Hi guys !

Je vous retrouve dans un nouveau chapitre que je peux qualifier d'anti-bonheur ! Je pense que pour ceux qui vont me dire que je suis sadique, je peux déjà vous dire d'arrêter ma FF si vela ne vous plaît pas, car je ne vais pas aller vers un Happy Ending ! Maintenat, vous êtes tous prévenus.

Or, je prévois déjà un petit préquel (je dirai pas plus de 15 chapitres) sur l'enfance et l'adolescence d'Elena et Molly, *donc pour ceux qui souhaitaient en savoir plus sur Jay (personnage évoqué dans le chapitre précédent) se sera l'endroit* et une deuxième partie.

Mais je n'en dévoile pas trop sinon, il n'y aura plus de surprise ! ^_^ En information complémentaire, je commencerai à écrire le préquel, en tant que pause entre la première et deuxième partie. Et je compte parler de la première rencontre entre Sherlock et Molly. Ou sinon, j'avais prévu une réécriture de conte Sherlolly, donc là c'est bon, je vais arrêter et vous laisser avec le chapitre !

N'hésitez pas à donner votre avis. Vos préférences ou peut-être idée...

Là, c'est fini donc...

Bonne lecture à tous !


Molly regardait le contenu de la boîte. Comment avait-il pu ? Sa respiration était lourde. Elle entendit les pas félins de Sherlock, vers elle. Il jetta un coup d'oeil au colis et fronça les sourcils.

"Elena, murmura-t-il."

La tête de la cadette des Hooper était à l'intérieur, livide et avec son sourire malsain aux lèvres. La jeune femme vint se blottir dans ses bras, mais retint ses larmes. La future courut d'un coup jusqu'aux toilettes, et vomit de dégoût. Elles s'entendaient peut-être plus comme avant, mais Elena restait sa soeur.

Lorsque Molly revint dans le salon, Sherlock s'était habillé, fait du thé et allumé la cheminée. La brune s'assit en tailleur juste en face de la flamme dont elle regardait sans faire extrêmement attention au feu qui dansait devant elle. Le jeune homme lui tendit une tasse de thé, qu'elle refusa.

"-Molly, tu en as besoin, insista-t-il.

-J'ai dit non, s'énerva-t-elle. Je n'en veux pas !

-Molly ne fais pas l'enfant.

-Oh et c'est moi l'enfant, je rêve !

-Tu devrais l'écouter, fit une voix que reconnut Molly. Désolé, mais il a raison."

Mary et John venaient de faire leurs apparitions. La blonde vint au près de son amie, mais avant avait pris la tasse des mains du détective et le tendit à la jeune femme qui le prit sous le regard menaçant qu'on lui portait. Molly commença à boire. Sherlock et John allèrent discuter dans la cuisine, pendant que les deux jeunes femmes appréciaient le crépitement de la cheminée.

"-Tu peux me laisser, dit Molly.

-Hors de question.

-Je suis épuisée, souffla la brune.

-Il faut que tu te battes, conseilla la blonde.

-Ah quoi bon...

-Pourtant il le faudra, intervint un homme que Molly ne reconnut pas avant de se retourner vers lui.

-Mycroft, fit faussement joyeuse Mary !

-Miss Watson, Miss Hooper, salua ce dernier."

Mycroft Holmes, malgré l'heure tardive, se tenait impeccable dans son costume trois pièces ainsi que son parapluie. Molly l'observait du coin de l'oeil et trouvait que la ressemblance entre les eeux frères n'étaient pas du tout physique, mais mentale. Ils avaient les mêmes gestes durant leurs réflexions et la même brillante intelligence. L'homme d'Etat avait extrêmement attention à la jeune femme durant les deux années de cavales de son petit frère or il n'avait jamais transmis de ses nouvelles à la jeune femme qui avait été insistante. Elle avait même réussi à se demander si elle n'avait pas éprouver un quelconques sentiment envers Mycroft. Et après un an de rapprochement, Molly avait réussi à mettre un nom dessus: l'amitié. Aussi incroyable que cela puisse paraître, Molly Hooper, la douce et gentille pathologiste, avait pu se lier d'amitié avec Mycroft Holmes, l'homme de glace. Puis la jeune femme remarqua le regard qu'essayait de dissimuler ce dernier envers son accoutrement:cette fois, on pouvait y lire un certain désir.

Elle sourit à cette douce pensée. Après un moment, Molly se leva et fit la bise à son ami, devant le couple Watson choqué et un Sherlock qui serra les poings pour ne pas cogner son frère. Puis la jeune femme s'assit dans le fauteuil du détective qui lui lança un regard noir, lui qui voulait s'y installer. Mais il se rabattut sur celui de John qui partit sur le canapé avec sa femme qu'il aida à s'asseoir. Mycroft resta debout, les regardant de haut excepté Mary et Molly qu'il respectait un minimum.

"-Comme cela, cher frère, commença Mycroft avec son ton condescendant, Moriarty fait des siennes et semble avoir pris pour cible, notre jeune amie.

-Quelle brillante déduction Mycroft, répondit Madame Watson sarcastique ce qui fit sourire tout le monde sauf son interlocuteur qui resta de marbre face à la plaisanterie, on aurait pas fait mieux !

-Tu es venu pour quoi, demanda le cadet ? Offrir tes services en tant que nourrice ?

-Très amusant, Sherlock... Mais non ! Je viens proposer un accord à Miss Hooper.

-Qui est, interrogea-t-elle avec empressement ?

-Que vous veniez vivre dans ma maison, sous protection renforcée, ajouta-t-il.

-Et ce n'est pas faire la nourrice, ça, s'exclama John !

-On y réfléchira, fit Sherlock en bondissant sur ses jambes et escorter son frère jusqu'à la sortie."

Molly soupira bruyamment et se laissa tomber la tête en arrière dans le fauteuil. Elle ferma ses paupières et vit le visage de sa soeur, petite et souriante.

"-Dit moi que l'on toujours unie, toi et moi, Moll's, sourit sa soeur alors qu'elles venaient de tomber dans un champs d'herbes vertes ?

-Toujours, sourit Molly à son tour en croisant ses doigts avec ceux de sa cadette !"

Elle n'entendit pas le départ de Mary et John. Sherlock vint devant elle et lui dit de s'habiller correctement. Or Molly refusa, car elle était fatiguée et savait pertinemment que si Greg n'avait pu venir c'est parce qu'il était à Scotland Yard. Un interrogatoir à cette heure, ne pourrait que la rendre en colère. Elle monta bruyamment l'escalier jusqu'à sa chambre et s'y enferma. Elle s'allongea sur lit et s'endormit peu de temps après.


Le lendemain, Molly se leva et repensa à sa soeur, tout comme le fait que son enfant grandirait sans connaître sa tante. Une larme perla sur sa joue et certains de ses vieux démons ressurgissent. Elle ferma les yeux et tenta de calmer ses pulsions en réfléchissant à des chansons que Sherlock faisait au violon. Cela ne fut pas aussi efficace mais cela réussit à assez la calmer pour qu'elle puisse descendre en bas.

Dès que la jeune femme fut en bas, elle fut surprise de ne pas croiser son colocataire et même de ne pas s'être fait par le son de son instrument mais trouva une note sur la table de la cuisine: "Parti faire des analyses au laboratoire. De retour aux alentours de 10h. Reposes-toi ! -SH"

Molly prit le papier et le mit directement à la poubelle. Mais elle ne suivit pas l'instruction donné. La jeune femme monta précipitamment dans sa chambre et mit la musique à fond malgré quelques plaintes de la part de Miss Hudson. Or elle en avait marre, en fit qu'à sa tête et se mit sur son lit et se mit à danser et rire comme une folle... Toute seule.

Molly se calma après une demie heure de folie intense, et s'habilla pour aller à Scotland Yard. Puis elle attendit dans le salon avec la télévision allumée, le retour du détective. Elle entendit ce dernier arrivait pile à l'heure. La jeune femme se tourna vers lui et l'interrogea de son regard chocolat.

"Je n'ai pas trouvé grand chose hormis que ta soeur s'est bien volatilisée, mais pas de trace de son corps. Mais... Il y avait ceci à l'intérieur de sa bouche."

Molly prit le papier qui était protégé par un sac transparent, que lui tendait son ami.

"Pourquoi ne pas intensifier l'effet dramatique ? Ce petit présent vous fera, je l'espère un peu réfléchir. Mais faites attention aux sentiments car ils déchirent et brisent les humains, lors de situation critique ! Amusez-vous bien... Les tourtereaux !

XOXO"

Molly se leva et se posta devant le détective qui la regardait droit dans les yeux. Elle balança le papier sur le fauteuil de John, croisa les bras sous sa poitrine et commença, en colère:

"-C'est quoi, ça ?

-Un mot.

-..., la jeune femme resta silencieuse et l'observait. Tu as quelque chose à me dire ?

-Il faut que tu ailles chez mon frère !

-Hors de question !

-Tu y seras plus en sécurité là-bas, se défendit-il.

-Je ne veux pas."

Sherlock s'avança vers elle tout en gardant son regard encré dans le sien, approcha sa main de son visage et remit, comme hier soir, une mèche derrière son oreille. Il mit ses deux mains sur ses joues et approcha doucement son visage du sien. Le coeur de la jeune femme battait la chamade, mais elle ne savait plus quoi faire. Une partie d'elle lui disait de partir vite se réfugier dans sa chambre or, la partie charmée et charmeuse d'elle-même lui criait de rester, avec des images tout à fait indécentes de ce qu'ils pourraient faire. Ces images la firent rougir. Mais ce n'est pas pour autant que la pathologiste de St Bart's bougea. Elle le vit impuissante, déposer ses lèvres fines sur les siennes.

Leur baiser n'avait rien de sauvage ou de rapide, au contraire. Il était doux, lent et chaste: pas de langue qui force le passage vers l'autre bouche, ni même d'échange de salive. Molly sentait fomme des papillons qui seraient dans son ventre et essayeraient de s'en échapper. La jeune femme accrocha le bas de la veste du jeune homme qui hésita avant de poser ses mains sur le bas de son dos. Mais par manque d'air, les deux jeunes gens durent se séparer. Ils étaient au millieu du salon, dans les bras l'un de l'autre, front contre front.

"-Tu dois y aller, murmura Sherlock...

-Tu crois vraiment qu'après ça je vais te laisser, sourit Molly.

-Je l'espère, dit-il d'un ton glaçant en la regardant dans les yeux."

Molly exaspérée, se défit de ses bras mais avant de partir se calmer dans les rues polluées de Londres, elle l'insulta de n'avoir pensé qu'à lui ! La jeune femme venait de faire claquer la porte et marchait dès à présent sans but. Elle en avait autant marre de Jim que des manipulations constantes de Sherlock pour arriver à ses fins. Elle croisa les bras sous sa poitrine puisqu'elle n'était sortie qu'avec un pull léger sur le dos.

Molly devait bien marcher depuis un quart d'heure, et ne faisait attention à rien. Donc lorsqu'elle passa près d'une ruelle sombre, qu'un homme grand et brun en sortit non-chalament pour se diriger face à elle, elle ne le remarqua que lorsqu'il fut trop tard. Que lorsqu'elle le reconnut et qu'il lui planta un couteau dans le ventre en lui murmurant un "désolé" à l'oreille.

La jeune femme porta ses mains à sa plaie, pour essayer de contenir une future hémorragie. Son agresseur l'allongea sur le sol et retira le couteau, puis repartit la laissant pour morte. Molly essaya d'appeler à l'aide mais la rue n'était pas très fréquentée. Elle sentait son sang sortir d'elle. Une furieuse envie de fermer les yeux la piqua mais la pathologiste tint bon et essaya de garder les yeux ouverts. Molly sentit ses paupières s'alourdirent, et la dernière vision qu'elle eut fut une personne affolée qui essaya d'appeler une ambulance, puis de la garder éveillée tout en faisant pression sur sa blessure, puis se fut le vide...