Salut bande de petits cochons qui mangent des trampolines ! ( Mais elle est devenue complètement folle !)
J'ai vu le dernier épisode de Slg hier... J'ai pleuré comme une madeleine pendant 5 minutes. ( la fragile, putain...)
Bon, vous allez me tuer pour ce chapitre... Je préviens : Il va y avoir du gore ! ( InconnuE tu vas être contente, sadique va.)
Allez, bonne lecture !
Sept
Les jours qui suivirent l'enterrement de Julia, sa mère, son père restait dans sa chambre, les volets et la porte fermés. Il ne répondait pas quand Mathieu l'appelait. Même quand celui-ci réclamait à manger. Cela faisait maintenant 4 jours. Quatre jours que le petit de 3 ans n'avait pas mangés. Il avait les joues creusées, il avait tout de même trouvé de quoi boire, au robinet, mais ça ne suffisait pas. Il partit s'allonger sur son lit et sanglota. Pourquoi son père ne répondait-il donc pas ? Il songea à sa mère... à l'enterrement, son papy lui avait expliqué que sa mère était partie là où allaient les personnes âgées et les gens malades. Le petit lui avait répondu en pleurant : « Mais... Maman n'est ni vieille ni malade ! »
« Ecoute, Mathieu, avait alors commencé son grand-père, ta maman a eu… un accident. Son avion est tombé. A ce moment-là, madame la mort est venue la chercher… Elle a emmené ta maman au paradis, elle va retrouver Mamie ! Elle sera heureuse là-bas… » Mathieu était partit en criant « Mais maman m'aime ! Elle ne serait jamais partie longtemps loin de moi et papa ! »
Un bruit de sonnette le tira de ses pensées. Il descendit les escaliers et ouvrit la porte en sautillant pour enlever le verrou. C'était Sophia, sa tante.
« -Bonjour, mon chou… Mais ! Mathieu ! Qu'est-ce qu'il t'es arrivé ? Regarde-toi… Tu es tellement… Maigre. Où est ton père, il va avoir droit à une discussion. »
« -Il est dans sa chambre… » Fit le petit à bout de forces. Sa tante se dirigea vers la chambre en question tout en marmonnant des petits « comment peut-il laisser son fils dans cet état… » Elle se stoppa.
«- Tu ne trouves pas qu'il y a une odeur… bizarre ? » Demanda Sophia. En effet, une odeur étrange sortait de la chambre. La femme appela plusieurs fois son père, sans réponse. Elle tenta d'ouvrir la porte et se rendit compte que celle-ci était fermée à clefs. Elle commença donc à donner de grands coups de pieds pour défoncer la porte qui céda. Sophia entra rapidement, en se bouchant le nez. Elle eut un temps d'arrêt avant de porter ses mains à sa bouche. Elle s'assit doucement et se mit à pleurer.
« -Qu'est-ce qu'il se passe, Tati Sophia ? Je peux enter ?» Demanda le petit qui était resté à la porte. La pièce était sombre, Mathieu ne pouvait distinguer ce qui se passait dedans.
« -Non, Mathieu. Surtout… N'entre pas. » Sa voix tremblait. Mathieu ne comprenait rien. Il entra lentement, prudent. Une odeur répugnante le fit tousser, lui donna envie de vomir. Ses yeux s'adaptèrent à l'obscurité. Il vit son père, allongé, dans le fond de la pièce, un couteau à la main. Son corps était inanimé, sa poitrine ne se soulevait pas. Une flaque de sang sec était répandue près de son corps. Ses bras étaient mutilés, son visage aussi. Mathieu s'approcha du cadavre de son père, fébrile. Il observa la deuxième personne qu'il aimait le plus après sa mère. Le petit s'effondra à genoux près de son père. Celui-ci était livide, les yeux ouverts. Mathieu pleurait. Il avait compris maintenant. Sa mère ne reviendrait pas. Son père ne reviendrait pas. La mort les lui avait pris.
Katyllis partit chercher des couteaux qui se trouvaient dans la chambre du Patron. Elle était déjà venue fouiller pendant son absence, ce qu'elle y avait trouvé était aussi intéressant que dégoutant : des couteaux avec un peu de sang dessus, des capotes usagées (beurk) et quelques bouteilles vides. Elle dégagea tout le bordel et prit trois couteaux qu'elle distribua à Tao et Maître Panda. Elle en garda un dans sa poche. Pas question qu'elle en donne un à un gamin pleurnichard, un drogué et encore moins à Isil. Le dernier couteau serait bien plus utile si elle l'avait. Ils prirent la voiture de Mathieu et partirent en direction de l'asile désaffecté. Mathieu sembla connaître le chemin par cœur, ce qui attira l'attention du Geek :
« -Mathieu, comment ça se fait que tu connaisse le chemin ?! »
Mathieu ne répondit pas, c'est Tao qui s'en chargea :
« -Vous êtes tous connectés à Mathieu, mais cette connexion est souvent « éteinte ». Vu que le Patron est en danger, la connexion s'est rétablie et Mathieu sait où il se trouve et il ressent sa douleur. » Mathieu gémit, comme pour prouver ce que venait de dire Tao. Elle posa une main rassurante pour calmer le jeune homme. Comment le Patron avait-il pu se faire choper ? C'était le plus fort de la « famille »… Il ne sentait plus le criminel dans son esprit. Comme si il y avait un filet imaginaire autour du patron dans son âme, l'empêchant de le faire revenir dans sa tête comma à son habitude quand le criminel se faisait choper par la police ou qu'il voulait rentrer en vitesse sans être vu.
Le Patron ouvrit ses yeux avec difficulté, il voyait trouble. Une douleur lui brulant l'intérieur, la même que quelques minutes, peut-être des heures ( ?) plus tôt, mais heureusement pour lui, celle-ci était moins intense.
« -hm, oui. Bien sûr. Oui monsieur, nous ferons le nécessaire. » il entendait des bribes de conversation téléphonique de la pièce d'à côté.
« -Oui, oui. Nous ferons notre possible monsieur. Les tuer ?! … Oui, bien sûr le tuer, ce n'est qu'une seule personne… Nous tenons une des personnalités multiples, il vont certainement arriver dans très peu de temps. » il y eut un blanc. « -Evidemment ! cela va de soi ! Notre personnel a été entrainé pendant quelques mois pour répondre à une attaque potentielle. … Hm. … Des armes ?! mais m-monsieur nous ne sommes pas autorisés à avoir des armes dans ce b… O-oui monsieur. Enlevez au moins les armes à feu monsieur, imaginez que le patient arrive à en prendre une… Merci monsieur. » Le Patron fulminait : il était en position de faiblesse et il détestait ça. En plus il était un ridicule appât pour… tuer Mathieu et les autres…
« -Putain… »murmura le jeune homme en bougeant. Ce mouvement ranima la douleur qui lui arracha un petit gémissement.
« -Alors, on fait moins le fier quand on est attaché hein ? » commença l'infirmier à travers le micro. « t'es rien qu'un monstre sortant de l'imagination d'un fou ! »
Le Patron prit plus ça pour un compliment qu'une insulte.
« - Eh ouais, un monstre capable de te tuer… tu vas voir quand je sortirais de là… je vais t'ouvrir la main avec tes propres ongles, te trancher la gorge avec une de tes dents et je t'enfoncerai ta putain de seringue dans le cul ! menaça le Patron. En pointant la seringue que tenait l'infirmier.
« -Ah ? la seringue tu dis ? Ça doit faire mal… Le docteur dit que ça provoque une douleur presque égale à celle de l'accouchement… enfin, celle qu'on t'as mis tout à l'heure, celle-là, dit-il en montrant une seringue avec un liquide jaune, arrive à infliger une douleur égale à l'accouchement… mais pas la même non… on a jamais réussi à recréer la douleur que produit un accouchement. Mais bon, celle-ci pourra te faire autant souffrir que ta gentille petite mômant quand elle t'as sorti de son bide. Ah nan, c'est vrai… t'as pas de mère. » dit l'infirmier en entrant dans la pièce blanche. Il s'approcha du criminel, la seringue en main.
« -Qu'est-ce que t'essaie de faire, espèce de pute unijambiste… » railla le Patron, pas très sûr de lui.
« -Tu vas avoir l'honneur de ressentir autant de douleur que si t'étais une salope en train d'accoucher. » répondit l'autre en ricanant.
Non… il n'allait pas… l'homme en blouse sortit une goutte de produit de la seringue. Celle-ci coula le long de l'objet et tomba, laissant une tâche jaunâtre par terre. Il approcha la seringue du nez du Patron, la fit danser devant des yeux, recula, comme pour viser… et planta l'objet pointu dans la jambe du criminel qui hurla. Un hurlement terrifiant. Il regarda une dernière fois l'infirmier en tenant sa jambe. La douleur fut tellement puissante qu'une larme coula le long de sa joue meurtrie par les coups, et il sombra.
Mathieu poussa un cri inhumain, ses personnalités se tordirent de douleur. Tao conduisait rapidement, stressée. Katyllis et Isil se regardèrent puis Isil tenta de rassurer le Panda, ce qui ne servait à rien.
« -Putain mais accélère ! » fit le panda, la voix modifiée par la douleur qu'il ressentait. Cela faisait plus d'une heure qu'ils roulaient et Mathieu commençait à tourner de l'œil. Quant aux personnalités, elles souffraient moins qu'au départ, mais elles venaient de ressentir une vive douleur au cœur.
« -Calmez-vous. On sait que ça fait mal, mais ça passera. Enfin, ça passera pour les personnalités. Mathieu, vu que tu es leur créateur, c'est toi que le produit cherche à atteindre. Tu dois ressentir, euh, comme… une… comme si tu brulais de l'intérieur non ? » dit Tao, étrangement calme vu la situation.
Il ressentait exactement ça. Comment pouvait-elle savoir tout ça ? Non. Ça ne se pouvait pas… Bien sûr que ça se peut, elles étaient des cobayes. Elles ont sûrement subit des opérations plus douloureuses… tout ça pour lui… Tout ça à cause de lui… Il s'en voulait tellement ! Il gémit un peu, pas de douleur, non, parce qu'il pensait à tout ce que les jeunes femmes ont subi à cause de lui. Isil l'enlaça. Il imaginait Tao sur une table, le ventre ouvert. Il la voyais pleurer, crier et se taper la tête contre le mur pour tenter de lutter contre la douleur de perdre Isil et Katyllis. Il imaginait Katyllis et Isil avoir conscience qu'elles disparaissaient, se voir se faire effacer de l'esprit de Tao... Cette pensée le fit trembler, elles avaient dû tellement souffrir... Il se mordit la lèvre pour ne plus y penser, il en parlerait plus tard. Il fallait qu'il se concentre pour sauver le Patron. Il le voyait, l'image encrée dans son cerveau : le criminel, assis dans une salle blanche, du sang sur le visage, la tête tombante.
Tao gara la voiture derrière le bâtiment. L'asile était en piteux état : Certains murs étaient troués et les fenêtres étaient cassées. Katyllis prit un jouet défoncé qui avait dû appartenir à une petite malade. Elle l'observa un instant puis le balança.
« -Ca faisait longtemps… putain. Fallait qu'ils l'emmène ici, sinon c'est pas drôle hein ? c'est ça ? C'est tellement plus amusant de nous rappeler tout ce qui s'est passé ici ! » Fit Katyllis, à fleur de peau.
Isil s'approcha d'elle et la prit gentiment dans ses bras.
« -Calme toi Kat, s'il te plaît… » La femme à la clope la regarda, ses yeux verts étaient remplis de rage il y a peu mais il se transforma en regard attendri… avant de devenir déterminés. Mathieu vit ses yeux passer du vert olive au doré virant orange. Il mit ça sur le compte de la douleur.
« -On va tous les défoncer. » dit-elle.
Mathieu avait le plan du bâtiment encré dans le crâne. Il le dessina par terre et ils purent élaborer un plan à la vite fait.
« -Mathieu, tu restes ici avec le hippie, dit Tao, les autres, vous venez avec moi. Je connais bien le bâtiment, y'a des planques et des endroits secrets un peu partout, on fonce, on prend le patron et on se tire en vitesse. Pour la suite, on verra plus tard. OK ? »
Mathieu gémit de douleur.
« -Non, pas OK. Je viens avec vous. »
Tao parut gênée un instant mais se reprit rapidement :
« -Pas de discussion là-dessus Mathieu, tu restes ici. Regarde toi, tu ne tiens pas debout ! En plus… non rien. Tu restes, c'est tout. Je voudrais éviter que tu finisses en cobaye. » Sur ce, Tao, Maître Panda, Isil , le Geek et Katyllis partirent vers un trou caché derrière un buisson.
Mathieu attendit quelques secondes, puis les suivi, discrètement.
« -Eh, Tao t'as pas dit de rester là, gros ? En plus tu marches bizarrement… » Demanda le Hippie.
« -Je supporterais pas de les voir se faire enfermer sans avoir rien pu faire ! » Il le laissa en plan et partit.
Lorsqu'ils entrèrent, le petit groupe eut droit à un bien triste spectacle : le Patron, attaché à une vulgaire chaise en bois, le visage en sang, une seringue plantée dans la cuisse. Il était évanoui. Des hommes se tenaient autour de lui. Ils se retournèrent vers la porte et sortirent des couteaux.
« -Vous voilà mes petits chatons… » fit un des hommes.
Maître Panda et le gamin commencèrent à paniquer, ils regardèrent les trois jeunes femmes, à la recherche d'ordre. Elles semblaient calmes, ce qui perturba les deux personnalités. Isil se tourna vers Tao, ses yeux devinrent rouges pendant une fraction de seconde. Le Geek recula d'un pas.
Mathieu arriva derrière le petit groupe, il vit les yeux d'Isil changer de couleur.
« -Tao... Je peux ? » demanda Isil. Katyllis pinça ses lèvres, elle appréhendait quelque chose… mais quoi ?
« -Je pense que c'est le moment, oui. » Il n'en fallut pas plus pour Isil. Elle entra dans la pièce blanche, avança calmement vers le premier homme, qui fut déstabilisé par son assurance alors qu'elle devrait trembler. Il tenta d'enfoncer son couteau dans la peau de la petite, qui esquiva avec une rapidité impressionnante.
« -Tu vas libérer mon pote et je vous laisserait tranquille d'accord ? Sinon, je vais procéder à la manière forte. »
L'homme ria.
« -Nan mais regardez la ! Pour qui elle se prend, la gamine ? Superman ? »
Les yeux d'Isil virèrent au rouge sang. L'homme pâlit.
« -Enfin, on va pouvoir s'amuser. » Dit Isil d'un ton qui ne lui ressemblait pas, on aurait dit qu'elle était possédée. Elle s'approcha de l'homme, qui devait bien faire 1m80, la petite le prit par le cou et serra. Elle l'étranglait ! L'homme tenta de se défaire de son agresseur : en vain. Elle lâcha sa proie. L'homme tomba et ne se releva pas. Sa poitrine ne se soulevait plus. Mathieu savait plus que bien ce que ça voulait dire. Le schizophrène, maître panda et le geek pâlirent. Le geek regarda Tao, espérant la voir en panique, ce qui ne fut pas le cas. Elle et Katyllis étaient gênées, mais pas terrifiées, ni en panique. Le panda et lui se dévisagèrent, choqués. Isil ne semblait pas vouloir s'arrêter là. Elle se plaça devant un deuxième homme qui balbutia :
« -On… On peut discuter ! »
« -Pas question, votre pote voulait pas... Et j'ai bien envie de vous régler votre compte, bande d'ordures ! Vous avez fait du mal à Tao et Katyllis, vous devez mourir pour ça. » Elle fit ouvrir la bouche de l'homme, plaça une de ses mains à l'intérieur, elle mit l'autre de l'autre côté de sa bouche et lui fit ouvrir la bouche, sans s'arrêter, jusqu'à ce que sa mâchoires se détache du reste de son crâne. L'homme hurlait, le sang giclait du fond de la gorge de l'infirmier, tachant le mur auparavant blanc.
« -Tiens ça me fait penser à une réplique du Patron, commença Isil, Lui préfère les murs maculés de blanc, moi je les aime rouge sang. »
Les autres tentaient de fuir, mais Tao et Katyllis bloquaient le passage. Elles étaient beaucoup moins fortes qu'Isil, mais ces hommes ne voyaient que trois monstres totalement identiques. Isil cassa le bras d'un autre, lui arracha et lui planta dans le ventre. Celui-ci tomba, les yeux écarquillés. Sa dernière image fut celle de Mathieu, horrifié. Isil regarda les deux derniers homme, elle sauta littéralement sur un des deux, plongea la main dans sa cage thoracique et lui arracha le cœur, elle regarda l'organe qu'elle tenait, observa les moindres recoins de ce cœur. L'organe se mouvait encore un peu mais elle l'écrasa. Le sang gicla dans toute la pièce. Même le Patron eut le visage bâclé de liquide rouge. Elle lécha l'organe coulant avant de le lancer sur le dernier homme qui se recroquevilla, la voyant arriver. Il la supplia.
« -Isil, ils en ont eu assez. Isil ! Laisse-le ! » Dit Tao.
Elle ne semblait rien entendre. Elle prit l'homme et le balança de l'autre côté de la pièce, empalant le pauvre homme dans le mur. Isil se retourna, elle semblait folle dingue, du sang tachait ses vêtements, son visage était recouvert d'éclaboussures de ce liquide rouge. Elle rit, ce qui fit frissonner le groupe. Elle planta ses yeux dans ceux de Mathieu, elle se regarda dans la vitre sans teint. Devint livide. Elle semblait prendre conscience de ce qu'elle venait de faire en regardant le sang et ses victimes étalées au sol. Elle regarda ses mains ensanglantées, regarda une nouvelle fois Mathieu, le pointa du doigt en balbutiant quelque chose d'incompréhensible, ses yeux redevinrent verts et elle tomba dans les pommes. Tout le monde se retourna vers lui.
« -Oh non, mon dieu… » Dit Tao en se retournant.
Le patron se réveilla. Il devint livide en observant la pièce maculée de sang : des hommes, morts, du sang, partout. Un homme avait un bras dans le corps, un autre avait la cage thoracique à l'air, un troisième était enfoncé dans le mur et le dernier avait la gorge ouverte. Il vit Isil, étalée à ses pieds. Il regarda Tao, et comprit.
« -…Putain, elle cachait bien son jeu la gamine. »
Katyllis coupa la corde qui le retenait. Il arracha la seringue plantée dans sa cuisse en ronchonnant. Il souffrait encore un peu mais le produit ne faisait presque plus effet. Il mis Isil sur son épaule comme un vulgaire sac : elle était très légère. Personne ne parla pendant le chemin du retour. Mathieu regardait Tao, il voulait des explications. Celle-ci avait bien sentit le regard de Mathieu sur son dos. La jeune femme ne le regarderait pas. Elle avait terriblement honte... Elle garda les yeux rivés sur la route. Isil était toujours évanouie, la tête contre l'épaule du Patron. Parfois, Katyllis regardait le criminel, il tournait les yeux vers elle, puis elle détournait le regard. Elle observa la petite Isil, elle avait du sang partout … Mon dieu, ils l'avaient vue comme ça. Rien ne serait plus pareil désormais .
En arrivant, Katyllis se proposa pour porter Isil, mais la Patron insista. Il l'amena dans la salle de bain, suivi de Katyllis.
« -D'habitude, je l'aurais déshabillée… mais bon, je lui dois la vie là… donc, je te laisse faire. Mais la prochaine fois, je la raterais pas. » Fit le criminel. « -Je me lave juste après, grouille toi où je la verrais « accidentellement » nue … » dit-il avec son éternel sourire carnassier. Il partit. Kat déshabilla la petite, tenta de la réveiller, en vain. Isil avait le même corps qu'elle, mais elle était toujours gênée de la voir nue. Elle la lava, en faisant attention à ne pas toucher à la blessure qu'elle s'était faite : lorsqu'Isil s'était évanouie, elle était tombée sur du verre pilé. Elle retira les morceaux de verres, Isil gémissait un peu. Le sang coulait et se mélangeait à l'eau de la douche. Elle nettoya les plaies qu'elle s'était faite au visage, lui lava les cheveux, Elle l'enveloppa dans une serviette et l'emmena sur le canapé. Kat jeta les vêtements de la petite à la poubelle : la robe blanche était désormais quasi-totalement rouge. Kat eu envie de vomir mais se retint. Elle retourna dans le salon et s'enfonça dans un fauteuil. Tout le monde tentait de garder une bonne ambiance malgré ce qu'il s'était passé quelques heures plus tôt.
« -…Bon, c'est pas tout, mais il est 14h30, dit le panda, qui… a faim ? »
Katyllis revit Isil, ensanglantée, arrachant le cœur d'un infirmier. Elle se leva et partit en direction des toilettes.
On entendit un bruit de vomissement.
« -On va attendre un peu avant de manger, ok ? » fit Mathieu. Il se leva et prit Tao par la manche.
Mathieu l'emmena dans sa chambre. Elle tremblait et était livide.
« -Tao, pourquoi tu ne m'as rien dit sur Isil ? »
Elle rougit. La jeune femme avait souvent été tentée de lui dire, mais elle n'osait pas. Elle baissa la tête.
« -je… M-matt… » Elle s'effondra dans les bras du jeune homme. Elle pleurait souvent comme cela, dans ses bras. Elle était un peu comme sa sœur… Ils ne savaient rien du passé de l'autre, et cela ne les gênaient pas. Sauf à ce moment-là.
« -Tao, je veux plus qu'il y ait des secrets entre nous. Maintenant on se dit tout, ok ? »
Tao secoua la tête
« -N… Mathieu, si je te disais tout sur moi, tu partirais. Et moi… moi je veux pas te perdre tu comprends ? »
Elle retourna dans le salon.
« -Je vais faire un tour, j'ai besoin de prendre l'air. Tu viens Isil ? » Dit Tao, la mine triste. Isil, qui venait de se rhabiller avec un tee-shirt appartenant au Geek et un vieux slim qu'avait retrouvé Katyllis dans son armoire.
Elles allèrent dans un parc. Il faisait bon, la pluie avait cessé mais le sol était toujours humide. Cette année, l'automne était doux. Des enfants jouaient dans la boue, ils ne se souciaient de rien, eux. Tao prit une grande inspiration et regarda sa petite protégée.
« -Ecoute, tu ... On ne peut pas continuer comme ça Isil... »
Isil lui sourit tristement et lui posa un doigt sur la bouche. Elle savait très bien ce que comptait faire sa créatrice. Elle avait raison, Isil avait tout de même tué tous ces hommes.
« -Je le mérite, je ne suis qu'un monstre, une erreur. Fais-le. De toutes manières, je n'aurais pas pu supporter le regard des autres après. C'était vraiment bien avec vous tous… Dis à Katyllis que je l'aime fort. » Une larme coula sur sa joue mais elle souriait toujours. Elle enlaça sa créatrice.
« -Je t'aime Isil. » dit Tao dans un sanglot.
Elle prit les mains de la petite et elle l'effaça de son esprit. Isil disparut dans un coup de vent, son sourire mélancolique aux lèvres. Tao lui fit un signe de la main puis fondit en larmes. Elle rentra, sur le chemin, elle revit les enfants jouer, elle pleura de plus belle. Elle fit revenir Katyllis dans son esprit.
Héhéhé... Regardez ce suspense... Je me suis éclatée à faire ce chapitre, ( oui je suis sadique aussi ) Mais Tao a supprimé Isil ! AAAAAHHHHH ! Je me déteste d'avoir fait ça... Mais bon. Gros bisous sur vos faces de cochons qui mangent des trampolines !
