Chapitre 7
Nala s'était nichée dans un arbre en attendant que les amis de Jim ne viennent le chercher. Lorsqu'elle vit le regard inquiet de ses deux compagnons, elle soupira de soulagement. Il était clair qu'il était entre bonne main. Nala fut surprise de voir que le Vulcain avait scanné les alentours, sans doute à sa recherche. Elle avait dû s'arranger pour ne pas être détectée. Elle regarda Jim un moment et lorsqu'il disparut, elle reprit sa route sachant qu'elle croiserait encore celle de Jim Kirk. Le vulcain resta en arrière pour récolter les affaires de son capitaine. Ce dernier se mit à fixer les bois. Nala eut l'impression un moment qu'elle pouvait la voir ou la sentir. Il posa son regard à l'endroit où elle se trouvait. La jeune femme retint son souffle et observa Spock. Elle était certaine qu'il sentait sa présence… mais c'était impossible !
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Lorsqu'il reprit conscience, Jim reconnu le bruit familier du biobed, puis l'odeur caractéristique de l'infirmerie. Il ouvrit doucement ses yeux et sentit une main se poser sur son épaule pour l'empêcher de bouger.
-Doucement Jim, doucement, murmura McCoy qui avait attendu un bon moment son réveil.
-Bones, laissa échapper doucement le capitaine en essayant de regarder son épaule. Tout se mit à tourner et Jim ferma les yeux pour essayer de faire passer le tout. Il sentit un hypospray s'injecter dans son bras.
-Comme ça, ça ira mieux Jim, dit le docteur en reposant son instrument sur le chariot. Il se mit à faire les lectures du biobed et semblait inquiet.
-Comment… suis-je arrivé ici, balbutia Jim épuisé déjà du peu de conversation.
-En fait, j'aurais aimé que tu me le dises, j'ai dû user de mes talents de constructeur… On pourrait presque dire que tu as un nouveau bras, lança le docteur, fier de son travail.
Jim avait le bras immobilisé par un carcan en plastique ainsi que plusieurs appareils sur son épaule et son avant-bras blessé.
-L'effet de l'anesthésie va se dissiper, tu devrais te sentir mieux dans quelques minutes. Dans une bonne semaine, tu devrais être assez fort pour qu'on commence à travailler des exercices pour retrouver ta mobilité. En attendant, le régénérateur de cellules osseuses termine mon travail. C'est un peu douloureux, je dois l'avouer et interdiction de bouger ce bras.
Jim qui avait eu l'impression d'avoir tout son côté droit en feu comprenait maintenant le sens « d'un peu douloureux ». Les effets de l'antidouleur du docteur commençaient à faire effet et ses yeux se fermaient tout seul.
Le CMO n'ajouta rien, il était bien content de voir son ami sombrer dans le sommeil. Il jeta un autre coup d'œil aux panneaux de signes vitaux et était encore un peu inquiet de voir que la fièvre qui avait été si forte dans les dernières heures était encore présente.
Au même moment, Spock entra dans l'infirmerie. McCoy rassura le Vulcain qui regardait son ami avec des yeux soucieux.
-Jim a parlé d'une certaine Nala, une idée de qui elle peut être Spock ? Demanda McCoy au Vulcain qui observait le capitaine.
-Je présume docteur qu'il s'agit de la même personne qui a communiqué avec le vaisseau pour nous prévenir de l'état du capitaine, mais je n'ai aucune idée de son identité. Après votre départ, j'ai scanné l'endroit et je n'ai trouvé aucune trace de vie autre qu'animale sur plusieurs kilomètres.
-Comment a-t-elle pu disparaître si vite ? Rétorqua Leonard intrigué.
-Impossible de répondre à cette question pour l'instant docteur. J'ai demandé à M. Chekov de faire un scan de l'endroit où nous avons trouvé le capitaine avec les senseurs du vaisseau. S'il y avait une présence que je n'ai pas pu détecter, nous le saurons bientôt. Je vais aller chercher dans les registres de la planète le nom de NALA.
- Aussitôt que Jim reprend conscience, il pourra nous en dire plus, dit McCoy qui se dirigea vers son bureau terminer son rapport sur l'état de santé du commandant de l'Entreprise.
Le docteur fit un signe affirmatif de la tête. Il savait que le vulcain n'allait pas laisser ce mystère sans réponse, mais ils avaient peu de temps pour enquêter.
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Nala descendit de son arbre et enleva ses raquettes qu'elle avait accrochées sur son dos. La neige était épaisse et collait aux arbres rendant le paysage féérique. La jeune femme se sentait si bien dans cet endroit, comme si elle avait toujours appartenu à cette forêt. Elle ajusta son manteau et prit la direction du n'importe où. Il lui restait encore deux jours avant de retrouver ses obligations et elle n'avait pas l'intention d'écourter son escapade. Telle une flèche, elle se mit à marcher à une très grande vitesse. Dans les bois, à l'abri de tous regards, elle pouvait se permettre d'être plus elle-même.
