-il d'un ton qui se voulait froid mais qui fût plus légèrement amusé.

« Plus d'une fois. » lui assura-t-elle en souriant.

« Tu es diabolique. Tu aurais mieux fait d'entrer chez les serpents plutôt que chez les lions. »

« Je suis une lionne et ça tu n'y peux rien Draco ! » pouffa-t-elle.

Il vit la tête de son interlocutrice se tourner vers le côté et son visage se figer de surprise. Puis ce fût l'écran noir et quelques instants plus tard, il reçut un message qui lui disait qu'elle le rappellerait plus tard.

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De l'autre côté de la manche, à St Mangouste pour être plus précis, Hermione était assise en tailleur sur son lit d'hôpital, contemplant d'un air absent le paysage au dehors et écoutant Draco lui dire qu'elle était une masochiste et qu'elle allait regretter sa décision de persister. Bien évidemment elle se sentait coupable de ce qu'elle avait fait subir à Draco et de ce qu'elle en avait fait. Parce que même s'il était sevré depuis près de 3 ans et demi, elle savait très bien qu'au moindre événement « tragique ou dramatique », il serait tenté de reprendre de l'oxycodone, la drogue à laquelle il avait été dépendant pendant longtemps.

Quand quelqu'un toqua à la porte de sa chambre elle raccrocha immédiatement et s'empressa d'envoyer un message à Draco pour lui dire qu'elle le rappellerait plus tard.

Elle pût voir alors un jeune homme bien bâti, ressemblant ni à musclor ni à un gringalet, possédant une chevelure de feu et des yeux bleu/vert rieurs contrastant énormément avec le visage sérieux qu'il tentait de garder.

Il tira un tabouret roulant et se positionna juste en face du lit du mannequin qui l'avisait toujours de son regard de biche.

« Aujourd'hui c'est comme si j'avais été invisible. Je ne sais pas ce que ça veut dire. Peut-être que ce baiser ne voulait rien dire et que nous sommes simplement amis. Donc je voulais te demander si c'était toi, si je t'avais embrassée toi … NON ! Je ne suis pas en train de dire que toi et moi on se seraient embrassés mais si un mec t'embrassait et t'invitait à sortir et qu'après tu refusait de le regarder ou même de lui parler pour le reste de la journée, qu'est-ce que tu en penserais ? »

Hermione, qui avait écouté son ami pendant toute sa laborieuse tirade se permit de pouffer discrètement. Décidément, Ron resterait Ron à jamais. Le même qui bafouillait et devenait écarlate quand il devait s'adresser à des filles.

« Je ne peux pas t'aider pour ça. J'ai moi-même énormément de mal à me sortir de l'enfer dans lequel je me suis mise et je ne peux rien faire parce qu'il ne veut pas me parler. Je le force et c'est mal. » répondit-t-elle d'un ton ennuyé.

« Tu vois ! Tu peux comprendre mon problème alors ! » s'exclama Ron en levant les bras sur les côtés.

« Non je ne comprend pas parce que je suis coincée dans une chambre d'hôpital et qu'il est en France et moi à Londres ! Tu n'es pas coincé dans une chambre d'hôpital et tu peux la voir quand tu veux ! Tu as toute la liberté de vagabonder et parler à qui tu as envie, donc arrête de me parler ! Vas lui parler à elle ! Demandes-lui ce qu'elle en penses ! » s'exclama Hermione en se levant et remuant les bras dans tous les sens pour accompagner ses paroles.

« Tu sais quoi ? » fit Ron, songeur. « Tu as raison. Si je veux une réaction je devrais tout simplement la provoquer, je devrais aller la voir et être le plus direct possible. »

Hermione se rapprocha de la fenêtre et abattit le plat de sa main à mainte reprise sur le carreau. « J'ai dit : ARRETE. DE. ME. PARLER ! »

Le téléphone de Ron sonna et il plongea la main dans sa veste pour en sortir le précieux objet. « Je dois y aller maintenant. Merci des conseils, ne bouge pas et à plus Mione ! »

Elle laissa sa tête se cogner contre la vitre mais adressa néanmoins un geste de la main à son ami qui repartit le sourire aux lèvres.

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Debout sur la luxueuse terrasse de la luxueuse suite qu'elle avait réservé dans un des plus luxueux hôtel de la capitale française, Pansy, une tige de tabac coincée entre les lèvres parlait encore et toujours à travers son bien le plus précieux sur ce bas-monde.

« Comment ça ? « s'écria-t-elle en tapotant la cigarette pour que l'excédent de cendres tombe dans l'air. « Je croyais qu'elle avait encore plusieurs mois devant elle ! »

Elle marchait de long en large de l'immense terrasse. « Non, non et non. Il fallait mieux vous renseigner, embaucher un médecin plus doué ou la transférer dans un hôpital plus compétant ! »

Elle marqua une pose et souffla la fumée par le nez.

« Pas question, je devrais être en plein travail et tu m'en empêche en me parlant de ça ! » s'exclama-t-elle d'un ton froid.

Elle cessa brièvement de parler comme pour écouter ce que son interlocuteur disait. « Je ne vais pas revenir à Londres pour elle quand même. Elle devrait soit attendre mon retour soit se passer de moi. Tu m'entends ? Pourquoi faire un geste pour elle alors qu'elle n'a jamais rien fait pour moi, pour toi ! »

Pansy entrait doucement mais sûrement dans un colère froide qui allait certainement dévaster bon nombres de choses.

« Ne me dis pas qu'elle à été là pour nous parce que CE N'EST PAS LA CAS ! » hurla-t-elle dans le combiné. « Elle ne connaît rien de nous, seul son elle intérieur comptait alors je refuses de sacrifier mon voyage d'affaires pour une personne qui de toute évidence ne mérite ni ma présence ni mon amour ni ma reconnaissance. Je... »

Son interlocuteur dût dire quelque chose qui frappa Pansy en plein cœur car pendant près de 30 secondes elle resta figée comme si elle était dans l'incapacité de parler. Elle murmura alors d'une voix inaudible, contrastant terriblement avec la voix incendiaire qu'elle avait employée quelques minutes auparavant.

« Envoie moi les coordonnées, je prend un vol direct pour Londres ce soir. »

Elle raccrocha et jeta sa cigarette dans le vide. Elle entra dans la suite, ferma la baie vitrée et appela Alfred en se servant un verre de vodka.

Puis, quand elle eut annoncé à son chauffeur préféré leur retour imminent sur les terres anglaises, elle se connecta au réseau internet de sa suite sur son Macbook et envoya une dizaine de mails. Quand elle eut fini, elle vit que Draco n'allait pas tarder à arriver. Elle ferma l'ordinateur, le rangea dans son sac Givenchy, rassembla toutes les affaires qu'elle avait sorties, les plia précautionneusement et les mit dans sa valise.

Quand elle eût enfin fini elle jeta un bref coup d'œil à sa Gringott argentée et prit place dans un des sofas vert émeraude qui ornaient la suite. Quelques instants plus tard, elle vit la porte s'ouvrir pour laisser passer un Draco juché sur un skate futuriste, son chien à ses côtés. Dans ses mains, plusieurs paquets de grandes enseignes françaises.

Le mannequin resta sur le skate, faisait des tours en avant et arrières sur la moquette de la suite. Il fixa Pansy avec attention, trouvant une lueur différente dans ses yeux verts.

« Je dois rentrer à Londres ce soir. J'ai passé quelques coups de téléphones et adressés des mails, tu peux te débrouiller tout seul pendant ces deux jours. Ton programme est affiché dans ta suite, je l'ai également transféré à Fred et envoyé en alerte sur ton téléphone. Fred t'amèneras à CDG pour le jet de retour et une voiture t'attendras à la sortie de l'aéroport de Londres à ton retour. »

Elle se leva tout en gardant la tête haute et attrapa son sac à main quand une main ferme se posa sur son poignet orné de bracelets en argent.

« Et c'est tout ? Tu pars en me laissant en plan à Paris ? » fit le mannequin d'une voix doucereuse.

Pansy s'avança vers la porte de la suite et s'arrêta devant. Elle se retourna pour regarder Draco.

« Oui. Mais tu vas t'en sortir car tu es formé pour et que j'ai mâché tout le travail donc tu n'auras qu'à te présenter aux endroits indiqués sur le plan. »

Et elle quitta la pièce, soulagée de savoir que son client et ami allait se débrouiller seul et bien !

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Quand Pansy descendit de son avion elle se dirigea vers la sortie, ses hauts talons claquant sur le sol froid de l'aéroport. Elle ignora royalement les quelques photographes qui la mitraillèrent et traça jusqu'à la voiture qui l'attendait. Quand elle s'engouffra dedans, qu'elle ne fût pas sa surprise de voir son frère, Archer Parkinson à l'intérieur. ( prononciation : Archeur )

« Qu'est-ce que tu fais là ? » lui demanda-t-elle d'un ton direct. « Je n'allait pas prendre la fuite si c'est de ça dont tu avais peur. » fit-elle sèchement.

« Je suis venu t'accueillir Pansy. » lui répondit-il simplement. « Il faut que nous passions au manoir pour... »

Il s'interrompit comme s'il cherchait quels mots employer face à sa petite sœur.

Elle leva la main juste devant le visage d'Archer.

« Pour les voir. Je sais. Qui d'autre sera présent ? » demanda-t-elle en plongeant la main dans son sac.

Il posa sa jambe gauche sur la droite de manière à former un angle droit. Puis il tortilla entre ses doigts le bouc à la Jack Sparrow qu'il avait. Il desserra un peu sa cravate comme pour permettre à l'air de mieux circuler en lui.

« Nos proches nous attendent déjà dans le salon principal. » l'informa Archer en reportant son regard émeraude sur celui identique de Pansy.

« Très bien. » fit la brune en extirpant enfin de son sac une robe noire simple Alexander McQueen, s'arrêtant aux genoux.

Puis, tout naturellement, elle ôta sa chemise à rayures bleu marine, se mi un peu de déo à la grenade du Mexique et enleva son pantalon blanc cigarette pour se retrouver en sous-vêtements. En dentelle s'il-vous-plaît.

Archer, que tout cela ne semblait pas du tout perturber sortit son téléphone pour consulter les nombreux messages en attentes.

« Une journée. Je ne m'arrête jamais et il suffit que je m'absente une journée pour que des catastrophes arrivent ! »

Pansy ne releva pas la tête et se tortilla dans tous les sens pour enfiler sa robe. Elle l'ajusta et se tourna en faisant signe à son frère de fermer la lignée de boutons en satin de la robe.

« Mets ton portable en mode avion. Personne ne te dérangera. Je fais ça quand le monde extérieur m'énerve. »

Tout en fermant les boutons, Archer se permit un sourire. « Tu dois le faire vraiment souvent alors. » fit-il remarquer. « Tu détestes le monde extérieur et ce, depuis ton plus jeune âge. »

« La ferme ! » répliqua-t-elle en faisant un geste sec de la main.

Mais Archer ne comptait pas la lâcher avec ça. « Et le pire pour toi c'est que tu es obligée de travailler avec le monde extérieur. Et même si tu ne le diras jamais, c'est une torture pour toi que de collaborer avec des gens qui selon toi font parti d'une classe inférieure à la tienne. »

« Au moins, Dieu merci, je n'ai pas à fréquenter des gens malades qui risqueraient de me contaminer. » fit-elle d'un ton cinglant en se retournant.

« Je sauves des vies, je suis pour le progrès et fréquenter des gens ne me pose aucuns problèmes Pansy. » répondit son frère d'une voix douce.

C'est vrai. Songea Pansy. Archer et elle étaient tellement différents et ce bien qu'ils aient reçus la même éducation. Rigide, strict et parfois cynique, Pansy ressemblait fortement à sa mère qui n'avait jamais montré un signe d'affection envers elle ou son frère. Archer lui était plus ouvert, plus sociable et aimait se mêler à la foule, tout comme leur père et c'était sans doute pour cette raison qu'il avait choisi de devenir chirurgien. Il aidait les autres et leurs sauvait la vie, bien qu'il ne les connaissent pas personnellement.

« Madame, nous arrivons. » fit la voix d'Alfred. Pansy chaussa ses escarpins de 14 centimètres, prit une brosse dans son sac, attacha ses cheveux de jais en une petite queue de cheval à coque et aspergea le tout de sa laque l'Oréal. Elle sortit ses lunettes de soleil Dior ultra-noires, les posa sur son nez fin et sortit quand la portière de la voiture pivota.

Devant elle, un grand manoir se dessinait. Beau, grand, majestueux presque. C'était l'endroit ou elle avait grandi et vécu jusqu'à ses 17 ans. Sentant la présence d'Archer dans son dos, elle s'avança dans la grande allée la tête haute, de sa démarche princière, la même que Draco.

Quand elle fût devant la porte, elle n'eut pas à l'ouvrir, les rayons l'avaient reconnue, elle et son frère. Elle se retrouva dans un grand hall marbré en blanc et gris. Pansy prit la direction du premier étage, Archer toujours sur ses talons. Elle n'avait pas quitté ses lunettes, elle excellait dans l'art de la métamorphose. Il le fallait, elle n'avait pas revu tous ses proches depuis au moins 1 an et demi, excepté son frère et l'idée de les revoir la révulsait.

Quand elle poussa la porte blanche menant au salon principal de la demeure elle cligna plusieurs fois des yeux derrière ses verres teintés quand elle se rendit compte de la masse de personnes présentes dans la pièce. Elle aperçut une de ses grand-mères et des cousines éloignées avec leurs enfants.

OH MON DIEU. Elles sont bien plus jeunes que moi et regarder les avec leurs chérubins aux pieds et leurs ventres à peine dégonflés, leurs joues boursouflées et leurs imposantes poitrines débordantes du bonnet B dans lequel elles étaient coincées.

« Pansy, Archer ! » s'exclama soudain l'une d'elles.

Pansy avala difficilement sa salive. Une de ses cousines, Carolina, s'avançait droit vers eux avec son bébé dans les bras, bavant sur sa robe verte et noire apparemment achetée en toute hâte dans un h&m proche de chez elle.

Elle se raidit. Et comme si une seule personne ne suffisait pas, Pansy vit accourir la mère de Carolina, sa tante maternelle, son cousin de 16 ans tout boutonneux et moche comme un rat et son oncle. Il ne manquait plus que ses grands-mères et son père pour que la coupe soit pleine.

« Pansy, cela faisait si longtemps ! » s'exclama Carolina. « Comment vas-tu ? Tu arrives à surmonter cette terrible tragédie ? »

« Très bien. » répondit la brune d'une voix ultra-froide tout en se tenant à une distance assez raisonnable de sa cousine et du fils de celle-ci.

Ce qu'elle n'avait pas prévu c'était que sa tante, Elizabeth Marie arrive par derrière et la serre dans ses bras jusqu'à l'étouffer.

Quand elle la lâcha enfin, sa tante ne pût s'empêcher de s'exclamer. « Mais comme tu as maigris ma petite Pansy ! Il faut penser à manger, même si ton travail te prend énormément de temps ! Je suis vraiment désolée pour toi... »

Et elle commença à pleurer sous le regard exaspéré de sa nièce.

La migraine allait bientôt arriver.

VITE QUE CA SE FINISSE ! Pensa Pansy en se demandant si elle avait bien fait de rentrer.

En plus, elle sentait le regard de Joffrey, son cousin, se balader sur elle. Et comment dire, elle n'appréciait que très moyennement être l'objet des désirs étranges de son cousin.

Quand elle aperçut son père elle hésita à aller le voir. Mais c'était sans compter sur Archer qui attrapa son bras de force pour l'emmener voir celui qu'elle appelait Big Daddy.

« Archer. Pansy. Je suis si soulagé et heureux de vous voir. » fit Parkinson père quand il aperçut ses deux descendants. Pansy nota que le visage de son père semblait moins vieux que d'habitude et que celui-ici semblait presque... soulagé ?

Il s'avança vers sa cadette et planta son regard émeraude – caractéristique de la famille Parkinson - en elle. « Je suis si fier que voir que ma fille unique à réussi sa vie. » Puis, il accompagna cette parole d'un baiser sur le front.

« PANPAN ! » s'écria alors la voix nasillarde de sa cousine paternelle, Christine.

Pansy se retourna doucement avant de baisser les yeux sur une petite brune dotée de bonnes joues et vêtue d'une robe marron foncé accentuant ses rondeurs.

« Christine, c'est bien toi qui m'a demandé de te faire rencontrer Draco Malfoy ? » lui demanda-t-elle d'un ton doucereux.

« Oui ! » affirma l'adolescente de 14 ans, secouant la tête de haut en bas, les yeux brillants.

« Alors si tu veux le rencontrer ne m'appelles plus jamais comme ça. » fit Pansy d'une voix froide et tranchante.

Archer se racla la gorge. « Peut-être devrions nous aller la voir ? Nous sommes les derniers de la famille à ne pas y être allé. »

Parkinson père dodelina de la tête et invita ses deux enfants à s'engager dans l'escalier central. Ils montèrent les escaliers en marbre recouvert pour l'occasion d'un tapis noir aux bordures argentés pour se trouver dans un grand couloir qui sentait le frais. Parkinson père poussa une des portes blanches et fit passer ses enfants devant lui. Ils se retrouvèrent alors tous dans une chambre richement décorée, aux couleurs plutôt froides. Au centre de la pièce il y avait un grand lit à baldaquin ou reposait paisiblement le corps de Katherine Ambroisie Parkinson.

Pansy ôta ses lunettes pour révéler à son frère et son père des yeux vert émeraude emprisonnés dans un maquillage très sombre mettant en valeur la pâleur de sa peau. Ils étaient tous trois alignés devant le corps de Katherine et aucuns d'entre eux ne semblaient vouloir faire le premier pas.

C'est après un long moment d'hésitation qu'Archer s'avança vers sa mère et déposa un baiser sur sa joue après lui avoir murmuré à l'oreille. Pansy était restée de marbre pendant tout ce temps. Elle avait regardé d'un air absent son frère faire ses adieux à leur mère. Puis vint son tour à elle, elle sentit les regards lourds de son frère et de son père dans son dos.

« Même si elle n'a pas été une mère pour nous saches que c'est elle qui nous a donné la vie. Peu importe si elle ne nous a pas élevé comme une mère aurait dût le faire. » chuchota Archer à son oreille alors qu'elle s'avançait doucement.

Quand elle fût près d'elle, Pansy hésita sur ce qu'elle devait faire. Mais quand elle vit le visage paisible de Katherine, elle sût ce qu'elle allait dire.

« C'est ironique n'est-ce pas ? Je suis là sur ton lit de mort à te faire des adieux. Mais tu ne les mérites pas. Comme tu ne mérites pas d'avoir Big Daddy comme époux, Archer et moi comme enfants. Je ne dirais même pas repose en paix, tu as reposé en paix toute ta vie sans jamais te soucier de personne excepté ta petite personne. Alors voilà, je suis là pour Archer et Big Daddy. Le reste, tu en fais partie, n'a aucune importance à mes yeux. Adieu Katherine. »

Elle l'avait murmuré si froidement que ça lui en glaçait la gorge. Pas de baiser sur le front, pas d'embrassades. Rien.

Pansy quitta prestement la chambre et ne se retourna pas. Elle se rendit dans le salon principal, faisait fit des regards de pitié qui se posaient sur elle. Elle attrapa une coupe de champagne, l'avala cul sec et quitta la pièce sans un regard pour personne d'autre que son précieux iPhone.

Elle était presque devant les grilles quand elle entendit quelqu'un courir derrière elle en l'appelant. Pansy se retourna et vit son frère qui accourait dans sa direction.

Ils se regardèrent intensément. Et tout d'un coup, Archer serra sa petite sœur dans ses bras, l'étreignant avec une force et douceur mélangée.

Ils ne se dirent rien. Quand il la lâcha, Pansy le regarda et ouvrit pendant quelques instants les yeux. Elle le laissa lire en elle pendant moins d'une minute et son visage se re figea. Quand elle sortit de la propriété Parkinsonienne, elle vit qu'Archer la regardait encore et qu'il lui adressait un signe de la main. Elle lui rendit son regard, monta dans sa voiture et fit démarrer Alfred. Une fois qu'elle fût sûre qu'elle n'était plus dans le champs de vision de qui que ce soit, elle soupira un bon coup avant de déverrouiller son téléphone, de composer un numéro et de porter l'objet à son oreille.

« Pas encore mort ? » s'exclama-t-elle quand Draco répondit après 3 sonneries.

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Les deux jours étaient passés à vitesse grand V. Pansy avait suivi l'évolution des aventures de Draco via Facetime. Elle avait sût que la moto sensée transporter son protégé du show Blamain à Geller avait failli se faire percuter par un automobiliste très pressé, que l'after-show de Cavalli s'était même très bien passé puisque le mannequin y était resté jusqu'à 4heures du matin, qu'il avait festoyé avec d'autres tops et que leur nuit s'était finie dans un bar branché de la capitale. Elle avait également apprit que le blond avait décuvé dans le jet et qu'il fallait le faire nettoyer de fond en comble pour la modique somme de 2500 galions, prix qu'elle avait déjà fait débité du compte bancaire de Draco.

Il était donc chez lui à récupérer et elle était dans son bureau, travaillant comme d'habitude. Blaise lui avait passé un coup de téléphone pour lui dire qu'Hermione sortait aujourd'hui de l'hôpital et qu'il ne savait toujours pas chez qui elle logerait le temps de se remettre.

Pansy, qui avait un peu l'impression de tout faire pour tout le monde se saisit de son manteau Chanel, le mit et sortit en trombe de son bureau en direction de la clinique ou elle allait intercepter le mannequin français. Elle monta elle-même au volant de son bolide, se promettant de respecter un minimum le code de la route, pour une fois, histoire de ne pas se prendre une nouvelle amende.

Comme une habituée des lieux, elle traversa le hall de St Mangouste en direction de l'ascenseur ou elle appuya sur le bouton après avoir enroulé son index dans un mouchoir en papier, comme d'habitude.

Mais au troisième étage, son cœur fit un bond.

Un homme entra dans l'ascenseur et après lui avoir demandé ou elle allait, il s'installa au fond de la cabine tandis qu'elle s'avançait près de la porte comme pour s'échapper au cas ou, tout en détournant le regard.

« Salut. » fit-il.

Elle hésita. « Salut ? »

Elle manqua de faire un arrêt cardiaque quand elle vit son poing fermé s'abattre sur le bouton stop de l'appareil.

« Pourquoi tu ne me parles pas ? » demanda-t-il d'une voix douce.

Pour la première fois de sa vie, Pansy fût prise au dépourvue. « Je... »

Non, elle était Pansy Parkinson, elle ne balbutiait pas comme une pauvre adolescente devant son professeur.

« Tu ne peux même pas me regarder, aide-moi un peu d'accord ? » reprit-il. Es-tu contrariée, énervée, perdue, triste …? »

« Celui-là ! Perdue ! » s'exclama-t-elle plus violemment qu'elle ne l'aurait voulu. Elle reprit, balbutiant et perdant quelque peu ses moyens. « Si je... si je devais en choisir un. »

Elle se détestait. Sa propre incapacité à ne pas savoir gérer ses émotions et sentiments l'énervait plus que quand Draco se butait à propos d'Hermione.

« Alors parlons en. Afin que l'on puisse... » fit-il.

Pansy se retourna brusquement, faisant enfin face à celui qu'elle fuyait depuis leur dernière entrevue.

« Je ne peux pas en parler parce qu'après on commence à s'embrasser, on couche ensemble et... et je ne sais pas pourquoi ! Je ne sais pas ce que ça veut dire ! Qu'est-ce que ça veut dire ? »

Elle était limite affolée et ça n'allait pas DU TOUT. Pansy songea à se mettre des baffes dès qu'elle sortirait d'ici.

Il commença à se rapprocher d'elle, lentement avec un fin sourire sur le visage. « Qu'est ce que tu penses que ça veut dire ? »

Elle baissa les yeux, cherchant quelque chose à regarder. « Je ne sais pas. »

Elle fuyait et c'était justement le problème.

Il était de plus en plus proche d'elle et son corps allait bientôt toucher le sien. Ses mains tremblaient.

« Bien alors... »

Oh mon dieu quelle voix ! Pansy était à deux doigts de craquer.

« Peut-être... »

Il était encore plus près et elle était coincée dans l'angle, pas d'échappatoire.

« Qu'on devrait …. »

Son cœur s'emballait de plus en plus fort.

« Qu'on devrait en parler. »

Ses lèvres étaient à même pas 30 centimètres des siennes. Le désir commençait déjà à consumer son cœur et ça la dévorait de l'intérieur. Elle n'avait jamais été douée avec les relations.

« Parlons-en. »

Ses lèvres fondirent sur elle avant même qu'elle n'ait le temps de faire ou dire quoi que ce soit. Mais elle fût réceptive et l'accueillit en lui rendant son baiser. Il dura pour elle une éternité mais c'était tellement doux, agréable. Elle le sentit la soulever pour la plaquer contre le mur de l'ascenseur tout en l'embrassant de plus en plus ardûment. Quand enfin ils se séparèrent, ils se regardèrent profondément et elle appuya sur le bouton stop en regardant le sol d'un air coupable. Jamais elle n'avait fait ça, elle n'était pas comme ça mais c'était si bon et il était si... différent de ceux qu'elle avait connût.

Quand ils sortirent elle fût surprise de voir qu'il allait dans la même direction qu'elle. Et quand elle ouvrit la porte, elle eut un deuxième choc et tout cela en moins de 20 minutes. Devant elle, debout devant la fenêtre, Draco Malfoy, oui elle ne rêvait pas, enlaçait tendrement Hermione Granger, caressant ses cheveux, sa bouche embrassant tendrement sa nuque.

« Hum Hum... » fit-elle en se raclant la gorge.

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RAR :

ReadingInParis : Cet autre, car oui c'est un garçon, sera révélé dans le prochain chapitre et en plus, j'ai laissé quelques indices dans les précédents chapitres... ^^ Désolée de te le dire mais non ce n'est pas Ron, d'ailleurs, si tu voit cette réponse je pense que tu aura lût le chapitre donc éliminé notre rouquin:p En faite, ta réponse à toutes tes interrogations est dans ta review x) Je ne spoile pas plus maintenant ! C'est normal, tu prends le temps de m'écrire une longue review, je la lis et je suis contente donc je prend plaisir à y répondre ! Je comprends, quand quelqu'un laisse une review qui ne donne aucuns échanges entre le lecteur et l'auteur c'est décevant et du coup ça ne donne plus envie de commenter et ça prive les auteurs qui répondraient d'avis sur leurs bisous à toi et merci beaucoup pour tes reviews !

Nadra : J'espère que tu auras aimé le chapitre !:p

Bibiche .d : Les vraies interactions seront vraiment mises en place dans le prochain chap, là elles commencent tout doucement:p Pansy est Pansy et la faire entrer à ce moment là était juste épique ! A partir de maintenant, il y aura plus d'avancée et même le déballage des cadeaux n'était pas vraiment utile, il le sera au fur et à mesure de la fic, le skate étant un des trucs qui réunira ( peut-être ) nos deux persos... ^^ Gros bisous et un grand merci !