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Disclaimer : Ça ne change pas… Harry et tout son p'tit monde ne m'appartiennent malheureusement pas.
§ gobelbabil §
Fourchelangue
Chapitre 7 : Entretiens
Vlad venait de rentrer dans un grand bureau chaleureux. Observant son environnement, il remarqua immédiatement le phénix perché sur une armoire, à côté d'André. A vrai dire, si Vladmir n'avait pas était face au directeur de Poudlard, il aurait ri de bon cœur en voyant un oiseau et un chapeau lui faire un clin d'œil. Voir l'antique relique se tortiller pour lui faire un signe, aidé par une boule de plumes était une scène rare et délicieuse. Mais après tout, il ne s'agissait ni d'un simple volatile ni d'un banal couvre-chef…
Le jeune russe continua son observation minutieuse des lieux. De grandes bibliothèques chargées de grimoires surement inestimables et rares. Des dizaines d'objets magiques hétéroclites dont des détecteurs de magie noire, des glaces d'auras, des miroirs à l'ennemi… Un large bureau sur une estrade, le bois patiné par le temps surchargés de documents. Bureau derrière lequel trônait un homme. Albus Dumbledore.
Les mains croisées sous son menton, le vieux mage le regardait avec bienveillance, ses yeux bleus pétillants de douceur. Une bienveillance qui aurait pu le convaincre s'il n'avait pas senti une présence se faufiler en douce dans son esprit dès qu'il croisa son regard.
Mentalement, Vlad cadenassa les livres de sa bibliothèque mentale et observa un de ses grimoires tenter de mordre un Albus Dumbledore trop fouineur. Le cuir épais le rata de peu et se retrouva à pendouiller à l'extrémité de la vénérable barbe blanche, arrachant un cri de douleur mental à son propriétaire. Vlad entendit un rire amusé et un roucoulement qui l'était tout autant. Il retint un sourire malgré la situation. Deux énergumènes suivaient vraisemblablement leu vieil homme dans sa tête…
-Vous avez demandé à me voir, M. le Directeur, se contenta de dire Vladmir.
-En effet Harry, assieds-toi, je te prie.
Vlad laissa une émotion transparaître. Une émotion autre que de l'amusement… de la colère. Froide. Fulgurante. Qui balaya ses moindres envies de rire… Il se redressa un peu plus et releva le menton. Ses yeux virèrent à un émeraude digne de l'avada alors qu'il foudroyait Dumbledore.
-Premièrement, M. Dumbledore, nous n'avons pas élevé les hippogriffes ensemble. Je vous prierais donc de conserver une attitude correcte à mon attention. Deuxièmement, puis-je savoir pour qui vous vous prenez ? Vous êtes à la tête de plusieurs institutions magiques, mais à ma connaissance, vous n'avez aucun pouvoir sur l'état civil. Je m'appelle Vladmir Kemenov. K.E.M.E.N.O.V. Et pour finir, non merci, je suis parfaitement bien debout.
Albus Dumbledore, manitou suprême de la Confédération Internationale des mages et sorciers, président du Magenmagot et directeur de Poudlard resta une fraction de secondes bouche-bée. Il s'était attendu un petit garçon perdu et fasciné avant de le croire perdu quand Hagrid avait annoncé sa disparition. Puis il avait vu arrivé un enfant confiant en lui, élevé dans le monde sorcier des pays de l'Est, célèbres pour leurs « mages polaires » et porteur d'un nom inconnu. Et était rentré dans son bureau le parfait représentant de cette communauté.
Les traits glacés et hautains, celui qui était pour lui Harry Potter, le petit nourrisson de James et Lily, se dressait devant lui et le remettait à sa place avec une verve haineuse digne de ses ennemis ! Un froid polaire semblait animer le bureau, mais Dumbledore prit sur lui et se contenta de lui sourire gentiment, ses yeux pétillants de plus belle sous ses lunettes en demi-lune. Trop était en jeu pour le braquer encore plus.
-Bien, je vous prie de m'excuser, M. Kemenov. Mais vous ressemblez tellement à votre père que j'ai l'impression de vous connaitre depuis toujours… Vous avez toutefois les yeux de votre mère.
Vlad ne lui répondit pas, ses yeux ayant repris cette teinte métallique et inhumaine qui intriguait tout en terrifiant Dumbledore. Il ne put s'empêcher de frôler sa barbe blanche, se souvenant de la douleur psychologique de son agression. Un frisson lui transperça l'échine, mais il s'efforça de conserver son visage de grand-père. Combien de personnes avait-il pu attendrir et pousser à la confession avec son regard étudié ? Conscient de la force de ses yeux pétillants, le directeur de Poudlard se contraint de sourire au mage polaire face à lui, repoussant son malaise grâce à sa parfaite maîtrise des arts de l'esprit.
Face à lui, Vladmir maintenait son visage de mort, s'efforçant d'ignorer deux énergumènes en pleine crise de folie derrière le célèbre mage. Le vénérable choixpeau et le noble phénix essayez d'attirer son attention en gesticulant, André ondulant sa calotte alors que Fumesk battait des ailes le plus silencieusement possible.
'Arrêtez votre cirque tous les deux', pria silencieusement Vladmir en ouvrant cependant son esprit au choixpeau.
-Je vous ai connu enfant, M. Kemenov. Vos parents vous aimez profondément. Je suis sûr que vous… commença Dumbledore.
'Méfie-toi Vlad, il a quelque chose de…'
-…aimeriez les connaitre mieux. Je peux vous raconter leurs années d'école si vous le souhaitez.
-'…prévu si tu lui résistes !' s'exclama André.
-Je vous remercie, Monsieur le Directeur, mais je sais déjà tout ce qu'il faut savoir sur mes parents. Et vous dites m'avoir connu enfant ?
'Merci André, je crains le pire.'
-Oui mon garçon. Ah vrai dire, M. Kemenov, je suis également votre tuteur magique.
-…
-M. Kemenov ?
Albus Dumbledore s'arrêta immédiatement de jubiler intérieurement suite à son annonce, inquiet de la réaction anormale du jeune adolescent. N'importe qui dans cette école aurait dû être flatté d'être le pupille d'un mage aussi renommé que lui. Alors pourquoi par Merlin Harry Potter lui paraissait tellement furieux ?
Un silence écrasant occupait le bureau. Si les traits de Vladmir étaient toujours figés, deux choses rendaient le russe particulièrement effrayant. Ses yeux luisaient littéralement de fureur et sa magie glaçait l'air du bureau. Il n'était pas son tuteur. Il le savait. Depuis ses 4 ans. Depuis son premier passage à Gringott's.
Le gobelin, assis à son bureau, fronçait les sourcils.
-Comment cela, Albus Dumbledore est le tuteur magique de mon neveu ?
Si le tressaillement de la créature magique était imperceptible pour n'importe quel humain, le vampire négligemment adossé contre le mur du fond le nota et son sourit dévoila deux canines pointues. Sergei connaissait depuis longtemps les Kemenov et il assurait la sécurité de Katya et Vlad quand ils sortaient de la Tanière. Mais il était également leur ami, raison de sa présence dans ce bureau.
-Ne vous inquiétez-pas Maître de forge, Dame Kemenov n'est pas en colère contre vous, mais contre cet anglais. Dumbledore.
Vladmir, du haut de ses quatre ans, regardait avec fascination l'être face à lui, perdu dans la contemplation des deux puits noirs qu'étaient les yeux du gobelin. Bien loin des préoccupations de Katya qui s'était redressée pour arpenter avec fureur le tapis du bureau.
-Le Magenmagot a déclaré le lendemain de la mort de James Charlus Potter et Liliane Rose Evans-Potter que Albus Perceval Wulfric Brian Dumbledore serait tuteur magique du jeune Harry James Potter, aussi connu maintenant sous le nom de Vladmir Vassilievich Kemenov, reprit le gobelin d'une voix anxieuse en regardant la jeune femme furieuse.
-Le lendemain ? grogna Katya. Le lendemain ? Il n'a même pas attendu que ses parents soient enterré pour…
-Tatie... Dis Tatie…
Katya baissa les yeux sur son neveu qui tirait sur sa robe pour attirer son attention. Elle s'accroupit pour prendre le jeune garçon dans ses bras et le souleva, mettant leurs visages à la même hauteur.
-Oui mon chaton ?
-Pourquoi le gentil petit monsieur dit qu'un monsieur que je connais pas est toi ?
Un hoquet surpris derrière le bureau fit sourire le vampire dans l'ombre. Le gobelin semblait tétanisé par l'appellation de « gentil monsieur ».
-Parce qu'un monsieur a déclaré être comme moi pour pouvoir te surveiller.
-Pourquoi il veut me surveiller ?
Katya eut un sourire triste et caressa l'éclair sur le front de son neveu.
-A cause du méchant homme qui a fait partir papa et maman ?
La question, d'une naïveté touchante, fit soudain froncer les sourcils du gobelin.
-Excusez-moi, Dame Kemenov, mais lord Potter avait-il laissé un testament ?
Katya pivota vivement vers le gobelin, ses yeux étincelants de colère. Elle allait répondre quand Vladmir gigota pour être déposé par terre. La jeune femme le laissa descendre avant de reporter son attention sur la créature magique.
-Je suis surprise de votre question, Maitre Gorkolk. James a déposé son testament un an avant sa mort à votre filiale d'Angleterre. Lily a fait de même.
-Monsieur, pourquoi mon papa, il a fait un tastement ?
Le gobelin eut un sourire, dévoilant une rangée de dents pointues qui n'effraya pas le petit garçon debout à ses côtés. Le jeune russe pencha la tête sur le côté, curieux.
-Un testament, mon garçon, le reprit le gobelin.
-Tas… Tes...ta...ment…
Une étrange lueur passant dans les yeux de Gorkolk alors qu'il le félicitait d'un signe de tête.
-Ton papa a fait un testament pour protéger sa famille et ses biens et donner ces dernières volontés avant de partir.
Le jeune Vladmir acquiesça avec sérieux.
-Alors pourquoi j'ai pas eu ses derniers mots ?
Le gobelin plissa les yeux et son visage se fit aussi froid qu'une statue de glace alors qu'il se dressait devant l'enfant, leur visage à même hauteur.
-En tant que dirigeant de la filiale russe de Gringott's, je vous assure sur mon honneur que personne n'a jamais eu en sa possession le testament de James Potter ou Lily Evans-Potter.
Vladmir hocha la tête avec sérieux, conscient malgré son jeune âge que quelque chose d'important venait de se passer, même s'il ne comprenait pas. Gorkolk se tourna vers Katya et le vampire.
-Je dois contacter le seigneur gobelin d'Angleterre. Si ce testament existe bien, il y a une grave irrégularité dans la succession des voûtes Potter.
-Vous n'êtes pas mon tuteur magique, grogna Vladmir en s'extirpant de ses souvenirs, un son étrange provenant du plus profond de sa poitrine. Je suis adopté devant les lois magiques russes. Katya Kemenov est ma seule et unique tutrice devant la loi et Merlin.
-Non, mon garçon, sourit Dumbledore avec une lueur satisfaite dans le regard qui disparut presque immédiatement. Elle est peut être votre tutrice légale, mais je suis votre tuteur magique. Je vous rassure, M. Kemenov, je ne veux que votre bien, votre plus grand bien.
Vladmir retint la rage qui l'habitait en l'entendant bafouer une fois de plus les dernières volontés de ses parents. Car les gobelins avaient finalement mis la main sur le testament de James Potter. Non ouvert. Caché par un homme. Caché par Dumbledore. Et son tuteur magique, par la volonté de ses parents, était Katya.
Glacial, il se contenta d'hocher lentement la tête et se redressa légèrement.
-Est-ce tout, Monsieur le Directeur ? demanda-t-il d'une voix atone.
-Oui mon garçon, mais je pense que nous serons amené à nous rencontrer régulièrement. Je dois t'apprendre plusieurs choses concernant ton héritage… Passe une bonne soirée.
-Vous…
-Je te demande pardon ?
-Je vous demande pardon…
La lueur de satisfaction dans les yeux d'Albus Dumbledore se fit plus forte alors qu'ils pétillaient de joie.
-Mon cher Vladmir, nous allons nous côtoyer régulièrement, et je pense qu'en tant que tuteur, je suis en droit de te témoigner une certaine familiarité…
Vladmir ne répondit pas et se contenta de le regarder. Ses yeux étaient soudain vides de la moindre lueur, brillants juste de ce vert métallique alors que son visage restait glacial et blanc comme la neige. Lentement, il se détourna du directeur de l'école et quitta le bureau, aussi silencieux que la mort.
Il ignora Dumbledore, pâle derrière son bureau, le regardant partir en silence avant de se servir un verre de whisky pur-feu, qu'il descendit d'une gorgée.
Il ignora les élèves qu'il croisa le temps de son retour à sa salle commune, murmurant derrière son passage, effrayés.
Il ignora l'appel de Kévin alors qu'il passait le tableau gardant l'entrée de Serdaigle pour se dirigeait vers sa chambre.
-M. Kemenov…
Vlad s'arrêta sa marche au son de la voix fluette mais ferme avant de pivoter pour observer son directeur de maison.
Ce dernier garda une expression impassible malgré l'absence de vie dans le visage de son nouvel élève. L'entretien s'était visiblement très mal passé… Flitwick regarda les pupilles dilatées et le vert métallique et pencha la tête sur le côté, prenant un pari risqué.
- § J'espère que vous n'avez pas tué le directeur, M. Kemenov. §
Vladmir pencha la tête à son tour et ses yeux prirent lentement leur couleur naturelle. Le gobelin esquissa un sourire de satisfaction. Étonnant… vraiment étonnant.
- § Non maître de forge. §
-Suivez-moi…
Dans le silence de la salle commune, Vladmir emboîta le pas du gobelin qui se dirigea vers la porte de son bureau. Sur un signe de son directeur de maison, il s'assit et regarda le petit homme aux cheveux blancs s'affairer autour de lui, pointant successivement sa baguette magique sur les tableaux, les murs et les fenêtres. Les portraits se figèrent et devinrent plus mâtes, alors que les pierres brillèrent brièvement. Puis Flitwick se posa sur un fauteuil aux épais coussins colorés qui lui permettaient d'être à la même hauteur que son vis-à-vis.
Ils restèrent silencieux quelques minutes, Vladmir ne quittait pas des yeux le professeur de Sortilèges. Ce dernier savait que rares étaient les élèves qui soutenaient son regard. Il avait hérité des yeux entièrement noirs des gobelins, mais le jeune russe n'en semblait pas gêné.
-Je viens de lancer des sorts de silence pour empêcher Albus d'entendre cette conversation, commença le petit homme. Et je vous fais le serment que rien de ce qui se dira ou passera ce soir ne sera dévoilé de mon fait.
Le visage de Vladmir se détendit complètement sous le serment empreint de magie et il soupira en se blottissant dans le profond fauteuil qui l'accueillait. Une attitude enfantine qui rappelait que le jeune garçon n'avait que onze ans, malgré son attitude habituelle.
-Peu de sorciers connaissent le gobelbabil, M. Kemenov, commença Flitwick. Mais connaissez-vous également les Trois Visages ?
-« Un visage de vie pour ta famille tu auras.
Un visage parfait pour la société tu aborderas.
Un visage de mort pour les ennemis tu porteras.
Trois Visages tu seras et les nôtres protégeras ».
-M. Kemenov, qui vous a initié ? demanda Flitwick.
L'initiation était le terme qu'utilisaient les gobelins pour définir l'apprentissage des enfants aux mœurs et traditions du monde magique dans sa globalité. Seul un humain initié pouvait connaitre le proverbe des Trois Visages.
-Le Seigneur de Sibérie Gorkolk.
-Un nom prestigieux pour un initié qui l'est tout autant.
-De même que le vôtre, Maître de Forge.
-Laissez tomber les formules traditionnelles mon petit. Etes-vous lié à Katya Kemenov ?
-Il s'agit de ma tante.
Un sourire sincère apparut sur le visage du gobelin alors qu'il se calait confortablement dans ses coussins.
-Bienvenue à Poudlard, Prince de la cour des Mirages.
Vladmir se redressa, les sourcils froncés, avec de se souvenir du serment magique gobelin. Rien ne sortirait du bureau. Mais comment était-il au courant ?
-Je suis le neveu de Nirseca, et j'appartenais à la cour des Mirages anglaise, avant qu'elle ne disparaisse après la dernière guerre, répondit Flitwick à la question silencieuse. Katya Annapovna Kemenov commençait tout juste à se faire un nom dans la Russie quand la Cour anglaise s'est éteinte.
Vladmir sourit à son tour. Nirseca était une gobeline célèbre en Russie pour ses talents de blanchisseuse. Quelle que soit la provenance des gallions, elle arrivait toujours à les faire disparaître avant de les réintroduire sur le marché économique d'une manière parfaitement légale. Une excellente carte de visite, tout comme le tatouage stylisé que venait de lui montrer le petit professeur, à la base de sa nuque.
Les yeux verts croisèrent les puits noirs du gobelin, qui croisa ses mains devant lui avec gravité.
-M. Kemenov. Que s'est-il passé avec le directeur ?
Flitwick ne savait pas si Vladmir allait se confier, malgré toutes ses précautions et les preuves de bonne foi qu'il venait d'étaler. Le problème entre le directeur et le jeune russe semblait être au-dessus de ceux découlant d'une relation professeur-élève. A sa grande surprise, un sourire narquois se dessina sur le visage de Vladmir, bien que ses yeux restent furieux.
-Il se dit mon tuteur magique, cracha-t-il.
-Je doute que vos parents aient mis Albus Dumbledore en tant que tuteur magique. Même si je ne les connaissais pas vraiment, je savais qu'ils n'avaient pas confiance en lui à ce point… tempéra Flitwick d'une voix calme.
-Vous avez raison. Un homme, Sirius Black, était mon parrain et tuteur. Etant en prison, ses droits sont nuls, Merlin merci. Katya était la seconde nommée sur le testament de mes parents.
-Comment alors le directeur peut-il…
Le sourire de Vladmir se fit glacial.
-En bloquant la lecture des testaments. Il a ensuite demandé ma garde magique et confié la garde légale à ma tante moldue.
-Je ne comprends pas. Pourquoi n'a-t-il pas constaté votre disparition ?
-Je ne suis jamais allé chez Pétunia Evans et elle n'a jamais su que cet homme m'a abandonné sur son perron. Et un dicton moldu dit « pas de nouvelles, bonnes nouvelles ». D'après Katya, la sœur de ma mère hait la magie. Donc elle n'aurait pas gardé de contact avec le monde magique, encore moins avec Dumbledore. C'est la raison pour laquelle il ne s'est jamais inquiété.
Flitwick gardait un visage calme, mais intérieurement, il bouillait. Il admirait Albus Dumbledore, qu'il considérait comme un grand homme et un excellent directeur. Mais cette ingérence dans la vie du jeune Harry Potter – ou Vlad Kemenov – était inadmissible. Soudain, son esprit de gobelin nota un détail… important.
-Un tuteur magique a accès à vos voûtes, ne pas recevoir vos relevés de comptes auraient du lui mettre un pitiponk dans la tête.
-Exact. Sauf qu'avec l'accord de Gringott's, il reçoit toujours mes relevés de compte et agit avec mon autorisation dessus. Le seul retrait qu'il effectue de manière régulière est fait au nom de Vernon Dursley.
-Une pension ?
-Probablement. Officiellement, elle est envoyée. Officieusement, l'argent atterrit dans mon compte étudiant, non rattaché aux voûtes Potter.
Le professeur Flitwick acquiesça lentement, compréhensif de la colère du clan Kemenov. Leur rancœur concernant le directeur était fondée. Légalement, un testament prédominait quelque que soit la volonté des institutions morales comme le ministère ou de personnes comme Dumbledore. Les droits fondamentaux de la famille Potter avaient été violés de la pire manière possible. Mais Katya et Vladmir Kemenov avaient admirablement piégés le directeur de Poudlard à son propre jeu. Dumbledore se pensait tout puissant. Il n'avait en réalité aucun poids.
Après quelques minutes, Vladmir prit congés et rejoignit sa chambre. Epuisé, il se laissa tomber sur son lit et un petit serpent argenté se glissa sous sa chemise, le réconfortant de petites chatouilles sur ses côtes.
-Sasha… tu as été sage ?
-Comme toujours, siffla le serpent en sortant de l'encolure de la chemise pour venir s'enrouler sur sa gorge. Tu es énervé.
-Dumbledore… se contenta de dire Vladmir.
-Si tu me laissais le mordre, cela t'épargnerait bien des ennuis.
-Je vais y réfléchir, sourit le russe.
-Merde alors !
Vlad tourna vivement la tête, croisant les yeux écarquillés de Kévin sur sa petite petite vipère des glaces.
-Par le caleçon de Merlin, tu es fourchelangue !
Vladmir se redressa, méfiant, sa baguette à porter de main si son collocataire faisait mine d'ameuter les autres serdaigles. Après tout, les anglais associaient le fourchelangue aux mages noirs, non ?
Les yeux noisette de Kévin pétillèrent alors qu'il se jetait sur le lit de Vlad pour le regarder avec espoir et curiosité.
-Tu peux m'apprendre à le parler ?
Vladmir se détendit et éclata de rire, suivi par Sasha. Il adorait sa Maison.
Rin-chan : Oui chef, je continue =P ! Sinon, comme tu as pu le lire, je n'ai pas fait d'erreur sur le visage de mort ^^ Quant à Katya... mystère mystère =) Tu auras ta réponse, mais pas tout de suite !
