Bonjour. Je suis motivée à écrire en ce moment =).
J'espère que ce chapitre vous plaira;
biz à tout le monde.
Je n'avais jamais vu mourir autant de personnes sous mes yeux mais je m'y étais préparé depuis très jeune. Bourgoclosh, mon village natal, était construit le long d'une façade de montagne. C'était à double tranchant, vous ne pouviez que monter ou descendre. Voilà pourquoi l'endurance et les jambes musclées étaient naturelles pour ceux qui y vivaient. Il était, de plus, envahi de sapin. Des petits ou des grands, des larges ou des fins, se piquer avec leurs épines fut ma toute première sensation de douleur. Je m'en souvenais parfaitement, c'était à l'âge de mes trois ou quatre ans et j'avais décidé de me balader avec mon meilleur ami hors de l'attention de nos parents. On s'était échappé excité du sentiment de danger que cela pouvait représenter, mais nous nous étions perdus. Il y avait des épines partout sur l'herbe et j'étais tombé à cause des larmes qui me troublaient la vue. Heureusement qu'il était là. Nous étions tous les deux nés la même année mais mon camarade était d'une adresse impressionnante comparé à moi.
« Pourquoi tu pleures ? Il suffit de réflechir aux chemins qu'on a fait et faire l'inverse. »
Il me ramena à ma mère inquiète sans trop de difficulté et les jours d'après j'avais des pansements sur chacun de mes doigts. Je trouvais ça marrant à l'époque, je pensais ressembler aux aventuriers que ma mère soignait à son auberge et qui étaient couverts de bandages. Il y avait eu un jour un épéiste renommé qui était passé par notre village. Lors de sa convalescence il m'avait raconté l'un de ses voyages et son combat contre un dragon géant, puis celui où il avait terrassé des lions électriques et enfin sa rencontre avec un soldat incroyable que je me mis admirer autant que lui. Il s'agissait d'All Might. Leur amitié s'était tissée durant une bataille avec des créatures terrifiantes qui avait voulues détruire une ville entière. Ce fut ainsi que je me forgeai une image de ces êtres hors normes qu'on appelait sorciers ou abominations, et que naquit en moi le rêve de devenir un soldat. Je voulais vivre les mêmes conquêtes et lutter de la même manière que mes modèles. Je m'étais alors forgé une épée de bois et avais commencé à m'entraîner dès la plus tendre enfance avec mon ami qui lui aussi était intéressé par l'escrime. Nous eûmes même un coach à une certaine période.
« Sois plus souple dans tes coudes, tu es trop tendu. »
« Fais toujours attention à tes arrières. »
Je n'avais pas de père mais ma mère me soutenait dans toutes mes démarches. Elle était toujours là pour m'aider de son maximum et me chouchouter. Les parents de mon compagnon de jeu étaient quand à eux rarement au village. Ils voyageaient pour créer des remèdes et potions toujours plus fortes et soigner les blessés. C'étaient des gens courageux et ils étaient très proche de ma famille. Leur fils vivait donc la plupart du temps avec nous et participait aussi aux taches faciles de l'auberge. Je l'adorais mais il était devenu de plus en plus solitaire et me parlait de moins en moins. Je m'étais alors mis à le suivre en cachette. Sans lui je m'ennuyais souvent.
C'était une douce époque, j'étais encore si naïf et emprunt de tant d'optimiste. Enfin cela n'avait pas totalement changé non plus. Le principal changement c'était...
« Kacchan... »
Le lieutenant était à mes cotés jusqu'à il y a cinq minutes. Je m'étais mis à me remémorer tout cela et lorsque je repris conscience de ce qui m'entourait j'étais seul assis sur un sol de terre froide. Un dégradé de couleur enjolivait le ciel obscure. Je me levais et entrepris de prendre des nouvelles et de proposer un soutient à tout ceux qui m'entouraient. Je tenais peut-être cette serviabilité de ma génitrice. Elle qui me manquait tant. J'aurais voulu la remercier d'avoir élever un enfant aussi excité que moi. Je voulais lui dire que j'avais participer à ma première vraie bataille et que c'était épuisant pour le morale de voir des cadavres et du sang. Mais que je ne céderai jamais, que je ferais de mon mieux pour continuer dans cette voix qui m'importait. Oui. Je servirai mon royaume et combattrai le mal.
XXX
Bakugou avait les yeux posés sur le rose et l'orange des cieux. Il était allongé sur une étendue d'herbe d'un parc et un air agréable caressait son corps. À une certaine période de sa vie il se retrouvait chaque soir dans cette position. La solitude le rongeait et il pleurait. Malgré son inexpérience il avait toujours réussi à survivre et à vaincre dans chaque situation. C'était sa haine et son ingéniosité qui lui avaient permis de s'en sortir. Elles étaient un appuis essentiel dans la vie de chien qui avaient été sienne après avoir quitter son village natale.
Kirishima le rejoint d'un pas peu assuré et se posa à son tour sur l'herbe.
« Salut. »
Aucune réponse.
« Tu vas bien? »
« Hum. »
Le loup se souvenait. Il y avait eu une tête rousse idiote qui ne voulait plus le lâcher après l'avoir croisé. Il souriait toujours bêtement en disant son nom, lui demandait toujours des conseils sans prendre en compte ses insultes rabaissantes, et sa bonne humeur était très souvent là pour le calmer. Et puis il y avait eu des cris déchirants de souffrance émanant d'une tour d'acier perdue au fin fond d'un lieu lointain. Eijiro avait insisté pour y aller et délivrer le prisonnier torturé.
Pour lire la joie sur le visage carré et voir les jolies dents en piques de ce dernier, Bakugou aurait fait n'importe quoi en ce temps là. Ils s'y étaient alors rendus, avaient recueillis une bête intenable. Puis bien plus tard ils avaient accepter dans leur groupe un humain malheureux.
Les deux garçons restèrent avachis à profiter de la nature. Ils en avaient vécu des choses. Des conflits il y en avait eu plein, et ce n'était pas un de plus qui allait les empêcher de se retrouver. C'est pour cette raison qu'ils attendaient le retour de leur camarade électrique avec impatience. Ils voulaient revivre ces instants de bonheur et de complicité qu'ils avaient eus. Retrouver l'attachement qu'ils se portaient tous. Le loup avait cherché le blond partout sans succès alors il avait finalement décider de patienter calmement. Ils n'étaient d'ailleurs plus partis en missions, la capitale grouillait de soldats, et c'était beaucoup trop dangereux pour deux personnes. En revanche ils travaillaient un peu pour gagner de quoi se nourrir. Ils taillaient le bois, aidait dans des constructions de bâtiments que Bakugou mourrait d'envie de détruire, et parfois sortaient du village en tant qu'aventuriers pour vendre des peaux de monstres ou d'autres produits du genre.
Sero pour sa part squattait des bars pour être constamment à jour sur les agissements de l'armée. Cette soirée là il était dans le nord de la mégalopole, il buvait modérément en bavardant avec des habitants. Il entendit parler de la mort d'une petite fille, et de la quête qu'avait remplit Todoroki. Quant les ténèbres furent bien étendues et qu'il ne restait plus que les lumières des commerces pour éclairer les rues, trois individus vinrent commander de l'alcool. Il y avait une femme aux chignons qui scrutait autour d'elle d'un air fou, un homme au physique si abîmé qu'il horrifiait les gens présents, et un autre qui portait un étrange masque en forme de main. Ils étaient tous les trois armées et obscurcirent l'ambiance. Sero qui savait ressentir le danger se sentit menacer quand la femme posa un œil sur lui. Il intériorisa et s'obligea à penser à quelque chose d'agréable. Une douceur lui vint à l'esprit.
« Salut toi. Je m'appelle Sero et je vais voyager avec vous un moment.»
Il s'était agenouillé près d'un jeune adolescent aux longs cheveux blonds qui cachaient son visage et lui descendaient jusqu'aux avant-bras. L'enfant avait plongé sa tête dans ses coudes pour ne pas avoir à répondre.
« Tu n'as pas à t'en faire, je suis peut-être humain mais je ressens la même chose que toi. »
« Est-ce que Baku et Kiri t'ont dit ce que j'étais ? »
Sa voix était juvénile et triste.
« Ce que tu es ? »
« Je suis un monstre… »
« Que veux-tu dire par là ? Tu sais que tes compagnons sont aussi des sorciers comme toi. »
« Non... Moi je suis à part… Les explosions de Baku me réchauffent quand j'ai froid, le durcissement de la peau de kiri me protège. Mais moi, mes pouvoirs ne servent à personne. Ils ne servent qu'à faire le mal et à tuer… Je veux être utile. »
Alors que son cerveau revivait cette scène le bar était pétrifié de terreur.
« Alors monsieur le patron, on ne paye toujours pas ses taxes ? He-he...»
L'homme derrière le comptoir tremblait comme une feuille et suait à grosses gouttes.
« Je payerai mes dettes au plus vite je vous le promets... »
« Cela fait bientôt un an que tu nous rabâches la même chose. Nous on a eu la permission du roi. »
« On peut te prendre ton entreprise ainsi que tout ce qui t'appartient. He-he-he ! »
« Ne faites pas ça je vous en pris… Je ferais tout ce que je peux... »
L'un des trois soldats -car ils étaient des soldats, de généraux même- expliqua à l'endetté qu'il était trop tard et qu'il devait dès demain tout abandonner, préparer ses affaires, et qu'il serait exilé dans un village où il travaillerait les champs. Mais le concerné soulevé de colère se mit à crier en attrapant une hache de décoration pour les attaquer.
« Vous ne pouvez pas me voler tous mes rêves comme ça ! »
Il fut décapité d'un coup pour avoir porté une arme sur eux. Les clients s'enfuirent tous en hurlant d'effroi, seul Sero resta bouche bée devant l'action. Son ventre brûla de désarroi au point qu'il dut se retenir pour ne pas vomir. Il ne put s'empêcher d'agripper l'épaule de celui qui portait un masque pour ne pas que ces trois odieux guerriers partent si vite.
« Est-ce que cette homme avait une famille ? Demanda-t-il sèchement »
« Je ne crois pas non... »
« Mais si Shimura, il a des mômes, souviens toi. »
« Ah oui c'est vrai… J'avais essayé de l'obliger à payer ses dettes en l'éloignant de ses gosses. Ils ont étés envoyés en pension je sais plus où ça n'a pas d'importance... »
« Mais dit donc toi, ton regard est plein de haine he-he, c'est contre nous que tu es si énervé ? Rigola la femme aux airs de folie. »
Énervé… ce terme renvoya de nouveau Sero dans le passé. Cette fois ci le blond avec qui il parlait était plus âgé et avait une coupe de cheveux plus courte.
« Tu n'as pas à être énervé contre toi même Kaminari. Tu fais de ton mieux. »
« Je ne sers à rien … J'hésite toujours au dernier moment ! Eux ils foncent toujours dans le tas… mais moi je ne suis qu'un lâche... »
Le brun sortit de sa rêverie lorsqu'un coup de point à l'estomac l'obligea à lâcher l'épaule qu'il tenait. Il s'écroula au sol en crachant du sang.
« Qu'est-ce qu'on fait de ce gars là ? »
Non. Sero n'avait jamais trouvé que son ami électrique était inutile ou lâche. Il avait toujours essayé de surmonter ses faiblesses. Il avait travaillé sur la maîtrise de son pouvoir difficilement gérable et s'était plongé dans des ouvrages complexes parlant du cerveau humain et de techniques complexes de manipulation alors qu'il n'aimait pas du tout lire. Son ami était extraordinaire et imposait le respect. Il voulait le lui dire. Lui dire que sans lui il aurait continuer à penser que son but ultime était la vengeance, lui dire qu'il l'avait aidé de bien des manières, lui dire qu'il avait encore besoin de lui... Il intériorisa une dernière fois son agitation. L'image qui lui vint était celle de Denki qui riait aux éclats en se moquant d'un Bakugou tremper d'œufs et de crème...
