Remerciements : minimilie, S2aa et Sayo Shona ! Merci pour vos reviews qui m'ont fait tant plaisir !
Désolée pour l'attente, j'essaye de soigner cette fiction qui a connu un premier jet qui m'a énormément déplu ! Je vais essayer de ne pas vous faire autant attendre pour le prochain chapitre.
Bonne lecture !
Chapitre 6
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Entre eux, c'était devenu plutôt tendu. Elle ne pouvait pas s'en cacher.
C'était exactement l'effet qu'elle avait recherché en agissant de cette manière. Installer une tension, une petite lourdeur dans l'air. Pas besoin de trop insister, il suffirait de jouer sur cette corde qui allait devenir de plus en plus sensible. Jusqu'à ce qu'il cède à ses avances. Ensuite, tout serait plus facile. Lui faire croire qu'il était plus important qu'il se libère de sa malédiction que de rendre visite aux Parques tomberait sous le sens.
Qu'est-ce qu'on ne ferait pas pour quelqu'un à qui on tient ?
Ce furent les exactes pensées de Nami, alors qu'elle était serrée contre son compagnon de voyage. Il ne pouvait pas l'en empêcher, c'était pour éviter de se faire éjecter de cette moto qui roulait à toute vitesse. Elle prenait garde à ne pas laisser ses mains vagabonder sur le torse du semi-ange. C'était encore trop tôt, elle était déjà assez proche de la limite tacitement fixée entre eux.
Après ce premier jour avec lui, elle était étonnée d'avoir de tels résultats. Les circonstances étaient-elles en sa faveur ? Certainement, il ne lui faudra que quelques jours pour le faire craquer, elle y mettrait sa main à couper.
Et même si elle avait tord, sa main repousserait de toute façon. Pratique d'être semi-vampire.
Serrée contre lui, elle se permit de poser sa tête contre le dos de Sanji dont le corps se tendit par réflexe puis, au bout d'un temps relativement court, il se détendit à nouveau.
Nami le sentait, il réfléchissait à la proposition qu'elle lui avait fait. Il tournait et retournait les paroles de la veille, les mâchonnait comme on ferait face à un morceau de viande trop coriace. Il cherchait la faille. La semi-démone était consciente – et lui aussi – qu'il n'y en avait pas.
Et pour cause, elle y avait soigneusement réfléchi. Son plan de bataille, si facilement adaptable, était pourtant presque parfait. « Presque » puisqu'elle restait sur ses gardes et que ces secrets qu'il gardait pour lui pouvait tout faire changer. Surtout ce qui concernait son cache-œil. Elle devait savoir.
Elle resserra son étreinte involontairement lorsque le jeune homme freina brutalement. La roue arrière se souleva d'une bonne dizaine de centimètres avant de se reposer sans aucune douceur. Elle enleva son casque pour plaquer les mèches de cheveux qui la gênaient en arrière d'un geste.
― Tu pourrais prévenir ! ronchonna la jeune femme.
― On est arrivé, se contenta de dire Sanji en ôtant son casque.
Bon, elle avait encore pas mal de travail à faire avant d'atteindre son but. La semi-vampire descendit du véhicule et balaya les alentours d'un regard. La ville semblait complètement vide. Comparée à celle où vivait Zoro, c'était le jour et la nuit. Nami crut voir quelques personnes, dans les immeubles abandonnés, de vives silhouettes. Ses sens ne la trompaient pas, on les surveillait.
― Tu as remarqué ?
Nami se tourna vers Sanji qui avait retrouvé son sérieux. Comme si rien ne s'était passé la veille. Le semi-ange tapa du pied contre le macadam.
― Ça doit grouiller là-dessous.
― Tu le sens ? s'enquit sa compagne, surprise.
― Non, je m'en doute. Tu le confirmes ?
Nami prit quelques instants, se concentrant sur ce qui se trouvait dans les souterrains.
― On nous attend de pied ferme. Ces gens autour de nous sont donc des sentinelles. Qui devons-nous voir ?
― Un des Sept Apôtres.
Nami écarquilla les yeux, abasourdie. Il disait ça si nonchalamment ! Comme si il s'agissait juste d'une visite de courtoisie chez un parent éloigné. Conscient de l'effet que venait d'avoir ces quatre petits mots, Sanji poursuivit :
― Il est assez atypique mais il n'est pas moins dangereux. Je dirais même que c'est le plus retord des Sept.
― Malheureusement, c'est le seul à qui on peut demander pour les Parques c'est cela ? acheva pour lui Nami. On peut négocier avec lui ?
Sanji se contenta de hocher la tête bien que ce dernier point restait à vérifier. Nami était étonnée par ce qu'elle voyait et entendait. Rencontrer un Apôtre dans cet endroit miteux était possible ? Effectivement, il était hors du commun des angelots celui-là. Les autres préféraient vivre la belle vie dans les Temples qui leur avait été construit, dominant avec suffisance les humains et les autre races. Celui-là, au contraire, frayait avec le monde de l'ombre. Ce qu'elle percevait sous leur pied n'était pas que les ondes « pures » des anges.
― Elle ne risque rien ta bécane ? l'interrogea Nami avec une sincère inquiétude.
Pas de moto, pas de fuite possible. Ça la tuait sur place d'y songer mais elle n'était pas là pour affronter un Apôtre et toute sa clique. Pour son plan à long terme, c'était mauvais.
― Il n'y pas lieu de s'en faire de ce côté là. Personne ne pourra y toucher.
Nami le vit joindre ses mains et fermer l'œil, l'air s'alourdit un bref moment et ce fut lorsque sa peau la tirailla qu'elle comprit qu'il venait de jeter un sort. Assez important pour qu'elle le ressente. Une barrière de protection ou quelque chose dans ce goût là.
― Tu n'utilises pas les grâces ? demanda-t-elle.
― En tracer une prend trop de temps. Pour celles sur papier... On ne peut pas s'y fier, les résultats et leur efficacité sont aléatoires.
Étonnant de la part d'un ange, même de celle d'un semi-ange. Ils avaient fini par être si paresseux que la majorité des angelots se fiaient à ses sorts à l'activation presque automatique. Théoriquement, il suffisait que son utilisateur en prenne un dans sa main – ces signes étaient très souvent tracés sur des feuilles de papyrus – et qu'ils activent leur pouvoir pour que le sort soit jeté.
Effectivement, la qualité laissait à désirer. Le « fait maison » – sous-entendu leur traçage grâce au sang de leur utilisateur – surpassait largement ce genre de sort.
Dans les faits, tout le monde pouvait se procurer des grâces dont les variantes étaient infinies à cause des symboles qui possédaient aussi des variantes. On pouvait même simplifier leur utilisation. Un être humain avec quelques connaissances pouvaient s'en servir. Il n'y avait même plus besoin d'être un ange ou un semi-ange pour les activer. Avoir en sa possession une relique qui en contenait restait préférable pour les simples humains mais ils pouvaient également utiliser leur sang pour les activer. Bien que cela comportait des risques, c'était un souci pour des sang-mêlés.
Voilà comment étaient nés les Chasseurs de Démons.
Un terme très large qui, depuis quelques décennies, presque un siècle peut-être, englobaient aussi les anges. Triste paradoxe. Les enjeux étaient grands pour ces personnes.
Nami venait d'en repérer quelques uns. Depuis quand un ange frayait avec ces mercenaires ? La réponse lui vint d'elle-même.
L'appât du gain.
― Il y en a combien ?
La question de Sanji la déstabilisa.
― Tu me fais confiance maintenant ?
― Bien obligé. Et puis c'est ton boulot.
Elle prit une profonde inspiration, concentrée, ses yeux noisette allant et venant sur chaque immeuble qui les entourait.
― Cinquante personne en tout. Il y a dix mercenaires et ils sont tous autour de nous. Si on retire l'Apôtre et ses garde-chiourmes, il reste quinze anges et quinze démons mineurs.
― Il a été assez prudent pour conserver l'équilibre des forces entre ses hommes de mains, Par contre, qu'il n'ait que neuf gardes du corps me chiffonnent. Tu peux savoir s'ils sont dangereux ou...
― Pour les trente larrons, c'est pas un souci. Par contre, aucune idée au sujet des neuf toutous, ils sont trop près de l'Apôtre.
― Je ne m'en fais pas pour eux, je sais comment m'en débarrasser.
L'assurance de son compagnon la sidéra, la faisant hausser les sourcils.
― Ah oui ? Partons de l'hypothèse qu'ils sont plus forts que les trente autres, le temps que je m'en occupe, tu seras seul contre dix et je compte l'Apôtre là-dedans. Tu as une baguette magique ?
― Non, un atout contre lequel il n'existe qu'une seule parade et il est très peu probable qu'il la connaisse. Fais ce que tu peux pour t'en sortir, si ça tourne au vinaigre, tu te tires.
De mieux en mieux, voilà maintenant qu'il se la jouait gentleman. Nami ne savait plus sur quel pied danser. Elle avait vu juste, sous ses airs d'homme froid et méfiant, il était prévenant. La semi-démone ravala un sourire et choisit de ne pas le contrarier. Elle n'allait pas froisser l'égo masculin cette fois et elle souhaitait presque que la situation tourne mal pour le voir sortir sa fameuse carte maîtresse. Un indice sur l'autre partie de son sang-mêlé peut-être ?
― Tu vas l'utiliser pour lui mettre la pression ?
― Non, j'ai un doute sur ce qu'il sait. Il ne s'est jamais intéressé de très près à ce que faisait ses collègues et à ce qui se passait dans les Temples mais...
Les souvenirs le prirent à la gorge, son corps fut secoué par un frisson désagréable qui le ramena à ce qui s'était passé la veille avec Nami. Merde, pas maintenant ! il se sermonna et épousseta sa veste pour essayer de paraître décontracté, évitant de regarder la jeune femme.
― Rien ne dit que l'entrevue va mal se passer... Je passe devant, annonça t-il.
Nami le laissa prendre ses distances. Elle avait remarqué son hésitation, ses tremblements, son regard fuyant. Encore ses satanés souvenirs et son petit doigt lui soufflait que cela avait un rapport avec le Temple. Elle y était resté... quoi ? Quatre mois le temps de s'assurer qu'elle avait bien tout visité. Corrompre les bons angelots, ça avait ses avantages.
Elle ne savait rien de ce qu'ils faisaient à leurs prisonniers. Durant ces longs mois, aucun de ses « alliés » n'avaient pu lui permettre d'entrer dans les cellules ou de la faire participer à leurs mystérieuses « séances ». D'après eux, c'était pour éviter que les informations ne soient donnés à Moria. Ce qu'elle comprenait parfaitement mais cela avait rendu plus difficile sa mission.
Alors, quand elle avait finalement appris que Sanji s'était enfuis, elle avait été légèrement – mais vraiment trèèèèèès légèrement – énervée. Au point qu'elle en avait tué tous ceux qu'elle avait corrompu. Elle avait dû cacher les cadavres et elle avait encore perdu du temps.
Elle était de nouveau en colère en y songeant. Heureusement que ses efforts allaient bientôt être récompensés.
Elle lui emboîta le pas sans prêter plus d'attention à ceux qui les surveillaient. L'Apôtre devait déjà savoir que le duo était là et qu'il arrivait vers lui. Le comité d'accueil avait tout le temps de se préparer, Sanji avait dû prendre ce paramètre en compte.
Sanji emprunta la première ruelle et s'arrêta à l'entrée d'une cave. Il s'agenouilla et, saisissant les poignées, il se tourna une dernière fois vers elle.
― Nami, je suis sérieux. Si ça tourne mal, tu te tires et tu me laisses en plan. Cherche pas à venir me récupérer.
― Pourquoi est-ce que ça te tiens à cœur ? Tu tiens tant que ça à retourner dans un de leurs Temples ?
Les membres du semi-ange tressaillirent et son œil bleu s'écarquilla puis se plissa.
― Casse-toi, j'ai encore besoin de toi pour arriver chez les Parques sans encombre.
― D'accord, pas besoin de t'énerver. Je te le jure.
― Pff, pour ce qu'elle vaux, ta parole...
― Tu me l'as déjà dit je crois. Ouvre !
Sanji, après un haussement d'épaule, obéit et la laissa descendre la première les marches qui les mèneraient à ce monde souterrain où l'Apôtre aimait passer son temps. Il referma les portes et la suivi, notant que l'escalier était faiblement éclairé. Leurs pas résonnaient dans le petit espace tandis que l'escalier partait en colimaçon, les obligeant à se tenir aux murs pour éviter toute chute.
Petit à petit, l'air embauma d'une odeur suave et capiteuse, alourdissant l'atmosphère et donnant à Sanji des migraines et une envie de vomir de plus en plus persistante au fur et à mesure qu'ils progressaient. Un coup d'œil vers Nami lui permit de comprendre qu'il était le seul affecté. Sa vue se brouilla et une fois les dernières marches d'escalier descendues, il dut s'asseoir sur l'une d'entre elle avant que ses jambes ne décide de le lâcher.
Nami s'apprêtait à ouvrir la porte face à eux lorsqu'elle obéit à son instinct et se tourna vers son coéquipier. Alarmée par la pâleur et la faiblesse évidente de son camarade, elle s'agenouilla devant lui, posant ses mains sur ses épaules pour lui donner un repère, pour lui éviter de s'évanouir. Elle sentait depuis le début une odeur désagréable dans l'air mais elle était loin de s'imaginer que cela puisse avoir un quelconque effet sur Sanji. A le voir, elle ne doutait pas une seule seconde qu'il s'agissait de drogue démoniaque. Elle connaissait le moyen pour qu'il n'en sente plus les effets cependant...
― Je peux te toucher ?
Surpris, il ne répondit pas immédiatement. Elle insista, la situation se faisant de plus en plus urgente au fur et à mesure qu'il respirait le produit nocif.
― Lorsque tu m'as touchée hier, je n'ai rien eu. Je peux là ?
Pour Sanji, parler lui paraissait au-delà du possible. Il saisit la main de la jeune femme, si brusquement qu'elle n'eut pas le réflexe de se reculer, et la serra. Rien ne se produisit. Luttant contre cette nausée et cette fatigue qui l'empêchaient de penser, le semi-ange s'affala contre la jeune femme sans en avoir conscience.
Nami lui poserait la question plus tard, il n'avait pas l'air en état de lui répondre et encore moins de lui expliquer. Sortant un flacon de la poche intérieur de son manteau, elle le repoussa pour qu'il reprenne appui sur le mur et leva sa tête une fois le flacon ouvert. Sanji se crispa en voyant le liquide rouge sombre. La semi-vampire prit les devants :
― Il va falloir que tu me fasses confiance, c'est le seul moyen dont nous disposons. Il n'y a pas d'effets secondaires.
Son compagnon décida de se laisser faire, oubliant sa méfiance le temps qu'elle lui fasse boire l'étrange liquide qui faisait remonter de sanglants souvenirs de combats, de... de...
Il rouvrit les yeux – qu'il avait inconsciemment fermé durant la « dégustation » – et bondit sur ses pieds. Il vacilla, le décors tournait autour de lui et l'envie de régurgiter ce qu'il venait d'ingérer le prit à la gorge.
― Qu'est-ce que tu m'as fait boire ? cracha le jeune homme entre deux quintes de toux. Du sang ?
― Le mien, expliqua fièrement sa compagne. Tu n'es qu'un semi-ange, tu auras simplement du mal à le digérer. Tu dois être immunisé deux jours, trois au grand maximum. Je ne pourrais pas te donner de pronostique exact puisque je ne sais rien de ton autre moitié.
Sanji fronça les sourcils, à nouveau suspicieux. Ce n'était pas de cette manière qu'elle réussirait à lui faire cracher le morceau.
― Je suis même étonnée que tu aies retrouvé tout ton tonus ! ajouta-t-elle avec un lourd sous-entendu.
― J'ai un bon métabolisme, c'est tout ce que ça veut dire.
Avant qu'elle ne puisse saisir la perche qu'il lui avait involontairement tendu, il se tourna vers la porte qui était face à eux. Ils avaient plus important à faire. Maintenant qu'il était en état de mener des négociations, ils pouvaient aller de l'avant. Il y avait un autre escalier à côté d'eux cependant la jeune femme affirmait avec certitude que l'Apôtre se trouvait à cet étage.
Une fois entrés, ils atterrirent directement face au dit Apôtre. Nami n'avait rien omis. Il y avait autant personne que ce qu'elle avait dit.
Au fond de la salle, assis nonchalamment sur un trône, coude planté à l'un des accoudoirs, se tenait Doflamingo, plus connu sous le nom de Joker dans le monde de l'ombre. Tous les regards étaient braqués sur les deux sang-mêlés qui ne se sentaient pas à leur place dans cette pièce trop peu lumineuse. Les démons étaient d'un côté et les anges de l'autre. Il était inconcevable pour eux de se mélanger. Les deux jeunes gens remarquèrent que les anges étaient du côté de Nami et les démons étaient près de Sanji, affichant tous une mine patibulaire.
Les deux compagnons en avaient trop vu pour être impressionnés.
― Bienvenue chez moi ! s'écria, enthousiaste, Doflamingo en rajustant ses lunettes de soleil. Je savais que vous viendriez un jour tous les deux mais ensemble ! Ça, pour une surprise... Venez, approchez, ils ne bougerons que sur mon ordre.
Après une brève consultation du regard, Nami et Sanji s'avancèrent vers l'Apôtre, tendus au moins tout autant que leurs potentiels ennemis.
― Deux êtres aussi égoïstes et aussi différents qui s'associent, le fils d'une catin et le lieutenant du Maître des Enfers, je me demande ce que trame Moria dans sa sinistre grotte !
Nami se tourna un instant vers Sanji dont les poings étaient résolument fermés, contenant toute sa rage.
― Parles de qui tu veux, Doflamingo, gronda le sang-mêlé. Mais ne parles pas d'elle en ces termes !
Les démons s'avancèrent d'un pas vers lui, de plus en plus menaçant, et furent stoppé par l'Apôtre qui leva le bras vers eux. La semi-vampire s'était rapprochée de Sanji, prête à intervenir. Le sourire de l'Apôtre s'agrandit, fier de l'effet que ses paroles avaient eu.
― Comment parler autrement d'une femme qui a corrompu un ange ?
― Si c'est pour souiller sa mémoire, ne dit rien à son sujet !
Sa compagne fut étonnée. La veille, il semblait concevoir une grande haine pour son héritage. Il n'en voulait sincèrement qu'à l'un de ses parents ? C'était étonnant de la part d'un sang-mêlé.
Doflamingo leva ses deux mains, ravalant un petit rire. Sanji se rabroua mentalement pour être entré dans le jeu de cet ange corrompu jusqu'à l'os. Il ne valait pas mieux qu'un démon. Le semi-ange allait rediriger l'attention sur le sujet qui l'intéressait lorsque leur interlocuteur le devança.
― Parlons affaire dans ce cas. Je sais de source sûre que vous êtes à la recherche des Parques n'est-ce pas ?
― D'après nos informateurs, tu sais quelque chose sur elles, avança Nami. J'espère pour toi que c'est vrai.
La paume de sa main sur son cœur, ironique jusque dans ce serment si solennelle, l'Apôtre se leva sans approcher les deux compères.
― Je n'ai aucun intérêt à aller les voir cependant je sais que c'est de ce genre d'informations que les plus idiots sont friands. Théoriquement, je peux tout posséder. En réalité, il y a des objets que je n'ai pas le droit de m'approprier. Vous savez de quels objets je veux parler n'est-ce pas ?
Les reliques. Qu'est-ce qui pouvait intéresser un tel personnage si ce n'était pas ça ?
― Et ton choix s'est porté sur... ?
Le sourire de Doflamingo leur parut de plus en plus inquiétant alors qu'il se rasseyait, affalé dans son siège.
― Le collier de Shiva.
L'annonce eut un effet radicalement différent chez les deux sang-mêlés. Si Nami ne voyait pas le problème que posait cette demande, Sanji fut outré. Il coupa la semi-démone qui s'apprêtait à accepter. Il choisit de vouvoyer l'Apôtre pour ne pas l'indisposer. Il en avait déjà assez fait ultérieurement pour savoir que Joker avait une réserve de patience qui s'épuisait très vite.
― Il contient un poison capable de détruire le monde, hors de question qu'on vous donne ce collier !
― Allons Tir d'argent, tu ne vas pas me dire que tu te soucies du sort du monde si ?
Sanji devait en convenir, ni le rôle du bon samaritain ni celui de héros ne lui allait. Il se fichait pas mal du sort des hommes depuis que Conis était morte. Il prit un autre angle d'attaque pour convaincre Doflamingo de renoncer à cette idée.
― Nous ne sommes même pas certains que vos informations vont nous être utiles.
― Elles vous mèneront droit chez elles. Le voyage ne sera pas de tout repos mais je ne doute pas que vous arriverez jusqu'à elles sans encombre.
Il éclata de rire sur ces mots. Nami et Sanji s'entre-regardèrent, presque prêt à regretter d'avoir dû négocier avec cet énergumène.
― Je vais me montrer plus raisonnable, admit l'Apôtre. Vous allez me chercher...
Il s'interrompit, le temps de faire le choix entre toutes les reliques existantes. Rien n'aurait pu préparer les deux jeunes gens à ce qui les attendait. Le destin était parfois d'une ironie difficilement prédictible.
― La Sainte-Éponge*.
Moment de flottement. Nami et Sanji avaient cru, l'espace d'une seconde, avoir mal entendu.
― La quoi ?
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à suivre...
* Je ne plaisante pas, une éponge est considérée comme une relique dans la culture chrétienne. Oui, oui !
Tadaaaaaam ! Comment ça, c'est pas satisfaisant ? Oui, je sais, j'ai des tords... Le chapitre aurait dû être posté il y a deux semaines mais je suis tellement tatillon...
Laissez une review si vous voulez que je me bouge les fesses pour la suite [chantage ? moi ? Naaaan y a pas de honte... ou presque]. Sérieusement, si vous vous souciez des auteurs, laissez nous votre avis. Ceci vaut pour toutes les fics en général.
