7- une visite inattendue

Il faisait gris dans cette parcelle, le ciel était couvert d'épais nuages, du moins c'est l'impression que le plafond donné. La température avait également changé, il faisait plus frais.

Akihito se trouvait face à un lac noir comme la nuit et étrangement calme, sans la moindre vague. Il marcha le long de la berge à la recherche de la prochaine porte. Le photographe fut alors attiré par une mélodie, un chant joyeux et entrainant, extrêmement agréable à écouter. Il se dirigea vers la source de cette chanson. C'était un gros bonhomme qui la chantait, il été d'âge mur, petit… il ressemblait à un œuf alla jusqu'à penser le photographe. Il était assis sur une barque au bord de l'eau et il pêchait. Ayant aperçut le jeune homme approchait il se tu et se présenta en souriant :

- Bonjour jeune homme, bienvenu dans la cinquième parcelle. Je m'appelle Naima, et vous, quel est votre nom ?

- Je suis Akihito Takaba, enchanté. Répondit le jeune homme en se courbant vers l'homme.

- Mon rôle est de vous guider vers la prochaine parcelle, qui se trouve sur cette île… Fit le vieil homme en montrant du doigt un petit bout de terre à centre du lac.

- Je dois me rendre là-bas ? C'est tout ?

- Il y a des choses que vous devez faire avant de vous y rendre.

- Ah bon… ?

- Vous devez rencontrer l'inviter d'Aya-sama.

Encore un qui appelait la jeune fille « Aya-sama »… même cet homme qui était pourtant bien plus âgé qu'elle, cela choquait vraiment le jeune homme.

- Son invité. Mais pourquoi je devrais rencontrer son invité… ? Demanda Akihito perplexe.

- Parce que.

- Ah. Bon d'accord. Acquiesça Akihito en soupirant.

oOo

- Vas le voir, bien entendu tu remonteras sans lui.

- Pourquoi devrais-je allé le voir ?

- Parce que dans cette parcelle, tu a la possibilité de le voir, mais si tu n'es pas intéressé tant pis…

- Si.

- D'accord, tiens tu lui donneras cette clé, elle ouvre la prochaine porte.

Asami prit la petite clé en jetant à la jeune femme un regard amusé. Alors comme ça, elle avait décidé de le laisser rejoindre Akihito… intéressant.

Deux hommes pénétrèrent dans la salle de projection, ils se courbèrent puis firent signe au yakusa de les suivre.

- Profite-en bien. Marmonna Aya sans le regarder.

- J'y compte bien.

- Pff…

On mena Asami dans le jardin extérieur puis on lui indiqua qu'il fallait entrer dans l'une des petites cabanes roses pour entrer dans le souterrain. Le yakusa pénétra dans l'habitacle puis descendit jusque dans le « monde du miroir ». Lorsqu'il sortit de l'ascenseur il se rendit compte que se dernier était cacher dans ce qui semblait être une armoire. Il se trouvait dans une petite cabane très peu meublée. Il y avait une petite cuisine, une salle de bain puis une chambre avec un grand lit. Le yakusa observait les lieux lorsqu'il entendit la porte d'entré s'ouvrir.

oOo

Naima avait mené Akihito jusque devant une petite maisonnette.

- Je vous laisse entrer seul, Takaba-san. Fit-il au jeune homme.

Le photographe entra donc, seul, dans la cabane. Il se trouvait dans la cuisine qu'il observa rapidement avant de passer à la pièce suivante, la salle de bain. En entrant il tomba nez-à-nez avec un miroir. L'image que l'objet lui renvoyait ne lui plaisait vraiment pas. Il était sale et il avait une mine triste. Il ne se reconnaissait pas, de plus, il sentait mauvais. Le jeune homme retira vite ses vêtements puis il sauta dans la cabine de couche. Il était tellement fatigué, la sensation de l'eau ruisselant sur sa peau lui fit un bien fou. Il été tellement bien qu'il ne remarqua pas le yakusa qui l'observait avec envie. Quand il sortit et qu'il commença à se sécher il se demanda pourquoi la porte qu'il avait pourtant fermé était ouverte. Le photographe enfila un peignoir blanc puis demanda :

- Y a quelqu'un ? Naima-san ? Aya ? …

Il fit quelques pas puis se trouva face au yakusa.

- Bonsoir Akihito. Fit ce dernier d'une voix sensuelle.

- Asami… Murmura le jeune homme.

Qu'est ce qu'il faisait là ? Depuis combien de temps le suivait-il ainsi ? Akihito sentit des larmes monter, il était épuisé et tomber sur Asami ne faisait qu'empirer son état. Le photographe entreprit de s'enfuir en courant mais le yakusa le saisit par bras pour finalement l'attirer vers lui.

- Où crois-tu aller comme ça ? Demanda-t-il en adressant au jeune homme un sourire pervers.

- Lâche-moi connard ! Hurla le jeune homme en pleurant.

Asami fut déstabilisé de voir sa propriété, d'habitude si vivace, touchée à se point, Akihito été plus atteint psychologiquement qu'il l'aurait pensé.

- Calme-toi. Ordonna-t-il au jeune homme en lui bloquant les bras.

- Non ! Et puis t'es là depuis combien de temps ?

- Je t'observe depuis le début…

- Enfoiré ! Tu les as laissait se foutre de ma gueule sans rien faire ! J'en ai marre, je veux sortir d'ici ! Puis lâche-moi bordel !

Le yakusa plissa les sourcils, finalement Akihito était très fougueux se soir mais il n'était que trop habitué. Il saisit le menton du photographe puis le gratifia d'un baiser passionné. Le jeune homme étouffa un cri puis s'écroula, entrainant le yakusa dans sa chute. Ils étaient tous les deux à genoux, étreint l'un contre l'autre, uni par ce baiser qui ne cessait pas. Asami relâcha son amant à bout de souffle, le baiser qu'ils avaient échangé l'avait énormément excité.

- Asami… Murmura-t-il en tentant de reprendre son souffle.

Le yakusa se leva et attrapa le photographe, l'obligeant à faire de même. Il le traina vers le lit puis le poussa avant de lui monter dessus.

Asami retira sa cravate ainsi que sa chemise avec hâte, sous les yeux empourprés de désir de son jeune amant. Il ôta également le peignoir qui servait de rempart au corps du photographe.

Il couvrit ce corps qu'il aimé tant de baisers brulant. Akihito saisit les cheveux du yakusa pour le diriger vers son membre tendu. Asami esquissa un sourire puis prit en bouche le désir du jeune homme. Akihito poussa un gémissement aigu, ce qui amusa le yakusa, il n'avait pas entendu ces magnifiques sons que seul le photographe pouvait lui donner, depuis trop longtemps. Sans stopper son activité, il dirigea deux doigts dans la bouche d'Akihito. Ce dernier n'en pouvait plus, le yakusa l'avait mené au bord de l'extase. Sentant son amant se cambrer de plaisir, Asami l'embrassa de nouveau.

- Akihito… que veux-tu maintenant ? Demanda Asami, une lueur perverse dans le regard.

- Hum… Marmonna tout bas le photographe en jetant au yakusa un regard gêné, terriblement excitant.

- Akihito, répond.

- … Continu…

- Avec ma bouche ?

- Non…

- Comment alors ?

- Tu le sais très bien ! S'impatienta le photographe.

- Dis-le.

- Mais prends-moi bordel ! Cria le jeune homme.

Asami sourit puis obéit, le photographe s'agrippa a lui en gémissant.

- Tu as mal Akihito ? Lui demanda son amant.

- N-Non… laissa échapper le jeune homme en gémissant.

- Tu m'appartiens Akihito, ne l'oubli jamais.

- Comme si je pouvais oublier « ça » !

Asami donna un grand coup de rein, ce qui eu pour effet d'entrainer un nouveau cri de la part du photographe, suivit de la libération des deux amants.

Le yakusa s'allongea à côtés de son amant, il fut surpris de voir le photographe se coller à lui.

- Juste un petit peu… Murmura le jeune homme.

- Akihito ?

- Je suis si fatigué…

Le jeune homme s'endormit dans les bras du yakusa, épuisé. Asami replaça quelques mèches châtain qui couvraient le beau visage de son amant puis il tira la couverture vers eux. Il hésita un moment entre remonter à la surface ou rester ici, avec son jouet. Il opta pour la deuxième option. Le yakusa se leva puis prit la direction de la salle de bain avec l'intention de prendre une douche. Avant de pénétrer dans la cabine il jeta un œil en l'air, à la recherche d'une éventuelle camera. Il fini par en trouver une, il la regarda en arborant un sourire mauvais, puis la détruit. Aya n'aurait pas l'occasion de le regarder plus longuement…

oOo

Aya avait assisté aux ébats des deux hommes avec beaucoup de plaisir, même si elle ne s'était pas attendue à ce que le yakusa prenne le jeune homme se sachant filmé. La jeune femme avait donc pu entendre la voie du photographe pendant l'acte et… quelle voix !

Cependant, elle aurait préféré que le yakusa la rejoigne directement plutôt que de rester auprès du jeune homme. Maintenant, elle s'ennuyait. Etant donné la situation elle regretta même de l'avoir envoyé là-bas car elle n'avait aucune idée du temps qu'il lui faudrait attendre pour que le yakusa daigne retourner à la surface. La patience ne faisait pas partie des qualités de la jeune femme, elle détestait attendre.

Elle décida alors de quitter la salle de projection pour se rendre au bar pour y boire un verre. C'est avec plaisir qu'elle y rencontra son amie qui sirotait une téquila.

- Aya ? Qu'est-ce que tu fais là ? Demanda Hana, étonnée.

- Mon participant c'est endormi dans les bras de mon invité…

- Oh ? Tu les as laissé se voir ? Mauvaise idée si tu veux mon avis…

- Je voulais voir ce que ça donnerait. Exposa Aya.

- Et tu es contente du résultat ?

- Ils ont couché ensemble ! Tu te rends compte, devant les caméras ?

- Sérieux ? Et j'ai raté ça ? Rumina Hana.

- Oui… c'est la seule chose que je pouvais faire pour qu'il daigne montrer un peu d'intérêt au jeu…

- Tu parle d'Asami-sama ?

- Hum.

Aya commanda la même boisson que son amie, qu'elle avala d'un trait.

- Qu'est-ce que tu vas faire quand il va devenir ? Demanda sa camarade.

- Continuer et finir le jeu, Akihito est presque au bout.

- En effet, et sinon, tu es satisfaite par le monde du miroir ?

- Oui, très satisfaite même, Asami est stupide de ne pas avoir comprit l'attention que mon club va créer. Les gens vont payer cher pour y faire rentrer leur amis… ou ennemi et les voir évoluer là-dedans.

- Mais même Asami, si tu lui avais demandé l'autorisation, je suis sure que l'idée lui aurait plus.

- Hana, tu ne le connais pas, il ne se serait pas déplacé…

- Si tu le dis.

- Hum. Bon je remonte, tu m'accompagne ?

- Volontiers !

Les deux amies prirent ensemble le chemin vers la salle de projection.

- Bon, il faut le faire remonter maintenant. Annonça Aya.

- Si le lapin est dans cette parcelle, on peut lui demander de l'aide. Proposa Hana.

- Bien, je te laisse t'en chargée. Lança Aya.

Hana téléphona au lapin puis lui donna ses instructions. Elle raccrocha ensuite en souriant.

- C'est parti…