Thème : Page de pub – frenchdrabble (une certaine pub de Nancy's avec un slogan en anglais qui a fait fureur chez les français : .)

Personnages : Arthur et ses convives malchanceux.

Titre : 60 ans de règne.

Version non bêta-lectée.

Rating : K+

Plusieurs nations, les plus courageuses, s'étaient réunies autour de la table du banquet organisé en l'honneur des soixante ans de règne du monarque britannique. Par chance, seules les nations étaient les invitées d'Arthur pour participer à cet empoisonnement collectif et volontaire. Celles-ci regardaient les amuse-gueules avec effroi puisqu'ils sortaient directement du four de leur Némésis culinaire. Ils sentaient une délicieuse odeur de cramé et étaient composés d'éléments non identifiés.

« Allons-y, râla Antonio. Nous sommes assez solides pour endurer ce supplice.

- A-t-on vraiment le choix, commenta Allemagne. Il faut bien lui faire plaisir de temps en temps. Pour une bonne entente dans l'Union Européenne.

- Faîtes comme moi, jetez-les discrètement à la poubelle.

- Francis, c'est inconvenant, fit remarquer la Belgique. Où est Feleciano ?

- Je l'ai enfermé dans ses appartements, avoua Ludwig. Gourmet comme il est et avec son innocence désarmante, son avis sur la nourriture serait une catastrophe.

- Et en même temps, il n'aurait pas tort.

- Francis !

- Auriez-vous oublié que les festivités durent cinq mois ? Arthur nous invitera à chaque occasion, ce sera l'enfer. Et je vous rappelle que sa cuisine est immonde. Faisons comme Grèce, il a une tactique imparable, tenta la France.

- Arthur n'appréciera pas qu'on dorme tous à ses réceptions privées. Nous lui devons un peu de sympathie pour son évènement national. »

Francis regarda avec suspicion les petites quiches. Il en prit quelques-unes sur une serviette pour faire bonne figure alors que les autres piochaient çà et là ce qui leur semblait le plus abordable pour leurs estomacs.

De bonne humeur, Arthur revint avec une autre fournée de ses apéritifs pas plus réussis que les autres. L'anglais prit un verre de champagne pour lever un toast à sa reine.

« A la reine Elizabeth II !

- Ils sont adorables tes petits fours. »

Tout le monde put saisir l'ironie dans les paroles françaises ce qui jeta un petit froid dans l'assemblée. Il y eut des petits rires jaunes tandis que les ennemis immémoriaux se fusillaient du regard. Ludwig prit sur lui pour en goûter un. Il mâcha précautionneusement sans grimacer ce qui fut très difficile.

« Délicieux, Arthur », mentit-t-il.

Se détournant de sa cible, Arthur froissa son visage de contrariété. Belgique se sacrifia à son tour en le complimentant avec les larmes aux yeux. Heureusement, un héros venu d'un autre continent vint à leur rescousse en engloutissant un plateau entier.

« C'est meilleur que la dernière fois », clama Alfred ce qui radoucit les humeurs anglaises par cette remarque spontanée.

Par contre, dès que leur hôte eut le dos tourné, America, se sentant mal, prit courageusement la fuite. Quand Ludwig s'en alla à son tour vers les toilettes de l'étage, certains y virent un prétexte suffisant pour s'éclipser rapidement.

Arthur revint peu de temps après.

« Il ne manque pas des invités ?

- C'est une vue de l'esprit, tenta Francis, pâle comme un linge mais diplomate.»

La fureur anglaise fut terrible sur sa cible préférée outre-manche.