Coucou mes petits loups. Me revoilà ! (Oui enfin, je sais j'ai encore du retard mais j'avais envie de profiter de mon début de vacances à ne rien faire alors je suis vraiment désolé…) Mais me voilà de retour avec plein de temps pour écrire et donc un délai de publication plus cours (pas plus régulier je suis toujours aussi nulle pour la régularité.)
Sur ce, je vous souhaite une bonne lecture de ce chapitre et j'espère qu'il vous plaira tout autant que les précédents.
Merci milles fois à toutes les personnes qui m'ont envoyé des messages d'encouragements ou qui ont laissés des petits mots pour mon concours. Merci à tous ceux qui ont mis cette histoire en favorites ou qui ont commencé à la suivre. Merci à tous ceux qui ont laissés des reviews et merci à vous petit fantômes grâce à qui j'ai passé la barre des 13000 vues ! Je vous aime infiniment.
Reviews anonymes :
Clem : Merci beaucoup ! J'espère que cette suite te plaira et à bientôt. Xo, Lu.
Gogo : Hey, merci beaucoup ! J Je suis contente qu'elle te plaise. J'avais mis un délai assez long à cause des cours mais maintenant que j'ai passé mes examens se sera plus souvent ne t'inquiète pas. En tout, je pense qu'on va tourner aux alentours de 20 chapitres, j'ai déjà toutes les idées ! Xo, Lu.
Blake30 : Hey ! Waouh c'est vraiment trop gentil, trop magnifique. Merci pour ta review qui m'a remit du baume au coeur pendant ma période d'examen. Sincèrement merci à toi de venir me lire, ça fait toujours plaisir d'avoir des lecteurs qui laisse de si longue review ! (Je serais bien la dernière à m'en plaindre !)
Tu as tout à fait compris ce que j'essaie de faire passer. Une lutte contre leurs sentiments alors qu'elles sont loin d'être bêtes et qu'elle savent parfaitement qu'à un moment elles se prendront le tout en pleine figure. Je ne suis pas du genre à les refaire se caser en deux trois mouvements et hop on pardonne. Je vais vous faire bien languir avant le premier baiser , ça c'est certain ! Mais quand le pardon sera acquis tout ira bien plus vite donc j'espère que ça t'ira.
Merci, merci encore. J'essaie de faire de mon mieux pour améliorer de jour en jour ma qualité d'écriture et pour vous sortir des chapitres qui valent le coup. Même si les 3/4 du temps j'ai l'impression qu'il manque quelque chose, mais ce doit être parce que c'est moi ! Alors merci de remarquer les efforts que je fais, que tu puisses vivre le récit est le plus beau cadeau que tu puisses me faire :)
Pour l'instant je vais rester assez plongé du côté de Lexa pour le réveil et les pensées mais bientôt ce sera au tour de Clarke de passer à la loupe, ahah.
J'essaierai de faire mon possible pour sortir un bon reportage sur l'armée alors ! N'y connaissant pas grand chose j'ai intérêt à bien me renseigner mais je pense effectivement qu'il y a moyen de faire quelque chose de bien avec cette idée.
J'attend ton prochain com avec impatience et merci encore pour ton soutient et ton magnifique commentaire. (Ne t'excuse jamais de faire un pavé, ça me ravis plus qu'autre chose !)
A bientôt, Xo Lu
caro : Hey ! Merci beaucoup. Je suis vraiment désolée pour la longue attente ^^ Je suis vraiment contente que tu aimes mon style d'écriture !
Fanny : Je suis vraiment désolée de t'avoir frustrée ahah, mais je pense que la moindre des choses était de prévenir ! En tout cas voilà le chapitre. J'espère qu'il te plaira et qu'il sera à la hauteur de l'attente. Pour mes exams, ça s'est passé on va dire… Je ne veux pas m'avancer avant les résultats mais je ne suis pas très optimiste.
Merci à Clara pour avoir pris le temps de corriger ce chapitre alors qu'elle est en concours demain. Love mon petit lapin.
Chapitre VII
Samedi 4 juillet
Lexa se réveilla dès l'aube, comme à son habitude, sauf qu'encore une fois, lorsqu'elle ouvrit les yeux, elle se rendit compte de sa proximité avec Clarke. Cette fois, elles n'étaient pas emmêlées d'une étrange façon, mais sa tête reposait tranquillement dans le cou de la blonde qui la tenait fermement dans ses bras, leurs jambes entremêlées.
Elle profita un instant de cette proximité – omettant le fait qu'elles ne portaient toutes les deux qu'un long t-shirt et un bas de sous-vêtement – sentant sa peau contre la sienne, respirant son odeur vanillée, un sourire involontaire au coin des lèvres. S'amusant du fait que depuis tout ce temps, elle gardait toujours cette même crème hydratante qu'elle aimait temps.
Elle ne devrait pas. Elle savait que ça ne pourrait apporter que de mauvaises choses, mais c'était inespérée. Tellement inespérée et tellement vitale que s'en était grisant de devoir jouer la carte de l'indifférence.
Elle savait qu'elle ne devait pas profiter de cette proximité comme elle savait qu'elle ne pourrait jamais s'en défaire d'elle-même. Elle savait que Clarke voulait retrouver une amitié avec elle comme elle savait que ce ne serait jamais suffisant de son côté. Elle savait qu'en revenant auprès de la blonde, la déferlante de sentiments qu'elle avait toujours fait naitre en elle reviendrait. Elle savait tout ça, mais l'admettre faisait un mal de chien.
Elle resta comme ça encore quelques minutes, et décida qu'elle ne bougerait pas. Même si elle l'avait voulu, elle ne pouvait pas bouger de toute façon. Quoi ? Bien sûr qu'elle voulait bouger, mais réveiller Clarke serait du suicide. Disons que le fait d'être blottie dans les bras de la blonde sans bouger encore quelques instants était du pur instinct de survie. Un instinct de survie pas trop désagréable, il fallait l'avouer.
Et finalement à force de ne pas bouger, plongé dans ses pensées, elle se rendormie presqu'aussi vite qu'elle avait ouvert les yeux.
Quelques heures plus tard, Clarke grogna en entendant un téléphone sonner.
Elle ouvrit doucement un œil, puis l'autre beaucoup plus rapidement lorsqu'elle vit le visage de Lexa si près du sien. Elle dénoua ses mains du dos de sa voisine et se décala subrepticement.
Elle paniqua quelques secondes puisqu'en l'occurrence c'était elle qui tenait Lexa dans ses bras et pas l'inverse, mais se dit que puisque la brune dormait toujours, elle n'avait peut-être même pas remarqué leur proximité. Ça la calma le temps qu'il fallut pour qu'une nouvelle fois, une sonnerie se fasse entendre.
Elle regarda le téléphone de Lexa qui affichait un numéro inconnu et hésita à la réveiller pour si peu, mais remarqua qu'elle avait déjà trois appels manqués.
— C'est ton téléphone, grogna la blonde qui tendait le téléphone à son amie.
Lexa chercha l'engin les yeux encore fermés, dû au soleil qui tapait bien trop fort dans la pièce pour ses yeux. Quand enfin elle l'attrapa des mains de Clarke, elle le colla contre son oreille et décrocha sans même prendre le temps de regarder le numéro.
— Allo… dit-elle d'une voix rocailleuse qu'elle-même a du mal à reconnaitre.
— Hm… Lexa ? demande la voix au bout du fil. Excusez-moi, j'ai dû me tromper de numéro.
— Aden ? s'écria-t-elle.
Cette fois, sa voix s'éclaircie et ses yeux s'ouvrirent en grand. Elle était bien réveillée et s'assit sur le bord du lit en passant sa main sur son visage endormie qui devait encore avoir les marques de l'oreiller ou de Clarke.
— Oui, c'est bien moi, rit le jeune homme au bout du fil.
— Oh, excuse-moi, je viens de me réveiller.
Le téléphone coincé entre son oreille et son épaule, elle essaya tant bien que mal d'enfiler un short et sortit sur le balcon de la chambre. Vu les regards noirs que lui lançait Clarke, elle devait être assez mécontente d'avoir était réveillé.
— Wow, s'étonna Aden. Tu es sûr que tout va bien ? T'es malade ? J'ai déjà essayer de t'appeler plusieurs fois et j'ai à peine reconnue ta voix.
— Oui, je vais très bien, merci de t'en inquiéter.
Elle s'absenta quelques secondes de son coup de fil pour lancer un regard vers le lit où Clarke s'était recouché et se dit qu'elle allait même un peu trop bien.
Elle entendit un rire au bout du fil, et rit légèrement à son tour.
— Qu'est-ce qui te fait rire ? demanda-t-elle.
— Toi. Je veux dire, quand on s'entrainer, la simple mention des vacances te mettait en rogne mais tu as l'air d'être plutôt heureuse. Je veux dire, je ne savais même pas qu'il était physiquement possible de te voir te lever après l'aube.
— Il est quelle heure ?
— Précisément midi moins cinq, répondit le jeune homme, un rire étouffé dans la voix.
— Merde, jura-t-elle. Désolé, fais semblant de ne rien avoir entendue. En fait, pourquoi tu m'appelais ?
— Quoi, tu n'es pas contente d'avoir de mes nouvelles ?
— Aden…
— J'ai passé ma première semaine d'épreuve, et tu voulais que je t'appelle à la fin de chacune si je me souviens bien.
— C'est vrai ! dit-elle en souriant. Comment ça s'est passé ? Vous avez eu quelles épreuves ?
— On a eu des écrits les trois premiers jours et globalement ça s'est bien passé pour tout le monde. Enfin, je ne vais pas te faire un dessin mais ce n'est pas là-dedans que j'excelle.
— C'est important si tu veux pouvoir passer en 5ème. Tu es encore loin d'atteindre ton deuxième cycle mon très jeune novice.
— Je sais bien, rechigna-t-il. Mais globalement j'ai la moyenne.
— Tu as intérêt ou je viendrais te botter les fesses en personne. Comment s'en est sortie la nouvelle ?
— Ontari ? Je dirais que la théorie n'est définitivement pas son fort, mais avec tes cours de soutien, elle pense avoir la moyenne.
On avait confié à Lexa un poste de quelques mois au sein du lycée militaire d'Autun. Un des professeurs de sport ayant eu un grave accident de voiture et n'ayant aucun autre professeur disponible pour le moment, Lexa avait été mise sur le coup. Puisque la jeune femme n'avait rien d'autre à faire de sa permission de plusieurs mois sur le territoire français, elle avait été affectée à ce lycée. Et si elle y avait été en trainant des pieds en premier lieu, elle l'avait quitté le cœur gros.
Elle avait été nommée professeure principale d'une petite classe de quatorze élèves en sixième. Elle s'occupait donc en plus des entrainements sportifs et militaires de cette classe et de cinq autres, du soutien scolaire nécessaire à chacun.
La future élite, voilà ce qu'ils étaient censés devenir, mais lors du mois de mai, une nouvelle avait fait son apparition. Et ce n'était pas pour déplaire à Kali et Nora qui se sentaient vraiment seules face à tous ces garçons.
— C'est le principal, se rassura Lexa. Et les épreuves physiques ?
— On a tout déchiré sur les épreuves de combats rapprochés, expliqua Aden, non peu fier de ses exploits. Les examinateurs ont paru vraiment surpris de nos résultats. Et pour ce qui était de la défense d'une balise, on a un peu moins géré.
— Qu'est-ce qu'il s'est passé ? On s'est pourtant entrainé des dizaines de fois sur cet exercice. s'agaça la jeune femme.
Elle était vraiment très fière de ses poulains, et savoir qu'ils avaient raté une épreuve la mettait presqu'autant en rogne qu'eux.
— Ontari a voulu être nommé leader alors qu'on s'était toujours entrainé avec moi dans ce rôle, ça a bousculé les habitudes de tout le monde. On s'est engueulé en plein pendant l'épreuve… Elle m'énerve à toujours faire son petit chef.
Lexa rit légèrement au bout du fil.
— Dis surtout que c'est la première personne à te tenir tête après moi.
— Mouais aussi… râla le jeune homme.
— Aide là à réviser pour les écris des semaines à venir, tu verras qu'elle t'en serra reconnaissante et te suivra plus facilement sur les missions de groupe.
N'oublie pas que vous vous connaissez tous depuis plusieurs mois et qu'Ontari n'est arrivée que depuis quelques semaines. Soit compréhensif Aden et …
— Et n'oublie pas d'écouter les conseils des autres, coupa-t-il. Il ne faut pas que je me pense supérieur, c'est eux qui pourraient me sauver la vie. C'est une qualité primordiale pour un leader, je sais…
— Tu me retire les mots de la bouche.
— Et toi alors ? s'enquit Aden.
— Et moi ? s'étonna la brunette.
— Et bien la fille que tu ne voulais pas revoir ? Clarke. Vous vous êtes reparlé ? Elle t'a pardonné ?
Lexa s'injuria mentalement pour avoir raconté cette histoire à un petit garçon de onze ans mais elle n'avait pas vu d'autre moyen de le faire s'ouvrir qu'en s'ouvrant elle-même à lui.
— Rappelle-moi pourquoi je t'ai raconté cette histoire ?
— Pour que je te raconte mes histoires ? Mais en attendant, réponds à la question.
— C'est en route je dirais… Je savais qu'elle ne me pardonnerait pas facilement, mais elle est moins réticente que ce que je m'étais imaginée.
— Évidemment, toi tu as cru qu'elle allait t'hurler à la figure et te balancer tout ce qui lui tomberait sous la main.
S'il savait à quel point il était proche de la vérité. Ça s'était juste amélioré.
— Hm, hm…
— Et vous vous êtes embrassé ?
— Aden ! s'offusqua-t-elle.
— Quoi ? répondit-il un air innocent dans la voix.
— Ce n'est pas de ton âge tout ça ! Et même si c'était arrivé, ce qui n'est évidemment pas le cas, ce n'est pas à toi que j'irais en parler.
— T'es vraiment trop coincé sérieux. J'ai déjà embrassé une fille aussi tu sais.
— Sérieusement ? Quand ? Pourquoi tu ne m'as rien dit ?
— J'dois y aller ! A plus Lex'. Tu nous manques.
— Aden ! Aden ne t'avise pas de me raccrocher au nez !
Trop tard. Elle grogna mais un sourire finit par apparaitre sur son visage.
— Sale gosse, murmura-t-elle pour elle-même.
Elle revint avec un sourire éclatant sur le visage et des étoiles pleins les yeux. Elle adorait ces jeunes, plus qu'il ne lui était permis, mais elle s'en moquait royalement. Elle les avait aidés à s'intégrer dans cette période difficile de leur vie autant qu'ils l'avaient aidé à reprendre gout à la sienne…
— C'était qui ? demanda Clarke en plissant les yeux, ce que ne manqua pas la brune.
— Aden, dit-elle simplement en reposant son téléphone sur la table de chevet.
— Ça, j'avais compris. « Aden », répéta la blonde.
Lexa leva un sourcil et ne put se retenir de rire.
— Quoi ? Qu'est-ce que j'ai dit ?
— T'es jalouse ? demanda innocemment la brunette, un sourire suffisant au bord des lèvres.
— Non. Jamais de la vie, tu fréquentes qui tu veux. Je pense juste que… non. Tu fais ce que tu veux.
Lexa leva les yeux aux ciels avant de partir vers la salle de bain, un sourire moqueur sur le visage.
— Alors c'est qui Aden ? entendit-elle alors que l'eau de la douche était déjà en train de couler sur son corps.
Elle sortit quelques minutes plus tard un sourire toujours collé aux lèvres, Clarke n'était plus là. Ça allait être une meilleure journée que ce qu'elle avait prévue… Elle pourrait même peut-être s'amuser un peu.
Après un mélange petit déjeuner/déjeuner pas vraiment équilibré préparé avec soin par Wells et Amanda, ils avaient tous décidé de rester à la villa pour la journée. La soirée de la veille les avait tous tués et ils avaient grandement besoin d'une journée de repos.
Murphy, Bell, et Raven avaient gentiment congédié leurs conquêtes d'un soir et étaient à présents chacun allongés sur un transat avec de grosses lunettes de soleil noires, probablement pour récupérer la nuit qu'ils n'avaient pas eu.
Lincoln, Octavia et Lexa étaient en train de faire du sport à l'étage. Oui, du sport, un lendemain de soirée bien arrosé. Personne n'avait cherché à comprendre.
Et tous les autres faisaient une petite baignade.
Clarke sortit de la piscine et s'allongea innocemment entre les jambes de Raven qui poussa un magnifique crie de contestation dû à l'eau gelée sur sa peau brulante.
— Pourquoi tu me fais ça ? cria-t-elle. C'est parce que je t'ai abandonné hier ? Tu boudes ?
— Non Rav, ce n'est pas pour ça.
— Donc, tu boudes… remarqua la jeune femme. Pourquoi ? T'as aucune raison. Soleil, chaleur, eau fraiche, amis, musique, et même Lexa qui fait des efforts en amitié. Clairement, tu n'as pas de raison pour ne pas avoir un magnifique sourire collé au visage et non cette petite ride entre les deux yeux.
Elle appuya son index sur la dite ride, et Clarke lui tapa sur la main.
— C'est qui Aden ? souffla la blonde après quelques minutes de silence à cogiter intensément.
Si elle demandait à Raven, alors elle admettait avoir un minimum de jalousie. Si elle ne demandait pas à madame je sais tout, alors elle n'avait aucune chance de savoir. La curiosité avait fini par l'emporter sur la fierté.
— Qui ? demanda la brunette en sortant de sa micro sieste.
La pauvre qui avait commencé à se rendormir était bien réveillée à présent.
— Aden, répéta Clarke. Lexa était au téléphone avec lui ce matin et je n'en ai jamais entendu parler.
— Moi non plus. Sûrement un ami. Pourquoi ?
— Pour savoir.
— Attends, t'es jalouse ? questionna l'hispanique, à présent toute excitée d'avoir quelques ragots.
— Non, bien sûr que non ! répondit la blonde un peu trop rapidement. Pourquoi vous dites tout ça ? Il faudrait que j'aie toujours de l'attirance pour elle et ce n'est absolument pas le cas.
— Waouh, tant de déni en une seule phrase… Je ne pensais pas que c'était possible.
— Tu n'es pas drôle, railla Clarke.
— Je me trouve drôle, sourit Raven.
— T'es la seule.
— Pas du tout. Jasper ! cria-t-elle, brisant les tympans de ses pauvres voisins au passage.
Murphy lui fit d'ailleurs bien comprendre son mécontentement par des mots plutôt vulgaire qu'elle fit mine de ne pas entendre.
— Quoi ? demanda le jeune homme, visiblement aussi mécontent d'être interrompu avec Maya.
— Je suis drôle ? demanda-t-elle.
Jasper faillit répondre que non pour l'énerver, mais il était plutôt évident pour sa santé à venir qu'il ferait mieux de répondre par la positive.
— Évidemment, finit-il par dire.
— Tu vois, je suis drôle, sourit Raven, fière d'elle. Et arrête de t'en faire pour Lexa, aux dernières nouvelles elle n'est toujours attirée que par la gente féminine.
— Hm… Ça peut très bien être une fille, regarde j'ai un prénom masculin.
— Oh, tu me désespères ! souffla-t-elle. Si tu veux vraiment savoir, demandes à Lincoln, il doit savoir lui.
— Non, il irait le dire directement à Lexa… Il est bien plus proche d'elle que de moi.
— Pas faux.
— D'ailleurs en parlant de lui… murmura Clarke. Même si ça fait un bout de temps maintenant qu'on est sûr de sa fiabilité pour Octavia, notre devoir de sœurs de cœur exige d'aller lui parler.
— Quoi ? Pourquoi maintenant ? s'étonna Raven. Ce n'est pas comme s'ils avaient déjà couché ensemble. Ils sont encore bien trop effrayés par le grand frère surprotecteur sur ma droite.
Clarke se retourna et lui fit un regard des plus éloquents.
— Ils ont… ? Oh.
Elle forma un parfait petit « o » avec sa bouche qui fit bien rire son amie.
— Il était temps ! s'exclama l'hispanique en tapant dans ses mains.
— Je ne te le fais pas dire.
— Et « grand frère surprotecteur que je ne citerais pas à ma droite » ? Ils n'ont plus peur de lui annoncer ?
— Si, il est plutôt évident qu'ils veulent se cacher pour l'instant, réfléchit Clarke. On monte des plans avec Lex' pour l'éloigner le temps qu'ils se préparent mentalement à lui annoncer la nouvelle.
Raven, avec sa capacité de concentration de poisson rouge, ne retint qu'un mot de la phrase de Clarke.
— C'est redevenu Lex' alors, dit-elle en haussant les sourcils d'une manière suggestive.
— Reyes, ferme-la.
— Promis je ne m'en mêle pas. Presque pas…
— Raven… grogna la blonde.
— Pas besoin de faire ta voix menaçante ! Mais si tu veux un conseil pour…
— Pas besoin de conseil, la coupa-t-elle. On est justes amies.
— Hm, hm. Je n'ai jamais été jalouse parce que tu étais au téléphone avec quelqu'un que je ne connaissais pas.
—Tu m'énerves, souffla Clarke en se relevant.
— C'est pour ça que tu m'aimes ! cria Raven. Et je te donne quand même mon conseil, appelle-le devant elle pour voir sa réaction ! Enfin, si c'est ce que tu veux vraiment…
La blonde franchit la baie vitrée en entendant cette dernière phrase. Raven n'avait pas tort, mais la réaction de Lexa ne serait qu'un bonus. Non, en fait, elle ne voulait pas savoir la réaction de Lexa. Ou peut-être… Non. Elle avait juste besoin de l'appeler. Voilà quelques jours qu'ils ne s'étaient parlé que par quelques messages cours et expéditif.
Bon, il fallait avouer qu'elle ne lui avait pas accordé beaucoup de temps non plus. Que ce soit dans la vie réelle ou dans ses pensées.
Samedi 4 juillet – 16h00 – Salle de sport
Lexa descendit de son tapis de course ruisselante de sueur et le souffle cours lorsqu'elle entendit la porte s'ouvrir. Elle jeta un rapide coup d'œil vers Lincoln et Octavia qui étaient en train de s'aider mutuellement avec des altères avant de se retourner vers les nouveaux arrivants.
— Vous comptez faire du sport habillé comme ça ? demanda-t-elle en détaillant les deux jeunes femmes devant la porte simplement vêtues de leurs bikinis.
—Tu sais bien que je déteste le sport et que Raven n'a pas la possibilité d'en faire énormément, railla Clarke.
Lexa sourit et s'essuya le visage avec une serviette qu'elle déposa sur ses épaules avant de rejoindre ses amies d'un pas nonchalant.
— Je sais bien, grognon, sourit-elle à la blonde qui leva les yeux au ciel.
— Je ne suis pas grognon, claqua-t-elle en posant ses fesses sur un tapis de gym non loin.
Non, son ton volontairement sec n'était pas dû à la remarque de Lexa, mais bien à Lexa elle-même. Sérieusement en entrant dans cette pièce, elle n'était mentalement pas prête à voir la jeune femme ruisselante, habillée d'un short moulant et d'une brassière. C'était bien trop pour son self-control. Si elle avait toujours détesté faire du sport, elle ne s'était jamais plainte de la passion de son ex-petite amie, lui donnant un corps des plus attractifs.
Lexa ne releva pas la remarque, tentant elle aussi de faire abstraction du peu de tissu couvrant son « amie », et s'assit près des jeunes femmes sur les tapis sans jamais quitter des yeux la belle blonde en face d'elle.
Raven se racla la gorge après quelques secondes bien trop longue et bien trop intense où la tension entre ses deux femmes devenait étouffante et irrespirable pour elle-même.
— Qu'est-ce que vous voulez ? questionna Lexa.
— Menacer Lincoln de mort, lâcha Raven comme s'il s'agissait de la chose la plus naturelle au monde.
—Pardon ?! s'exclama la brunette.
—Raven… Il faut vraiment que tu apprennes à t'exprimer comme un être humain normal, souffla Clarke. Elle voulait dire : parler à Lincoln pour lui faire comprendre qu'il ne doit jamais faire de mal à Octavia.
—Sinon je n'en viendrais pas qu'aux menaces de mort.
—Raven !
—Vous savez bien qu'il ferait tout pour elle et la dernière chose dont il a envie c'est de la voir souffrir, les rassura Lexa en haussant les épaules. J'ai encore le souvenir de Lincoln en train d'aider Bellamy à défigurer ce cher Atom.
— C'était bien la première fois où ils étaient tombés d'accord, rit Clarke.
— Octavia les réunit et les éloigne d'une manière déconcertante.
— J'entends qu'on parle de moi par ici, intervint la voix de la jeune femme.
Octavia s'assit en tailleur avec ses amies.
— Effectivement et du beau mâle là-bas, sourit Raven en pointant Lincoln du doigt tout en détaillant ses abdos.
Octavia lui tapa sur la main en lui intiment vivement que le corps qu'elle montrait du doigt lui appartenait et le jeune homme arriva peu après.
—Je n'aime pas trop quand on parle de nous, dit-il en s'assaillant à son tour sur un tapis de gym.
Bien plus près d'Octavia que nécessaire, évidemment.
—Bon, commença Clarke, on ne va pas vous demander de nous faire un dessin, on sait très bien ce qu'il se passe entre vous deux, mais en tant que sœurs de cœur, Rav et moi nous…
— Nous allons te tuer si jamais tu fais du mal à Octavia, coupa Raven. Ou si jamais tu as ne serait-ce que la fugace pensé de la tromper ou de lui briser le cœur ou encore toutes ces autres choses qui engendreraient des crises de larmes. Je commencerais par t'attacher par les poignets au plafond, puis je te donnerais autant de coup de couteau que ma brunette aura versé de larmes. On te lapidera et te torturera pendant plusieurs jours ou semaines consécutives. Et enfin, quand je commencerais à m'ennuyer, j'enverrais Bellamy pour qu'il te tue dans les règles de l'art.
Tous fixèrent Raven avec de grands yeux la bouche grande ouverte. Lincoln déglutit difficilement tandis que l'hispanique lui lançait un magnifique sourire.
—Sur ce, comme j'ai été mise dans la confidence du plan de Lexa et Blondie, on se fera une joie de vous aider à vous cacher de Bellamy.
Personne ne répondit. Ils étaient tous encore bien trop choqué par la petite créature à leur côté. Lincoln s'était à la limite cachée derrière sa petite amie.
— Quoi ? Pourquoi vous me regardez tous comme ça ?
— T'es vraiment flippante, murmura Clarke. Vraiment flippante et dérangée.
— Tu ne le savais pas ?
— Si, mais la grandeur de ta folie arrive encore à me surprendre certains jours.
— Et menace encore mon petit ami comme ça et je t'arrache les yeux, grogna Octavia.
— Tu vois Clarkey ! Je le savais. Je veux aider et je finis toujours menacer d'une quelconque façon, bougonna Raven.
— Dans tous les cas, je pense qu'il a bien compris là.
— Si un jour on m'avait dit que je serais terrifié par un minuscule poids plume de la taille d'un nain de jardin, j'aurai ri à m'en briser les côtes, murmura le jeune homme.
— Pas si on t'avait prévenu qu'il s'agissait de Rav', rit Clarke. Je veux dire, elle pourrait terroriser une armée de Vikings assoiffé de sang à elle toute seule.
— Rav' est encore là aux dernières nouvelles et n'aime pas qu'on parle d'elle comme si elle était effrayante et inexistante, se vexa la principale concernée en haussant les sourcils.
— Mais Rav' devrait penser à la fermer quand il le faut ! gronda Octavia en prenant la tête de Lincoln contre sa poitrine. Regarde-le, tu me l'as tout paniqué.
Et la tête de Lincoln écrasé contre Octavia fut la goutte de trop pour Lexa qui explosa de rire.
— Et pourquoi tu ris toi ? Demanda Raven.
La principale concernée ne répondit pas, trop occupée à se tordre de rire sur le sol, les larmes aux yeux. Au lieu de ça elle tendit son téléphone à Clarke qui l'attrapa in extremis.
— Oh, elle vous a filmés ! s'extasia la jeune fille en rigolant à son tour dès la mise en route de ladite vidéo.
— Fais voir ! Fais voir ! s'agita Raven.
—J'ai hâte de montrer cette vidéo à ta compagnie. Réussis à articuler Lexa en deux crises de rires.
— Oh non ! S'exclama Lincoln en retournant sur Terre. Octavia, attrape ce téléphone.
Et ni une, ni deux s'en suivit une magnifique bataille de lancer du téléphone de Lexa qui n'avait pas l'air d'en avoir grand-chose à faire. Lincoln et Octavia contre Lexa et Clarke. Raven changeait d'équipe en fonction des offres qu'on pouvait lui faire.
Un genre de rugby avec un pauvre téléphone qui parvint à survivre par on ne savait quel miracle.
Et la victoire revint à Octavia qui effaça la vidéo dans un cri de victoire.
Tous sortirent de la salle un grand sourire aux lèvres, jugeant qu'ils avaient bien mérités des plongeons dans la piscine, enfin sauf Clarke. Cette graine de cochon avait la défaite vraiment mauvaise.
Lexa passa un bras par-dessus ses épaules et la traina dans le couloir.
— Boude pas, murmura-t-elle avant de s'arrêter devant les escaliers. La vidéo a dû se mettre dans les éléments supprimés ce qui veut dire…
— Que tu l'as encore ? s'extasia la jeune fille qui avait retrouvé un sourire.
Lexa hocha la tête et dans un élan de joie qui les surpris autant l'une que l'autre, Clarke sauta dans les bras de la brune.
— On va pouvoir les charrier longtemps avec ça !
Lexa ne répondit même pas. Ni à la phrase, ni au câlin. Elle resta là, les bras ouverts et le souffle court.
Ne pas penser à son ventre nu contre le mien. Ne pas penser à son souffle dans mon cou. Ne pas penser à ses bras autour de ma nuque et à ses mains qui me tiennent fermement. Non, ne pas penser à tout ça. Surtout ne pas penser à tout ça.
Ce qu'elle ne savait pas, c'est que trois micro seconde après qu'elle est dit sa phrase, Clarke l'avait totalement oublié. Totalement obnubilé par les bras de Lexa qui venait de se refermer contre son corps.
Elle recula doucement son visage du cou de la brune pour se retrouver face à son visage. Les yeux baissés, presque fermés, elle n'osait pas affronter ce qu'elle avait provoqué.
Dans un mouvement aussi doux qu'impatient, Lexa releva le menton de Clarke.
— Regarde-moi… murmura-t-elle.
Elle fut presque sûr de l'avoir juste pensé jusqu'à ce que les prunelles azur de Clarke rencontre les siennes. Et elles bloquèrent.
Lexa pouvaient sentir le souffle chaud et saccadé de Clarke contre ses lèvres entre ouvertes. Clarke pouvait sentir la panique émanant des yeux de Lexa. Et pourtant elles ne bougeaient pas. Elles étaient figées dans le temps.
Elles-mêmes ne savaient pas ce qu'elles voulaient au fond.
Elles oubliaient. Le passé, le présent, le futur. Tout n'était qu'un long fil dans le temps et dès qu'elles rencontraient le regard de l'autre, elles en étaient coupées.
C'était… frustrant. Une distance obligée mais tellement destructrice.
— Clarkey ! Au secours ! Octavia veut m'accrocher à un arbre ! hurla la voix de Raven deux étages plus bas.
Les cris de Raven ramenèrent les deux jeunes femmes brusquement sur Terre. Rapidement, elles bégayèrent, s'écartèrent et descendirent en quatrième vitesse les escaliers sans prendre la peine de rajouter un mot.
La tête pleine de pensées dont elles ne voulaient même pas entendre parler.
Pas pour l'instant.
Samedi 4 juillet – 21h37 – Terrasse
Le soir venu, ils étaient tranquillement assis sur la terrasse à siroter leurs cocktails et à parler de la soirée de la veille.
— Quand je me suis levé ce matin, la porte d'entrée était encore grande ouverte… Ce n'est pas très malin. Qui est rentré en dernier ? demanda Wells.
— Je crois que c'était Reyes avec son bodybuilder, rit Murphy.
— Oh, on en parle de la pétasse blonde décolorée à forte poitrine que t'as ramenée ? s'offusqua la jeune femme.
— En y repensant, ils iraient bien ensemble. En plus ce n'était vraiment pas un bon coup, elle a pas arrêté de crier.
Raven se mit à rire et lui tapa dans la main.
— Moi c'est pareil… rit l'hispanique. Mais maintenant je sais que les cris ne venaient pas que de la chambre de Bellamy.
Si tout le monde pensait qu'elle parlait à présent de Murphy, elle fit un clin d'œil loin d'être discret à Octavia qui rougit jusqu'à la racine des cheveux.
Bellamy fronça les sourcils et détailla les deux amies.
— Qu'est-ce que tu veux dire par là ? En fait, O' t'as dormie avec qui ? J'ai vu Clarke et Lexa repartir en premières.
Cette dernière s'étouffa avec son verre et Lincoln donnait l'impression de vouloir plonger dans le sien. Ce n'était pas son jour, le pauvre.
Lexa donna un coup de coude à Clarke puisque c'était cette dernière qui était censé dormir avec la brune. Et il était plutôt clair que la brune en question n'était pas prête à dire à son grand frère qu'elle avait partagé sa nuit avec Lincoln.
— Avec moi, intervint Clarke. J'ai dû l'aider à monter les escaliers. Elle faisait un bruit infernal. Quoique c'est vrai que les bruits venant de ta chambre Bell…
— C'est bon, c'est bon ! coupa ce dernier en levant les mains. On arrête cette discussion.
Ils rirent de bon cœur et Octavia souffla un merci à Clarke. Raven, elle eut le droit à un regard des plus éloquent lui indiquant de fermer sa grande bouche.
— Et dis-moi Monty, ta copine du bar ? Sourit Maya. On vous a vu avec Jasper. Vous sembliez bien vous entendre.
— Ouais, ouais. Elle est gentille, répondit ce dernier sans grand enthousiasme.
— Allé ! Il y avait plus que ça ! s'exclama Murphy. Tu ne vas pas nous faire croire que vous n'avez pas disparu tous les deux au même instant pendant la soirée ?
— Et toi tu ne vas pas nous faire croire que tu as vu quelque chose alors que tu étais bien trop obnubilé par les obus de ta conquête.
Un silence magistral se fit autour de la table. Monty, le tout gentil et tout doux Monty, venait de rabattre le caquet de Murphy. Et bientôt, ils explosèrent tous de rire avant de mourir d'asphyxie.
— Monty 1, Murphy 0 ! s'exclama Octavia.
Ce dernier rechigna un instant avant de joindre son rire aux autres. Il ne lui prendrait plus d'aller taquiner Monty sur les filles, ou du moins il réfléchirait un peu plus à ses répliques.
— Clarke ton téléphone n'arrête de pas sonner ! s'exclama Maya en accourant vers eux.
Clarke fronça les sourcils, attrapa l'appareil et regarda le contact qui était affiché sur l'écran.
— Raven… grogna-t-elle en regardant la petite brune qui affichait un grand sourire. Tu avais dit que…
— Je ne m'en mêlerais PRESQUE pas.
— La prochaine fois qu'on va à la plage, je vais t'attacher à ta bouée licorne et te laisser dériver, menaça la blonde.
— T'es gentille mon chou mais décroche ton téléphone, le pauvre attend.
Clarke ronchonna quelques insultes à l'intention de Raven avant de décrocher.
— Hey Finn ! Comment tu vas ? [...] Oui, excuse-moi de ne pas avoir appelé plus tôt. Tu sais ce que c'est, la plage, les soirées, Raven totalement infernale. [...] Ah c'est elle qui t'a dit de m'appeler ? demanda-t-elle en faisant mine d'être étonnée. [...] Bien sûr qu'elle a bien fait.
Elle s'éloigna avec un regard noir en direction de l'hispanique et continua son coup de fil.
Lexa fronça les sourcils mais n'osa pas demander de qui il s'agissait, contrairement à Jasper qui venait d'arriver avec des paquets de chips pleins les bras.
— Clarke est au téléphone avec Abby ? demanda-t-il. Je suis trop pressé de la revoir. Ça fait quoi ? Au moins depuis l'été dernier…
— Moi aussi je suis trop pressé de la revoir, on va bien s'éclater, sourit Raven, mais non. Elle est au téléphone avec son petit ami.
Lexa recracha sa gorgée et s'étouffa à moitié. Décidément, ce n'était pas la soirée. Lincoln lui tapa gentiment dans le dos.
— Raven… menaça Octavia.
— Pourquoi vous me parlez tous sur ce ton ? J'ai vraiment l'impression que vous passez tous vos envies de meurtre sur ma petite bouille d'ange.
Octavia refoula un accès de rage tandis que les autres étouffaient leurs rires. Il fallait avouer qu'Octavia était vraiment effrayante quand elle le voulait.
— On pourrait avoir une petite discussion ? Toi et moi ? Dans la cuisine ? Maintenant ! grogna-t-elle en pointant la tête de Raven et l'intérieure.
— Oui, mais qu'est-ce que…
Elle n'eut pas le temps d'en dire plus qu'elle se retrouva trainée par une Blake très énervée vers l'intérieur de la maison.
— Du calme mini Blake ! Qu'est-ce que j'ai fait encore ?
— Finn ? demanda Octavia. Petit-ami ?
— Finn. Petit ami, confirma Raven.
— Finn Collins ?! Son petit-ami ?!
— J'ai la fâcheuse impression que cette conversation ne nous mène nulle part…
Octavia coupa sa respiration et se pinça l'arête du nez.
— Okay, du calme… Respire… Raven Reyes…
— Oh, nom et prénom, ça sent le roussi pour moi.
— On va recommencer par le début, souffla Octavia. Depuis quand Finn sort avec Clarke ?
Raven eut un mouvement de recul et fronça les sourcils.
— Depuis, hm… Quoi ? demanda-t-elle en s'exclamant. Tu ne savais pas ?!
— Je te précise que je n'ai pas vu notre Blonde depuis Noël, et qu'aux dernières nouvelles, Finn n'était qu'un ami proche avec qui elle prenait du bon temps.
— Merde. Shit. Oh merde. Elle ne t'avait vraiment rien dit ?
O' haussa les sourcils.
— Je crois que je me serais souvenu d'une conversation où Clarke aurait mentionné qu'elle offrait à nouveau son cœur.
— Merde… jura à nouveau Raven en frottant son visage. Si ça peut te rassurer, je crois qu'elle ne lui pas vraiment ouvert son coeur. Et puis elle n'avait pas l'air d'avoir envie de me le dire non plus. Je ne l'ai su que parce que je suis arrivée chez elle à l'improviste et qu'il se baladait tout nu.
Elle mima des frissons sur son corps.
— Brrr. Il a beau être bien foutu, je n'étais pas préparé à ça dès le matin. Et une chose en entrainant une autre, il a préparé le petit déj' pour se faire pardonner pendant que Clarke dormait et m'a annoncé tout sourire qu'ils étaient ensemble.
— Oh Raven… souffla la brunette en passant elle aussi sa main devant son visage. On a fait une bêtise. Une grosse bêtise.
— On a fait quoi ?
— Rien. Rien. Et quand bien même on avait fait une bêtise, ou si tu savais que Finn était avec Clarke, qu'est-ce qu'il se passe dans ta petite tête à vélo moteur pour que tu lui es dit de l'appeler ?! explosa Octavia.
— J'ai mal fait ? couina la jeune femme. Oui, vu les rayons lasers qui sortent de tes pupilles j'ai vraiment mal fait.
— Bon, ok… Lincoln va me tuer mais il faut que je t'en parle. Lui et moi, on a en quelque sorte monté un plan pour que Clarke et Lexa se rapprochent…
Raven la regardait les yeux grands ouverts, attendant patiemment la suite de l'histoire dont elle ne comprenait pas un mot.
— Bien sûr, on veut tous qu'elles se pardonnent et tout ça. L'eau a coulé sous les ponts et elles ont parlé, ça a l'air d'être sur la bonne voie, dit Raven en haussant les épaules.
— Plus qu'amicalement Reyes. L'idée d'amener Lexa ici. La discussion à cœur ouvert. Le pardon. Les regards. La tension. C'est ce qu'on veut.
— Oh.
— Oh.
— J'ai fait une connerie alors.
— T'as fait une connerie.
— Mais et toi alors ? Tu n'es vraiment pas la mieux placé pour parler, s'énerva Raven. Tu sais très bien ce qu'il s'est passé la dernière fois et tu veux qu'elles se rapprochent ? C'est mal la connaitre.
— Non, ce n'est pas ça… En fait… Rah… Ce n'est pas notre problème principal ! Finn ! Finn est notre problème principal. Clarke ne se rapprochera jamais de Lexa en ayant un petit ami…
— Il l'a aidé à tourner la page après elle tu sais, souffla Raven en se rappelant cette époque sombre de la vie de son amie. Même si je n'ai rien contre le fait qu'elles se rapprochent peut-être plus qu'il ne le serait permis entre deux amies, je ne veux pas qu'elle quitte quelqu'un de sûre pour son cœur pour quelqu'un qui la remettra au bord du gouffre à la moindre occasion.
— Je sais tout ça Rav'. Mais Lexa a changé, tu le vois toi-même. Et Finn… a été un soutien indéfectible pour elle ces dernières années mais maintenant qu'elle a revu Lexa…
— C'est fini.
Octavia hocha la tête.
— Tu sais aussi bien que moi qu'elle ne le quittera pas. Elle n'en a pas le courage. Elle se pense redevable. Et il l'aime, fit remarquer la plus petite.
— Elle l'aime aussi mais…
— Jamais comme elle a aimé Lexa.
— Jamais comme elle aimera Lexa…
— Pfff, t'avais imaginé que sa vie serait aussi compliquée quand on l'a rencontré ? se désespéra Raven en posant ses fesses sur l'un des grands tabourets devant le bar de la cuisine.
— Bah en fait quand je l'ai rencontré j'ai directement appris qu'elle t'avait recueillie et après elle m'a accueillie avec mon frère, et on est devenues amies avec tous ces gens bizarres là-bas dehors. Donc…
— Ouais, on aurait dû s'en douter.
— Pourquoi tu as appelé Finn toi en fait ? demanda Octavia. Si tu veux tant que ça qu'elle reste avec Finn…
— Je n'ai pas plus envie qu'elle reste avec Finn que toi tu sais. Je… Je t'en parlerais à un autre moment. C'est juste que Clarke était toute chamboulée par cette personne qui a appelé Lexa ce matin, donc je lui ai dit de faire pareil. Je voulais qu'elle voie qu'il n'y a rien de bizarre au fait qu'elle soit jalouse et que Lexa l'est aussi.
— Et elle s'est étouffé avec son verre.
— Lexa ?! s'exclama la jeune fille.
— Non, le pape. Bien sûr, Lexa !
— Je n'ai même pas fait attention avec tes conneries !
— C'était magnifique… commença à rire Octavia.
— Oh, tu m'étonnes… Bon, on fait comment ? s'impatienta la jeune hispanique. Clarke ne le quittera jamais par téléphone, et encore moins si on lui dit de le faire pour récupérer Lexa.
— Il faut monter un plan… Avec Linc' on…
— Alors ça veut dire que je fais partie du plan ? s'extasia la jeune femme en coupant son amie.
Elle avait vraiment le chic pour passer d'un état de tristesse à un état de joie ou d'excitation en un quart de seconde. Raven était comme l'enfant qui tombe, pleure toutes les larmes de son corps et qui va mieux après un bisou. En moins caricaturale, mais Raven quand même.
C'était le pilier. Celle qui subissait le plus mais qui ne flanchait pas. Elle savait se réjouir de n'importe quoi pour réussir à sortir la tête de l'eau. C'était sa technique et ça marchait.
—T'es impossible Reyes…
— Je sais, mais c'est trop bien ! On devrait se trouver un nom de mission, tu sais comme dans la série que tu nous as forcé à regarder Lincoln et moi ?
— C'est Blue mission. Et ne me demande pas pourquoi, c'est comme ça.
— Je parie qu'avec ton cerveau de mouette, t'as juste regardé la couleur de l'eau… marmonna la brunette.
— C'est toi qui va la voir de vachement près la couleur de l'eau si tu ne la ferme pas, gronda Octavia.
— Ok. Motus et bouche cousue, sourit-elle en mimant une fermeture sur sa bouche.
Elles ressortirent sur la terrasse et Clarke revint à ce moment précis.
— Tu me manques aussi. A bientôt, bisous, sourit la blonde avant de raccrocher et de s'affaler en soufflant sur sa chaise.
Elle but d'une traite son cocktail et tous eurent la bonté de ne rien ajouter.
Dimanche 5 juillet – 01h20 – Chambre de Clarke et Octavia.
Clarke sortait de sa salle de bain lorsqu'elle vit Lexa assise sur le bord de son lit. Elle lui jeta un regard interrogateur et la brunette haussa les épaules.
— Lincoln et Octavia sont encore en train de procréer… Je n'ai pas été assez rapide pour réclamer le droit à mon lit.
— Ils ne vont plus s'arrêter maintenant, remarqua la blonde en s'installant dans ses draps.
— Promis, demain je leur parle pour que chacun récupère sa chambre. Je ne veux pas déranger. Je peux aller dans le canapé si tu préfères, hésita Lexa.
— Non, restes. Murmura Clarke. Tu sais que si Bell te voit dormir sur le canapé il va se douter que quelque chose cloche dans ta chambre et crois-moi, personne ici n'est encore près à subir le Bellamy surprotecteur très en colère contre sa petite sœur qui n'a pour son plus grand malheur plus six ans.
La brune se glissa sous les draps dans un remerciement et les lumières furent éteintes quelques secondes plus tard. Sans pour autant que le sommeil ne vienne à elles.
Le silence n'était ni reposant, ni tranquille et beaucoup trop lourd. Habituellement, elles n'avaient besoin d'aucuns mots. Le silence leur convenait le plus souvent mais ce soir elles en avaient trop sur la conscience.
La journée c'était finit entre tensions et non-dits pesants. Elles n'allaient pas revenir sur ce qui s'était passé après la salle de sport, ou plutôt ce qui ne s'était pas passé. Il était trop tôt. Mais d'autres questions leurs taraudés néanmoins l'esprit.
Elles ne dormaient pas et elles le savaient. Même dos à dos, chacune à un bout très éloigné du grand lit. Leurs respirations et leurs esprits étaient bien trop agitées.
Lexa finit par prendre la parole en choisissant non au hasard de soulager le tiraillement de Clarke.
— C'est un des jeunes que j'entrainais pendant ma permission ici, murmura-t-elle en se retournant pour faire face au dos de la blonde.
— Hm ? demanda Clarke en se retournant à son tour.
— Aden, répéta Lexa. Tu voulais savoir qui c'était, je crois… Je ne pensais pas que ça te perturberait tant.
— Ah d'accord. Je… Non, bégaya la blonde. Ça ne me perturbe pas. Je ne savais pas que vous vous appeliez.
— Je t'ai dit qu'ils passaient leurs épreuves ce mois-ci, donc Aden me tient au courant.
— Je ne t'imaginais pas si proche d'eux.
— Je suis leur prof mais j'ai plus une place de coach, ajouta la brunette. Je suis juste un peu plus proche d'Aden, c'était les trois ans de la mort de son père lorsque je suis arrivée, je l'ai aidé à surmonter tout ça.
— Tu l'aimes plus que comme un simple élève, ça se voit. Ton, sourire quand il a appelé, c'était… je ne sais pas comment l'expliquer.
Clarke approcha un peu plus son corps du milieu du lit pour y rejoindre Lexa. Si elle comptait parler, elle n'avait pas envie de crier pour se faire entendre.
—Je te l'ai dit, il a perdu son père mais c'était sa seule famille, il est pupille d'état maintenant, murmura Lexa d'une voix empreinte d'une émotion contenue. C'est d'ailleurs ce qui lui a permis d'intégrer le collège d'Autun dès la sixième.
— Le collège d'Autun ? Questionna Clarke.
— Oui, c'est un collège/lycée militaire. C'est là-bas que j'ai enseignée pendant ma permission. Aden n'a qu'onze ans mais il pense qu'aucune famille ne voudra d'un garçon aussi âgé et qui partira d'ici quelques années. Alors il ne s'attache à personne, il est très renfermé, mais c'est une forte tête qui ne demande qu'à ouvrir son cœur au fond. Pour qu'il se confit à moi, j'ai dû me confier à lui, alors on a développé une relation spéciale… Je pense qu'il me voit plus comme une grande sœur ou une figure maternelle qu'un professeur, je ne sais pas vraiment.
Un silence prit place. Clarke, un étrange sourire au coin des lèvres.
— Pourquoi tu souris comme ça ? finit par demander la brunette.
— La description que tu as faite d'Aden, ça me fait terriblement pensé à quelqu'un, murmura la blonde.
— Qui ?
—Toi, dit-elle dans un souffle.
—Pourquoi ? Je ne trouve pas.
— Tu ne trouves pas parce que tu ne veux pas l'admettre, mais il doit énormément te ressembler.
— Je suis brune, il est blond. Mes yeux sont verts, les siens sont bleues, continua de nier la jeune femme.
— Pas physiquement Lexa ! S'exaspéra Clarke.
— Évidemment…
Nouveau silence. Clarke avait eu ce qu'elle voulait savoir mais pas Lexa. Et alors que la blonde tombait enfin dans les bras de Morphée, elle lui posa la question qui avait taraudée son esprit toute la soirée sans qu'elle ne veuille vraiment l'admettre.
— Et Finn ?
Bien sûr, elle savait. Mais l'entendre de la bouche de Clarke serait différent.
— Un ami… proche… qui m'a aidé pendant une période difficile.
Elle ne répondit pas.
Un ami ? Même très proche ce n'était pas ce qu'elle avait cru comprendre de la bouche de Raven. Peut-être voulait-elle juste la rendre jalouse. Et dieu savait qu'elle avait réussis.
Oui, ce bon dans son cœur et les tiraillements dans ses entrailles étaient bien trop reconnaissable.
Lexa avait toujours était du genre jalouse et possessive, même au lycée. Tout comme Clarke était gentille et belle. Inconsciemment, elle attirait tous les regards. Et Lexa ne comptait plus le nombre de regards menaçant qu'elle avait lancé ou le nombre de coups distribué par pur jalousie.
Oui, elle était jalouse. Et elle détestait ça parce qu'elle savait très bien ce qui se cachait derrière sa jalousie.
~ UNE PTITE REVIEW PLEASE C'EST LE SEUL PAIEMENT DES AUTEURS ~
Voilà, j'espère que ce chapitre vous aura plus et on se dit à bientôt ! (Je ne donne plus de date fixe je suis trop nulle mais ce sera dans environ 1 semaine ;) )
Love you, xoxo, Lu.
