Exceptionellement, j'écris en haut, pour vos prévenir que le rating T s'applique à ce chapitre. J'espère qu'il vous plaira. N'oubliez pas de me dire ce que vous en pensez ! Bonnes vacances à tous,
xxx
Anne.
Carlisle avait été dans son armoire, et s'était emparé de la plus grande valise qu'il avait trouvé. Elle était ouverte, sur son lit, et Carlisle empilait toutes ses affaires dedans. A chaque vêtement qu'il attrapait, des souvenirs de sa famille, ou d'Alice lui revenaient en mémoire.
Une fois qu'il eut fini sa valise, il la posa dans le couloir, et écrivit deux lettres. La première pour sa famille, et la seconde pour Alice.
« Ma tendre famille,
Je vous écris cette lettre pour justifier mon comportement, ma lâcheté envers vous. Vous ne me connaissez pas comme ça, si lâche, si fuyant, et je préfère que vous ne découvriez pas cette facette de moi.
Depuis que je suis seul, ici, à Forks, j'ai eu le temps de réfléchir, et j'avoue que de sombres facettes de ma personnalité sont ressorties. J'étais désagréable, irritable, énervé, agaçé, méchant. Je crois que je suis un peu las de cette vie de vampire, qui dure depuis tant d'années.
Sachez que c'est vous qui m'avez donné la force d'être celui que vous connaissez. D'ailleurs, grâce à vous, j'ai pu réaliser mon plus grand rêve : devenir médecin. Vous étiez ma famille, mon bonheur. Vous avez fait de ma vie de vampire une vie extraordinaire. Vous m'avez donné un second souffle, une profonde stabilité.
Je ne pense pas revenir, ici, un jour. J'en suis presque sur. N'essayez pas de me retrouver, je veux être seul.
Les garçons, maintenant, c'est vous les chefs de famille. Occupez vous bien des filles, et ne cherchez pas à les titiller, elles ont plus de ressources que ce que vous croyez ! N'est-ce pas, Emmett ? Tu en sais quelque chose !
Esmé, je suis désolé de t'abandonner comme ça. Si tu souhaites divorcer, j'ai mis les papiers dans une enveloppe, que j'ai laissé dans le buffet de l'entrée. Les papiers sont signés, tu n'as plus qu'à les apporter à l'avocat. Je te rends ta liberté, mais avant, je voulais que tu saches que j'ai toujours eu beaucoup d'affection pour toi. J'ai passé des moments merveilleux en ta compagnie.
Je vous laisse tout. Je ne suis parti qu'avec mes vêtements, et ma voiture. Le découpage de ma fortune ( mes biens immobiliers, mes voitures, mes actions… ) a été fait en parts égales. Les papiers sont dans une enveloppe, que j'ai aussi mise dans le buffet. Ils sont signés, il ne reste plus qu'à les envoyer chez le notaire.
Concernant votre nom de famille, libre à vous de choisir. Je vous avais laissé le choix, mais si vous avez changé d'avis, je n'y vois pas d'inconvénients. Sachez que j'ai été fier, extrêmement fier, de partager mon nom de famille avec vous.
Je dois partir, maintenant.
Je vous aime. Carlisle.
PS : Alice a toujours voulu mon bureau. Je lui laisse. »
Carlisle ferma l'enveloppe, et écrivit la lettre pour Alice.
« Alice, mon amour,
Je suis désolé de fuir, mais je ne pouvais plus rester ici, avec toi. Maintenant que tu sais la vérité, la meilleure solution pour moi était de partir. Si Edward apprend ce secret, explique lui la situation, et demande lui de taire la vérité.
Alice, grâce à toi, j'ai effleuré le bonheur. Je sais ce que c'est. Et je sais aussi que ce n'est pas bon. Tu peux passer d'un état de plénitude, de bonheur, à un état de loque, de dépression.
Je ne pouvais plus vivre comme ça, les autres allaient finir par se rendre compte de mon état. Ils auraient fait le rapprochement avec toi. Et moi, je ne voulais pas, et je ne veux pas, t'attirer d'ennuis. Alors je fuis. Pour mieux t'aimer.
Si un jour, tu as vraiment besoin de moi, mais vraiment besoin. Si un jour, tu n'as plus d'autres solutions que moi, si toutes les autres solutions sont impossibles ou ont été épuisées, retrouve moi. Tu as toujours eu un flair exceptionnel, je sais que tu parviendras à me retrouver sans problème.
Je t'aime, Alice. Je ne t'oublierai jamais.
PS : Dans mon bureau, j'ai laissé quelques objets personnels. Une bague et un collier que je voulais t'offrir pour ton anniversaire, un journal intime, mon parfum, ma chaîne, ma gourmette, et ma chemise préférée, qui est aussi celle que tu préfères. Tu peux en faire ce que tu veux, mais je voulais te laisser le choix. Les garder, les porter, les jeter, les brûler ? A toi de voir. La seule chose que je te demande, Alice, c'est de ne pas le dire aux autres. Adieu, Carlisle. »
Carlisle ferma l'enveloppe, puis alla la poser dans son bureau. L'autre lettre, il la déposa sur la table du salon, puis il remonta pour aller chercher sa valise. Il était en train de descendre, quand il entendit qu'Alice revenait. Pris de panique, il remonta avec sa valise, et se terra dans un coin de sa chambre, oubliant momentanément les lettres.
Alice poussa la porte, et Carlisle cessa de bouger. Il l'entendit poser ses clés sur la table de la cuisine.
« Carlisle ? L'appela-t-elle. »
Il ne répondit pas. Quelques secondes plus tard, il entendit un bruit de papier que l'on déchirait, et c'est à ce moment là qu'il se souvint des lettres. Un silence lourd et pesant régnait dans la maison des Cullen. Carlisle se maudissait pour avoir oublié les lettres. Il ne pouvait pas fuir : ses clés de voiture était en bas, et il refusait de partir sans voiture. De plus, Alice les trouveraient avant lui, et les prendraient, puis elle attendrait son retour.
« Carlisle ?! Putain Carlisle, réponds ! »
Il n'en fit rien. Il ne pouvait pas. Il entendit Alice fouiller dans le tiroir, et il sut qu'Alice allait finir par trouver ses clés. Finalement, Alice referma le tiroir, et monta les escaliers. Elle s'arrêta devant la porte du bureau de Carlisle, frappa, et entra. Il n'était pas dedans, et Alice en ressortit vite.
« Carlisle ? Je t'en prie, réponds ! »
Il se releva, conscient qu'Alice finirait par le trouver. Malheureusement pour lui, il n'avait pas d'autre choix que de l'affronter. Il s'assit sur son lit, et attendit qu'elle arrive. Alice ouvrit une à une les portes des chambres, puis elle revint sur ses pas.
Elle se trouvait devant la porte de chambre de Carlisle. Il pouvait la sentir. Elle renifla, et entra.
Carlisle fut frappé par la tristesse qui était imprimée sur le visage d'Alice. Si elle avait pu pleurer, elle serait en larmes. Elle renifla, mais ne bougea pas. Carlisle et elle s'affrontaient du regard, pour savoir qui des deux baisseraient les yeux en premier. Alice ne céda pas. Carlisle, accablé par la honte, baissa les yeux.
Alice s'avança vers lui. Carlisle releva la tête. Son regard perçant croisa les prunelles brunes d'Alice, qui le fixait. Elle s'accroupit devant lui, et lui prit la main.
« Carlisle… Regarde moi. Carlisle, regarde moi. Je ne vais pas crier. Je veux juste que tu restes. Reste ici, à Forks, avec nous. Je ne pourrai pas justifier ton départ auprès des autres. C'est au dessus de mes forces. Carlisle, parle, dis quelque chose, je t'en prie. »
Voyant qu'il ne disait rien, Alice commença à s'emporter.
« Tu crois qu'il n'y a que toi, qui a des faiblesses ? Tu crois que tu es le seul à souffrir ? Tu crois qu'il n'y a que ta vie, qui est chamboulée ? Tu crois quoi, hein ?
-Je ne crois rien, Alice. Non, je ne crois rien du tout. »
Il se releva, et dit.
« Si, en fait, je crois un truc, Alice. Je crois que je vais partir, le plus loin possible d'ici. Donne moi mes clés. Vous n'entendrez plus jamais parler de moi, vous pourrez recommencer une nouvelle vie. »
Alice hocha la tête négativement.
« Ecoute Alice, je ne vais pas me battre avec toi… Tu ne veux pas me donner les clés de ma voiture, d'accord. Je prendrai celle de Bella. »
Il contourna Alice, et allait franchir la porte, quand Alice murmura :
« Attends… »
Il se retourna. Elle était face à lui. Elle porta sa main à la joue de Carlisle, la caressant doucement, tendrement, affectueusement. Carlisle profita de cet instant de tendresse, qui serait le dernier, il le savait. Il superposa sa main à celle d'Alice, et ferma les yeux, comme pour mieux s'imprégner du geste, comme pour mieux ressentir la caresse.
Alice passa son autre main autour du cou de Carlisle, et lui caressa les cheveux. Elle se rapprocha davantage de Carlisle, qui ne bougea pas.
Finalement, elle colla son corps à celui de Carlisle, et se mit sur la pointe des pieds pour l'embrasser. Carlisle resta immobile, ne sachant pas vraiment quoi faire. Puis il pensa à Jasper, et repoussa Alice.
« Qu'est ce que tu fais, Alice ? Dois-je te rappeler que tu as un petit ami ? »
Alice le regarda, et sourit.
« Un petit ami, vraiment ? C'est ce que tu crois, Carlisle ? Pour Jasper, je ne suis rien. Au début, je souffrais de la situation. Et puis finalement, j'ai fini par m'y faire, et je me suis détachée de lui. Ma seule attache, ici, dans cette maison, c'est toi Carlisle.
-Tu dis n'importe quoi, Alice… Jasper t'aime, depuis le début. Depuis que tu es allé le chercher.
-Oh, au début, je ne nie pas qu'il ait ressenti quelque chose pour moi, mais maintenant, il n'y a plus rien. Qu'est ce que tu crois qu'il est parti faire, chez Tanya, hein ? Jasper n'était pas affamé, loin de là. C'est juste qu'il a saisi ce prétexte excellent pour pouvoir aller passer du bon temps avec sa maîtresse.
-Pardon ?
-Tu m'as bien entendu, Carlisle ! Jasper couche avec Tanya, depuis des années ! Et quand ce n'est pas Tanya, c'est une autre ! Et tu sais comment je l'ai appris ? Grâce à mes visions. Je recherchai Jasper, pour lui parler d'un problème, et je me suis concentrée sur mes visions. Tu n'imagines même pas ma surprise que je l'ai vu dans mon lit avec une autre ! »
Carlisle prit sa tête entre ses mains, bouleversé pour Alice.
« Je suis désolé… Je ne savais pas, tu aurais du m'en parler… J'aurai pu lui parler, pour essayer d'arranger les choses…
-Laisse tomber, c'est bien trop tard, maintenant. Carlisle, dans ta lettre, tu m'as dit que si j'avais un problème, je pouvais venir te trouver, si j'avais vraiment besoin de toi. Eh bien voilà, j'ai un problème, et tu es le seul qui peut le régler, Carlisle.
-Je t'écoute.
-Tu vas partir, et me laisser seule. Alors je te demande une dernière faveur. Embrasse moi, Carlisle. Avec tout ton amour, embrasse moi pour la première et dernière fois. C'est la seule chose que je désire. »
Carlisle ne répondit pas. Il ne fit pas un pas. Il hésitait. Devait-il embrasser Alice ? Son cœur le poussait à le faire, mais son esprit disait non. Qu'il fallait qu'il se contrôle, parce que peut-être qu'avec Jasper, ce n'était pas tout a fait fini.
Voyant que Carlisle ne réagissait pas, Alice prit les devants, et s'avança vers lui.
« S'il te plait, Carlisle… S'il te plait… »
Il n'en fit rien. Alice s'avança encore plus, jusqu'à coller son corps contre celui de Carlisle, qui était toujours pensif. Elle reposa sa main sur la joue de Carlisle, et il ferma à nouveau les yeux. Alice se mit sur la pointe des pieds, et l'embrassa, tendrement.
Cette fois ci, Carlisle ne la repoussa pas. Il se laissa faire pendant quelques secondes, puis mit ses mains sur les hanches d'Alice, et la rapprocha encore plus de lui, si c'était possible.
Les mains d'Alice glissèrent le long du torse de Carlisle, et passèrent sous sa chemise. Elle commença à enlever ses boutons un à un, puis elle fit glisser la chemise, qui tomba sur le sol.
Alice caressa le torse nu de Carlisle pendant quelques secondes, avant de s'attaquer à la boucle de sa ceinture. Les lèvres de Carlisle quittèrent celles d'Alice, pour aller se loger dans son cou. Les doigts de Carlisle glissèrent dans le dos d'Alice, et attrapèrent sa tunique. Il hésita quelques secondes, puis la souleva, et fit passer la tunique par-dessus sa tête. La tunique d'Alice tomba sur le sol, pendant qu'Alice enlevait la ceinture de Carlisle. Elle recula vers le lit, entraînant Carlisle avec elle. Ils se déchaussèrent, au passage. Alice se laissa tomber sur le lit, tandis que Carlisle s'allongeait sur elle. Alice ferma les yeux, tout en passant ses mains dans le dos de Carlisle. Pendant ce temps, Carlisle embrassait Alice dans le cou, descendant peu à peu vers sa poitrine, puis vers son ventre. Il fit glisser la jupe le long des jambes d'Alice, puis remonta vers sa bouche pour l'embrasser. Alice profita de cet instant pour déboutonner le jean de Carlisle. Pour la première fois, ils se retrouvèrent en sous vêtements l'un devant l'autre. Ils se regardèrent, et leurs sentiments se reflétaient dans les yeux de l'autre. L'instant était intense. Carlisle pencha sa tête pour embrasser Alice, puis il joua avec l'élastique de sa petite culotte avec son doigt. Pour la première fois, ils allèrent plus loin.
Une demie heure plus tard, Carlisle était allongé sur le dos, et la tête d'Alice reposait sur son torse. Ses yeux étaient fermés, et sa main caressait le torse de Carlisle. Elle releva la tête, et ils se regardèrent, tout en restant silencieux. Il n'y avait rien à dire. Leurs actes avaient parlé pour eux. Ils savouraient ce moment, qui n'appartenait qu'à eux. Leurs sentiments se peignaient sur leurs visages. Carlisle ferma les yeux, et frotta son visage avec sa main droite. Résigné, il dit :
« Je vais partir, Alice. J'aurai déjà du partir depuis longtemps.
-Tu regrettes ? Demanda-t-elle en se redressant. Tu regrettes d'avoir couché avec moi ?
-Pas du tout, Alice. C'était un des plus beaux moments de ma vie, crois moi. Je t'en prie, je t'en supplie, n'en doute pas, n'en doute jamais. »
Elle sourit, puis dit :
« Alors pourquoi tu veux partir ? Tu crois que j'en ai fini avec toi ? »
Alice bascula sur le corps de Carlisle, et recommença à l'embrasser.
Deux heures plus tard, Carlisle était sous la douche. Alice, elle, était encore allongée dans son lit. Elle était hésitante. Devait-elle partir avec Carlisle ? Ou rester à Forks ? Alors que tout commençait à s'éclaircir dans sa tête, elle eut une vision.
« Je vois Jasper, qui conduit comme un fou sur la route. Il revient, il a l'air en colère. Où peut-être est-il inquiet ? Je ne sais pas. Il est seul dans la voiture, mais je sais qu'il a rassuré les autres avant de partir, parce que sinon, je verrais Emmet, Rosalie, ou Esmé. »
Alice enfila sa robe de chambre, et traversa le couloir en courant. Elle entra précipitamment dans la salle de bain, laissa tomber sa robe de chambre sur le sol, et pénétra dans la cabine de douche, sans faire attention à Carlisle, qui s'habillait.
« Alice, est-ce que tout va bien ?
-Jasper arrive, Carlisle. Et il est en colère, j'en suis sure.
-Mais pourquoi ?
-Hier, je lui ai laissé un message, dans lequel je lui disais que c'était terminé, que je savais tout pour ses relations. Carlisle, il faut que tu partes.
-Et toi ? Qu'est ce que tu vas faire, Alice ?
-Je ne sais pas encore. Je vais m'en sortir, ne t'inquiètes pas.
-Je refuse de te laisser seule ici, avec Jasper en colère. Je ne prendrais pas ce risque inconsidéré, Alice. C'est inconcevable. Ou alors, pars avec moi. »
