Non vous ne rêvez pas, c'est bien un nouveau chapitre !

Je poste le chapitre entre 2 révisions pour le bac, ça faisait longtemps que je n'avais pas publié ^^

Bon sinon, Bonne lecture =)


Chapitre 7 : The Plans

PDV Blaine

« Quelle est la signification du cinquième cercle ? Quel était le but de Dante dans l'habitat ici ? » Mr. Whittent était en train de demander pendant mon cours du jeudi d'histoire européenne avancée. Nous étions supposés commencer à répondre dans nos carnets, mais le cours fut interrompu.

« Excuse-moi Ryan. Puis-je te prendre Blaine ? » L'infirmière demanda de la porte. Je relevai ma tête. Qu'est-ce qui n'allait pas ?

« Bien sûr » mon professeur répondit. « Blaine, prend tes affaires. C'est bientôt la fin de l'heure de toute façon » Qu'est-il arrivé à Kurt ?, pensais-je tandis que je rangeais mes livres dans mon sac à bandoulière. Ce fut sans surprise que l'infirmière me mena dans la clinique, de retour dans son bureau comme elle l'avait fait quelques jours plus tôt. Je dû arborer un regard confus sur mon visage, assis sur la même chaise dure qu'auparavant. Je n'avais aucune idée que ce qui se passait.

« Je suis tellement désolée Blaine » elle commença. Son visage vieillissant était rempli d'empathie.

« Pour… » J'incitais à continuer sans manières.

« La situation de Kurt est difficile à comprendre et à traiter puisqu'elle est, pour la plus grande partie, un problème psychologique » ma posture droite habituelle se relâcha tandis que je m'affalais dans ma chaise.

« Que sais-tu de l'anorexie ? » elle demanda, liant ses mains sous son menton.

« Je sais que tous les symptômes de Kurt correspondent à ça » je répondis honnêtement. Elle hocha la tête d'un air pensif.

« Il ne va pas bien. En fait, il est dans un état terrible » elle dit franchement.

« Qu'est-ce que vous lui avez dit quand vous l'avez fait quitter la répétition des Warblers hier ? » je demandais à haute voix.

« Je l'ai pesé. Il a perdu du poids » elle m'informa.

« Merde » j'expirais, laissant tomber ma tête. Elle ne fit aucun signe pour réprimander mon langage.

« Nous avons besoin de travailler ensemble en équipe ici » l'infirmière commença. « Je lui ai lâché la grappe pour ce week-end dans l'espoir qu'il le raconte à ses parents, mais je sais qu'il ne le fera pas » elle soupira.

« Je suppose que vous avez rencontré ses parents ? »

« Oui. Je les connais bien » je répondais avec un soupir.

« Il est peut-être temps de leur parler au lieu de parler à Kurt »

« Je sais » je confirmais. Je fis courir mes doigts à travers mes cheveux coiffés de gel. Ew. « Qu'est-ce que je peux faire ? »

« Aide le ou pousse le à parler à sa famille. Ce ne sera pas aussi facile à dire qu'à faire » elle soupira. Je fredonnais mon accord, j'étais déjà en train de tout prévoir. Nous étions silencieux. La gravité de la situation nous accablait. Les affiches inspirantes sur les murs du bureau de l'infirmière semblaient se moquer de la conversation. C'était épouvantablement ironique.

« Combien de temps nous avons ? » J'étouffais. Je ne comprenais même pas vraiment ma question. Combien de temps il avait avant qu'il aille si mal qu'il devienne affaibli ? Ou avant qu'il ne se laisse mourir complètement de faim, mourant en squelette ? Mes pensées commencèrent à dériver de ces questions et vinrent avec de nouvelles. Je commençai à vomir le mot vomi.

« Est-ce qu'il pourra même aller mieux ? Comment il ira mieux ? Est-ce qu'il ira dans un centre de réhabilitation dans le Colorado ? Est-ce qu'il y aura des dégâts permanents ? »

« Blaine » elle m'arrêta. A ma surprise, ses yeux étaient emplis de larmes. « Il peut aller mieux, mais, si on ne fait rien maintenant, il aura de sérieux problèmes. C'est tout ce dont je peux te dire » Une fois de plus, je me retrouvais à pleurer à chaudes larmes dans le bureau de l'infirmière elle m'offrit un mouchoir. C'était juste beaucoup trop à entendre à haute voix la gravité du problème.

« Je-je pense que je-je sais quoi faire » je dis finalement. Honnêtement ? C'était un mensonge. Elle hocha la tête et essaya de sourire cependant.

« Nous pouvons l'aider Blaine » elle me réconforta. Je quittai le bureau, ma bonne humeur complétement ruinée. Les élèves de Dalton se précipitaient autour de moi, mais je me sentais si détaché. Qu'est-ce que je pouvais faire exactement ?

Le reste de la journée s'écoula en une avalanche de devoirs et une répétition des Warblers. Kurt me donna ma distance tandis que ma tête restait dans les nuages. Ce n'était pas le meilleur état mental à être quand je m'endormis cette nuit, un horrible cauchemar prenant le contrôle de mon esprit troublé.

« Fais-le s'arrêter Blaine. Je n'en peux plus. J'ai si froid. S'il te plait. Aide-moi » le Kurt du rêve suppliait d'un lit roulant d'hôpital. Des larmes apparurent dans mes yeux à ses supplications mais aussi à son état actuel : désespéré, faible, dépérissant, érodé. Allongé sur son lit avec lui attaché à plusieurs fils, je le pris dans mes bras. Ils pouvaient l'entourer de deux tours. Je me demandai, si nous étions dans un silence complet et si nous nous arrêtions de respirer, si nos différentes températures corporelles feraient faire à nos peaux des bruits de grésillements. Je me blottis gentiment contre son corps, essayant d'être un radiateur humain, seul dans la chambre d'hôpital morbide.

« Je t'aime » j'expirais. Il toussa, couvrant sa bouche mais révélant un peu de sang sur ses lèvres. Je trouvais des mouchoirs sur la table de chevet.

« Je suis dégoutant, Blaine. Sans valeur » il répondit. Je fixais dans ses yeux bleus.

« Tu es magnifique. Tu es mon cœur, Kurt. Tu as juste besoin d'être pour voir à quel point tu es incroyable » je le rassurais. Sa respiration s'accrocha et le moniteur cardiaque attaché à son torse pale et frêle le fit également.

« J'ai besoin d'aide » il murmura avant que tous les appareils dans la pièce commencèrent à faire des bip et des flashs de lumière.

« Kurt ? Kurt ! » Je criai. Il avait commencé à haleter pour respirer, ses yeux grands ouverts par la panique.

« Je suis désolé Blaine » il étouffa. « Il est trop tard pour essayer »

« Non ! » j'hurlai. J'appelai des infirmières d'un air frénétique dans le couloir vide et retournai à côté du lit à nouveau. Des larmes coulaient le long de mon visage et tombaient sur la peau ferme étirée sur ses os saillants. « N'oses surtout pas me quitter » mon cœur était en train de se briser en deux.

« Suis-je encore beau ?» il murmura. Je le savais. D'une manière ou d'une autre dans mon rêve je savais que c'était ses derniers mots. Où étaient ces putains de docteurs ?

« Oui, bébé. Tu as toujours été le plus beau » j'affirmai, déposant des baisers sur tout son visage. Il hocha la tête, prit une profonde respiration, mais ne jamais l'expira.

Je vomis sur le linoleum tandis que son poids sur son lit de mort clignota sur les murs clairs. 45 kilos. 45. 45. 45. Extrêmement léger. Je recueillis son cadavre dans mes bras et laissa sortir un long et bruyant hurlement au-dessus de la ligne plate de l'électrocardiogramme de son cœur rabougri. Tout à coup, ma propre voix se transforma en un son de sirène. Des docteurs se précipitèrent en parlant avec frénésie dans des termes que je ne pouvais pas comprendre même si je m'en étais bien sorti dans mon cours de santé d'été.

« BLAINE ! BON SANG, REVEILLES TOI ! » Je me réveillais auprès d'un camarade de chambre affolé. Wes avait une main sur mon épaule. Ses yeux étaient emplis de questions. Des larmes coulaient rapidement le long de mon visage. Je me rallongeais sur mon oreiller et me recroquevillais sur moi-même pour former une boule, me retournant pour éviter le soleil du vendredi qui entrait par notre porte de dortoir. Mon corps était secoué de sanglots. Kurt 45. Kurt. Kurt. Dans le rê-cauchemar, Kurt exprimait à haute voix son souhait d'être aidé, mais il était trop tard.

« Blaine, s'il te plait. Qu'est-ce qui ne va pas ? » Wes supplia. Il me déplaça littéralement à bras d'hommes et me fit m'asseoir. Rapidement, il s'assit sur mon lit pour m'envelopper dans une étreinte. C'était plus un soutien pour rester debout qu'autre chose. Je sanglotais et sanglotais, ma respiration s'accrochant considérablement.

« Il-il-il va mourir ! » je gémis impuissant, un peu étouffé dans le tee-shirt de Wes dans lequel j'avais plongé mon visage dedans.

« Qui Blaine ? »

« K-kurt ! » je pleurais. De nouvelles larmes semblèrent se former à son nom. « Je d-dois y aller » je dis, me poussant de l'emprise de mon ami et échangeant mon pyjama pour l'uniforme de Dalton. Wes ouvrit sa bouche pour parler mais la ferma. Je courus dans notre chambre, essuyant mes larmes et mettant du gel dans mes cheveux en même temps. En peu de temps, j'attrapai mon sac et sortis de la chambre sans un mot.

Je marchais hors de l'immeuble de logements et commençais une promenade de début de matinée sur le terrain. J'avais besoin d'organiser mes pensées et de sortir ce putain de rêve de ma tête.

Qu'est-ce que je savais déjà ? Kurt était anorexique, ses parents ne le savaient pas, et Kurt ne pensait pas qu'il avait un problème. Ce que je ne savais pas c'était combien il pesait exactement, comment ses parents allaient gérer ça, ou pourquoi Kurt avait commencé à se laisser mourir de faim au départ. Les anorexiques avaient des objectifs pour eux-mêmes, n'est-ce pas ? Ils ont, je pense, une idée de à quoi devrait ressembler un corps parfait. Wow, je n'y connaissais vraiment rien à ce sujet. Sans réfléchir, je sortis mon téléphone de ma poche. Sachant que Carole était infirmière et qu'elle devait de toute façon être levée tôt pour travailler, je décidai d'appeler.

« Allo, Carole ? C'est Blaine » je saluai la belle-mère de Kurt cordialement, essayant de prétendre que je n'avais pas pleuré. Je retournais vers le bâtiment principal de Dalton voyant que ma promenade et ma réflexion avaient pris une quantité considérable de temps. Les cours commençaient dans peu de temps.

« Blaine ! Qu'est-ce que je peux faire pour toi ? » Elle demanda.

« Eh bien, j'avais besoin de vous parler de Kurt » je répondais avec hésitation.

« Je sais peut-être ce que c'est mais continue » elle dit. Son changement de voix me choqua et me fit croire à cette déclaration.

« Kurt a eu une quantité importante de poids de perdu intentionnellement. Tout a vraiment escaladé quand il s'est évanoui il y a une semaine à peu près. L'infirmière garde un œil très affuté sur lui, mais il a besoin d'aide immédiatement. Elle dit que c'est devenu trop sévère » je laissais sortir tout d'un bloc. J'avais l'espoir qu'elle puisse me comprendre…. Il y avait une pointe de bruit à l'autre bout du fil. Je m'arrêtai de marcher brièvement me déplaçant sur le côté sur le mur d'un couloir vide.

« J'avais peur que mes hypothèses soient vraies. Il ne ressemble même plus à lui-même » elle soupira avec des fissures dans sa voix. J'entendis renifler au téléphone tandis que je me tenais dans le couloir.

« Nous avons besoin de le confronter » je dis. « Serait-il possible pour moi de venir demain pour diner ? Peut-être que ça le poussera » je suggérai. Mon plan n'était pas exactement infaillible, mais au moins je pourrais apporter du soutien quand on en viendra aux crises de colère je sais que Kurt pourrait avoir.

« Oui. Absolument. » Elle fut d'accord. Je soupirai de soulagement.

« Super. Je vous dis à plus tard alors » je dis. Nous échangeâmes de polis au-revoirs, et j'appuyais sur mon téléphone pour raccrocher. Allez, Blaine. Traverse la journée, et cette situation sera éclairée. Je continuai mon périple à la salle de classe. Kurt était déjà assis à son bureau, alors je me glissai à ses côtés et déposa un baiser sur sa joue.

« Bonjour » je dis, me trouvant une place à un bureau, mais, avant qu'il ne réponde, notre professeur entra pour commencer le cours. Je sortis une feuille de papier et griffonnai rapidement une note pour la passer à Kurt.

Je peux venir au diner familial ce soir ?

Je regardais son visage se plisser en pensant tandis qu'il la lisait puis gribouilla une réponse pour la redonner.

Qu'est-ce qui se passe ?

Mes parents ne sont pas en ville, et je ne me sens pas d'être seul.

Tant que j'y étais, je dessinais un triste chiot à côté de ma phrase. Il sourit quand il le vit. Après un court instant, il écrivit la réponse.

Bien sûr, je pense. Rejoint moi à ma voiture après la dernière heure ?

Je me tournais vers lui et levais mes pouces vers lui. Il gloussa, et nous nous retournâmes pour prêter attention au cours. Je me sentais un peu plus heureux car ce plan semblait assez bon.

PDV Kurt

Le vendredi matin était un des moments les plus difficiles pour se lever pour l'école. Ma douleur liée à la faim m'avait gardé éveillé jusqu'à deux heures du matin. Sachant que je fonctionnerais sur quelques heures de sommeil pour la journée, je me tirai hors du lit d'une humeur déjà maussade. Comme chaque matin et soir, je me pesais sur la balance dans ma salle de bain. Les chiffres avaient bien diminué durant la semaine dernière environ malgré les interventions de Blaine et de l'infirmière. Ce n'était pas à la place que je voulais, mais à l'allure où il chutait, cela prendrait un mois ou deux de plus. Je griffonnai le nombre dans mon journal et me préparai pour les cours.

Avec une grande tasse de café noir dans mon système, je me sentis en quelque sorte prêt à conquérir la journée tandis que je m'asseyais dans la salle d'histoire avant que la sonnerie ne retentisse. Une brise de gel à la senteur framboise souffla auprès de moi tandis que Blaine se dépêchait dans la pièce.

« Bonjour » Blaine salua. Il apparut à mes côtés et déposa un baiser sur ma joue. Je souriais en retour. Il était arrivé juste à temps avant que le cours commence, et notre professeur nous parlait de notre cours pour la journée. Tout à coup, Blaine poussa un petit morceau de papier vers moi.

Je peux venir au diner familial ce soir ?

Je gémis intérieurement. Les diners de vendredi que je redoutais auxquels je devais manger ? Eh bien, avoir Blaine dans les parages signifiait que je ne pouvais pas purger les repas après. Qu'est-ce que j'étais censé faire ?

Qu'est-ce qui se passe ?

Mes parents ne sont pas en ville, et je ne me sens pas d'être seul.

Quel lèche-bottes. Je mordis ma lèvre. Qu'est-ce qu'un mensonge de plus ? J'écrivis en retour.

Bien sûr, je pense. Rejoint moi à ma voiture après la dernière heure ?

Maintenant viens avec un plan. Une excuse que je n'avais pas faite devant Blaine était de se sentir nauséeux. Le problème était que j'avais utilisé cette excuse auprès de mes parents la semaine dernière. Dommage que je n'avais pas un chien qui pourrait dévorer les restes au sol. Je pourrais toujours essayer le truc de cacher la nourriture dans la serviette. Réorganiser la nourriture pour faire croire que j'avais mangé plus qu'en vérité. Provoquer une dispute et refuser de sortir de ma chambre. Prétendre être si fatigué que je ne pourrais même pas lever une fourchette à ma bouche.

Ouais, je pouvais faire ça facilement.


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