Voldemort complote.
-Rodolphus, tu n'es qu'un imbécile, abruti et ignare. Voilà deux mois que tu traques les deux fugitifs et rien ! Pas le moindre indice, hurle le seigneur des ténèbres. Je te laisse un mois de plus, passé ce délai tu goûteras à ma fureur et à mes cachots.
-Maître, essaye d'expliquer le mangemort. Malfoy a su effacer leurs traces, je sais déjà qu'ils ne sont plus en Angleterre et qu'ils ne se sont pas réfugiés en France non plus.
-Bien sûr idiot ! Lucius est malin et bien plus que tu ne le seras jamais, s'énerve Voldemort. Il avait prévu de partir vu les nombreux aller retour qu'il faisait quand tu l'espionnais. Je dirais qu'il te menait en bateau, espèce d'incapable ! Lucius est le meilleur pour brouiller les pistes et pour élaborer des stratégies, pourquoi crois-tu qu'il était mon bras droit !
-Je vais le retrouver, seigneur.
-Tu n'as même pas était capable de retrouver un gardien et sa famille !
Le mangemort ne répond pas. Pas la peine de lui dire que c'est son bras droit en qui il avait une grande confiance s'est fait la malle. Il ne tient pas à recevoir d'autres doloris.
-Sors d'ici, le chasse le mage noir furieux. Et ne reviens que si tu sais où ils se cachent.
Rodolphus Lestrange quitte la pièce sans demander son reste, sous le rictus méprisant des autres mangemorts.
-Nott, demande le lord. Approche-toi !
L'homme obéit en enlevant son masque d'argent et s'agenouille devant son maître.
-Comment va la mission que je t'ai confiée, raconte ?
-Théo s'est rapproché de Draco Malfoy, mais ce satané gamin ne veut pas parler, il semble se méfier de tout le monde. De plus il est sous la protection de Snape qui ne le lâche pas d'une semelle, rapporte le mangemort. Dumbledore lui a même donné une chambre à part, pas facile d'après mon fils de rester seul avec lui quelques minutes.
-Oui je me doutais qu'il serait protégé, râle Voldemort. Dans ce cas dis à ton fils de passer à la deuxième phase de sa mission, donne lui ça, ajoute le seigneur noir machiavélique en tendant à Nott une fiole renfermant un poison puissant. Dans un jus de citrouille le poison sera indétectable, qu'il le lui fasse boire.
-Bien, monseigneur, susurre le mangemort mielleux en se courbant. Si son fils réussit sa mission, pense l'homme très ambitieux, il pourrait bien devenir le prochain bras droit de Voldemort, et non cet empoté de Rodolphus. La guerre pour la place est ouverte et c'est le plus malin qui l'emportera.
A Poudlard un maître des potions s'inquiète, Voldemort n'a pas encore frappé et c'est inquiétant, pour ne pas dire alarmant. Pourtant il est sûr et certain qu'il va s'en prendre à Draco pour laver l'affront que Lucius lui a fait.
-Mon cher Severus, interpelle Dumbledore. Notre jeune ami est à l'abri dans cette école et vous-même le surveillez constamment…
-Albus vous n'êtes pas s'en savoir que des enfants de mangemorts vivent dans cette école et qu'ils peuvent à tout moment s'en prendre à lui. Je pense plus particulièrement à Théodore Nott qui me paraît un peu trop présent depuis quelque temps.
-Peut-être, répond le directeur. Mais il n'a rien tenté contre monsieur Malfoy, n'est-ce pas ?
-Je n'aime pas ça, poursuit Severus en se levant. Maintenant que Lucius n'est plus là pour me donner des renseignements je ne sais pas ce qui se trame au manoir Jédusor.
-Vous auriez pu me l'avouer plus tôt que c'était monsieur Malfoy père, votre espion Severus, ça nous aurait épargné bien des questions.
-Est-ce que vous auriez pris en compte ses informations, moi j'en doute, Albus, et les membres de l'ordre auraient criés au scandale. Et puis je lui avais promis de me taire en contrepartie.
-Pourquoi me l'avoir avoué maintenant ? demande le directeur de l'école de sorcellerie.
-Comme si vous ne le saviez pas ! S'énerve le professeur de potions. Tout d'abord il me fallait votre approbation pour protéger Draco dans l'enceinte du château et ensuite il fallait faire cesser ces recherches sur Potter.
-Protéger Draco je comprends, mais pourquoi faire cesser les recherches sur Harry ? demande le vieil homme qui sirote une tasse de thé devant l'air ébahi de Snape.
-Mais parce que cela fait déjà plusieurs mois qu'il a disparu, il faut que Voldemort croit que nous n'avons plus d'espoir de le retrouver, que Lucius l'a enlevé pour son propre compte.
-Mais peut-être pense-t-il que nous savons où est Harry justement.
-Aucune chance ! Il ne se doute pas que Lucius l'espionnait pour nous. Et puis de toute façon c'est vrai nous ne le savons pas, ajoute Snape. Lucius ne m'a rien dit sur l'endroit où ils se sont réfugiés.
-Bon d'accord Severus, acquiesce l'homme à la barbe blanche. Cela dit il faudrait en informer le professeur Lupin.
-Pas question ! Le loup va hurler et franchement…
-Severus, ou vous lui dites, ou bien je le fais ! Gronde Albus Dumbledore.
-Bien, bien je vais le lui dire, mais si vous l'entendez hurler depuis les cachots ne venez pas vous plaindre, râle l'homme aux cheveux noirs et au caractère de feu.
-Vous le calmerez Severus, je vous fais confiance mon ami, dit le directeur en souriant.
-Vraiment Albus vous m'agacez vous et vos sous-entendus, je me demande ce que votre vieux cerveau a encore imaginé comme bêtise.
-Mais oui, mais oui, répond le directeur en fermant les yeux quand la porte claque derrière Severus qui est parti en grognant, comme à son habitude.
Théodore Nott avance dans le couloir des cachots, la main dans la poche de sa cape serrant un petit flacon. Le garçon se rend dans la grande salle à manger, où il sait qu'il trouvera Draco. En effet celui-ci discute avec Blaise et Pansy d'une certaine marque que les deux Serpentards ne veulent pas prendre.
A son arrivée les autres se taisent et le saluent froidement. Pas gêné pour un gallion, le jeune Nott s'installe près du blond et entame son déjeuner. Agacés Blaise et Pansy s'éloignent, ils ne l'aiment pas vraiment et justement ils venaient de dire à Draco de se méfier de lui. Souvent ils ont vu le jeune Nott seul dans les couloirs la nuit trafiquant dieu sait quoi.
Et que dire des parchemins souvent envoyés vers une destination inconnue, où des hiboux qui portent fort peu discrètement des missives. Comment le directeur ne se rend-il pas compte des manigances qui se passent autour de lui, dans sa propre école qui plus est ! Ce que les jeunes ne savent pas c'est que justement, les missives sont interceptées et lues avant d'être renvoyées vers leur destinataire.
Le blond sourit, vraiment ses amis s'inquiètent pour rien, Théo ne ferait pas de mal à une mouche. Le petit Théo, toujours souriant et serviable qui le suit partout comme son ombre. Non il ne peut pas croire ça !
Tiens ! Justement le voilà qui lui sert un verre de jus de citrouille, qu'est-ce qu'il disait hein ! Serviable le petit Théo, pense Draco en avalant je jus d'une traite. Ou peut-être pas, se dit le blond en sentant son corps tomber sur le sol de la salle à manger et être prit de tremblements et de convulsions.
Severus accourt aussi vite qu'il le peut, suivit du professeur Lupin tandis que le directeur de l'école, d'un signe de la main, fait disparaître le jeune Nott on ne sait où. Son visage exprime la colère et la déception qu'un élève de son école se soit impliqué dans une tentative d'empoisonnement. Même si celui-ci est de la maison Serpentard. Pourtant dans les parchemins qu'il a interceptés il n'a pas été fait mention d'un empoisonnement !
Snape ne panique pas et ramasse Draco qu'il porte dans ses appartements toujours suivit du loup.
-Bon Lupin ne reste pas dans mes jambes, grogne Severus. Aide-moi plutôt et va chercher mes potions, fait vite ou ce gamin va me claquer dans les doigts.
L'homme aux superbes yeux dorés hausse les épaules et agite sa baguette pour faire venir les potions demandées qu'il tend au professeur. Severus est inquiet, même après qu'il ait donné le contrepoison le jeune homme ne se réveille pas.
-Je suis passé à côté de quelque chose, murmure Snape pour lui-même en reniflant la fiole de poison une autre fois.
-Arrête de faire ça, rouspète Remus, tu vas finir par t'empoisonner toi-même.
-Je veux savoir ce qu'ils ont rajouté dedans, le loup, dit le maître des potions qui écarquille les yeux. Je crois que j'ai trouvé ! De la Poliacée, c'est un neuroleptique très puissant, voilà pourquoi il ne se réveille pas.
-Donc, demande le professeur Lupin. Il lui faut une fiole de Hérelsia, ça le stimulera et il devrait reprendre connaissance.
-Tu en sais des choses Lupin, tu es devenu maître des potions sans que je ne le sache ? Demande Snape pince sans rire.
-Tu es idiot quand tu t'y mets Severus, tiens donne-lui cette potion au lieu de dire des âneries aussi grosses que toi.
Snape prend la fiole qu'il fait boire à Draco puis observe si le jeune homme a une quelconque réaction.
-T'es sûr que tu m'as donné la bonne fiole Lupin ?
-C'est ça prends-moi pour un idiot comme d'habitude !
-Tu m'enlèves les mots de la bouche le loup, ricane le maître des potions.
-Tu sais quoi Severus ! Et bien va te faire foutre, toi et tes potions.
-Vous n'avez pas fini, résonne une voix faiblarde dans la chambre, vous pouvez pas crier ailleurs, demande le blond qui vient de se réveiller. J'ai mal à la tête moi !
-Ah ! Parlons-en de ton mal à la tête Draco, commence à rouspéter l'homme aux yeux noir comme de l'onyx. Combien de fois je t'ai dit de ne pas faire confiance à Nott, hein ! Tu peux me le dire ?
-Je sais Severus, pleins de fois, répond Draco contrit. Je ne pensais pas qu'un de mes amis puisse aller aussi loin.
-Ami ! S'étrangle Remus. Tu le prenais pour un de tes amis ! Mais tout le monde sait qu'il est un mangemort.
-Je me disais que peut-être il changerait professeur Lupin, avoue le Serpentard blond. Oui bon maintenant je ne ferais plus confiance à personne, ça vous va ! S'énerve le blond en voyant deux regards se moquer de lui.
-Reste dans mes appartements Draco, et n'en bouge pas, demande Snape. Je vais voir ce vieux fou inconscient de directeur dans son bureau.
-Je t'accompagne Severus ? Demande le loup.
-Non Lupin, je préfère que tu restes ici, avoue le professeur. Je dois vous informer de quelque chose, et ça vous concerne tous les deux, Draco et toi.
Snape tape contre la porte du directeur de Poudlard comme un forcené. Celle-ci s'ouvre en protestant contre l'impolitesse des professeurs irascibles et malpolie et laisse entrer l'homme avant qu'il ne la défonce.
-Severus, vous me semblez quelque peu énervé, je me trompe ? demande le vieil homme assis derrière son bureau.
-Vous avez tout faux, Albus. Je n'ai jamais été aussi calme de toute ma vie, raille l'homme brun doucereux.
-Ah ! Tant mieux, je pensais sincèrement que vous alliez exploser, se moque le directeur en croisant ses doigts devant lui
-Mais bien sûr que je suis énervé on le serait à moins non ! Se met à hurler Snape. Je vous avais dit qu'il était dangereux, ce Nott. Mais non ! Monsieur le directeur sait mieux que tout le monde, monsieur le directeur se gausse de l'avis de ses professeurs, monsieur le directeur ne prend pas en compte les évidences qu'on lui met sous le nez.
-Severus, ça vous va mal l'ironie, vous savez ! Le coupe Albus. Prenez un siège et asseyez-vous.
-Où est-il d'ailleurs ? Où l'avez-vous envoyé ?
-Chez sa mère, qui habite, je vous le rappelle, en Amérique depuis deux ans.
-Pourquoi là-bas ?
-Tout simplement parce que là-bas il ne pourra revenir ici puisque je lui ai jeté un sort qui l'empêchera de quitter le continent Américain. De plus sa mère n'est pas mangemorte elle pourra peut-être le remettre sur le droit chemin.
-Oui et ainsi il échappe au joug de son père, ajoute le maître des potions. Astucieux Albus comme toujours !
-Vous en doutiez encore mon ami !
-Non, espèce de vieux fou gâteux, murmure Severus entre ses dents en espérant que Dumbledore l'entende.
-Mais j'ai entendu Severus, mon oreille est encore très fine, dit le vieil homme les yeux pétillants.
Excédé, Snape sort du bureau en claquant la porte, ce qui fait frémir celle-ci de désespoir. Décidément cet homme ne sait pas y faire avec elle ! Un jour il faudra quelle lui apprenne les bonnes manières, à ce lourdaud.
De retour dans ses appartements, l'homme aux longues robes noires se dit que la journée n'est pas finie. Ce qu'il doit dire à Draco et à Lupin va lui amener des migraines pas possibles quand ces deux-là auront fini de crier après lui.
Se pinçant l'arrête du nez, réprimant une horrible envie de fuir, il s'assied devant ses deux tourmenteurs qui le regardent d'un drôle d'air.
-C'est si dur que ça à dire, demande Lupin.
-Je sais où se trouve Potter, assène Severus pour qui mettre des formes n'a jamais était son truc.
-Depuis quand ? Demande Remus qui vient de pâlir subitement.
-Depuis le début, avoue le maître des potions.
-Et qu'est-ce que j'ai à avoir là-dedans ? Demande le blond encore alité.
-Il est avec ton père, rajoute tout de go Severus, encore une fois sans prêter attention aux changements de couleurs d'un certain loup-garou.
-Avec Lucius Malfoy ! Le bras droit de Voldemort ! Tu as laissé Harry avec ce mangemort ? S'exclame le loup qui pour le coup, passe du blanc au rouge, et pour un peu le vert si on lui en laisse l'occasion.
-Si vous me laissiez parler, par Merlin ! Ronchonne le professeur.
-Vas-y, on t'écoute Snape, mais t'a intérêt à avoir une bonne explication.
-Oui bon Lupin ça va hein ! Tes menaces ne me font pas peur.
-Taisez-vous tous les deux ! J'en ai marre, râle Draco. Dis-nous plutôt pourquoi mon père se trouve avec Harry.
Le professeur Lupin se calme et fait léviter jusqu'à lui une chaise où il prend place.
Vous savez que ma qualité d'espion a été découverte par le nouveau professeur qu'Albus avait engagé, commence Snape. Donc plus de renseignements pour l'ordre, cela va s'en dire.
-Oui, ça on sait, le coupe le loup.
-Un homme, un mangemort est venu me voir un soir, chez moi, renifle Severus sous la remarque de Lupin. Il m'a proposé de me donner des renseignements sans rien demander en échange et j'ai accepté.
-Pourquoi ? C'était un foutu mangemort, pourquoi l'avoir cru lui ? Questionne Remus
-C'était Lucius Malfoy et je lui fais confiance, je lui ai toujours fait confiance.
-Père est un espion pour l'ordre ?
-Ce n'est pas tout, avoue Severus ne regardant pas le professeur de défenses. Harry était bien dans les geôles de Voldemort.
-Je m'en doutais ! S'exclame le châtain aux yeux dorés en se levant subitement de sa chaise.
-Lucius l'a sorti de là, il l'a aidé à s'évader, ajoute Severus en fronçant les sourcils que Remus l'ait encore interrompu.
-Tu dis que Malfoy l'a sorti de là, s'étonne le loup en se calmant derechef. Lucius Malfoy !
-T'en connais d'autres Lupin !
-Et où sont-ils maintenant, demande Draco en espérant que cette fois Severus réponde à sa question.
-Aucune idée, il ne me l'a pas dit, tout ce que je sais c'est qu'ils sont à l'abri et que Lucius donnait un mois à Potter pour se remettre de ses blessures.
-Il a été blessé ? S'inquiète Remus Lupin.
-N'oublie pas qu'il a passé trente jours dans les cachots de Voldemort, comment crois-tu qu'il s'en est sorti ? Bien sûr qu'il a été torturé, ajoute Snape devant l'air chancelant du loup. Et c'est le lord lui-même qui s'en est occupé, alors des sortilèges il en a reçu et pas que des gentils, Lupin.
-Je suis heureux que père ait sorti Harry de là, je savais bien qu'il n'était pas mauvais, au fond, dit tout haut Draco.
-Ils referont surface quand ? Demande Remus en regardant Snape.
-Je ne sais pas, Lucius m'a dit qu'il va entraîner le gamin au combat, je pense qu'ils reviendront quand il le sentira suffisamment prêt, pas avant.
Un silence s'installe dans les appartements du maître des potions. Le professeur Lupin se rassoit sur sa chaise et Draco se rendort tandis que Snape observe son loup sous ses longs cils noirs. Magnifique quand il est en colère le lycanthrope, pense-t-il ! Un caractère naïf et très Griffondor parfois, mais magnifique et sensuel.
Remus n'est pas si idiot que Severus veut bien le croire, il n'a pas été un maraudeur pour rien. Il a bien vu le manège du Serpentard et ses yeux brûlants qui se posent souvent sur lui. Mais il perd son temps, Remus n'aime pas qu'on se moque de lui et là il croit bien que c'est ce que Severus est en train de faire.
Cherche-t-il à se venger de tout ce que ses amis, James, Sirius et lui Remus ont fait quand ils n'étaient que des adolescents turbulents et frondeurs !
Veut-il lui faire payer des années d'humiliation ?
Pourtant ils s'entendent maintenant, bon ce n'est pas encore ça mais au moins il ne l'envoie plus promener et il ne réplique plus par des remarques acerbes et froides. Non, il paraît un peu plus chaleureux mais il ne peut s'empêcher d'être moqueur et ça ça l'énerve prodigieusement !
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Relu et corrigé par Aurysadik.
