Chapitre 7: Recherche et nouvelle donnée.
Heero :
Une nouvelle journée venait de commencer. Et celle-ci s'annonçait sublime. Le soleil brillait et le ciel était découvert de tout nuage. Soupirant, je m'appuyais sur le dossier de mon fauteuil. Il était à peu prêt10 heure et je venais de finir mon dernier rapport. Soupirant, je me mis à penser à la discutions que j'avais eu avec Duo. Ce que j'avais appris sur lui, sur Yuna. Je me rappelais alors qu'il avait délibérément évité de me répondre lorsque je lui avais parlé de l'homme qui l'avait élevé. Peut-être trouverais-je des renseignements sur ce fameux David Maxwell dans les dossiers de la police. Allumant mon ordinateur portable, je me connectais bien vite au serveur de la police. Après y avoir entré mon code d'accès, je me rendis sur le serveur de recherche. Une fois sur place, j'entrais le nom de David Maxwell. Après un court instant, je trouvais enfin un dossier contenant le nom recherché. Ce dossier concernait l'effondrement d'une partie de l'orphelinat. Après une lecture approfondie du dossier, je me rendais compte un peu plus encore de se que Duo avait subit. En plus d'avoir été blessé et enfermer à cause de la destruction d'une partie de la chapelle, il avait du endurer les souffrances du père Maxwell, mourant à ses côtés. Il était resté quelques heures à côtés du corps sans vie de la personne qu'il avait certainement considérer comme un père. Fermant le dossier, j'éteignis ensuite mon ordinateur avant de soupirer. Plus j'en apprenais sur Duo et plus je n'arrivais pas à le cerner. Il avait vécu tellement de chose. Et pourtant, il y avait encore quelques mystères qui planaient autour de lui. Il fallait notamment que je découvre ce qui avait fait et avec qui il avait été de sa naissance à son entrée à l'orphelinat. C'était quand même une période de 7 ans. Une petite discussion avec Duo s'imposait. Attrapant mon manteau et les clés de ma voiture, j'allais me mettre en route lorsque Trowa entra dans mon bureau. Il semblait sur un petit nuage. En effet, il ne semblait pas vouloir me parler mais semblait plutôt s'être tout simplement trompé de bureau. Lui donnant une claque dans le dos, il sursauta avant de dire :
Mais qu'est ce que tu fais dans mon bureau Heero ?
Réveille toi mon vieux, tu es dans mon bureau là.
Hein…
Il regarda autour de lui avant de dire :
Oups…
Secouant légèrement la tête, je lui dis alors
Je pense que vu ta tête, ton rendez-vous avec Quatre c'est bien passé.
Tu parles, il est tellement craquant. Je l'ai emmené au cirque pour lui changer les idées. Il a adoré. J'ai hâte de le revoir.
Oui, je vois ça.
Si tu savais à quel point je l'aime. Je ne savais pas que je pouvais l'aimer autant la première fois que je l'ai vu.
Ce qui est sur c'est que tu es accro mon grand.
Oh oui.
Je vis Trowa regarder sa montre. Sur ce, il me dit :
Il va être midi, tu viens manger avec moi Heero ? Je t'invite.
Si tu m'invite, je ne peux pas refuser.
Sur ce, je le suivis pour un bon petit repas dans un des café restaurant du coin. Lors de se repas, Trowa se contenta de me parler de Quatre. C'est fou ce qu'il en était accro. Lorsque Trowa eu payé, je me rendis compte, juste avant de sortir, que le ciel si bleu se matin était maintenant gris acier. Le temps était à l'orage. Soupirant, je me rendis à ma voiture tandis que Trowa retournait au commissariat. Une fois à l'intérieur de ma voiture, je mis le contact avant de prendre la direction du Zoo. Il fallait que je demande à Duo ce qu'il en était de sa naissance à ses 7 ans. Regardant le ciel, je fronçais les sourcils devant les nuages menaçant. Ceux-ci étaient d'une teinte mauve foncée. Alors que je mettais le moteur en route, le premier coup de tonnerre claqua. Nous étions fin juin et les orages menaçaient d'être extrêmement violents. Lorsque j'arrivais enfin au zoo, les éclairs étaient nombreux mais heureusement, le temps restait sec. Fermant ma voiture, je me rendis au guichet du zoo. Une jeune femme m'accueilli alors :
Bonjour monsieur, que puis-je faire pour vous ?
Sortant ma plaque, je lui dis :
Je m'appelle Heero Yuy et j'aimerais interroger l'un des hommes travaillant ici. Pourriez-vous prévenir Monsieur Chang de ma venue.
Bien sur, un instant s'il vous plait.
Je patientais un instant tandis qu'elle téléphonait. Après quelques instants de discutions, elle raccrocha avant de me dire :
Monsieur Chang vous attend, voulez vous que je vous guide jusqu'à son bureau ?
Non merci, je connais le chemin. Sur ce, bonne journée.
Entrant dans le zoo, je me rendis directement au bureau du chinois. Une fois sur place, je vis que la porte était ouverte. Me présentant devant celle-ci, je toquais. Wufei releva alors la tête et m'invita à entré, ce que je fis. Il me demanda alors :
Que puis-je pour vous cette fois ?
Et bien, j'aimerais parler à Duo Maxwell, pouvez vous m'indiqué où le trouvé.
Certainement. Je ne peux pas vous dire précisément où il est mais allez voir prêt des enclos des fauves, il y sera certainement. Si vous ne le trouvé pas revenez ici je le ferais appeler.
Très bien, merci.
Sur ce, je pris la direction indiquée par le directeur du zoo. Arrivant dans la zone réservée aux félins, je me mis en quête du jeune homme aux longs cheveux. Passant entre les différents enclos, je fini par entendre un léger rugissement venant de derrière l'un de ceux-ci. Me faufilant part une allée réservée au personnel, je remarquais bien vite d'où provenait le faible rugissement. Avançant d'un pas, je fus surpris par un éclair qui zébra le ciel et le tonnerre qui s'en suivis. Souriant de mon propre sursaut, j'avançais alors jusqu'à la porte de l'enclos. Jetant un regard par la fenêtre de la porte, je vis un magnifique puma au pelage brun roux assez clair. Celui-ci laissa un faible rugissement lui échapper avant de se frotter sur quelque chose, me penchant, je vis qu'il s'agissait des jambes de Duo. Celui-ci était assit, dos contre le mur, son épaule droite emprisonnée dans sa main gauche. Son visage était crispé en une grimace de douleur. C'est alors que les paroles de Sœur Hélène me revinrent en mémoire : « …Sortir de la en vie. C'était un vrai miracle. Malheureusement il n'était pas idem. Il avait une jambe cassé, une épaule déboitée et une énorme blessure dans le dos. Tout cela à guérir, certes il garde encore un mal d'épaule lorsque le temps est à l'orage mais ce qu'il garda comme séquelle la plus violente fut sans doute la peur des endroits clos. »
Reculant en silence, je décidais de le laissé tranquille et de repartir au commissariat. Sur place, je me rendis dans mon bureau. Y entrant, je retirais ma veste avant de m'asseoir. Soupirant, je posais ma tête sur l'appuie tête de mon fauteuil avant de fermer les yeux. Je n'arrivais pas à faire sortir de ma tête le visage crispé de Duo. Soupirant à nouveau, je sursautais en sentant une main se posant sur mon épaule. Ouvrant les yeux, je vis qu'il s'agissait de Trowa. Celui-ci me demanda aussitôt :
Tu n'as pas l'air dans ton assiette. Tout va bien ?
Je ne sais plus où j'en suis Trowa. Je suis allé au Zoo afin d'interroger Duo à nouveau mais lorsque je l'ai vu le visage crisper de douleur je n'ai pas pus faire un pas. J'ai lâchement fuit et sa douleur, et mon devoir en tant que policier. Que dois-je faire Trowa ?
En premier, répond à ma question. Pourquoi souffrait-il ?
Je pense que c'est un stigmate de l'effondrement de l'orphelinat sur lui. Il se tenait l'épaule droite et semblait souffrir terriblement.
Si sa douleur ne te laisse pas indifférent, peut-être est ce simplement parce que tu as des sentiments pour lui, non ?
Je regardais une instant mon ami, interdit. Je n'avais jamais pensé à cela. Après un moment de silence, je lui dis :
Je ne sais pas Trowa. Peut-être, peut-être pas.
Ecoute, nous retournerons demain ou après demain au zoo pour voir Duo. Peut-être pourras-tu alors mettre un sentiment sur ce que tu éprouves.
Peut-être. Mais si jamais il s'agit bien de ça. Si c'était vraiment parce que je l'aime. Serais-je encore capable de mener mon enquête de manière sensée et logique si jamais il s'avérait que Duo à quelque chose à se reprocher ?
Ça je n'en sais rien Heero. Mais ce qui est sur, c'est que si c'est le cas, on avisera à ce moment la. Je ne te laisserais pas tombé mon vieux.
Merci Trowa.
Il me serra une dernière fois l'épaule avant de me laisser seul. Soupirant je fermais à nouveau les yeux avant de me laisser aller dans mon fauteuil. Maintenant que Trowa me l'avait fait remarquer, je me rendais compte qu'en effet, Duo ne me laissait pas indifférent. Sa méfiance m'attristait et ses douleurs me faisaient également souffrir.
Duo :
Alors que je soignais Aaron, un jeune puma de 3 ans, j'entendis l'orage gronder au loin. Soupirant, je me concentrais sur la viande que j'étais entraine de lui donné lorsque je sentis une vive douleur me lancer dans l'épaule droite. Je n'aimais pas l'orage, car il finissait toujours par réveiller la douleur de mon épaule et celle de mon dos. Me laissant aller contre le mur, je sentis Aaron se frotter contre mes jambes en rugissant lentement. Je tendis la main droite afin de le caresser pour le rassurer mais se mouvement provoqua une vive douleur dans mon épaule avant de se répercuter dans mon dos. Je plaçais ma main gauche sur mon épaule meurtrie. Aaron, après un autre petit rugissement vint se blottir contre moi. Respirant profondément, je fis mon possible pour calmer mon souffre rendu chaotique par ma souffrance. Après une dizaine de minutes, je repoussais gentiment Aaron afin de me relever. Celui-ci se poussa. Me remettant debout, il se frotta immédiatement contre mes jambes. Lui caressant la tête, je lui murmurais alors :
Ça va, ne t'en fais pas. Je vais bien. Aller, vient manger.
Déposant sa part de viande, je me rendis ensuite dans les autres cage pour en faire de même. La journée me sembla bien longue tandis que mon dos et mon épaule me lançaient terriblement. Lorsqu'enfin je repris le chemin de mon chez moi, la pluie s'abattit sur notre ville. Pour une fois, cela m'était bien égal. La froideur de cette dernière engourdissait mes sensations, estompant artificiellement ma souffrance. Arrivant devant chez Hilde, je respirais un bon coup avant de sourire. Je ne voulais certainement pas inquiéter mon amie pour si peu. Toquant à la porte, cette dernière s'ouvrit bien vite. Immédiatement, Hilde me dit :
Non mais tu es trempés Duo. Rentre, tu vas attraper froid.
Non ça va, ne t'en fait pas. Je suis juste passé chercher la viande pour Yuna.
Mais…
Ça va Hilde, je te promets de rentré au plus vite me sécher, ça va comme ça ?
Mouais…
Sur ce, elle me laissa seul quelques instants. Elle fut quand même bien vite de retour avec le paquet contenant le souper de ma panthère. Je le pris avant de souhaité bonne soirée à mon amie et de reprendre la direction de mon petit chez moi. Enfin sur place, je m'empressais de rentré. Aussitôt, Yuna vient m'accueillir. La caressant, je me dirigeais ensuite vers ma cuisine pour lui donner son dîner. Lorsqu'elle commença à manger, je me rendis à la salle de bain avant d'y délaisser mes vêtements trempés et de prendre une bonne douche bien chaude. Je laissais longtemps l'eau chaude ruisseler sur mon corps, déliant ainsi tout les muscles crispé de mon dos. Je n'aimais pas les orages, ils me rappelaient sans cesse de douloureux souvenirs.
Le visage du Père Maxwell souriant, puis le sang, toujours plus de sang. Lorsque l'orphelinat s'était effondré sur nous, les madriers qui soutenaient le toit étaient tombés. Je me souvenais très bien des mains du père qui me poussaient loin de ses morceaux de bois mortels. Je me souvenais de cette souffrance qui avait empli chaque fibre de mon être. Mais le pire dans tout ça, avait été de voir le visage mourant de celui que j'avais aimé plus que mon propre père. Je me souvenais de ses dernières paroles. Ces derniers mots. « Courage Duo. Tu es un grand garçon. Tout se passera bien. »
Soupirant, je fini de me laver pour ensuite me sé me rendis ensuite dans la cuisine afin de manger un petit morceau. Je m'installais ensuite devant la télé. Zappant, je fini par m'arrêter sur Un film quelconque avant de manger. Lorsque mon repas fut englouti, et que le film fut fini, Je mis la vaisselle sale dans le lave-vaisselle avant d'aller dormir. Une fois installé, Yuna se coucha de tout son long contre ne tardais pas à m'endormir.
Pourtant, au milieu de la nuit, Je me réveillais en venais de revoir le père Maxwell mourant devant moi. Respirant profondément, J'essayais de me calmer un maximum. Yuna me regarda un instant avant de se frotter contre moi. La serrant contre moi, je fis mon possible pour retenir mes larmes. Pourquoi fallait-il toujours que de tels souvenirs me hante ? Regardant mon réveil, je vis qu'il était 3h 40 du fallait que je me repose pour retrouver le sommeil, malheureusement celui-ci se refusa à moi.
Lorsque le soleil se leva, Je remarquais que je n'avais réussi à me rendormir. Soupirant, Je me levais pour aller me laver. Yuna me regarda avant d'aller s'allonger de tout son long sur mon canapé. Sortant de la salle de bain, Je déjeunais vite fais avant de prendre mes affaires, de faire une caresse à Yuna et de partir pour le zoo. Pendant le trajet, je vis que le temps était encore à l'orage. J'espérais de tout cœur que cela n'allait pas durer. Arrivant enfin à destination, je me dirigeais vers le local des employés afin de me changer. Mais sur le chemin je vis Wufei se diriger vers moi, je continuais cependant mon chemin. Je n'avais pas envie de discuter aujourd'hui. Apparemment il comprit le message car il me laissa tranquille. La journée passa lentement, trop lentement. Lorsque midi arriva, je préférais rester prêt à m'occuper. Au moins, tant que je faisais ça, mon esprit était concentré sur autre chose que mes tristes souvenirs. Jetant un œil vers le ciel, je vis qu'il s'était encore assombrit. L'orage n'allait pas tardé à éclater. En début d'après-midi, un éclair coupa la noirceur du ciel en deux. Attrapant une brosse je pris la direction de l'enclos des lions en soupirant. Lorsque je poussais la porte de leur cage, Simba arriva vers moi en courant lorsqu'il arriva dans mes pieds, je souris avant de lui dire :
Doucement Simba, doucement.
Les lionnes levèrent la tête mais restèrent allongées tranquillement. Lentement, je me mis à balayer tous les restes des carcasses que les lions avaient mangés. Je m'efforçais de faire des gestes amples et lents. Je ne voulais pas réveiller mes vieilles blessures. Simba se contentait de rester non loin de moi, lui souriant, j'entendis quelqu'un m'appeler. Me retrouvant, je vis qu'il s'agissait d'Heero. Soupirant, je m'approchais lentement, c'est alors que je remarquais qu'il était accompagné de son ami, l'agent à la longue mèche. Je posais le balai contre le mur avant de sortir de l'enclot. Je fermais ensuite la porte avant de leur faire face et de dire :
Oui ?
Ils se regardèrent un instant, puis Heero s'avança avant de dire :
Nous voulions te poser quelques questions.
Heu….Ok, quoi ?
Et bien, Sœur Hélène nous a dit que tu étais arrivé à l'orphelinat alors que tu étais âgé de 7 ans à peut-prêt. Nous aimerions savoir, dans le cadre de notre enquête, où étais-tu pendant ce temps-là ?
Je m'étais attendu à tout sauf à ça. Je ne voulais pas en parler. Un éclair pourfendit le ciel, bien vite suivis d'un autre. L'orage était maintenant sur nous. Me refrognant, je leur dis :
C'est quelque chose qui ne vous regarde pas.
Sur ce, je rentrais dans la cage des lions en claquant la porte. C'est alors que je l'entendis grincer sur ses gonds. Me retournant, je vis qu'ils étaient entrés dans la cage. Laissant échapper toute ma colère, je leur dis :
Vous n'avez rien à faire ici, laissez-moi.
Sur ce, je me retournais afin de prendre mon balais. Malheureusement je m'étendis trop, une douleur me foudroya. Ma vue s'assombri pour ne plus être emplie que d'un voile rouge. J'entendis alors le rugissement de Simba qui venait de s'interposer entre moi et les autres. Je vis alors le dénommé Trowa s'approché de Simba la main levée. Peu à peu le grognement du lion se transforma en léger bruit de gorge avant de mourir, emporté dans le bruit du tonnerre. Lentement, Trowa approcha sa main de la tête du félin, mais alors qu'il allait le toucher, Simba émit un rugissement aussi puissant que le tonnerre. Je vis les muscles vigoureux du félin se tendre, il était sur le point de bondir. Me redressant tant bien que mal, je l'appelais. Aussitôt Simba se plaça contre moi, j'en profitais alors pour m'appuyer sur son flanc. Respirant difficilement, je leur dit tout de même :
Vous feriez mieux de reculer.
Pourquoi ?
Parce que les lionnes sont plus nombreuses que vous.
Je les vis regarder dans mon dos. Et vu leurs tête, ils ne l'avaient pas remarqué avant que je ne leur dise. Ils suivirent mon conseil mais ne quittèrent pas l'enclot des lions.
Respirant profondément, je pris appuis sur Simba afin de me relever mais lorsque je contractais les muscles de mon dos, je fus à nouveau terrasser par cette foutue douleur. Malgré cela, aucun son ne franchi ma bouche. Je ne voulais pas qu'ils connaissent l'étendue de ma souffrance. Pendant que je chutais, Simba se coucha sous moi pour que je ne me blesse pas plus. De plus, j'entendis Heero crier mon nom. Je le vis s'avancer vers moi malgré les fauves.
Restez où vous êtes si vous ne voulez pas qu'ils vous attaquent.
Mais tu ne peux pas rester comme ça, laisse-moi venir t'aider.
Non, ne m'approchez pas.
J'avais de plus en plus de mal à respirer à cause de la douleur de mon dos. Bientôt il se mit à pleuvoir des cordes. Les lionnes et Simba grognèrent lorsque leur pelage fut mouillé, moi par contre, je soupirais de soulagement. La pluie froide engourdit peu à peu la douleur de mon dos. M'approchant de l'oreille de Simba, je lui murmurais de se relever. Suivant le mouvement, je me remis debout tant bien que mal. Une fois debout, je fis face à Heero et Trowa. Lorsque je fus debout je laissais échapper un soupir de soulagement. L'eau glacée qui tombait des cieux me faisait un bien fou. Toute cette froideur engourdissait les sensations de mon dos et de mon épaule. Gardant ma main sur encolure de Simba, je leur dis, tout en essayant de dissimuler au maximum la lassitude qui emplissait ma voix :
vous feriez mieux de partir.
Sur ce, ils regardèrent les lionnes qui, s'étaient regroupées autour de moi. Je les vis hésiter un instant en se jetant un coup d'œil. Après quelques minutes, Heero me dit :
Nous partons Duo, mais sache que nous reviendrons afin d'avoir des réponses à nos questions.
Sur ce, ils partirent sans un mot de plus. Lorsqu'ils furent hors de ma vue, je me permis de soupirer de tout mon soul. Donnant une dernière caresse à Simba, je repris le balai avant de sortir de la cage. Me dirigeant vers les vestiaires, je décidais de faire un léger détour pour passer voir Kiara. Ses petits grandissaient bien, j'en étais heureux. Arrivé aux vestiaires, je me déshabillais vite fait avant de prendre une douche. Bien que le froid apaise mes douleurs, je ne voulais pas attrapé une pneumonie non plus. Après de longues minutes, je fini par sortir de la douche, par me sécher et par enfiler mes vêtements de rechange. Jetant un œil à ma montre, je vis que l'heure de fermeture approchait à grand pas. Soupirant, je m'occupais des animaux du mieux que je pus jusqu'à ce qu'enfin je puisse prendre le chemin du retour. Lorsqu'enfin l'heure de fermeture arriva, je pris mon vélo en soupirant. Le chemin du retour se fit lentement. Heureusement la pluie avait cessée, ce qui rendit mon retour un peu moins rude. Mon dos me faisait toujours souffrir, et chaque coup de pédale que je donnais était l'enfer. Enfin, j'avais connu pire mais ça, c'était un souvenir dont je préférais ne pas me rappeler. Je passais par chez Hilde afin de prendre la viande pour Yuna avant de me diriger chez moi. Lorsque mon studio fut en vue, je laissais échapper un long soupire, mais mon soulagement ne fut que de courte durée. Une voiture était garée devant chez moi, une voiture qui ne m'était pas totalement étrangère, et pour cause, je l'avais déjà vu à cet endroit. Je m'approchais alors le plus discrètement possible en sortant mes clés. Je me dépêchais d'ouvrir ma porte avant d'entrer avec mon vélo. Mais alors que j'allais la refermer, Un pied la bloqua en se plaçant dans embrasure de celle-ci. Aussitôt Heero me dit :
Attend Duo ?
Soupirant, je lui dis :
Que me voulez-vous encore ?
Je voulais savoir comment tu allais ? Tu avais l'air de souffrir terriblement.
C'est toujours comme ça lorsqu'il y a de l'orage. Maintenant, si cela ne vous dérange pas, j'aimerai rentrer chez moi.
S'il te plait, laisse-moi entré.
Soupirant, j'ouvris la porte afin de le laissé entrer. Lui tournant le dos, je rangeais mon vélo dans le débarra de l'entrée. Je me débarrassais ensuite de mon manteau avant de le pendre. J'entendis Heero refermer la porte, jetant un regard derrière moi, je le vis pendre son manteau à côté du mien. Je me dirigeais alors vers le salon, mais lorsque Yuna voulu me sauter dessus, je lui dis :
Non Yuna, reste tranquille.
Ma panthère me regarda avant de pencher la tête vers la droite. Elle remarqua ensuite la présence d'Heero. Aussitôt elle s'aplatit sur le sol en grognant, prête à bondir. Je sentis Heero se tendre. Je lâchais alors dans un soupire :
Yuna, sage ma belle.
Elle me regarda avant de se redresser. Je posais mon paquet sur la table avant d'aller me laissais tomber dans le divan. Yuna vint poser sa tête sur mes genoux. Lui grattant entre les oreilles, je posais ma tête sur le dossier du canapé. Fermant les yeux, je dis alors :
Asseyez-vous. Et si jamais vous voulez quelques choses à boire, servez-vous dans le frigo.
Après quelques instants, je sentis Heero s'asseoir à côté de moi. Me redressant en réprimant un gémissement, je murmurais alors quelques choses à l'oreille de Yuna. Celle-ci me regarda un instant avant de se diriger vers la cuisine. Heero la regarda alors faire. Yuna ouvrit une armoire avant d'en sortir un essuie. Elle le déposa ensuite devant le frigo avant de se dresser sur ses pattes arrières et d'ouvrir le congélateur. D'un coup de patte, elle sorti un bac de glaçon. Refermant le congélateur, elle posa l'essuie sur les glaçons avant de prendre le tout en bouche et de me les amener. Prenant le tout, je mis la glace dans l'essuie avant de le poser sur mon épaule en fermant les yeux. Le froid engourdi presque aussitôt la douleur. Heero me dit alors :
Elle est impressionnante ta panthère. Elle fait des choses vraiment surprenantes.
Elle est très intelligente. Alors qu'est-ce que vous me voulez ? Vous allez encore me posez des questions ?
Pas pour l'instant, je te l'ai dit, je voulais voir comment tu allais ? Et puis arrête de me vouvoyer.
Ça va, j'ai connu pire. Ça va bien finir par passer.
Si…Si je peux t'aider demande moi.
Entrouvrant les yeux, je vis qu'il était sincère. Son regard était moins froid que j'habitude. Je lui dis alors :
Ça va allez. Un bon bain, un bon repas, du repos et tout rentrera dans l'ordre.
Il acquiesça mais resta silencieux. Depuis le début de notre conversation Yuna n'avait pas quitté Heero des yeux. Soudain elle se leva avant de se placer devant le policier. Ce dernier se tendit aussitôt avant de me jeter un coup d'œil. Regardant ma panthère, je vis qu'elle n'avait aucune intention de l'attaqué. J'entrepris alors d'apaiser la crainte de mon « invité » :
Je ne sais pas ce qu'elle vous veut mais ne vous en fait pas, elle ne vous attaquera pas.
Il posa son regard sur Yuna. Celle-ci posa ses pattes avant sur les jambes d'Heero avant de venir lui renifler le visage. Après quelques minutes, elle lui fit une lèche sur le visage avant de venir se ré installé près de moi. Heero me regarda, surpris. Moi, je regardais Yuna. Jamais elle n'avait agi ainsi avec un autre que moi. Tendant ma main vers elle, elle vint immédiatement s'y frotter avant de rugir doucement. Jetant un œil à l'horloge de la cuisine, je vis qu'il était plus que temps de lui donner à manger. Me levant je déposais les glaçons dans l'évier, avant de prendre le paquet déposé précédemment sur la table. Je gardais mon bras droit contre mon corps afin de ménager mon épaule au maximum. Attrapant l'assiette de ma panthère, je déposais ensuite sa viande dedans avant de la mettre part terre. Mais alors que je me relevais, une violente douleur me vrilla le dos. Je tombais alors en avant. Mes genoux percutèrent le durement le sol, mais avant que je ne m'étale complément sur le carrelage, Yuna se glissa sous moins. M'évitant ainsi une partie de la chute. Je vis Heero s'avancer, Yuna grogna. Serrant les dents, je dis :
Restez où vous êtes ? Yuna ne vous laissera pas approcher.
Il s'arrêta mais ne recula pas. Yuna s'arrêta alors de grogner. Essayant de me redresser, je ne pus que remuer faiblement. Ma panthère s'allongea lentement sur les dalles de la cuisine, m'entrainant ainsi avec elle. Dépliant mon bras droit, je posais ma main à terre afin de prendre appuis pour me relever. Malheureusement mon épaule ne supporta pas la tension. J'attendis quelques minutes, essayant de calmer ma respiration avant de dire :
Yuna, laisse-le approcher. Je ne saurais pas me relever seul.
Tournant la tête vers Heero, je lui dis :
Vous voulez bien m'aidez à me relever ?
Bien sûr.
Il fit un pas en avant. Yuna grogna doucement. Je dis alors :
Approcher doucement, elle ne vous fera rien.
Sur ce, il avança à petit pas. Arriver à ma hauteur, il passa un bras autour de mes hanches avant de passer mon bras autour de son cou. Aussitôt, il se redressa lentement, m'entrainant ainsi avec lui. Il m'emmena jusqu'au divan avant de m'y coucher. Yuna, s'assit près de ma tête, délaissant son repas pour rester avec moi. Alors qu'Heero se relevais, je lui dis :
Merci.
Pas de quoi. Si tu me l'avais demandé, j'aurais pu préparer l'assiette de Yuna.
Elle n'aurait pas mangé. Elle n'accepte aucune nourriture venant d'un étranger.
Tournant la tête vers ma panthère, je lui dis :
Va manger Yuna, ça va aller.
Elle me regarda un instant avant de regarder Heero. Après quelques minutes, elle frotta sa tête contre ma joue avant d'aller attaquer son assiette. Heero la regarda un instant avant de dire :
J'ai vu le lion se placer sous toi tout comme elle. Pourquoi ce geste ?
Pour m'empêcher de chuter plus bas, et puis en générale, lorsqu'ils se relèvent, cela me suffit à me redresser.
Mais pas cette fois.
Non. Deux orages de suite c'est fatiguant et ça fait un mal de chien.
Et les médecins ne savent rien faire ?
Non. Lorsque j'ai été admis à l'hôpital après avoir été blessé, on m'a amené au bloc. Les chirurgiens on fait un maximum. Le problème c'était les frais. L'orphelinat n'était et n'est toujours pas très riche. Les frais de ré éducation étaient trop élever. J'ai subi une ou deux séances mais j'ai ensuite arrêter. Je savais que les sœurs ne pourraient pas tout payer.
Ah…Et maintenant, la chirurgie ne pourrais pas t'aider ?
Non. C'est trop tard, les muscles sont reformés depuis longtemps.
La douleur commençait peu à peu à s'estomper, je ne me sentais cependant pas très bien. Entrouvrant les yeux, je me demandais soudainement pourquoi je lui racontais tout ça. Peut-être était-ce ses yeux ne me laissaient pas indifférent. Et puis Yuna avait l'air de l'apprécier. Lâchant un long soupire, je me rendis compte que c'était impossible. Il était celui qui me pourchassait et qui voulait me mettre derrière les barreaux. Tandis que je sentais la présence de Yuna non loin, je décidais de me laisser, pour une fois, aller en la présence d'un étranger. Si jamais il tentait quoi que ce soit, que ce soit sur ma personne ou fouiller dans mes affaires, Yuna l'en empêcherait. Je me laissais donc glisser dans un sommeil, que j'espérais, pour cette fois, dénuer de cauchemar.
Heero :
Je ne savais pas ce que Duo avait mais il répondait sans soucis à mes questions. Pendant un moment, j'eu envie de lui demander ce qui c'était passé avant ses 7 ans. J'abandonnais cependant très vite cette idée. Je lui avais dit n'être venu que pour savoir comment il allait. Je ne voulais pas l'ennuyer. Je remarquais alors que Duo semblait ne pas aller fort bien. Me penchant sur lui, j'entendis Yuna grogner faiblement. Lui jetant un coup d'œil, je vis qu'elle avait relevé la tête de son assiette afin de me surveiller. Je lui dis alors :
Ne t'en fais pas, je ne vais pas faire de mal à ton maître.
Avançant une main vers le front de Duo, je vis que Yuna ne me quitta pas des yeux. Mais lorsque ma main toucha la peau de Duo, je fus surpris de sa température. Il avait de la fièvre, ça c'était certain. Soupirant, je réfléchis quelques instants avant de me diriger vers le couloir qui partait sur la droite. Yuna me suivis en silence. Ouvrant la 1ere porte à droite, je vis qu'il s'agissait de la chambre de Duo. Y entrant, j'attrapais la couette se trouvant sur le lit avant d'en ressortir. J'entrais ensuite dans la pièce juste en face. Il s'agissait de la salle de bain. Y entrant, je me dirigeais aussitôt vers l'armoire au-dessus de l'évier. Yuna se plaça alors devant moi en grognant. M'accroupissant pour être à sa hauteur, je tendis la main devant elle avant de lui dire :
Ecoute Yuna, je cherche juste de quoi faire tomber la fièvre de Duo. Je ne vais rien lui voler ne t'en fait pas. Je veux juste le soigner.
Elle me regarda en grognant. Après quelques minutes, elle arrêta de grogner avant de pencher sa tête vers la droite. Je n'osais pas bouger. Elle posa alors sa tête contre ma main avant de se placer sur le côté. Me redressant, j'ouvris l'armoire. J'y trouvais alors le nécessaire de toilette de Duo ainsi que quelques boites de médicament. Cherchant un peu, je trouvais de quoi faire baisser la fière et calmer sa douleur. Prenant les cachets avec moi, je retournais alors vers le natté. Je le recouvrais de la couette avant d'aller chercher un verre d'eau à la cuisine. Yuna ne m'avait pas quitté d'une semelle. Lorsque je fus de retour près de Duo, je la vis se rendre à son assiette afin de finir son repas. Plaçant le verre et les médicaments sur la table basse, j'entrepris de réveillé le malade.
Duo… Duo, réveille-toi.
Il se mit à s'agiter avant de se réveiller en sursaut. Son regard semblait effrayé. Il me dit aussitôt :
Ne me frappe pas…
Yuna releva la tête à la voix de son maître. Attrapant les épaules de Duo, je lui dis :
Calme toi, je veux juste que tu prennes de quoi faire baisser ta fièvre.
Il me regarda un instant sans un mot. Peu à peu, la lueur d'effrois de ses yeux disparut. Il me dit alors :
Heero ? Qu'est-ce que vous faite chez moi ?
Tu ne te souviens pas ? Tu es tombé et je t'ai aidé à te relever. Je t'ai ensuite couché et tu t'es endormi.
Ah oui.
Tiens, prend ça. Je me suis permis de regarder dans ta pharmacie.
Il regarda ce que je lui tendais avant de les prendre et de les avaler en buvant le verre d'eau. Il reposa ensuite le verre avant de se laisser doucement retombé sur le divan. J'en profitais pour lui dire :
Je vais te laisser te reposer. Si jamais tu as besoin d'aide, n'hésite pas. Je viendrais alors en tant qu'ami et non en tant que policier.
J'attrapais un morceau de papier avant d'y inscrire mon numéro privé ainsi que mon adresse et de le déposer sur la table basse. Avant de sortir de la pièce, je vis que Duo s'était endormi. Yuna, elle, me regardait tranquillement. Me plaçant au-dessus de Duo, je me penchais doucement vers lui. Mais alors que j'allais déposer mes lèvres sur les siennes, Yuna grogna doucement, comme pour m'avertir. Je franchis tout de même les derniers centimètres. Déposant ainsi un chaste baiser sur les lèvres du natté. Je sorti ensuite de la maison, prenant ma veste au passage avant de claquer la porte. Lorsque je fus au volent de ma voiture, je soupirais un grand coup. Cette fois, c'était certain, j'avais bel et bien des sentiments pour le natté.
Duo :
J'émergeais peu à peu du sommeil quand Yuna se frotta contre moi. Ouvrant les yeux, je tendis la main avant de lui caresser la tête. J'avais le cerveau dans le coton. Me redressant, je vis ma couette glisser, ainsi Heero avait aussi visité ma chambre. A cette pensée, mon cœur rata un battement. Me levant, je m'y précipitais. Arrivé sur place, je vis que rien n'avait été bougé. Seule la couette avait disparu. Regardant le tableau à la tête de mon lit, je vis qu'il n'avait pas été déplacer. Soupirant de soulagement, je retournais récupérer ma couverture afin de la ranger. Une douleur sourde me lançait dans le dos et l'épaule mais c'était devenu supportable. Débarrassant les restes du repas de Yuna, je remarquais qu'il était passé 23h. Soupirant, j'allais prendre le verre laissé sur la table basse lorsque je vis un papier posé à côté du verre. L'attrapant, je vis qu'il s'agissait du numéro de Gsm et de l'adresse d'Heero. Je sentis une étrange colère s'insinuer en moi. Pourquoi fallait-il qu'il se mêle de ma vie. A Chaque fois que je le rencontrais, il me rappelait de triste souvenir, des moments douloureux que je préférais oublier. Mémorisant l'adresse, j'enfilais ensuite ma combinaison avant de prendre mon arme et de me rendre à l'adresse de ce foutu policier. En me rendant sur place, je remarquais une colline non loin. M'y installant, je sortis ensuite mon fusil avant d'examiner la maison à travers la lunette. Passant de fenêtre en fenêtre, je fini par le trouver. Ce dernier sortais de la douche, les cheveux humides laissait s'échapper de fines goutes d'eau dégoulinant sur son torse avant de venir mourir dans l'essuie qui enserrait sa taille. Visant Heero en pleine tête, je mis mon doigt sur la détente avant d'appuyer. Je retirais soudainement mon doigt. Je ne tuais que des personnes corrompues. Des personnes qui ne faisaient que le mal autour d'eux. Heero lui ne faisait que son travail. Baissant mon arme, je passais une main sur mon front
Mais qu'est ce que je suis en train de faire ?
Remettant mon fusil en joue, je me contentais cette fois d'observer Heero à travers la lunette. Observant le corps du policier, je remarquais qu'il était vraiment beau. Il changea de pièce, je le vis entré dans, je le supposais, sa chambre. Mais alors qu'il laissa tomber l'essuie qu'il avait autour de la taille, je rougis violement en le voyant ainsi de dos. Rangeant mon arme, je décidais de rentré chez moi. Une fois sur place, je cachais mon fusil avant de prendre Yuna dans mes bras et de dire :
Mais qu'est-ce qu'il m'arrive ma belle ?
Yuna me lécha la joue. Je restais ainsi de longues minutes avant d'aller manger un bout. Une fois cela fait, je pris une bonne douche chaude avant d'aller me coucher. Yuna resta près de moi, elle devait certainement sentir que je n'étais pas dans mon assiette. Lorsque mon réveille sonna, je l'attrapais avant qu'il se s'échappe. M'étirant prudemment, je remarquais que la douleur n'était plus qu'un mauvais souvenir. Je me préparais alors pour aller au travail. Sortant de mon studio, je vis qu'il faisait superbe. Le ciel était bleu et sans nuage. Le thermomètre indiquait 36°C. J'allais avoir chaud, ça j'en étais certain. L'aller jusqu'au Zoo fut vraiment torride, le soleil tapais vraiment fort. Sur place, je m'occupais des félins sans trop de soucis. Mais après mangé, je remarquais que la température avait encore augmenté. J'allais finir par cuire. Je retirais alors mon tee-shirt avant de brancher le tuyau d'arrosage et de me rendre dans la cage de Luna et Artémis. Deux tigres blanc magnifique. Luna attendais des petits, il fallait donc que je vérifie s tout allais bien. De plus, part cette chaleur, rafraichir leur enclos leur ferais le plus grand bien.
Trowa :
La matinée était calme. J'épluchais quelques dossiers sans grand intérêt depuis un moment maintenant. M'étirant, j'allais me lever pour aller manger lorsque mon Gsm sonna. L'attrapant, je décrochais sans attendre :
Allo ?
Salut Trowa, c'est Quatre.
Oh, bonjour Quatre, comment vas-tu ?
Très bien merci. J'espère que je ne te dérange pas ?
Non ne t'en fais pas. A vrai dire tu me sauves d'une matinée ennuyeuse à mourir.
En fait, je me demandais si sa t'intéresserais de sortir avec moi demain ? Comme c'est samedi, je suppose que tu ne travailles pas. Et puis j'aimerais te remercier pour ton invitation au cirque.
Je serais ravi de sortir avec toi demain. Où nous retrouvons nous et à quelle heure ?
Et bien 15h au même café que la dernière fois ça te vas ?
Pas de soucis.
Tant mieux, à demain alors.
Au faite Quatre.
Oui ?
Je t'aime, à samedi.
Moi aussi je t'aime.
Sur ce, il raccrocha. Cette journée ennuyeuse allait être bien longue à passer. Soupirant, je me mis à rêvasser à la journée de demain. J'étais heureux de l'avoir rencontré. Fermant les yeux, je soupirais en souriant. Je ne pus cependant rêvasser longuement. En effet, quelqu'un me sortit de ma rêverie en me donnant une claque derrière la tête. Ouvrant les yeux, la réaction fut immédiate :
Non mais ça va pas ?
Revient sur terre Trowa.
Oh, salut Heero.
Hum.
Je vis mon ami ouvrir une armoire avec divers dossiers avant de se mettre à en chercher un en particulier. Il n'avait pas vraiment l'air dans son assiette. Le problème avec Heero c'est qu'une fois qu'on lui posait une question sur un sujet sensible, il pouvait facilement s'énerver. Je décidais cependant de prendre le risque d'encourir sa colère en crevant l'abcès maintenant.
Ça n'a pas l'air d'aller Heero, tu veux en parler ?
Hum…
Utilise un langage que je comprends s'il te plait. Ça à avoir avec Duo c'est ça ?
Il ne répondit pas mais me lança un regard glacial avant de sortir de mon bureau en claquant la porte. Soupirant, je me levais afin de le retrouver. Il s'était réfugié dans son bureau. J'entrais alors sans attendre avant de fermer la porte. M'installant sur la chaise se trouvant en face de sa table de travail, je lui demandais :
Alors, tu veux en parler ou non ?
De toute manière si je ne te dis rien, tu vas me prendre la tête toute la journée.
Tu n'as pas tort.
Emettons une hypothèse. Imaginons que ce soit Quatre le coupable de tous ses meurtres, comment tu réagirais ? Tu aurais la force de l'envoyer en prison ?
Sauf que Quatre est innocent.
Je le sais mais imagine qu'il ne le soit pas. Tu ferais quoi ?
Je ne sais pas. Démissionner ne serait pas une bonne idée. Abandonné Quatre, je ne pense pas que j'en aurais la force. Fuir, n'est pas non plus une solution. Le mieux se serait de le convaincre d'arrêter avant d'étouffer l'affaire. Enfin, ça c'est mon avis.
Hum…
Pourquoi cette question Heero ? C'est Duo le coupable ?
Je ne sais pas. Je n'ai aucune preuve mais à chaque fois que je le vois, j'ai l'impression qu'il cache quelque chose. Regarde ce qui sais passer au zoo, je n'ai toujours pas la réponse à ma question. Qu'était-il avant d'arriver à l'orphelinat ?
Je ne sais pas, je n'ai rien trouvé sur lui non plus.
Je ne sais plus comment réagir quand je suis avec lui. Je ne veux pas le faire souffrir, je ne veux pas qu'il me méprise, mais je dois mener cette enquête.
Tu as réfléchis à ce que tu ressentais ?
Oui, et franchement je l'aime. Je n'ai jamais eu qu'une ou deux relation. Mais ce que j'éprouve pour lui c'est totalement différent.
Heero avait enfui son visage dans ses bras, posé sur son bureau. Me levant, je contournais le meuble avant de poser une main sur le dos de mon ami avant de lui dire :
Je ferais tout ce qui est en mon pouvoir pour t'aider Heero. Et si jamais Duo est coupable, c'est à toi de prendre ta décision. Mais sache que si tu ne l'arrêtes pas, je ne te blâmerai pas. Au contraire, je t'aiderai de mon mieux pour étouffer cette histoire. Mais n'oublions pas notre personne mystère a quand même commis des meurtres.
Il releva la tête avant d'acquiescer. Lui souriant, je lui dis :
On va manger un bout ?
Tu m'invites ?
Et, je t'ai déjà invité la dernière fois il me semble.
C'est vrai. Mais avoue surtout que tu gardes tes sous pour demain.
Et…comment tu le sais ?
J'ai entendu que tu disais « à samedi » et vu ton air béat, ce n'est pas difficile de deviner que tu as rendez-vous avec un certain blondinet.
Lui souriant, je lui tendis la main. Il l'attrapa avant de se lever. Heero attrapa sa veste avant de dire :
C'est bon je vais payer, allez vient.
Sur ce, je le suivis.
Heero :
Trowa et moi venions de nous installer à notre place habituelle lorsque mon ami me demanda :
Tu vas faire quoi cet après-midi ?
Je pensais passer au zoo voir comment Duo va. Hier je suis passé chez lui, il était vraiment mal.
Tant que ça.
Oui. Il a dû souffrir terriblement pendant l'effondrement, et même après. Et toi, tu vas faire quoi ?
J'ai quelques dossiers à finir, tu sais l'accident qu'il y a eu i jours.
Ah oui, et ça va, pas trop compliqué ?
Non mais c'est assez chiant.
Hum… Dit Trowa ?
Oui.
La serveuse arriva à cet instant pour prendre nos commandes. Une fois plats et boisson commander, Trowa repris notre conversation :
Que voulais-tu me demander ?
Si jamais tu as un peu de temps, tu ne voudrais pas continuer tes recherches sur le passé de Duo ?
Ça ne me dérange pas mais je n'ai pas trouvé grand-chose jusqu'à présent.
Je sais moi non plus. J'ai passé plusieurs nuits blanches mais toutes les recherches que j'ai faites sont restées infructueuses.
A croire qu'il n'existait pas avait ses 7 ans. On dirait un fantôme.
Je regardais Trowa un instant. Ce qu'il venait de dire n'était pas si impossible que ça.
Imagine que tu n'aies pas tout à fait tort.
Quoi, tu penses que Duo est un fantôme ?
C'est possible. Dans le jargon que nous utilisons, un fantôme est une personne n'ayant pas d'identité fixe. Imagine que Duo avait un autre nom avant qu'il n'arrive à l'orphelinat, et que pour une raison ou l'autre, il ait prit le nom du père Maxwell.
Pas bête. Mais comment trouvé sa première identité ?
Je ne sais pas encore. Il faudrait chercher dans plusieurs bases de données. Les enfants disparus, enlevés, les enfants de criminels… qui sait.
Je me demande parfois où tu trouves toutes ses idées Heero. Le pire, c'est que ça pourrais peut-être marcher. Mais pour les disparitions, les enfants de bas âge change énormément. Il nous faudrait une photo de Duo que l'on puisse rajeunir par ordinateur.
Cherche dans le dossier de l'effondrement de la chapelle Maxwell. Ou dans la presse de cette époque, tu devrais trouver une photo potable.
Compris.
Nous avions enfin quelque chose de concret depuis un moment. Souriant, je vis la serveuse arrivé avec notre diner. Nous mangions en discutant de cette idée. Lorsque nos assiettes furent finies, je demandais l'addition. Une fois payée, Trowa prit la direction du commissariat tandis que je partis chercher ma voiture afin d'aller au zoo prendre des nouvelles de Duo. Arriver sur place, j'achetais un billet avant de me diriger directement vers la zone des félins. J'étais certains d'y trouvé Duo. Regardant dans les enclos, je fini par l'apercevoir, torse nu, il était dans la cage des tigres blanc. Il était simplement occupé à donner un coup de tuyau d'arrosage. Certainement pour rafraichir l'atmosphère. C'est vrai qu'il faisait très chaud. Je vis un des tigres se frotter contre Duo. Celui-ci rigola avant de lui présenter le tuyau. Aussitôt le félin se mit à boire. Un deuxième tigre le poussa alors. Je ne pus m'empêcher de sourire devant se spectacle. Mais alors que Duo se retournai, j'aperçu dans son dos de fines marques blanches sur la peau hâlée de son dos. Sans aucun doute, il s'agissait là des séquelles du traumatisme qu'il avait vécu étant jeune. Avançant, je toquais sur la vitre de protection qui séparait les visiteurs des fauves. Duo se retourna, mais lorsqu'il m'aperçut, son sourire disparu. Il fit ferma la lance du tuyau avant de faire un pas vers la sortie mais l'un des tigres agrippa le bas de son pantalon. Duo lui parla mais le fauve ne lâcha pas prise. Je le vis soupirer tandis qu'il me faisait signe de me rendre jusqu'à la porte. Entrant dans la cage, Duo me dit aussitôt :
Rester près de la porte, Luna est enceinte et si l'un des deux tigres entrevois une menace en votre personne vous risquez de passé un sale quart d'heure.
Compris.
Alors qu'est-ce que vous me voulez cette fois ?
Je voulais juste prendre de tes nouvelles. Tu n'allais vraiment pas très bien hier.
Je vis son regard se radoucir. Il gratta la tête du tigre qui le tenait avant de me dire :
Merci pour hier, si vous n'étiez pas là j'aurais dû attendre un certain temps avant de pouvoir me relever.
Pas de soucis. Alors la quelle est la futur maman.
Aussitôt son expression s'illumina tandis qu'il me montrait le félin qui l'avait attrapé.
Voici Luna. Le père est derrière moi, il s'appelle Artémis.
Il s'agit de magnifique bête.
C'est vrai qu'ils sont beaux.
Tous les félins du zoo se comportent comme ça avec toi ?
En générale oui, il n'y en a qu'un qui est un peu grincheux, même moi je dois me méfier. Mais il ne m'a jamais blessé gravement. Juste une ou deux égratignures.
Ah, et qui est cette terreur ?
C'est un lion, il s'appelle Scar. Vous ne l'avez pas vu la dernière fois parce qu'il a été mis provisoirement dans un autre enclos. Je ne sais pas ce qu'il a mais il s'attaquait à Simba.
Souriant, je vis Duo ramasser le tuyau avant de pousser doucement la dénommée Luna. Cette fois, la tigresse s'écarta sans rien dire. Duo ouvrit une dernière fois la lance d'arrosage, le dirigeant vers une pierre plate dans un coin de la cage. Après un court instant, il se retourna. Et avant que je ne puisse dire quoi que ce soit, je me ramassais le jet d'eau en plein visage. Aussitôt le rire de Duo empli l'enclos. Toussant comme un beau diable, je ne vis pas Duo arrivé devant moi. Lorsque je relevais la tête, Duo me sourit. J'aperçus alors qu'un des deux tigres l'avait suivi. Je n'osais pas bouger. Duo jeta un coup d'œil derrière lui avant de dire :
Ici Artémis.
Aussitôt le tigre qui l'avait suivi s'assit à l'endroit indiqué par le natté. Duo le caressa avant de dire :
Ça vous tente de le caresser ?
Je ne suis pas sûr que ce soit une bonne idée.
Pourquoi ?
Tu viens de me dire qu'il y avait un risque qu'il m'attaque.
Plus maintenant. Luna est couchée loin de vous, donc il ne devra pas la protéger. Et puis il est venu de lui-même pour vous voir.
Ok, qu'est-ce que je dois faire ?
Tendez la main devant de museau et attendez qu'il bouge de lui-même.
Je n'étais pas vraiment rassuré, mais cela semblait faire plaisir à Duo. Prenant sur moi, je tendis donc mon bras, arrêtant ma main devant le museau du fauve. Ce dernier la renifla avant de me donner un coup de langue. Duo prit alors la parole :
Voilà, maintenant approcher doucement votre main de sa tête, puis caresser le.
Je fis ce que le natté me dit. Artémis se laissa faire. Alors que je le caressais, ce dernier se redressa. Devant le sourire de Duo, je vis que je n'avais rien à craindre. Caressant le cou du fauve, je me surpris à sourire. C'est alors que le félin se dressa sur ses pattes arrières avant de poser ses antérieurs sur mon torse. Je basculais sous le poids du tigre. Ce dernier se plaça alors sur moi avant de me lécher le visage. Je restais tétanisé. Duo, lui, était mort de rire. Il repoussa alors Artémis en disant :
Allez mon grand, laisse le respirer.
Le tigre obéis à Duo. Il me fit une dernière lèche avant de retourner près de sa compagne. Duo me tendit la main, je la pris. Une fois remis sur mes jambes, Duo me dit :
On dirait qu'il vous aime bien. Venez, je vais vous montrer ou vous pourrez vous débarbouillé.
Ça lui arrive souvent de sauter sur les gens comme ça ?
Non. Vous êtes le deuxième.
Qui était le premier ?
Moi. Lorsque je suis arrivé ici, il m'a sauté dessus et ma lécher pendant 5 bonnes minutes.
Duo me conduisit jusqu'à un vestiaire qu'il ouvrit grâce à une clé prise dans sa poche. Entrant dans la pièce à la suite du natté, je vis qu'il y avait quelques casiers sur le mur droit, une douche, un lavabo et, derrière une autre porte, une toilette dans le fond du local. Sur le mur gauche se trouvait le planning des ouvriers du zoo. Duo me fit face avant de me demander :
Vous préférez prendre une douche vite fait ou simplement vous passez de l'eau sur le visage ?
Si ça ne dérange pas, je pense qu'une douche s'impose, je suis couvert de poussière et de bave de tigre.
Duo me sourit avant d'ouvrir l'un des casiers et de me tendre un flacon de gel douche et un autre de shampoing. Il me tendit également un pantalon de jogging et un tee-shirt en me disant :
Je sais que je suis un peu plus petit que vous mais je pense que ça devrait vous aller. Ce tee-shirt est un peu trop grand pour moi donc pas de soucis. Vous me les rendrez la prochaine fois. Mais si ça ne vous dérange pas, je vais attendre que vous ayez fini, je ne peux pas laissez ce local non fermer.
Pas de soucis, je me dépêche. Merci.
Pas de soucis, et puis c'est un peu ma faute si vous êtes trempé. Par contre je n'y suis pour rien pour la bave.
Je ne pus m'empêcher de rigoler. Duo s'assit alors sur une des chaises du local afin de patienter. Me dirigeant vers la douche, j'y pénétrais et tirais le rideau avant de me déshabiller. Je mis mes vêtements sales sur une chaise derrière le rideau, à côté des habits prêtés par Duo. Je me pressais alors de me laver les cheveux et le corps afin de me débarrasser de la poussière et de la bave d'Artémis. Lorsque ce fut fait, je coupais l'eau avant de me rendre compte que Duo ne m'avait pas donné d'essuie. Je lui demandais donc :
Duo ?
Oui ?
Je n'ai pas d'essuie.
Ah oui, désolé.
J'entendis le casier s'ouvrir à nouveau avant de claquer. Apparu ensuite la main de Duo qui me tendit un essuie. Le remerciant, je m'empressais de me sécher avant d'enfiler mon boxer et les vêtements prêté. Lorsque je sortis de la douche, je fini de me sécher les pieds avant de remettre mes chaussettes et mes chaussures. Me tournant vers Duo, je vis qu'il avait remis son tee-shirt. Son regard était tourné vers l'extérieur. Je me souvins alors qu'il n'aimait pas les endroits clos. Un détail m'étonna. Je décidais de lui demander :
Dit Duo, si tu es claustrophobe, pourquoi travail tu dans un zoo ? Je veux dire, les cages ne sont-elles pas des endroits fermés ?
C'est vrai. Mais je m'occupe surtout des enclos extérieurs. C'est assez rare que je sois dans les cages intérieures. Sinon quand je dois m'en occupé, je garde toujours un des félins prêt de moi. Ce que je ne supporte vraiment pas c'est d'être seul dans ses endroits restreint.
C'est pour ça que tu t'ais installé sur la chaise proche de la porte et que tu l'as laissé ouverte ?
Il me regarda avant de dire :
Je vois que vous êtes observateur. En général je reste près des portes, comme ça si jamais je me sens mal je peux sortit comme je veux.
Et chez toi, cela ne te pose-t-il pas de problème ? Ton studio n'est pas très grand il me semble ?
C'est vrai qu'il n'est pas très grand mais il me suffit. Chez moi j'ai Yuna, donc je ne suis pas seul.
Ta claustrophobie est due à l'accident n'est-ce pas ?
Il ne répondit pas mais acquiesça d'un simple geste de la tête. Mais alors que je pensais que la discussion était close, Duo dit, plus pour lui-même que pour moi :
Le pire c'était de voir son sourire se perdre à jamais.
Celui du père Maxwell ?
Oui. Je l'ai vu mourir à petit feu. Je suis resté un moment à côté de lui après que la vie l'ait quitté. Son visage me hante encore parfois.
Le silence s'installa pendant un certain temps. Un silence lourd de sens. Après une dizaine de minutes, Duo se tourna vers moi avant de me sourire et de dire :
Apparemment les vêtements vous vont.
Oui merci. Que vas-tu faire maintenant Duo ?
Duo ayant pris la peine de changer de conversation, j'en fis de même pour ne pas lui rappeler inutilement de douloureux souvenir. Il me répondit avec un une flamme de soulagement dans les yeux :
Je vais allez continuer mon travail. Et vous ?
Je ne sais pas. La logique voudrait que je retourne m'occuper des affaires courantes mais je n'ai pas trop envie de retourner au poste.
Vous préférez me surveiller ?
Duo sortit du local, je le suivi en emportant mes vêtements sales avec moi. Il ferma ensuite la porte à clé avant de me jeter un rapide coup d'œil. Me testait-il ? Devant mon manque de réaction, il se mit en route dans les allées du zoo avant ajouter :
Je n'ai pas oublié que vous me soupçonniez. Alors à chaque fois que vous venez me voir, je me demande toujours si c'est vraiment pour savoir comment je vais ou si c'est pour m'espionnez.
Je suis vraiment venu voir comment tu allais. C'est vrai que j'ai toujours une question en suspens. Mais je préférais attendre que tu te sois rétabli avant de revenir dessus.
Oui vous voulez savoir où j'étais avant mes 7 ans c'est ça ?
Il s'arrêta avant de plonger son regard dans le mien. Je vis au plus profond de ses yeux, de la colère mêlée à de la tristesse. Il soupira avant de me dire :
D'aussi loin que je me souvienne, j'ai été élevé par un monstre.
Un monstre ?
Pensez-vous qu'un humain qui puise battre un enfant pour le plaisir n'est pas un monstre ? Moi non.
Alors tu t'es enfui de chez toi lorsque tu avais 7 ans c'est ça ?
Oui et non. J'avais 7 ans depuis un peu plus d'un mois quand la chose qui me servait de père est morte. Je suis alors partit. Mes pas ont fini par me conduire jusqu'au porte de l'orphelinat Maxwell.
Pourquoi avoir refusez de nous le dire ?
Je n'aime pas parler de mon passé. En fait, je n'aime pas me souvenir de cette époque.
Il reprit alors sa route entre les différents enclos des animaux. Un détail se rappela à moi. Lorsque je l'avais réveillé quand il n'était pas bien, il m'avait presque supplié de ne pas le frapper. Le rattrapant, je lui dis :
C'est pour ça que tu m'as supplié de ne pas de frapper.
Quoi ? Quand ?
Il semblait surpris par mes dires. Il me regardait étrangement. Je lui répondis sans tarder :
Lorsque tu es tombé chez toi après les orages, je t'ai aidé à te coucher dans le divan. Lorsque je t'ai réveillé pour prendre un médicament, tu m'as dit : « ne me frappe pas ».
Il garda le silence pendant quelques minutes. Il finit par détacher son regard du mien avant de dire :
Un vieux réflexe. Il me frappait tous les jours. Et c'était pire quand j'étais malade.
Tu n'as jamais pensé à t'enfuir ou à demander de l'aide avant qu'il ne meure ?
…Non.
Il avait hésité à me répondre. Pourquoi ? Je décidais de ne plus l'ennuyer. Me parler de ça n'avait pas dû être facile pour lui. Arrivé devant un enclos, je vis Duo bifurqué vers le passage réservé au employer. Il se retourna avant de dire :
Vous pouvez venir si ça vous tente. Mais restez derrière moi.
Si tu me promets qu'un gros chat ne va plus me baver dessus, je te suis.
Il rigola avant de se rendre jusqu'à la porte de la cage. Il y entra alors sans hésiter. Un puissant rugissement accueilli le natté, suivis par des sortes de miaulements. Regardant par-dessus l'épaule de Duo, je vis que nous étions rentrés dans la cage d'un tigre. Et à voir les petites boules de poil qui lui tournais autour, je dirais une tigresse. Décidément c'était le jour des tigres. Duo sourit avant d'avancer tranquillement. Il dit ensuite :
Voici Kiara. Mais il me semble que vous l'avez déjà vue non ?
Possible.
Rappelez-vous, c'était la première fois que vous veniez, j'étais entrainé d'essayer de lui prendre un de ses petits qui était malade. Elle m'avait même sauté dessus.
Ah oui, maintenant que tu le dis. Je vois que ses petits sont en pleine forme. Mais tu es sur qu'il n'y a pas de soucis.
Oui, il n'y a pas de soucis. Mais faite attention à vos chaussures, les petits sont très joueurs, et vous savez les chats ça adore les ficelles et les lacets. De plus, ils ne sont pas encore habituer au contact humain.
Ce n'est pas gentil de dire ça, je ne suis pas à mon aise dans cette cage moi.
Vous pouvez sortir si vous préférez. Je n'en ai pas pour longtemps, je suis juste passé voir comment ils allaient.
Sur ce, je m'appuyais sur la porte, près à sortir en cas de soucis tandis que Duo se mit à jouer avec les petits sous le regard bienveillant de la maman. Il attrapa chaque tigrons avant de regarder les pattes, les oreilles et, je supposais, le sexe de chaque petit. Il fit ensuite une caresse à Kiara avant de revenir vers moi. Une fois sortis de la cage, je lui demandais :
J'ai une question qui est plutôt curiosité personnelle que professionnelle.
Allez-y.
Tous les animaux se comportent comme ça avec toi, au seulement les félins ?
Seulement les félins. Je ne m'occupe d'ailleurs pas des autres animaux du zoo.
Ah. A vrai dire c'est déjà exceptionnel. Je ne connais qu'une seule personne pouvant approcher un lion sans se faire manger.
Votre collège à la mèche je suppose.
Tu supposes bien. Trowa fait des merveilles avec le lion du cirque Bloom. Mais comment as-tu deviné ?
Simba c'est calmer lorsque vous êtes entré dans l'enclos. En temps normal il aurait réussi à le caresser je pense, mais comme il me protégeait, il l'a pris pour une menace.
Tu t'en étais rendu compte ?
Bien sur. J'avais mal mais je ne pouvais pas laissez Simba vous attaquez. Si jamais il vous avait blessé, on l'aurait certainement euthanasié.
C'est vrai que quand un fauve attaque un humain, en générale on l'euthanasie.
Et c'est injuste.
Je suis d'accord.
Duo jeta un œil à sa montre. Regardant la mienne, je vis que le zoo allait bientôt fermer. Sur ce, Duo se tourna avant de dire :
Vous feriez mieux de regagné la sortie, Wufei risque de ne pas apprécier si je laisse un visiteur errer dans le zoo après la fermeture.
D'accord, et toi, tu n'as pas encore fini ?
Non, je dois faire le tour des enclos des félins voir si ils ne manquent de rien avant de partir.
Très bien, à une autres fois alors.
Ok. Au faite, vous avez flâné la journée au zoo sans vous occupé des affaires courantes de votre travail, j'espère que votre collège ne va pas vous en vouloir.
Non Trowa a certainement été trop occupé à rêver de son rendez-vous de demain avec ton ami Quatre que pour s'apercevoir de mon absence.
Ainsi Quatre à rendez-vous demain. Merci pour l'info, je vais pouvoir l'ennuyer.
Sur ce Duo me sourit avant de continuer son travail. Je pris donc la direction de la sortie afin de rejoindre Trowa et de voir s'il avait eu le temps de faire quelques recherches. J'en profiterais aussi pour lui dire ce que j'avais appris sur le passé de Duo. Prenant ma voiture, je me rendis directement au commissariat, espérant que Trowa y serait encore. Et en effet, tandis que je garais mon véhicule sur l'emplacement qui m'était réservé, je vis que la voiture de mon ami était toujours là. Sans attendre, je me rendis dans le bureau de celui que je cherchais. Entrant, je le vis assit devant son ordinateur, un crayon à la main et son carnet de note ouvert et couvert de griffonnage. Il leva rapidement les yeux avant de reprendre son travail en me disant :
Vu l'heure à laquelle tu rentres et ton sourire, je suppose que ça c'est bien passé.
A peu de chose près.
Oui, vu ce que tu portes, il a dû t'arrivé quelque chose.
Tu ne devineras jamais.
Vas-y dit, je suis trop fatigué que pour jouer aux devinettes.
Un tigre m'a sauté dessus avant de me couvrir de bave en me léchant le visage.
La réaction que j'attendais ne tarda pas à arriver. Trowa me regarda avec de grands yeux avant d'éclater de rire. Souriant à mon tour, je ne pus m'empêcher d'ajouter :
Franchement sur le coup je n'ai pas trouvé ça très drôle, surtout qu'une langue de gros chat, ça râpe.
Je m'en doute. Franchement Heero, arrête d'allé au zoo, il finit toujours pas t'arrivé une catastrophe.
Peut-être mais j'ai obtenu quelques renseignements qui pourrais nous être utile.
Moi aussi j'ai des nouvelles. Mais va y commence, tu as réussis à faire parler Duo ?
A vrai dire je n'ai pas dû insister, il m'en à parler presque de lui-même. J'ai appris qu'il était avec son père avant ses 7 ans. Un homme apparemment cruel qui le battais pour un oui où un non. J'ai appris deux ou trois autres détails mais ça n'a pas vraiment d'importance pour l'enquête.
Pour notre enquête peut-être pas mais pour tes recherches personnelles, je suis sûr que ça t'a été très utile.
Je lui souris avant d'hocher la tête pour lui confirmer que j'avais appris des choses sur Duo qui me permettait ainsi de mieux le connaitre. Trowa attrapa alors son carnet avant de revenir quelques pages en arrière et de me dire :
Bon, ça n'a pas été simple mais j'ai trouvé quelques choses. J'ai commencé à chercher des informations sur tous enfants portant le prénom de Duo. Etant donné que ça ne cour par les rues, je n'ai eu que peu de résultat mais toutes des fausses pistes. J'ai réussi à dénicher une photo de notre Duo jeune, juste après l'accident de la chapelle Maxwell, grâce à ça et avec l'aide d'une connaissance à moi, nous avons fait des portrait-robot de Duo à différent âge. Sous deux ans ça devient vraiment hard, les enfants change trop vite. J'ai fait des recherches dans les enfants de criminels, rien. J'ai fait des recherches dans les dossiers des disparitions et là, bingo. Je suis tombé sur un enfant qui ressemble à l'une des photos que j'ai réalisée avec Marianne. Le faite que Duo aie des yeux bien particulier est une chance. J'ai trouvé un enfant disparu qui pourrait-être le Duo Maxwell qu'on connait. Il a la bonne morphologie, les cheveux de la bonne couleur, les yeux aussi et surtout, les dates correspondent, il avait âgé de 2 ans ½ lors de sa disparition. Mais cette enfant ne s'appelais pas Duo. Maintenant je ne sais pas ce que ça va nous apporter si on ne connait pas son ou ses kidnappeurs. J'ai fait une recherche sur les parents de l'enfant enlever, ils sont morts il y 3ans pour la femme et 6 ans pour le mari. La femme est décédée d'un cancer, l'homme est mort dans le braquage d'une banque. Il était là au mauvais moment apparemment.
Tu as fait du bon travail Trowa.
Oui mais à mon avis j'ai fait ça pour rien.
T'en fait pas, on avance doucement mais surement. En faisant allusion de cette affaire à Duo, il nous lâchera peut-être des informations sans s'en rendre compte.
Dit Heero.
Oui quoi ?
Tu n'as pas pensé que, peut-être, Duo était innocent tout simplement.
Ecoute, même s'il est innocent pour les meurtres, je sais qu'il nous cache quelque chose. Et je veux découvrir ce que c'est.
Dans le chapitre 8: Heero et Trowa ont maintenant de nouvelle donnée, Duo doit réclamer son dut. Un nouveau rencart entre Trowa et Quatre qui évolue bien.
Une petite review, merci, arogatu, danke shone, grazzie, gracias, dank u wel, thank you,…
