Titre : Le Haras du Clair de Lune
Rating : K
Paring : Roy x Edward
Genre : De la romance, du drame peut-être… Surtout beaucoup de kawaii dans cette fic (et oui, je change un peu de registre même si Edo sera encore et toujours un petit enfant martyr XD) et le magnifique monde du cheval que nous aimons tous (je l'espère du moins XD).
Commentaire : Longue absence, hein ? Mais je peux tout vous expliquer ! L'ordi qui contenait mes fics m'a lâché et j'ai vécu plusieurs mois sans savoir si je pourrais les récupérer.. Je n'ai pu les récupérer que cette semaine et, heureusement pour vous, les chapitres pas encore publiés aussi ! Je fête maintenant mon grand retour et vous promets au minimum… UNE MISE A JOUR… PAR SEMAINE !
Réponse aux commentaires : Pas vraiment le temps de répondre personnellement à chaque commentaire laissé mais je remercie tout le monde ainsi que ceux qui n'ont pas abandonné (de désespoir et je comprends ceux qui l'ont fait) l'espoir d'une mise à jour !
Chapitre 7 : Des surprises en tout genre !
Edward déglutit. Lorsqu'il l'avait vu arriver, il avait pressenti les ennuis. Et il aurait vraiment aimé, histoire de changer, s'être trompé. Mais quand elle s'était présentée en tant que huissière de justice, tous ses minces espoirs s'étaient brutalement écrasés contre la réalité douloureuse.
Il était criblé de dettes, ça, ce n'était pas nouveau pour lui. Non, la nouveauté, c'était que la banque de Central, la principale banque d'Amestris et l'unique en ce qui concernent les Haras, avait perdu patience. Il avait désormais un délai : une semaine. Une seule petite semaine pour rembourser toutes ses dettes ou bien le Haras serait confisqué et tous les biens qui s'y trouvaient, autant que les chevaux, seraient vendus par la Central Bank pour récupérer tout ce qu'elle lui avait prêté.
« Une semaine ? Mais c'est impossible ! Il y a beaucoup trop de dettes ! » avait hurlé Winry.
« Et bien, il ne fallait pas s'endetter alors. » répondit froidement Madame Dante. « Soyez heureux que la banque vous ait accordé ce délai. Son intention première était de s'emparer du Haras aujourd'hui même. »
Ed, Winry et Al déglutirent lentement. Peut-être étaient-ils chanceux au niveau du délai mais… Quand même… une semaine seulement ?
« Comment on va faire ? » se lamenta Winry. Al, lui, ne répondit rien, se contentant de bercer tranquillement sa fiancée.
Edward non plus ne disait rien. Il était pensif. Dans une semaine, il allait falloir rembourser la totalité des dettes… Comment faire ? Sur, il pouvait vendre certaines choses dont il n'avait pas grande utilité mais cela n'allait même pas pouvoir rembourser ne serait-ce que le dixième à payer !
Il sentit une main se poser sur son épaule. Relevant la tête, il aperçut Nina qui lui offrit un petit sourire. Le genre de sourire qui disait : n'abandonne pas ! Garde espoir ! Il sourit en retour, voulant la rassurer un peu. Mais ses yeux d'or témoignaient de son angoisse.
« Lui ! » s'écria brutalement Grace, surprise, pointant du doigt en direction de la porte principale.
Automatiquement, toutes les têtes prirent la direction indiquée par la jeune femme. Edward fronça les sourcils. Que venait faire Envy ?
« J'ai appris que le Haras avait des ennuis avec la banque ? » demanda innocemment l'homme.
Appris… T'as plutôt monnayé pour qu'ils viennent nous menacer, oui !, pensa Ed, furieux.
« Qu'est-ce que tu fous là ? » demanda rageusement le blond.
« Allons, allons. Est-ce là une façon de parler à ton amour et sauveur, Edo ? » sourit hypocritement Envy.
« Amour ? Sauveur ? Tu te prends pour Léto maintenant ? » ironisa Al, surprenant tout le monde, sauf Winry et Ed qui savait que, bien qu'il était très doux, Alphonse Elric pouvait se montrer encore bien plus méchant que son frère. « Et pour ton information, Edward voit quelqu'un ! Quelqu'un qui n'est pas toi ! »
La colère fut alors parfaitement lisible dans les yeux violets d'Envy . Mais un sourire mauvais se dessina très vite sur ses lèvres.
« En attendant… Je suis le seul capable de sauver votre… Précieux domaine. Et vous le savez. J'ai l'argent, le pouvoir. Qu'est-ce que ton petit ami possède comparé à ça, hum ? Un mot, Edward. Tu n'as qu'à me dire un mot et tout ton Haras est sauvé ! » Envy arborait un véritable sourire de vainqueur. Il avait raison et Edward le savait très bien.
Mais voilà, Edward, contrairement à Al qui avait une nature douce et réfléchissait avant d'agir, possédait une vivacité d'esprit incroyable et agissait toujours sans réfléchir aux conséquences. Aujourd'hui n'avait pas de raison pour que cela change…
« Ecoute-moi bien, vieux pervers ! Je n'ai et n'aurai jamais aucune raison d'accepter ta proposition de mariage ! Tu me répugnes, tu entends ? J'ai pas besoin de toi et de ton argent pourri pour sauver le Haras du Clair de Lune. Dans une semaine, j'aurai l'argent. Dans sa totalité et sans le moindre retard ! Et ce ne sera certainement pas grâce à toi ! » Les yeux d'or emplis de détermination, Edward s'ancra avec les yeux violets d'Envy qui fut troublé et ne sut alors plus répondre.
« Tu me le payeras, Elric ! » commenta doucement Envy, après s'être repris « Ton Haras, je l'aurai. Et toi aussi. Tout ce que je veux, je l'obtiens. Et toi et ton misérable petit Haras pathétique n'échapperez pas à cette règle. Avant la fin de la semaine, tu viendras me supplier de t'aider, je le sais ! » Il détourna furieusement les talons et quitta le domaine sans demander son reste.
« Il est grand temps que je parte. » annonça soudainement Dante, effrayant toute le monde « N'oubliez pas, Mr Elric. Une semaine, c'est tout ce que vous avez. »
« Je l'ai dit, n'est-ce pas ? L'argent sera là à la fin de cette semaine. » répondit Edward, ne cillant pas un instant.
« Nous verrons cela. » rétorqua Dante, détournant le regard « Et si je peux me permettre un conseil… Ne mettez pas Envy en colère. Il a beaucoup, beaucoup plus de pouvoir que ce que vous pouvez imaginer. » Et sans ajouter un autre mot, elle quitta, elle aussi, le Haras.
« C'est moi ou… Elle est de notre côté ? » demanda Maes, surpris.
« Elle n'est pas de notre côté. La seule chose qui l'intéresse, c'est récupérer l'argent. Dans le monde équestre, Envy est quelqu'un qu'on préfère avoir comme allié et non comme ennemi. Il a un très grand contrôle sur tout ce qui touche aux compétitions et aux finances. A un point tel qu'il peut, à lui seul, changer toutes les règles et imposer de grosses taxes aux Haras qui sont contre lui. » répondit Roy.
Edward, Winry et Alphonse regardèrent, surpris, Roy.
« On ne vous l'avait pas dit ? » rit Nina. « Roy ici présent est le futur directeur du plus grand Haras de Xing : le Haras d'émeraude. J'aurais cru que, rien qu'avec son nom de famille, vous l'auriez deviné ! »
« QUOIIIII ???? » la tête que tiraient les trois adolescents offrait la réponse : aucun d'eux n'avait jamais fait le rapprochement entre Roy et le plus puissant Haras Xingien.
« Pourquoi nous l'avoir caché ? Ca devait te sembler bien amusant de nous faire croire que t'y connaissais rien en chevaux, hein ? » hurla Edward.
« Je ne l'ai jamais caché. Ce n'est pas ma faute si tu fais rentrer n'importe qui chez toi sans te renseigner d'abord ! » rétorqua Roy.
Edward ne trouva rien à répondre : Roy n'avait pas tord après tout. Mais il détestait qu'on lui cache des choses. Et ce, depuis que sa mère était morte d'une longue maladie qui avait duré des années, une maladie qu'elle leur avait caché jusqu'à sa mort. Furieux malgré tout, il courut jusqu'à sa chambre où il s'y enferma.
« Roy. Al et moi pouvons attendre les explications. Il faut que tu ailles voir Ed maintenant. Je…. Il t'aime et-et il pense que tu t'es joué de lui. Je ne veux plus jamais voir ses yeux remplis de tristesse. » sourit tristement Winry.
Roy lui répondit d'un sourire, se dirigeant à son tour dans la maison, à la recherche d'un blondinet furieux et certainement entrain de larmoyer dans son coin.
x-X-x
« Edward.. »
« Va-t-en. »
« Edward, s'il te plait, é- »
« T'ES BOUCHE OU QUOI ? JE TE DIS DE DEGAGER ! » Hurla violemment le blond, ouvrant la porte de sa chambre tel une furie, les yeux d'or embrasés de flammes de colère pure.
« Je ne t'ai jamais menti, ni ne me suis joué de toi. »
« A qui tu vas faire croire ça, hein ? T'as grandi dans un Haras ! Ne vas pas me faire croire que, jusqu'à aujourd'hui, tu ne savais absolument pas t'occuper de chevaux ! »
« Veux-tu bien me laisser une chance de m'expliquer ? » demanda Roy.
« … » Edward réfléchissait. Roy avait bien le droit de s'expliquer, non ? « Très bien. Tu as cinq minutes, pas une de plus. » Il croisa les bras, attendant des excuses qu'il s'apprêtait déjà à ne pas vouloir croire.
Roy rentra dans la chambre. S'asseyant sur le lit, il invita le blond à l'y rejoindre, sa main gauche tapotant le lit en une douce invitation. Il sourit quand le blond s'exécuta avant d'inspirer un grand coup, prêt à se lancer dans ses explications.
« C'est vrai. J'ai grandi dans un Haras. Et pas n'importe lequel, le plus puissant de Xing ! Mais la vérité… J'ai toujours détesté y vivre. Je ne supportais pas les chevaux. A moi, ils m'avaient pris mes parents. Ils ne s'occupaient plus que de leurs chevaux, me délaissant. Alors, à dix-huit ans, j'ai quitté le domaine et je suis partit vivre ici, à Amestris. J'ai vécu quelques temps tout seul, palliant entre plusieurs petits boulots, avant de rencontrer Maes, Grace et Nina. Maes et Grace tiennent une boulangerie à Central. Ils m'y ont engagé et notre amitié s'est entretenue au fil des années. »
Roy regarda le blond qui fut prit de remord. Après tout, il lui en avait voulu sur des choses totalement futiles, sans connaitre son passé.
« Quand on est arrivé ici et que tu nous a proposé de venir vivre avec toi, dans ton Haras… Je t'avoue que je n'étais pas trop heureux à l'idée de mettre les pieds dans un endroit qui allait me replonger dans cette enfance que j'avais tant détestée. Mais Al, Winry et toi m'avez fait voir un autre aspect de la vie dans un Haras. Un aspect que j'aime beaucoup : celle de vivre pleinement votre passion sans pour autant renier ceux qui vivent avec vous. »
« Je suis désolé, Roy » Edward se nicha contre le noiraud et Roy enroula ses bras autour du petit corps.
« Laisse-moi t'aider Ed. Je vais retourner à Xing, accepter de reprendre le Haras de mes parents. Et je pourrais t'aider. »
« Non. »
« Pourquoi ? »
« Je ne veux pas que ta famille pense que je me serve de toi ! »
« Alors… Tu ne veux pas que ma famille te voit comme un profiteur au lieu de refuser l'argent ? »
« Ce n'est pas ce que je veux dire ! » s'écria le blond, rouge.
Roy rit. « Bien sur que je le sais. Mes parents sont de très grands passionnés de chevaux et, en plus, ils haïssent Envy. Et je suis sûr qu'ils vont t'adorer. Ils accepteront de t'aider, fais-moi confiance. J'aime ce Haras. Je ne veux pas qu'il tombe entre les mains d'Envy. »
« Je t'avoue que s'ils acceptaient… Ca me soulagerait, vraiment. J'ai dit à Envy que d'ici une semaine, l'argent serait là. Mais pour être honnête, je n'ai même pas de quoi payer le dixième des dettes ! »
«T'as emprunté combien à la banque pour qu'elle soit ainsi sur ton dos ? »
« … » Edward murmura la somme tellement bas que Roy dut lui demander de répéter. « Juste quelques milles… »
« Ed… »
« Presque quatre millions de cenz, okey ! » Hurla le blond, cachant son visage dans le torse de son amant.
Tu m'étonnes qu'elle soit autant sur les dents, cette banque. Moi aussi je piquerais une crise si un seul client me devait autant…, pensa Roy, J'espère que mes parents ne feront pas une crise cardiaque !
« Jamais ils n'accepteront de prêter une telle somme… » gémit Roy.
« Voilà pourquoi je ne veux pas d'aide ! » murmura sombrement Edward, toujours niché contre Roy.
« Mais enfin… Sans vouloir te critiquer, faut franchement être complètement stupide pour emprunter une somme pareille ! » s'énerva le noiraud. Mais qu'est-ce qui avait bien pu passer par la tête de ce nabot ?
« Alors ça c'est le toupet ! Tu me demandes de ne pas juger sans connaitre et toi, tu te permets de le faire ! » Si on était dans un manga, les joues d'Edward auraient gonflé comme des ballons de baudruche, le faisant ressembler à un hamster. « Il y a cinq ans, il y a eu un grand ouragan. La structure des bâtiments était très vieille à l'époque et elle n'a pas résisté au vent. Je devais tout reconstruire, autant l'abri des chevaux que notre maison ! »
« Désolé. » Roy avait honte de s'être emporté ainsi.
« Je te pardonne… Mais uniquement si tu m'embrasses ! » ronchonna Ed, les joues rouges.
Roy fut parcouru d'un léger rire « Et tu dis que je suis insatiable ! » Il embrassa ensuite légèrement le blond qui entrouvrit les lèvres immédiatement. Une douce valse s'entama, le genre de valse qui ne cherchait pas à approfondir, juste à prouver l'amour que l'un portait à l'autre. Lorsqu'ils rompirent le contact, Edward soupira, se nichant encore plus contre le torse chaud de Roy.
« Si jamais je n'ai pas cet argent… Envy en deviendra le propriétaire… Je sais qu'il n'attend que ça… Que la huissière de justice mette en vente le Clair de Lune pour se ruer dessus. Mais pourquoi diable le veut-il ? »
« Propriétaire, hein… » songea Roy « MAIS OUI, C'EST CA ! »
« QUOI ? Débile ! Tu veux vraiment qu'Envy devienne maître des lieux ? » rugit Ed.
« Mais non, sombre idiot ! » rit Roy, sous les grognements du blondinet « Le Haras de mes parents est bien plus puissant que celui d'Envy ! Si on parvient à leur montrer l'intérêt à racheter le Haras, Envy ne pourra plus rien faire ! »
« Ce Haras est toute ma vie ! Pas question que je le vende à qui que ce soit ! Et peu m'importe combien tes parents peuvent aimer les chevaux, Roy. C'est hors de question ! » s'offusqua Ed.
« Crétin. Tu en garderas le contrôle. Et toi, ton frère et Winry pourrez continuer à vivre ici. La seule chose qui changera, c'est que tout ce que vous ferez concernant le développement et le maintien du domaine seront sous la supervision de mes parents. »
« Et comment comptes-tu t'y prendre ? » demanda après un moment de réflexion, Edward.
« Le seul moyen, c'est de s'y rendre et de les convaincre de venir visiter ! C'est notre dernière solution et je ne vois aucune raison pour que cela ne fonctionne pas ! »
Edward apposa un léger picotin sur les lèvres du noiraud. « C'est d'accord. Mais t'as intérêt à ce que ça fonctionne, Roy ! »
« J'ai foi en toi. Tu sauras les convaincre. Toi et le Haras du Clair de Lune avez tout ce qu'il faut pour leur plaire. Fais-moi confiance. »
« Je te fais déjà confiance, Roy. »
x-X-x
« A XING ??? » s'écrièrent Al, Nina, Grace, Winry et Maes.
« Roy, tu crois vraiment que tes parents… ? »
« Le seul moyen de la savoir est d'y aller, non ? C'est aussi notre seul espoir de sauver le Haras ! » répondit Roy.
« Winry, Al… J'accompagne Roy. Débrouillez-vous comme vous voulez mais il ne faut pas qu'Envy se doute de quoi que ce soit ! »
« On essayera, Ed. Mais qui te dit qu'en ce moment même, il ne nous espionne pas ? Ce serait bien comme lui, Ni-san. » murmura Al.
« C'est une possibilité… Mais nous n'avons pas le choix de toute façon. Il ne nous reste qu'une semaine. Et il faut trois jours de train de Resembool jusque Xing. Nous devons nous dépêcher et partir maintenant pour gagner le plus de temps possible ! » murmura Edward, les poings serrés. Si seulement ils avaient eu deux semaines de délai au lieu d'une !
« Je sais ! » s'écria Grace. Elle leur fit signe de se rapprocher d'elle et tous s'exécutèrent, se demandant quelle idée la jeune femme avait bien pu avoir.
« Prenez Elysia avec vous, ca fera moins soupçonneux ! » chuchota-t-elle.
Elle reçut l'approbation de Maes. Roy et Edward n'était pas trop d'accord. Aucun d'eux ne savait s'occuper d'un enfant, surtout d'une aussi petite fille. Mais Elysia, comme le rappela Maes, était très débrouillarde pour son âge. Il en donna pour preuve cinq albums de trois cents photos chacun. Il ajouta aussi qu'elle servirait d'entrainement pour plus tard, quand ils auraient leur premier enfant. Edward rougit et hurla qu'il n'était pas une fille. Quant à Roy… Il eut presque, mais alors presque envie de cramer son ami !
x-X-x
« On part en vacances, ouais ! » s'écria Elysia, ravie de la bonne nouvelle que sa maman venait de lui annoncer « Mais… J'veux pas quitter déweisse ! » bouda la fillette, qui n'arrivait jamais à prononcer correctement le nom de sa pouliche préféré : Edelweiss, celle qui avait fugué il y a deux trois jours après s'être encore fait embêté par les autres poulains.
« Edelweiss doit rester avec sa maman : elle est encore trop petite. Mais toi, tu as la chance d'être grande. Alors, rapporte-lui de beaux souvenirs, d'accord ? » sourit Grace, continuant à emballer quelques vêtements et quelques jouets pour sa fillette.
« Mmh… D'accord ! » sourit la fillette, ravie.
