Salut salut tout le monde ! Voila le chapitre 7 ! =D

Plus de 50 Reviews au dernier chapitre, c'est juste…Wow ! =D

Chapitre plus centré sur la relation Edward/Bella…

Thank you so much everyone! =)

Disclaimer : Encore et toujours Stephenie Meyer…

Bonne Lecture ! =D


Chapitre 7 : Venom

Radiohead No Surprises

Renée maintenait la poche de glace sur mon arcade enflée tandis que je grimaçais. La froideur ne me soulagea que quelques secondes plus tard. Assis sur la chaise d'en face, Emmett me fixait en serrant les lèvres, un petit air coupable sur le visage. Je ne voulais surtout pas voir cet abruti devant moi. Je pourrais très bien passer ma colère sur lui. Plus tard sans doute…Je pourrais très bien me venger en l'attaquant en pleine nuit avec un coussin dure comme le béton. Ou un sceau d'eau rempli de glaçons. Ou…

- Tiens-le comme ça, Bella…Voilà ce que tu gagne en te battant. Qu'est ce qui t'es passé par la tête ? Je pensais en avoir fini avec ton frère, mais voilà que tu t'y mets aussi ? Me sermonna ma mère.

Je baissai les yeux sur la table en bois, en fixant mes doigts rougis. D'une main, je retenais la poche gelée sur mon front.

- Je suis désolée maman…

Elle soupira en se plaçant derrière moi, pour me caresser les cheveux.

- Je te croyais plus intelligente que ça…Ecoute, je peux comprendre que quelques fois, les nerfs lâchent, mais je ne veux pas que ça devienne une habitude. Un cancre, ça me suffit largement.

Je savais que ses yeux envoyaient des éclairs à Emmett. Ce dernier se leva brusquement de sa chaise.

- Quoi ? Pourquoi tu me regardes comme ça ? S'offusqua-t-il en se montrant du pouce.

Petit silence. Je me repassais en tête une chanson électro pour essayer d'étouffer les pensées que j'avais envie de lui envoyer à la figure.

- Je ne suis pas un cancre, je travaille ! J'ai mon propre petit garage et vous savez très bien que je cherche un appartement. Alors arrêtez tous de me faire passer pour l'imbécile de service, c'est fatigant à la fin !

- Je ne t'ai jamais sous estimé Emmett et je t'ai déjà dit tu serais toujours chez toi ici. Peu importe ton âge. Ce que je voulais dire par « cancre » c'est…euh…Tu influences ta sœur, voilà tout !

- Mais je n'ai jamais dit à Bella de lui explosé le nez à cette fille !

- Elle m'a provoqué ! M'enflammais-je.

Le pire, c'est que je me souvenais à moitié de la conversation avec Lauren sur le parking. Le ton avait commencé à monter pour je ne sais qu'elle sujet et je lui avais jeté mon regard « quoi, tu veux te battre ? ». Puis elle m'avait lancé un sourire du style « essaye, connasse ». Mais ce qui avait déclenché la bagarre…, je crois que c'était ce surnom débile, « Bee ». La phrase que je lui avais rendu me revint clairement, « je ne suis pas une putain d'abeille ! », lui avais-je hurlé avant de lui foutre mon poing dans la figure.

Charlie rentra dans la cuisine en colère. Il posa le téléphone de la maison bruyamment sur la table.

- J'ai réglé le problème avec M. Mallory. Il ne va pas porter plainte sur les coups infligés à sa fille.

Je pointai du doigt ma tête, un peu énervé.

- Porter plainte ? Et moi alors ?

- Bella, tu lui as carrément cassé le nez ! Tu déteins sur ton frère ou quoi ? S'emporta Charlie.

Pff, c'était un service ! Je lui ai donné l'occasion de se le refaire…

- C'est justement ce que je disais…, assena ma mère.

- Je préfère aller dans ma chambre…, marmonna Emmett en quittant la cuisine.

- QUOI ? VIENS ICI, EMMETT ! C'EST A CAUSE DE TA PETITE PERSONNE QU' ELLE EST VENUE ME VOIR !

- Comment ça ? Demanda Charlie en fronçant les sourcils.

Je fermai les yeux en secouant la tête pour canaliser ma colère.

- Non…, rien du tout. Je vais monter aussi, je suis fatiguée…, répondis-je en posant la poche glacée sur la table.

Je me levai pour embrasser Renée et lui souffler un autre « désolée » à l'oreille. Je tapotai l'épaule de Charlie avant de sortir de la pièce et de me dirigeai vers l'étage. Ce soir, ça sera coussin dur sur la tête et sceau rempli de glaçons sur les jambes, le tout combiné…

- Vraiment ? Tu lui as carrément cassé le nez ? Sourit Edward en enjambant un tronc qui barrait son chemin.

Je ris jaune contre lui. Je ne savais absolument pas pourquoi j'avais évoqué cette fameuse bagarre avec Lauren. Peut-être parce qu'elle était mémorable. J'étais sûre qu'elle avait fait le tour sur Youtube : ce crétin de Mike avait tout filmé… Cela faisait presque 1 heure que j'étais dans les bras d'Edward. Il me portait sans montrer la moindre contrainte. Et moi, j'essayais de toutes mes forces de ne pas m'endormir. Plus il avançait, plus il devenait difficile de retenir mes paupières. Même le froid que je ressentais devenait insupportable. Edward me secouait régulièrement. La fatigue m'empêchait de trop réfléchir à mon échec de tentative de fuite. Heureusement…, sinon j'aurais craqué. Ça me rendait malade de savoir que j'y étais presque…

- Tu t'es fait renvoyer ? Me demanda Edward en voyant que je ne suivais plus la conversation.

J'hochai la tête. Ravie qu'il fasse en sorte de me faire oublier ma pauvre situation. J'appréciais vraiment sa compagnie. En fait, il n'était pas si méchant, il était juste très dur à comprendre.

- Une semaine, dis-je doucement, épuisée.

J'écoutais son cœur battre joliment contre sa poitrine. Au moins quelque chose de vivant dans mon monde mort…Le soleil nous avait séché un peu sur la route, et j'adorais regarder les rayons danser dans ses boucles cuivrés. La couleur en était déconcertante. Presque surnaturelle…Je regardais en l'air pour observer le ciel étouffé par les feuilles, quand soudain, deux petits oiseaux passèrent devant mes yeux. Ils me firent penser à des avions militaires avec leur façon de voler. Un petit sourire étira alors mes lèvres.

- Alpha…Delta…, au rapport…, marmonnai-je.

- Qu'as-tu dis ?

Je fermai les yeux, embarrassée.

- Non rien…, je commence à avoir des hallucinations.

Morceau d'hallucination, c'était plutôt une comparaison. Je n'avais pas complètement disjoncté. Pas encore, je supposais. Quand je verrais des éléphants roses à vélo, là j'aurais vraiment pété un câble. J'ouvris les yeux, en découvrant l'expression amusée d'Edward.

- Ah bon ? J'avais cru entendre un sergent parler.

- Tu as dû mal entendre…

- Dis-moi Bella, supplia Edward en me secouant de nouveau alors que je recommençais à fermer les yeux.

- Je te déteste…Laisse moi mourir en paix…

- J'avais entendu autre chose, persiffla-t-il.

- En effet. Ça, je viens juste de le penser.

- Allez…Bee, me nargua-t-il.

Je soupirai, agacée. Il me faisait chier tout compte fait. Peut-être que si je le lui disais, il me laisserait tranquille.

- Je me suis dis que, certains volatiles me faisaient penser à des avions. Genre, il rase un tronc avec virage à 90 degrés. J'ai sorti une bêtise…

- Et c'était quoi ?

- C'est sans importance…

- Je veux savoir.

- Tu vas te moquer…

- Non, je ne rirais pas, promis.

- Mais c'est nul en plus…

Je me sentis bête d'avoir sorti des idioties comme ça.

- J'insiste, Bee…

- Arrête avec ça ! M'énervais-je.

- D'accord…Bee, sourit Edward.

- Tu le fais exprès, hein ?

- Pas vraiment. Pourquoi tu t'énerves pour un surnom ? Je le trouve sympa moi, c'est mignon.

Mignon ? Je lui en foutrais des mignons, moi.

- Franchement Edward, ai-je une tête d'abeille ? M'emportais-je.

Il avait raison, j'exagérais. Je rougis de honte.

- Non, mais tu es tout aussi dangereuse. Je me méfierai de tes dents maintenant…

Mon cœur se resserra. Comme si ce muscle avait compris l'info avant mon cerveau. J'avais toujours un arrière gout de sang à la bouche. Edward faisait allusion à ce que j'avais fait à James…Mes yeux me piquèrent et mes lèvres se mirent à trembler. Si j'avais su que j'allais échouer, je n'aurais jamais fait ça. Maintenant que l'on se rapprochait de lui, j'avais peur. Il allait me torturer, me couper en petit morceau, me brûler petit à petit avec un briquet…Pourquoi ce fichu venin mettait 48h pour m'achever ? Je suis maudite !

Bella ?

Un sanglot m'échappa alors qu'il arrêta sa marche. Mes mains s'accrochèrent alors férocement à son t-shirt en anticipant les convulsions qui allaient secouer mon corps. Ces imbéciles d'oiseaux étaient libres, eux ! Même les abeilles ! Alors que moi, je ne savais absolument pas comment j'allais finir…Je ne passerai jamais mon bac, je n'irai jamais à la fac, je n'aurai jamais de petit-ami, Jessica ne me traînera plus dans les boutiques, je ne me battrai plus contre Lauren, je n'aiderai plus Renée à faire de la cuisine potable, je ne regarderai plus les matchs ennuyeux avec Emmett et Charlie…

Liberté…, pleura mon esprit.

Elle m'avait filé entre les doigts, une deuxième fois…

- Je plaisantai Bella, excuse moi. Je ne voulais pas te vexer, fit Edward les yeux sur moi.

- Tu n'as pas à t'excuser, c'est rien…, dis-je en essuyant d'une main mes larmes.

- Tu as mal ? Tiens bon, on est bientôt arrivé.

Bientôt ? Oh…

Mes larmes ruisselaient sur mes joues toutes seules. Edward me scruta de nouveau.

- Qu'est ce qu'il y a ?

- Je…je ne veux pas…Je ne veux pas y retourner, bégayais-je.

Ma vision se brouilla encore avant de retrouver sa clarté. Comme si le venin dans mon corps commençait à faire son effet. Foutu serpent ! Il aurait dû me mordre à un endroit stratégique pour me tuer. A présent, je devrais subir les choses tordues de James. Il va m'arracher les yeux à la petite cuillère, j'en étais sûre…Mon corps tremblait, et je pleurais finalement. Je n'en pouvais plus. Il fallait que ça s'arrête.

- Je veux mourir, geignais-je.

- Bella, calme-toi…, tu ne vas pas mourir.

- Il va me tuer de toute façon…, le coupai-je en larmes.

- Quoi ? Non ! Personne ne va te tuer, s'énerva Edward.

- Si…James le fera, je le sais. Après ce que je lui ai fait…

- Regarde-moi.

Je l'observai de biais. Je mettrai ma main au feu qu'il allait me rassurer. Mais cela ne servait strictement à rien…Je n'avais plus la force de croire qui ou quoi que ce soit. Toutefois, les prunelles de mon ravisseur criaient la sincérité.

- Bella, je te jure qu'il ne te touchera pas. Je te le promets, crois moi. Je serai là, il ne te fera rien. En plus, ça m'étonnerait qu'il fasse quelque chose vu son état…

J'ignorai s'il avait des facultés fantastiques, mais une chaleur étrange m'entoura, la froideur de mes membres avait presque disparu et mon cœur se calma. J'avais raison, Edward était entrain de me rassurer et il avait en partie réussi. Par contre, l'angoisse était toujours présente en moi. Elle patientait jusqu'au bon moment pour me paralyser. Je reniflai en acquiesçant. Je ne pouvais rien faire d'autre, à part attendre la menace…C'est bien beau de vouloir me protéger, d'ailleurs je ne savais pas pourquoi Edward s'embêter avec ça. Peut être parce que j'étais la « marchandise » du moment et qu'il ne voulait pas qu'il m'arrive quoique ce soit, parce que je rapporterais gros. Ouais, c'est sans doute ça… Je ne devrais pas me faire avoir par son charme assassin et ses yeux incroyables. Non. Surtout pas…

Pourtant…

Ta gueule ! Oh mon dieu, je m'insulte moi-même maintenant. Ça devient grave…

Foutu conscience, foutu serpent, foutu Edward…

Je n'avais pas capté que l'on avançait pendant mon débat mentale. J'avais l'impression que ma tête allait exploser et que mes yeux sortaient de leurs orbites tellement je me forçais de les garder grand ouvert. Le jeu question réponse semblait avoir pris fin. Dommage…Je m'amusais bien pourtant. Enfin, façon de parler…Edward n'avait pas ouvert la bouche, il devait réfléchir aussi. Je ne savais pas à quoi, mais je le surpris à plusieurs reprise à froncer les sourcils.

Edward était le seul à m'avoir réconforté dans l'histoire. J'étais égoïste. Peut être que lui aussi n'était pas bien ? Il était clair qu'il n'aimait pas ce qu'il faisait. Edward n'arrivait jamais dans la chambre avec un sourire pervers ou sadique. Il avait toujours ce masque de tristesse. Il avait l'air d'être préoccupé ces derniers temps. Mais pourquoi ?

Demande-lui.

Non, il ne me répondra pas. Pourtant pleins de questions me démangeaient. Je resterai donc frustrée…Et cette satanée cocaïne ? En prenait-il ou non ? Sûrement, aux vues de certains de ses comportements…

Pff ! J'étais dans les bras d'un drogué…

Pourquoi touchait-il à cette merde ? Franchement, ça m'énervait. Les gens avaient toujours des excuses minables pour se planter une seringue dans le bras. Qu'est ce qu'il va me sortir lui, hein ?

Tu n'es vraiment pas bien ma pauvre…

Oui, je sais…C'était sûrement ce fichu venin qui me rendait folle à mon avis. Mon esprit s'embrouille tellement ! Je ne sais absolument pas comment me comporter avec lui…

Une fraîcheur me frappa violement. Je tremblai, je savais que mon corps n'était plus protégé par les nombreux arbres de la forêt. On y était…

Je regardai autour de moi. A une centaine de mètres, se tenait une maison qui donnait l'impression de s'écrouler. Le genre de maison qu'on décrivait aux petits enfants pour les effrayer. J'avais beau avoir presque 17 ans, cette demeure en bois me faisait froid dans le dos. Pas pour la même raison qu'un enfant, non, c'était plutôt pour ce qui se passait réellement à l'intérieur. Étais-je la seule fille enfermée ici ? Maria pourrissait-elle dans cette cave ? Dans une autre chambre ? Cette maison qui tombait en ruine plantée au milieu des bois était-elle le repère de nombreux gangsters ? Une planque ?

Je sautai vite à la conclusion que mes ravisseurs avaient dû me trimballer dans leurs bras pour m'amener jusqu'à ce lieu. L'accès à n'importe quel véhicule était impossible. Je frissonnai en imaginant James me peloter alors que j'étais inconsciente.

Edward resserra son étreinte en remarquant mes tremblements.

- On y est Bella, reste tranquille…Je suis là, me rassura-t-il.

J'entendis le craquement des feuilles sous ses pas. Un éclat au sol attira mon attention et je découvris des décombres de verre. Je relevai les yeux pour voir la fenêtre grâce à laquelle j'avais pris la fuite.

- Depuis combien de temps es-tu à ma recherche ? Demandais-je soudainement.

- Depuis que tu es partie, me répondit Edward distrait.

- Oui, mais ça fait longtemps ? M'exaspérais-je.

Edward plongea son regard dans le mien, et je crus apercevoir une lueur de respect.

- Tu as cavalé pendant 6 heures, Bella ! Avoue que ce n'est rien du tout, se moqua-t-il.

6 heures ? Hum…Pas mal…Je ferais mieux la prochaine fois…Et pas question de me faire mordre par un lézard et de me faire attaquer par un grizzly furieux ! Je piquerais l'arme d'Edward, tiens !

La prochaine fois ? Quelle prochaine fois ?

Je soupirai, agacée par moi-même. Ma conscience n'avait jamais était aussi bruyante qu'à cet instant de ma vie.

Je ne remarquai pas aussitôt qu'Edward et moi étions déjà devant la porte de ma prison. Je sursautai alors que deux voix provenaient de l'intérieur.

- Ecoute, tu ne peux pas rester comme ça, il faut t'amener aux urgences !

- FERME TA GUEULE, LAURENT ! FERME TA PUTAIN DE GUEULE !

Oh mon dieu cette voix…Mon sang se glaça dans mes veines. Instinctivement, j'enfouis mon visage dans le torse d'Edward. Quelques larmes m'échappèrent.

- Je ne peux pas, Edward…

- Chut…Il ne va rien t'arriver, fais moi confiance…, chuchota-t-il.

Confiance ? JE lui faisais confiance…, mais pas totalement…J'avais toujours une sorte de blocage avec lui…Peut être qu'avec le temps…Non. Pourquoi pas ? C'était la seule personne rassurante de mon entourage. Même ce Laurent…, il ne m'inspirait rien de bon…

L'atmosphère changea rapidement je savais qu'on était à l'intérieur. J'osai jeter un regard.

Le salon, enfin si on appelait ça un salon, n'était pas beaucoup meublé. Comme le reste des autres pièces, d'ailleurs. Il y avait une table basse d'un bois très sombre au centre, des trous dans quelques murs d'un blanc jaunis, deux canapés qui foutaient la trouille, une odeur de cigarettes…Ouais, une sorte de repaire, quoi…

Par contre, il y avait une télé calé dans un coin. Parlait-il de moi aux infos ? Je sursautai encore dans les bras d'Edward en entendant James. Mon cœur battait plus vite dans ma poitrine et j'étais sûr qu'Edward le ressentait.

- AH ! TU L'A RAMENE, LA SALOPE ! Aboya t il.

Je le repérai sans difficulté. Il était assis sur un des canapés crasseux, avec une serviette rougie entre les jambes. La joue que j'avais massacrée brillait d'un rouge vif sous la lumière. Je pouvais voir d'ici la profondeur de la plaie. J'étais fière de moi quand même…Malgré ses lèvres blanches, je fus pris au piège de ses traits de rage. Ses yeux semblaient me jeter des flammes. Oh mon dieu…, il va me tuer… Sauve moi Edward…Je pouvais voir dans le regard de James, différents scénarii de torture, à croire qu'il était le réalisateur de la saga Saw. C'était quoi cette ombre violette sous son œil droit ? Je ne lui avais jamais fait ça, moi !

Laurent se tenait près de lui, pâle. J'aurai juré voir sa main effleurer son entrejambe.

Hahaha !

- Ferme là, James…, grogna Edward.

Je m'accrochai désespérément à lui.

- Oh non Eddy, ne commence pas à la protéger ! CE N'EST PAS TOI QUI A LA QUEUE DIVISÉE PRESQUE EN DEUX !

- Peut-être que si tu m'avais écouté, rien de tout ça, ne serait arrivé, James.

Je sentis Edward trembler de colère. Il commença à se diriger vers les escaliers.

- OU L'AMENE-TU COMME ÇA ? JE N'EN AI PAS FINI AVEC ELLE ! CETTE SALOPE NE VA PAS S'EN TIRER COMME ÇA !

James commença à se redresser en tenant fermement sa serviette sur son bas ventre. Le sang avait disparu de mon visage. Avant que la panique ne me gagne, Edward me serra plus fort contre lui d'un bras, tandis que son autre main cherchait quelque chose. James se figea alors qu'Edward braquait son arme sur lui.

- Pose ton cul maintenant et arrête de faire le con. Parce que la prochaine fois, ça ne sera pas mon poing que je vais te foutre dans la gueule, mais une balle entre les yeux, grinça Edward.

Hein, quoi ? Mais…Fais lui exploser la cervelle, bordel de merde ! Allez, juste une pression sur la détente…

Edward reprit plus calmement.

- Et tu sais de quoi je suis capable…

Un silence qui me fit froid dans le dos s'installa. Edward visait toujours James, qui commençait à afficher un sourire mauvais.

- Hey, calmez-vous les mecs ! Intervint Laurent.

Il se mit entre les deux duellistes, comme s'il allait arranger quelque chose. Edward soupira en rangeant son flingue. J'étais pétrifiée dans ses bras.

- Laurent, j'ai besoin de toi. Rejoins-moi dans 5 minutes.

Il regarda Edward, surpris.

- Euh…Ok.

Mon kidnappeur préféré, car oui maintenant Edward était mon kidnappeur préféré, monta les marches qui me conduisait vers ma cellule. J'étais soulagée de m'éloigner du monstre dans le salon. On entendit James ricaner.

- Ouais vas-y, emmène ta pute…Après peut-être qu'elle te taillera une pipe pour te remercier !

Le sang afflua très vite mes joues. A mon plus grand étonnement, Edward rit doucement.

- Au fait, je n'ai pas eu le temps de m'excuser à ce sujet. Je ne suis pas comme ça d'habitude, me dit-il alors qu'on arrivait à l'étage.

Je fronçai les sourcils, pas sûre de comprendre où il voulait en venir. Il traversa le couloir où j'avais fait ma folle. Il y avait même quelques gouttes de sang sec au sol. Edward ne s'arrêta pas devant la chambre que j'avais reconnue comme étant la mienne. Mais celle qui était juste à coté. Quand il rentra dans la pièce, la première chose qui me frappa c'était ce parfum masculin exquis qui faisait éclater des feux d'artifices dans mon ventre. C'était l'odeur d'Edward. Je balayai la pièce du regard. Déjà, ce qui me rassurait c'était la fenêtre qui était du coté gauche de la chambre. Au moins, la sensation de claustrophobie allait disparaitre. Je ne respirai plus. Un lit plus grand que le précédent se tenait au centre de la pièce et semblait plus propre. La couverture bleue marine promettait d'être douce et confortable. Il y avait même des coussins. Un sac noir d'où s'échappait une chemise blanche était posée au pied du lit. Au fond, une porte. C'était sans doute la salle de bain. J'étais rassurée de ne pas être retournée dans l'ancienne chambre. Il y avait certainement la silhouette sanglante de James incrustée dans la moquette…

Edward me déposa délicatement sur le rebord du lit et s'agenouilla devant moi en posant ses mains sur mes genoux. Je tressaillis à son contact. Il me fixa de son regard vert.

- Après tout, continua-t-il, je ne suis qu'un homme.

Je reliai sa phrase à ses précédentes paroles. Je compris. Il s'excusait pour la dernière fois, où il m'avait obligé à faire quelque chose que je ne désirais pas. Je baissai les yeux, rougissante, le seul obstacle qui me séparait du visage d'Edward était mes cheveux entremêlés. Je regardai attentivement ma main enflée. Le centre en était d'un mauve inquiétant.

- Avec des pulsions…, finis-je.

- Oui…, murmura-t-il.

Je sentis son doigt lever mon visage pour que je le regarde.

- Pardon Bella…, je t'ai peut-être traumatisé…Non, tu es traumatisée….

Sa main se déplaça sur ma joue, et des picotements dansèrent sur ma peau en feu. Je plongeai dans ses yeux émeraude. J'avais envie de pleurer. Il savait que c'était mal et il s'excusait. Il s'en voulait. En plus, ce n'était peut-être pas de sa faute. Il n'était pas lui-même. Je commençai un peu à le connaitre. Il avait des humeurs flippantes, mais il n'était méchant. Ça me touchait qu'il se préoccupe de moi et de ma santé mentale, même si c'était un peu trop tard…

Hey !

J'attrapai sa main posée sur mon visage. Je voulais lui dire que j'étais passé à autre chose.

- C'est bon Edward, je survis…Merci, soufflais-je.

Je lui souris faiblement. Je remarquai que des cernes soulignaient ses yeux, à croire qu'il n'avait pas dormi depuis des semaines. Les coins de ses lèvres s'étirèrent légèrement aussi, mais ses prunelles restèrent toujours aussi amères, comme s'il ne me croyait pas. Pourtant je disais la vérité. Je ne lui reprochai rien maintenant. Pas après qu'il m'ait sauvé à plusieurs reprises des griffes de James. Alors, pour la première fois je touchai son visage, mes doigts effleurant juste sa joue. Cela suffit à enflammer toute ma main. J'essayai de l'ignorer et de me concentrer sur Edward. Je plantai mon regard dans le sien et avec toute la sincérité que mon être disposait, je lui dis.

- Merci Edward.

Pendant 5 secondes, aucun de nous ne parla. On se regardait les yeux dans les yeux, puis l'air devint de plus en plus dur à respirer. Edward ouvrit la bouche pour dire quelque chose mais du mouvement derrière lui brisa ce moment d'intimité. On retira tous deux nos mains de l'un et l'autre et je repris enfin mes esprits.

- Ouais, Eddy…

Edward soupira et se redressa. Je me rendis compte soudainement que j'étais dans un état lamentable et que je salissais ce beau lit avec mes vêtements pleins de boue et de sang.

- On va s'occuper de ça…, me chuchota Edward en regardant ma main gonflée.

Il s'éloigna de moi pour rejoindre Laurent près de la porte. Ce dernier me survola du regard. Avait-il peur de moi ? Hum…

Un vertige me prit la tête et je clignai frénétiquement des yeux pour rester éveillée. Edward parlait à voix basse, mais leur conversation me vint quand même aux oreilles.

- Dis-moi que t'as fait des courses, Laurent…

- Euh…ouais. J'ai rapporté deux sacs au cas où. J'ai pris un peu de tout pour qu'elle tienne la semaine…

- Je ne t'ai pas demandé de me raconter ta vie ! Coupa Edward un peu sur les nerfs.

Il soupira et passa sa main dans sa chevelure. Il me jeta un coup d'œil avant de revenir à Laurent.

- Excuse moi…Je suis en rogne contre James. Je ne le supporte plus…

- Ok…En parlant de lui, il va rester comme ça ? On ne devrait pas…

- Non, pas l'hôpital. T'es malade ou quoi ? T'imagine si un gars dans le même état débarquait aux urgences ? Ils vont appeler les flics.

- Ah ouais, je n'avais pas vu la chose sous cet angle…S'ils prélèvent la salive de la gamine et tout ça…

Même de dos, je savais qu'Edward fronçait les sourcils. Laurent se croyait dans les Experts ? Quoi que ça m'arrangerait, s'ils trouvaient mon ADN sur James…

- Hum, ouais…Ce que tu peux faire, c'est accompagner James chez Victoria. Elle s'occupera de ses blessures. Et s'il a envie de se vider les couilles, qu'il le fasse avec elle ! A partir de maintenant, cette fille est sous ma responsabilité…, dit plus doucement Edward.

- D'accord, mais Maria ?

- Quoi Maria ?

- Bah qui va s'occuper d'elle ? Toi et James restez tout le temps ici, y'a que moi qui va la voir ! Peut-être que ce serait plus facile de l'amener ici et…

- Non, Laurent. C'est mieux comme ça. De toute façon, Dimitri m'a dit ce qu'a décidé Aro pour elle. Quand on aura le feu vert…

Il s'arrêta et expira bruyamment.

- C'est bon, j'irai voir de temps en temps Maria…Toi, tu restes avec James jusqu'à ce qu'il se rétablisse. Je vais mettre au courant Dimitri de son comportement aussi il me sort par les yeux ! Je ne veux plus qu'il s'occupe de cette affaire, lâcha Edward.

- C'est noté, euh…C'est tout ?

- Ramène-moi de l'huile d'olive dans un verre.

- Hein ?

- Tu as fait des courses, non ? Tu as bien pris une bouteille…

- Ouais, j'en ai pris une…Mais pourquoi ?

- Ne pose pas de question et fais ce que je te dis.

- Ok…Pour quand ?

- Pour hier, abrutis ! S'exaspéra Edward. Tu le fais exprès ?

- D'accord, je t'amène ça tout de suite.

- Merci, souffla Edward.

J'entendais déjà les pas de Laurent dans le couloir alors qu'Edward se retournait. Il s'approcha et se remit à genoux devant moi. Son expression était très concentrée.

- Bon, je sais que tu es une fille très courageuse, me dit-il en prenant ma main enflée.

Il l'avait prise délicatement dans la sienne. De son autre main, il fouilla dans une des poches de son jean. J'écarquillai les yeux en distinguant un couteau suisse.

- Mais…Qu'est ce que tu vas faire ? M'affolais-je en essayant de récupérer ma main.

Je n'étais plus fatiguée. La lame tranchante si près de ma peau m'avait fait l'effet d'une douche froide. Mon cerveau était en alerte.

- Je te sauve la vie, Bella.

- Avec un couteau ? Tu te moques de moi ?

- Ecoute, il faut que je retire le venin le plus vite possible avant qu'il ne gagne ton cœur.

Foutu reptile !

- Et…tu comptes t'y prendre comment ? Demandai-je les larmes aux yeux.

Je ne me sentais pas bien. J'avais trop chaud et la tête me tournait. Même ma respiration était difficile. Tout ça parce que je savais exactement ce qu'il allait faire. Mais j'avais quand même posé la question pour m'y préparer…

- Il faut que je suce le venin, Bella…, me dit doucement Edward en me regardant dans les yeux.

Oh mon dieu…

- Je préfère mourir…Je ne supporterai pas ça.

A coup sûr, je tournerai de l'œil. Laurent débarqua de nouveau dans la pièce il déposa à coté d'Edward un verre transparent où un liquide doré traînait au fond. Il me jeta un regard avant de s'adresser à la personne à genoux devant moi. L'image que l'on donnait Edward et moi devait être étrange pour Laurent. Moi en pleurs alors qu'Edward était à mes pieds en tenant ma main.

- Je bouge avec James, Edward…

- Ok, on se verra plus tard, dit mon ravisseur sans me quitter du regard.

Laurent quitta de nouveau la chambre, me laissant à mon triste sort.

- C'est rapide Bella, tu ne sentiras rien du tout…

- Ouais, c'est ça ! Laisse-moi mourir tranquille, Edward…

- Sois raisonnable.

- Non, non et non. Si tu poses ta putain de bouche sur ma main pour sucer quoi que ce soit, je t'arrache la tête ! M'emportais-je.

Mes larmes coulaient sur mes joues et je tremblai de partout. Edward étouffa un rire et il effaça de ses doigts mes joues humides.

- Ne pleure pas, Bee.

- Va te faire foutre, Edward ! Crachais-je en le repoussant de ma main valide.

- La prochaine fois que tu veux te débarrasser d'un serpent, prend-le par la tête et non par la queue. Il n'aurait pas attaqué si tu l'avais pris correctement…

- Il n'y aura pas de prochaine fois..., reniflais je.

- Dommage, j'aurais bien aimé te sucer le sang une fois par mois, Bella… Mais pourquoi pleures-tu ? Rigola Edward.

- Parce ce que t'es un taré de psychopathe foutrement dérangé avec des tendances vampiriques, voilà pourquoi ! Mais qu'est-ce que j'ai fait pour mériter ça, pleurais-je.

Il n'y avait pas d'ironie dans mes paroles. Je pleurais vraiment. Le pire c'était qu'Edward se moquait de moi. Il se foutait clairement de ma gueule !

- Je plaisantais !

- Ce n'est pas drôle.

- Ah, Bella, Bella, Bella..., chantonna-t-il en secouant la tête.

- Arrête, sanglotais-je.

Je devenais folle, le venin m'était monté à la tête. C'était vraiment ridicule de me comporter comme ça alors qu'Edward cherchait seulement à me garder en vie. Ce dernier leva les yeux au ciel.

- Mordre le serpent de mon coéquipier te pose aucun problème, mais alors ça !

Sans que je ne m'y attende, un rire bizarre sortit de ma gorge. Je rougis instantanément. J'avais l'impression de n'être plus moi-même, comme si la scène que je vivais été un rêve tordu.

- Minuscule alors, le serpent…, marmonnais-je.

Ce fut Edward qui explosa de rire. Il posa son autre main sur mon front.

- Tu es sûr que tu vas bien ? Il n'y a même pas une minute tu pleurais comme si tu allais à l'abattoir et maintenant tu sors des bêtises !

Je soupirai en tendant ma main enflée. Il avait raison, je devenais dingue. Je pleurais pour rien et je disais n'importe quoi. J'avais été courageuse pour me battre contre James, pourquoi j'aurais la trouille à présent ?

- Ok, fais ce que tu as à faire et vite. Ce fichu venin me fait perdre la tête, lâchais-je.

- Enfin quelque chose de rationnel ! Me sourit Edward.

Mon cœur eu un raté devant ce sourire en coin. Je fermai les yeux et agitai ma main blessée.

- Si tu ne te dépêche pas, je vais changer d'avis…

Et m'évanouir !

Je sentis les doigts d'Edward reprendre ma main doucement. Mon esprit dérangé m'obligea à ouvrir un œil. J'observai mon kidnappeur approcher la lame au centre de ma main désormais violette. Je respirais bruyamment et me mordais les joues pour éviter qu'aucun son ne sorte de ma bouche.

- Fais-moi confiance Bella…, me chuchota Edward alors qu'il avait remarqué que je le regardais.

Je continuais de scruter ses gestes, toujours borgne. Je me crispai tandis qu'Edward enfonçait la pointe du couteau sur ma peau mauve. La douleur était tellement vive que je ne ressentis rien. Comme une décharge électrique. Je crus vomir en voyant un liquide transparent sortir de la plaie, des filées de sang s'échappèrent aussi. Oh seigneur !

Edward prit le verre à coté de lui et le porta à ses lèvres. J'ignorais s'il avait recraché l'huile ou pas. Mes deux paupières étaient désormais grandes ouvertes mais mon regard scotchait sur ma main meurtrie. Edward la prit pour la porter à ses lèvres. Je ne ratai pas une seconde de l'action.

Je frémis en sentant ses lèvres chaudes se poser sur moi. Etrangement, ça apaisait ma main endolorie. Je sentais le sang circuler plus vite dans mon corps et les battements de mon cœur s'intensifièrent. L'aspiration que je percevais autant dans l'ouïe qu'au toucher me ne répugna pas. Cet image qu'Edward me donnait, lui suçant la mort qui courait dans mes veines avait quelque chose d'érotique et de sensuel. Moi qui croyais tomber dans les pommes en assistant au spectacle, me voilà toute émoustillée…

Moi aussi…

Trop tôt à mon goût, ses lèvres quittèrent ma chair. Je savais que mes joues avaient repris des couleurs. Du rosé au rouge cramoisi. Edward haussa les sourcils devant mon expression. Je repris conscience quand il recracha dans le verre ce qu'il avait en bouche. Je me refusai de jeter un œil au contenu… Rien de tel pour retourner à la réalité. Edward parla le premier alors que je sursautai à sa voix.

- Tu vois, tout s'est bien passé !

Ouais, et j'ignore comment il avait fait ça sans le moindre dégout…

- Et ton sang, continua-t-il un sourire aux lèvres, un vrai délice !

Peut être que c'est un vampire…

Il rit devant mon air choqué.

- C'est une blague Bella, je ne suis pas aussi tordu…

J'haussai les épaules. Edward enroula ma main dans un vrai bandage. Je me disais que si je continuais comme ça, j'allais finir en momie ambulante.

Ensuite, Edward m'aida à me nettoyer un peu, parce que la fatigue était retombée sur moi comme un éléphant et que je devais faire vite avant de m'endormir les yeux ouverts. Il ne me déshabilla pas et ses gestes ne furent aucunement déplacés. Je le remerciai enfin, lorsqu'il me ramena des affaires propres et il me laissa un peu d'intimité dans la salle de bain qu'il occupait. J'étais tellement fatigué que j'oubliais où je me trouvais. Je ne cherchai pas à comprendre. Je préférai souffrir plus tard de ma défaite, après ma sieste. Même la faim me nargua, mais je l'ignorai. Par contre Edward me força à boire de l'eau.

Mes yeux tombèrent tout seuls et mon ravisseur me traîna jusqu'au lit avec les coussins moelleux.

- Bella, tu peux te reposer ici si tu veux. Ça ne me dérange pas.

Je me mis en boule au milieu du lit je ne voyais plus Edward.

- Ecoute, je vais m'absenter quelques heures. Je fais vite, tu n'as pas à t'inquiéter…

Puis il rajouta doucement.

- Il n'y a personne…

Une chaleur plongea dans mes cheveux et je gémis accidentellement en enfouissant mon visage dans un des doux coussins qui portait son parfum.

- Je reviens…

J'hochai faiblement la tête dans le noir. Tout ce que je voulais, c'est que Morphée me berce dans ses bras…

J'ouvris les yeux au son des nombreux gargouillements de mon estomac. Subitement, je me redressai, perdue. Mon visage se tourna vers le coin le plus illuminé de la chambre. Par la fenêtre, je remarquai que le soleil s'était à peine couché. Il ne faisait pas sombre dans la chambre.

Mon ventre fit du bruit à nouveau. Les cheveux en bataille, je tâtonnai autour de moi pour sentir la douceur du drap. L'odeur d'Edward était partout. Ma main rencontra quelque chose de dur, en plastique et de forme rectangulaire. J'ouvris plus grand les yeux pour distinguer une boite de gâteaux. Je souris malgré moi face à cette attention.

Après l'avoir complètement fini, je tournai en rond dans la chambre. Edward n'était pas revenu et je m'inquiétai.

J'étais tenté entre fouiller sa chambre pour trouver un moyen de m'échapper ou l'attendre. J'optai pour l'attente, ma fuite patientera. Je venais tout juste de me remettre sur pied.

Assise sur son lit, je caressais mon bandage. Soudain, la poignée en face de moi se mit lentement à tourner. Mes lèvres s'étirèrent légèrement : j'étais soulagée qu'il revienne enfin.

Je levai la tête. Mon sourire tomba aussi sec. Des frissons traversèrent tout le long de ma colonne vertébrale.

Ce n'était pas Edward.

A la place, deux inconnus à la carrure impressionnante entrèrent dans la chambre. Le premier, brun, sourit et lâcha d'une voix rauque.

- Salut ma jolie. Mais dis-moi, c'est que notre ami James n'a pas menti…


Qui sont ces deux intrus ? Moi je sais ^^ !

Voila un chapitre plus calme que les précédents...

Mais après le calme vient la tempête...

Et quelle tempête je vous ai prévus !

Du sang, des larmes, un Edward furieux qui fait peur et une déesse blonde qui l'aide depuis le début, le tous mélangé et ça fait le Chapitre 8 !

Oui oui elle apparaitra dans le prochain chapitre...

Vous allez peut être être choquée dans celui là.

Après vous allez me dire : Oh mon dieu ! Tu ne crois pas que Bella a assez souffert comme ça !

Et moi je dirais : Mais nan ! ^^

En tout cas j'espère que celui là vous a plus...

Prenez soin de vous !

Bisous bisous

Pisha.