Note : Je tenais à préciser que l'histoire est déjà écrite et terminée, elle compte 13 chapitres plus un épilogue !
Avertissement : Je tiens à préciser que cette histoire contient du slash (relation entre deux hommes) , de l'automutilation et un lemon (chapitre 10). Vous êtes prévenu !
Disclaimer : Personnages d'après J.K. Rowling.
Bêta-Reader : Chipuliara !
Réponses aux Reviews :
Merci à celles et ceux qui ont ajouté mon histoire dans leurs Favoris.
Ouragan : Oui, il est enfin réveillé ! Moi non plus, je n'aime pas son patron. ^^ Pour ce qu'il est de ta question, tu trouveras ta réponse dans ce chapitre. Bonne lecture. :)
Dracolina3 : Oui tu as tout à fait raison : Draco se brise le cœur tout seul. Mais bon faut pas chercher. ^^ Je te laisse avec la suite, en espérant que ça te plaira !
Bonne lecture :)
Chapitre 7
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Draco se tournait et se retournait dans son lit. Il n'arrivait pas à dormir. Il était midi, certes, mais la nuit n'avait pas été de tout repos. D'habitude, il aimait bien resté au lit et c'était pourquoi il voulait y rester maintenant. Par habitude. Parce que rien n'avait changé.
Mais il ne faisait que se cacher la vérité. Tout avait changé.
Dans un soupir, il se leva enfin, laissa le drap glissé le long de son corps parfait. Il ouvrit les volets permettant au soleil qui surplombait la ville d'entrer dans la maison. Il cligna un instant les yeux devant la vive lumière du jour.
Depuis qu'il avait quitté le brun quelques jours plus tôt, rien n'avait plus d'importance. Ça avait été la plus belle erreur de toute sa vie. Mais il devait le faire. C'était inévitable. Stupide mais nécessaire.
Il passa un jogging noir et un marcel blanc, descendit les marches d'un pas lourd. Jamais il ne s'était senti aussi mal. Et il n'avait jamais pensé qu'on pouvait ressentir ça. Même pendant les huit mois sans nouvelles du Survivant, il avait sentit son cœur battre dans sa poitrine. Là, il n'était même plus conscient du mouvement de son organe. Comme mort, il se foutait de tout, passait ses journées seul sans rien faire, sans rien ressentir.
Dans la cuisine, il attrapa une tartine qu'il beurra et un verre de jus de citrouille. En quelque bouchée, il finit son petit-déjeuner et repartit vers le salon.
La fenêtre disposait d'un rebord et surplombait la rue. Il alla s'y installer comme les jours précédents. Assit une jambe tendue et l'autre repliée, il laissa son regard dérivé à travers la vitre. Il croisa un regard gris complètement vide. Sans s'en soucier, Draco regarda les rayons du soleil se refléter sur les réverbères et les voitures. C'était une belle journée, mais il s'en tapait. Plus rien n'avait d'importance.
Le poignet négligemment posé sur le genou replié, il ne pensait à rien. A part le baiser. Son cerveau refusait de passer à autre chose qu'à ce baiser qui ne signifiait rien du tout. Cette erreur qui avait brisé son cœur, était pourtant la chose la plus merveilleuse qu'il n'ait connu depuis huit mois.
Il laissa son front rencontrer le verre froid et ferma les yeux. Ce que ça faisait mal. Il était vivant mais mort à l'intérieur. Son putain d'organe battait contre ses cotes alors qu'il était déchiré et cassé en mille morceaux. C'était un traître. Un misérable et pitoyable traître.
Draco ne bougea pas en entendant les coups frapper à la porte. Il ne sursauta pas mais n'ouvrit pas non plus les yeux. Qui pouvait venir le voir ? Mais au fond, ne rêvait-il pas ? Quand les coups redoublèrent, il décida à aller ouvrir.
Hermione et Ron apparurent lorsqu'il tira le battant. Draco n'était pas énervé de les voir, ni content. Il s'en foutait royalement. Ils étaient là ? D'accord, ils étaient là. C'était un constat froid sans émotion. Ni de tant pis, ni de tant mieux. Ils étaient là. Point final.
Il ne prononça pas un mot alors qu'il s'effaçait pour les laisser passer.
- Salut, Draco, dit la brune en la serra dans ses bras.
- Salut, souffla-t-il d'une voix inexpressive.
Il lui rendit maladroitement son étreinte. Il n'avait vraiment pas la tête à ça. Le roux le salua d'un signe de tête. Il ne prit même pas la peine de répondre.
Il se laissa tomber lourdement sur le canapé pendant que Ron s'asseyait à la place qu'il avait occupée à l'instant et Hermione s'installait à côté de lui.
Ses yeux tombèrent sur le téléphone portable qu'il avait acheté il n'y avait pas si longtemps posé sur la table basse. Il ne put plus détacher ses yeux de l'appareil Moldu. Il détestait tout ses objets pourtant le portable et la télé faisait maintenant parti de sa vie.
Il savait que le téléphone ne sonnerait probablement jamais, mais il ne pouvait s'empêcher de l'observer. Il voulait qu'Harry l'appel tout en redoutant le coup de fils. Si le brun respectait ce qu'il avait écrit, il ne l'appellerait que lorsqu'il serait en danger mais il ne voulait en aucun cas que cela arrive. Peut-être que le Survivant finirait par comprendre qu'ils étaient fait pour vivre ensemble… Qu'il verrait à travers les lignes et comprendrait que Draco avait envie qu'il l'appel rien que pour entendre sa voix… Ou pas.
Quelle pensée plaisante et en même temps illusoire. Jamais Harry ne voudrait vivre avec lui, surtout qu'il ne l'aimait pas.
Il fit une grimace de dégoût. Lui non plus ne l'aimait pas. Sa vie ne se résumait pas qu'au brun. Il pouvait vivre sans l'autre. Oui, il était un Malfoy. Et les Malfoy étaient des battants, des gens indépendants et des non-sentimentaux. Tout le contraire de Draco en ce moment. Il faisait pitié. Il était foutu.
- Tu attends un coup de fils ? demanda gentiment la brune.
- Non.
Il essaya de détaché son regard du minuscule appareil. En vain. Le silence s'éternisa encore. Il mettait les autres mal à l'aise mais il n'en avait rien à faire. Ils étaient venus, c'était leurs problèmes. Il ne leurs avait pas demandé de venir.
- Alors, pourquoi es-tu allez à l'école ?
L'ex-préfète-en-chef tentait de faire la conversation. Si c'était ce qu'elle voulait, Draco répondrait à ses questions. Après tout, pourquoi pas. Il n'avait rien à faire. Et entre le silence et discuter, il n'y avait pas beaucoup de différence surtout quand le cœur n'y était pas.
- Je devais allez voir Dumbledore.
Une semi-vérité. Ou un semi-mensonge. Comme on voulait.
- Ah ?
- Ouais, je voulais savoir si les recherches avançaient. Si on avait une idée d'où se trouvaient les deux Mangemorts qui veulent ma mort.
- Et alors ? Des nouvelles ? questionna le roux sans se détourner de la fenêtre.
- Aucunes. Ils n'ont pas la moindre idée d'où ils sont.
Il se prit le visage entre les mains en posant ses coudes sur ses genoux. En tout cas, lui ne savait pas où ils étaient. Et il s'en fichait à un point. Plus rien n'avait d'importance. Il souffla doucement pour tenter de calmer la douleur dans sa poitrine.
Il était tombé bien bas.
Interprétant son geste d'une mauvaise façon, Hermione posa une main sur son dos.
- Ils les trouveront.
Il n'en avait jamais douté. Mais même si les deux Mangemorts le retrouvaient avant, il les tuerait avec la force de ceux qui n'avaient plus rien à perdre.
Il haussa les épaules. L'ex-Gryffondor pouvait traduire son geste comme elle le souhaitait.
- Par contre, eux ne te découvriront jamais. Pas avec toutes les protections que tu as mis en place. Ne t'inquiète pas pour ça.
Pourquoi s'inquièterait-il ? Il savait que les pères de ses deux défunts ex-amis ne le trouveraient jamais s'il restait dans sa maison.
Seulement après un moment les paroles d'Hermione résonnèrent dans son crâne. « Pas avec toutes les protections que tu as mis en place. » quelque chose clochait. Il ne savait pas quoi, mais son instinct lui criait que quelque chose n'allait pas.
- Je ne m'inquiète pas. Ils finiront à Azkaban ou ils mourront.
Il énonçait simplement un fait. D'une voix froide et sans ambiguïté. Du coin de l'œil, il remarqua que la jeune fille tressaillit. Même le regard bleu de Ron se tourna vers lui. Étaient-ils à ce point choqué par son ton ? Qu'importe, au fond, Draco s'en moquait.
- Vous restez ce soir ?
Juste pour qu'il soit au courant. Si le couple voulait rester, soit. Pas de problème. Ils voulaient partir ? A leur guise. Draco s'adapterait à leur bon vouloir.
- Nous aurions bien voulu mais nous devons aller au Terrier. On ne pourra pas venir te voir avant un petit moment, c'est pourquoi nous sommes venus ce soir.
Draco se retourna vers Weasley qui avait simplement serré les mâchoires.
- Quelque chose de grave ?
Il ne demandait pas ça pour faire simplement la conversation. Ça lui tenait vraiment à cœur. Il n'avait jamais été en très bon terme avec la famille Weasley mais il appréciait vraiment l'entente que formait le petit groupe de roux. En fait, il était même un peu jaloux de l'amour qui réunissait cette famille. Jamais, il n'avait vécu dans ce genre d'ambiance. L'atmosphère qui dominait dans le manoir Malfoy était glacée, austère et insensible. Tout le contraire du Terrier.
- Ma mère.
- Qu'est-ce qu'elle a ?
Un peu paniqué, il attendait la réponse du roux. Molly Weasley était en tout point ce que Draco imaginait comme la mère parfaite. Elle adorait ses enfants et pour elle, ils passaient avant tout. La petite femme protégeait sa progéniture avec la force d'un tigre. Et Draco la respectait pour cela. Il s'inquiétait vraiment. De plus, ça lui permettait d'évité de penser au baiser qui le hantait. Son cœur battait à mille à l'heure, mais c'était à cause de l'inquiétude. Il revivait un peu et il en avait honte. Comment le malheur d'autrui pouvait-il lui servir dans ce but ? Pitoyable.
- Elle est tombée en dépression depuis qu'Harry a disparu. Elle a eu l'impression de perdre deux fils en même temps. A peine avait-elle le temps de comprendre que Fred était mort qu'on lui apprenait qu'Harry avait disparu. Mon père m'a appelé pour qu'on vienne la voir. Elle a besoin de nous.
D'accord, il n'était pas paniqué, il était mal. Très mal. Lui, savait comment se portait le brun, où il était et comment il allait. Mais il ne pouvait pas le dire et ça l'ennuyait un peu. Si Molly déprimait à cause des non-nouvelles du brun, il se sentait coupable.
Il se recomposa un visage froid, de toute manière son cœur s'était de nouveau figé et glacé. Toutes ses pensées revenaient vers le Survivant et ça le tuait à petit feu.
- J'espère que ça ira mieux.
- Nous espérons aussi, souffla Hermione.
La jeune fille posa doucement sa tête sur son épaule. Dans un geste naturel. Elle cherchait du réconfort. Un réconfort qu'il ne pouvait pas lui procurer alors que lui-même s'apprêtait à s'écrouler.
- Harry me manque, murmura-t-elle.
Draco serra les dents et ferma douloureusement les yeux. A lui aussi, le brun lui manquait alors que cela faisait quoi ? Trois jours qu'il l'avait quitté.
- Tu penses qu'il va bien ?
- Oui. Je suis sûr qu'il va bien.
Le silence suivit sa réplique qu'il avait énoncée d'une voix ferme. Au bout d'un long moment muet, le couple décida qu'il était l'heure de mettre les voiles. Après des salutations en bonne et due forme, Draco referma la porte. Adossé à celle-ci, il se laissa tomber au sol.
Les yeux levés au plafond, il réprima les larmes qui menaçaient de le submergé.
Il allait mourir, bientôt. Que ce soit, de manque, de tristesse ou par un sort. Qu'importait. Il en mourrait.
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Harry suait. Pas à cause de la fièvre, simplement à cause de la chaleur qui se dégageait des machines. Il s'essuya le front avec un torchon crasseux et partit vers les vestiaires. Il était vingt et une heure passée. Il enleva sa salopette de travail, la déposa dans son casier et claqua la porte en métal.
Remontant le couloir qui menait à son salut, il entendit la voix grave de son patron l'appeler.
- Potter, dans mon bureau !
Harry résista à l'envie de balancer son poing dans le mur, d'envoyer son patron se faire foutre et de tourner les talons pour ne jamais revenir.
Au lieu de ça, il entra dans le bureau. Derrière le secrétaire, Bastard rouge comme une tomate regardait rageusement des feuilles. Il se prépara mentalement, ce soir il allait s'en prendre plein la tête.
- Potter, vous allez m'expliquer ?
- Quoi, monsieur ?
- Quoi, monsieur ? imita Bastard. Je vous en foutrais du « quoi, monsieur ? ». Non mais vous êtes débiles, je vous parle de ça.
Pour illustrer ces propos, l'homme jeta les papiers à sa figure. Il les rattrapa tant bien que mal, habitué à ce genre de traitement. Jetant un coup d'œil sur les feuilles, il remarqua que les comptes rendus parlaient du nombre de produit effectué par journée. Les différentes flèches n'annonçaient rien de bon. Surtout qu'elles étaient toutes dirigées vers le bas. La production baissait ce qui entrainerait la diminution des bénéfices. Et tout retomberait sur lui.
- Expliquer.
- Il n'y a rien à expliquer, monsieur. Je n'étais pas au courant.
- Tout ça c'est votre faute, Potter. Avec votre absence. De plus vous ne travaillez pas assez vite. Notre régime baisse à cause de vous.
Harry baissa la tête, dans une attitude que Bastard adorait. Démontrer que s'était lui le patron, semblait être le passe-temps favori de cet homme.
- Je suis désolé, monsieur.
- Demain, je veux que vous soyez à votre poste plus tôt. A cinq heures pétantes, vous commencerez votre travail. Dans la joie et la bonne humeur.
C'était une blague ? Cinq heures ? Pourtant, il savait que le lendemain il serait devant sa machine quand les cinq coups sonneraient. Il l'était toujours. Il avait trop peur de perdre le seul moyen pour payer ses dépenses.
- Bien monsieur.
Il tourna les talons sans attendre. Il n'avait déjà pas beaucoup de temps pour rentrer et se coucher.
Ce fût la première fois qu'il transplana pour rejoindre son chez-lui. D'habitude il rentrait à pied mais là, il manquait de force.
Il ouvrit la porte avec le plat de la main et repoussa le battant avec le pied. Il enleva son manteau qu'il jeta négligemment sur le canapé.
La baguette dans la poche arrière de son jean, il se dirigea vers la salle de bain. Il se débarbouilla avec de l'eau fraîche. Ça lui fit du bien. Après la journée à cuire dans sa salopette bleue.
Il s'essuya les mains dans une serviette qui trainait. Il toucha sa poche dans un reflexe pour voir si son téléphone était toujours là. Mais en y pensant, il se rappela que le numéro de Malfoy y était aussi dans sa poche. Pourquoi avait-il fallu qu'il garde ce misérable bout de papier avec lui durant ces trois jours ? Il n'en avait pas la moindre idée.
Il revint vers le salon. Il voulait se vautrer dans son lit. Il avait dans l'idée de se laisser tomber sur le matelas tout habillé pour gagner du temps demain matin. Même si c'était sale, il ne pourrait jamais se réveillé demain s'il ne dormait pas assez.
Cependant, il ne put jamais se coucher. En plein milieu de la pièce, il regarda pétrifié la porte qui venait de s'ouvrir à la volé par un coup de pied violent.
Deux hommes entrèrent dans son appartement dissimulés dans de longues capes à capuches pointues. Des Mangemorts.
Reprenant ces habitudes au combat, Harry porta la main sur la poche arrière pour sortir sa baguette. Peine perdue.
- Endoloris.
L'incantation du sortilège impardonnable résonna dans l'appartement. Le filet vert qui sortit de la baguette d'un des Mangemorts, le percuta de plein fouet. Une douleur insoutenable l'envahit. Ouah que ça faisait mal ! Il tomba au sol et ne put que gémir de souffrance en se contorsionnant.
Les deux mages noirs se rapprochèrent de lui. À travers les vagues du supplice que son corps connaissait, il identifia les deux hommes. Crabbe et Nott. Pourquoi n'étaient-ils pas à Azkaban ? Il n'eu pas le temps d'approfondir ses réflexions qu'il recevait une volée de coups de pieds qui le fit se recroquevillé sur lui-même dans une attitude vaine pour se protéger.
- Où est Malfoy ?
Malfoy ? C'était lui qu'ils voulaient ? Mais que lui voulaient-ils ? De toute manière, Harry ne savait pas où se trouvait le blond. Et il ne leur aurait pas dit même s'il le savait. Il ne trahirait jamais quelqu'un qui l'avait aidé. Et à bien y réfléchir, il ne trahirait jamais Draco. Point.
Avant qu'il n'ait pu répondre, une nouvelle lame de douleur traversa son corps après un sortilège Doloris.
- Arrête, il faut lui laisser le temps de répondre.
- Tu penses vraiment qu'il va te répondre ?
- Bien sûr qu'il va le faire.
- Et pourquoi le ferait-il, Crabbe ? Il ne te doit rien.
- Il mourra s'il ne me répond pas.
- Moi, je le tuerais quand même.
- T'es vraiment con, maintenant il voudra plus nous parler.
Alors que la conversation continuait - conversation ridicule et superflue - Harry trouva la force de prendre sa baguette, de la lever légèrement.
- Bombarda, souffla-t-il.
Effet réussi. Le plafond explosa et les gravats tombèrent sur eux en moins d'une minute. Harry se replia sur le coté, en position fœtal dans une tentative de se protéger un maximum. Les pierres tombèrent sur lui, le recouvrant complètement. Il vit un morceau du plafond fondre sur lui, avant que le noir l'emporte.
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Quand il se réveilla, tout son corps souffrait. Il se dégagea tant bien que mal de sous les décombres. Il cligna un instant des yeux. Son appartement était détruit.
Il toussa. La poussière volait encombrant ses poumons. Il se leva difficilement. Où était passé les Mangemorts ? Il eu sa réponse quand il les trouva évanouis à quelques mètres de lui.
- Stupéfix.
Après s'être assuré que les deux sorciers étaient hors jeu. Il tituba vers la porte. Dans un état second, il descendit les marches sur des jambes tremblantes.
Un liquide chaud glissa sur son visage mais il ne voulait qu'une chose : sortir de l'immeuble.
Huit mois. Huit mois qu'il avait réussi à sortir du monde des sorciers et en deux semaines il trouvait Draco Malfoy et deux Mangemorts venaient pour le tuer. Sympa.
Comment faire ? Il ne voulait en aucun cas aller au Ministère pour livrer les deux scélérats. Mais il devait faire quelque chose.
Le cœur battant à mille à l'heure, il trouva la force de courir dans les rues sombres. Complètement au hasard. Lorsqu'il trouva qu'il se trouvait assez loin de son ancien immeuble, il s'arrêta et s'adossa à un mur.
Il ferma les yeux et les rouvrit presque instantanément. Son portable était toujours dans sa poche. Le papier aussi. Il remercia Merlin puis sortit le tout.
Il tremblait. Beaucoup. Il dût même si reprendre à deux fois avant de réussir à saisir correctement le numéro de l'Héritier Malfoy.
Une fois fait, il se laissa tomber au sol et attendit.
Une sonnerie.
Deux sonneries.
Allez répond !
Trois sonneries.
Quatre sonneries
Je t'en supplie, répond !
Cinq sonneries.
Six sonneries.
Il allait raccrocher. Le blond ne répondrait pas. A la prochaine sonnerie il couperait son téléphone.
- Allo ?
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Voilà, alors vous en pensez quoi ? Le prochain chapitre sera en ligne Samedi 30. En espérant que vous avez aimé ce chapitre. Bonne journée.
