Le Bal – Part One
Auteur : Elena Valerious
Disclaimer : Les noms et images relatifs à l'univers de NCIS sont la propriété de Donald P. Bellisario, de Don McGill et de CBS. Je ne fais que les emprunter pour les besoins de ma fic. L'histoire m'appartient en revanche.
Rating : K
Genre : Amour
Note de l'auteur : Première partie de mon ship. Il en contient deux.
Le Bal – Part One
Adossée au mur dans un coin, un verre à la main et la mine renfrognée, vêtue d'une ravissante robe noire, Ziva observait le bal d'un œil noir.
C'était une stupide idée d'avoir accepté l'invitation pour ce bal du NCIS.
C'était une stupide idée de s'être acheté une robe pour l'occasion, elle qui n'en mettait jamais, robe qui finirait sûrement sa vie au fond de sa penderie.
C'était une stupide idée de s'être préparée avec soin, maquillage, coiffure...
C'était une stupide idée de s'être dit qu'elle s'amuserait finalement.
C'était une stupide idée de se dire qu'elle ne serait pas la personne non-accompagnée.
Stupide, stupide, stupide idée.
Elle finissait maintenant sa soirée dans un coin, verre de vodka à la main, espérant que l'ivresse viendrait vite, et apporterait en même temps l'amnésie, afin qu'elle oublie cette désastreuse soirée. Tout le monde riait à part elle. Abby était lancée dans un swing endiablé sur la piste en compagnie de Ducky, McGee essayait de ne pas s'emmêler les pieds tandis qu'il faisait valser la directrice. Gibbs, qui pourtant n'était pas un adepte de ces soirées, discutait avec animation avec un autre agent. Ils devaient même échanger des plaisanteries, vu les rires qui retentissaient parfois de leur coin.
Et Tony ? Et bien Tony, fidèle à ses anciennes mauvaises habitudes, papillonnait de fille en fille depuis que Ziva était arrivée. Il l'avait à peine saluée avant de se diriger vers sa nouvelle proie.
Elle était tellement plongée dans ses pensées, son verre toujours serré dans sa main, qu'elle ne remarqua pas l'agent qui s'était approché d'elle. Ce dernier dut d'ailleurs toussoter pour manifester sa présence.
- Est-ce que vous me trouverez trop audacieux pour vous proposer une danse ?
Ziva resta surprise. Elle qui croyait que personne ne l'avait remarqué, voilà qu'un homme venait l'aborder. Elle jeta un rapide coup d'œil à Tony ; il était toujours plongé dans sa conversation avec une fille.
Elle sourit à l'agent et posa son verre sur une table se trouvant à côté d'elle :
- Pas du tout.
Elle prit son bras et ils se dirigèrent vers la piste. Au même moment fut mise une chanson plus « moderne » que les valses et les twists précédents.
Kylie Minogue – Can't get you out of my head
L'agent parut gêné.
- Cela vous dérange-t-il peut-être de danser sur cette chanson avec moi ?
- Pas du tout, le rassura-t-elle d'un sourire.
D'abord dansant à une certaine distance de son partenaire, Ziva jeta par la suite un discret regard à Tony : il avait arrêté de parler avec la fille pour la regarder. Un regard intense et impénétrable. Par pure provocation, Ziva se colla alors un peu plus à l'agent, faisant onduler ses hanches, passant sa main dans ses cheveux. L'agent rougit et n'osa pas la toucher.
Un autre McGee, songea-t-elle.
Enfin, la chanson se termina, et ils quittèrent la piste de danse. L'agent alla chercher des rafraîchissements, tandis que Ziva cherchait Tony du regard. Peine perdue, elle ne le trouva pas. Elle reporta son attention sur l'homme qui venait de la faire danser, et qui revenait justement avec deux coupes de champagne. Elle allait en prendre une en le remerciant d'un sourire, quand elle sentit une main agripper son bras. Se retournant, elle découvrit Tony, plus beau que jamais dans son costume noire assortit d'une chemise blanche, sans cravate ni nœud papillon.
Son collègue posa son regard sur l'agent et dit d'une voix qui n'admettait aucune réplique :
- Je vous emprunte votre danseuse, ça ne pose pas de problème j'espère ?
Puis, sans attendre de réponse, il tira Ziva jusqu'à la piste de danse, déserte. Il fit signe aux musiciens, et ils lui répondirent d'un hochement de tête.
- Une danse un peu musclée, expliqua-t-il avec un sourire charmeur.
Ziva fronça les sourcils, jusqu'à ce que les premières mesures se fassent entendre. Alors elle comprit. Un tango.
Moulin Rouge – El Tango de Roxanne
Ils se placèrent chacun à un bout de la piste à l'opposé, de détachant pas le regard de l'autre. Le tango pouvait commencer.
Le désir.
Ils commencèrent à se tourner autour, tel deux félins guettant leur proie. Un pas égal, une sensualité égale.
Et puis, d'un commun accord muet, se rapprochèrent à la vitesse de l'éclair. Les mains se rejoignirent presque, restant à quelques millimètres l'une de l'autre. Il la fit tourner sous son bras, sans jamais la toucher. Ils se rapprochaient l'un de l'autre, s'éloignaient brusquement, leurs souffles se mêlant.
La passion.
Puis brusquement il la ramena à lui, la serra jusqu'à presque lui en faire mal et ce ne fut plus qu'un tourbillon violent. Il la soulevait, la reposait à terre. Brusque, presque violent, mais sans jamais la blesser. Et elle. Véritable tornade en furie, elle tournait, séduisait, cajolait pour mieux se détourner par la suite.
Ils n'étaient plus deux danseurs, ils ne faisaient plus qu'un, et la passion qui les animait n'était un secret pour personne.
Le soupçon.
De passionnée, la danse devint violente. Il la saisit par le poignet avant de la jeter loin de lui. Alors elle commença la danse seule. Ses mouvements étaient plus amples, plus sensuels. Elle voulait le séduire à nouveau.
La jalousie.
L'attrapant de nouveau, violent, jaloux, il la fit tourner autour de lui, la jetant pour mieux la serrer ensuite.
La colère.
Cela continuait à un rythme fou. Elle était collée dos à lui contre son torse, telle une poupée de chiffon. Quand à lui, sa main entourait la fine taille de sa danseuse, pendant que l'autre maintenait le bras droit de la jeune femme en l'air. Et ils tournaient, encore et encore.
La trahison.
Il enleva le bras qui tenait sa taille et la fit tournoyer en la maintenant toujours à bout de bras de son autre main. Elle glissa sur le parquet ciré, s'arrêta une demi-seconde, main en l'air, un air de défi au visage, avant qu'il ne la refasse brusquement glisser jusqu'à lui.
Il la fit encore tourner avant qu'elle ne se colle, sa cuisse ramenée contre le flanc de son partenaire. Il la maintenait de sa main droite pendant qu'il tenait toujours la main de sa danseuse de l'autre.
Leurs bouches étaient presque collées l'une à l'autre, et ils respiraient forts, haletants.
Cette danse venait de résumer toutes les étapes de leur relation.
Le tango était finit.
Les applaudissements crépitèrent de toutes parts, et seulement à ce moment ils se rendirent compte qu'ils n'étaient pas seuls.
Ziva se détacha de Tony en quitta la salle, aussi vive que l'éclair.
