Chapitre 7
Harry se dirigea d'un pas ferme et régulier, le dos droit et la tête haute, vers la table des verts et argent. Il entendit les élèves des autres maisons murmurer sur son passage.
- Un Potter à Serpentard? C'est du jamais vu!
- McGonagall a bien dit Potter?
- Tu crois qu'il y a un lien entre lui et James?
- Bon sang, c'est dommage qu'il soit à Serpentard celui-là, il est craquant.
Harry décida de ne pas s'attarder sur cette remarque particulière proférée par une jolie Pouffsoufle brune dont les charmes n'étaient pas sans lui rappeler Cho Chang. Harry avait beau ne plus être amoureux d'elle – si tant est qu'il en ait jamais été amoureux – il ne pouvait dénié que Cho avait été une véritable beauté.
- Et allez, un mangemort de plus. Franchement, moi je dis que tous les élèves répartis à Serpentard devraient être interrogés par le Magenmagot sous Veritaserum. Ça ferait un peu de ménage dans la société.
- Oh Merlin, comment est-ce qu'un Potter a bien pu attérir dans une telle Maison?!
- Je me disais bien qu'il y avait un mouton noir dans toutes les familles. Un Potter à Serpentard, non mais franchement!
Et il ne s'agissait là que des commentaires les plus agréables. Mais Harry garda un visage neutre, préférant se concentrer sur les évènements qui n'allaient pas tarder à suivre. S'il ne lui était pas trop difficile d'ignorer l'opinion désobligeante du publique à son égard – ce n'était pas la première fois, après tout, que de telles rumeurs courraient à son propos – il allait lui être autrement plus dur de se faire accepter dans la maison des serpents. Chaque mot, chaque geste, chaque expression allait devoir être calculé à l'atome près.
Enfin, il atteignit la table de sa nouvelle Maison et prit place aux côtés de Lugman Redwinham, en face de celle qu'il reconnu comme étant Narcissa Black, la future épouse de Lucius Malfoy. Narcissa était une belle femme, il ne servait à rien de le nier. Grande, fine et élancée, son corps était pourvu de rondeurs et courbes parfaites et placées exactement là où il fallait. Elle avait, contrairement à tout les autres membres de sa famille, les cheveux d'un blond très clair, presque blanc. Elle était coiffée artistiquement et quelques mèches bouclées entouraient son visage aux traits aristocratiques. Enfin, ses yeux d'un bleu délavé le fixaient d'un regard intrigué.
Harry lui adressa un poli signe de la tête qu'elle retourna avant de murmurer d'un ton hautain:
- Narcissa Black, de la noble et très ancienne maison des Black. Enchantée.
- Harryctos, bien que je préfère Harry, Potter, de la loyale et vaillante maison des Potter. Charmé.
- Le choixpeau a chanté une bien étrange chanson, cette année, commenta Narcissa.
- Vraiment? S'enquit Harry.
Narcissa allait répondre mais elle fut interrompue par le professeur McGonagall attendait toujours de lire la liste des noms des première année. L'animagus chat jeta aux élèves qui continuaient de chuchoter furieusement un regard aussi refroidissant qu'un portauloin pour l'Antarctique. Harry vit Nick-Quasi-Sans-Tête et le Moine Gras poser leur indexe transparent sur leurs lèvres pâles, signifiant ainsi aux élèves des Maisons qu'ils représentaient de faire silence. Et silence il se fit. Après avoir balayé chacune des tables d'un regard sévère, le professeur McGonagall baissa enfin les yeux sur son long morceau de parchemin et appela le premier nom de liste.
- Alderton, Archie.
Un garçon blond légèrement tremblotant s'avança d'un pas hésitant vers le tabouret et se coiffa du choixpeau magique. Le vieux couvre-chef tout rapiécé sembla réfléchir quelques instants avant de crier:
- Pouffsoufle!
La table des Pouffsoufle applaudit bruyamment pour accueillir leur nouveau membre alors même que celui-ci venait s'asseoir parmis ses pairs d'un pas chancelant et avec l'air de vouloir disparaître à travers le sol de la Grande Salle pour ne plus jamais avoir à subir le moindre regard.
Peu à peu, la longue file des première année diminua, McKinnon, Altheda se faisant répartir à Pouffsoufle, tel qu'était son souhait. Dans les moment de silence entre deux décisions du Choixpeau, Harry entendait l'estomac de Redwinham gargouiller, au plus grand embaras de son propriétaire à en juger par son visage écarlate légèrement baissé. Harry remarqua à son plus grand amusement que Narcissa ne cessait de jeter des regards agacés en direction du roux. Enfin, Yodel, Arrakis, fut envoyé à Gryffondor et le professeur McGonagall remporta le Choixpeau et son tabouret hors de la Grande Salle tandis que le professeur Dumbledore se levait.
Harry se retint de sourir à cette image rassurante. Il n'avait jamais cru revoir son vieux professeur introduir le festin de la rentrée à Poudlard. Il s'agissait là d'une scène rassurante et familière au milieu d'un environnement pour le moment inconnu. Un peu comme une douce mélodie interrompant momentanément un ensemble de notes discordantes.
- Je souhaite la bienvenue à tous nos nouveaux élèves, qu'ils puissent se bourrer le crâne du savoir offert par nos très estimés professeurs, déclara Dumbledore d'une voix forte qui résonna à travers la salle, les écartés dans un geste acceuillant et le visage illuminé d'un sourire épanoui. Et à nos anciens élèves, je dis: bon retour à Poudlard et bon courage pour récupérer le savoir que vous avez sans doute perdu durant les deux mois de notre séparation. Mais il y a un temps pour les discours et justement, ce temps n'est pas encore venu. Alors, bon appetit tout le monde!
Une salve d'applaudissement suivit ses paroles. Lugman Redwinham émit un soupir de soulagement en voyant la multitude de plats surgir de nulle part sur la table. Harry se servit une bonne assiette de canard à l'orange accompagné de pommes de terres sautées et se versa un verre de jus de citrouille. Merlin, que les plats de Poudlard lui avaient manqué!
- Que disions-nous avant la Répartition? S'enquit Narcissa.
- Il me semble vous avoir entendu dire que la chançon du Choixpeau était intrigante, cette année, répondit Harry.
- Ah, oui, reprit Narcissa, apparamment contente que Harry se soit souvenu de ses paroles. Oui, je n'ai jamais entendu le Choixpeau faire la présentation d'un élève qu'il s'apprète à répartir. D'habitude il se contente d'exposer le noms des quatre Maisons et leurs qualités. Je l'ai bien entendu donner des avertissements et des conseils une ou deux fois, cependant.
- Il est vrai que sa chanson était intriguante.
- Certainement, approuva la jeune sorcière. "Il a bravé pluie et vent, Il a traversé épreuves et temps, Il a vaincu la mort par deux fois, De la magie, il a défié les lois." C'est bien ce qu'il a dit n'est-ce pas?
Harry hocha la tête en signe d'assentiment.
- Je me demande de qu il veut parler et surtout ce qu'il veut dire.
- Cela pourrait être n'importe qui, répondit Harry. Quand au sens des paroles, il y en une infinité. Il s'agit d'une chanson après tout, et les paroles semblent plutôt poétiques. Je pense qu'elles ne sont qu'une image, une façon idiomatique d'exprimer le caractère et les actions d'une personne. Cela pourrait vouloir dire n'importe quoi. Peut-être même ne s'agit-il que d'une invention du choixpeau pour faire des rimes qui sonnent bien?
- Peut-être, mais votre première assomption me semble plus juste. Enfin, je dois dire que je trouve la chanson du choixpeau et votre soudaine apparition une étrange coïncidence.
Ainsi, la mère de Drago Malfoy n'était-elle pas une imbécile. Elle était peut-être même trop intelligente pour son propre bien. Harry chercha un moyen de rediriger la conversation vers un terrain moins dangereux sans sembler éviter la question. Et c'est avec la plus grande caution qu'il répondit.
- Ah, mais je n'y suis pour rien si le Choixpeau décide de faire des siennes le jour de mon arrivée. Vous avez peut-être raison, d'ailleurs, il ne s'agit peut-être pas d'une coïncidence. Après tout, d'après ce que j'ai cru comprendre, ce n'est pas tout les jours qu'un élève de dix-sept ans s'inscrit pour la première fois à Poudlard et la description du choixpeau me correspond. Peut-être l'ai-je intrigué?
- Vraiment? Et en quoi cette description vous correspond-t-elle?
- Et bien, voyez-vous, mon voyage depuis l'Alaska jusqu'en Angleterre ne s'est pas fait sans péripétie. Je suis venu avec le Hollandais Volant. Nous avons dû essuyé une tempête durant le trajet. J'ai donc "bravé la pluit et le vent, traversé épreuves et temps et vaincu la mort par deux fois", car voyez-vous, je failli tomber par dessus bord à deux reprises. Un voyage que je ne suis pas près d'oublier, croyez-moi. Quant au dernier vers du couplet, je ne vois pas très bien à quoi cela réfère.
(NdA: il s'agit là d'un des plus célèbres vaisseau fantômes, "à tel point que Wagner en fit même un opéra, Le Vaisseau Fantôme. Ce navire fantôme aurait été vu par de nombreux marins et, parmi ces témoins, le duc d'York, futur roi Georges V d'Angleterre. Le jeune duc, alors âgé de seize ans, était enseigne à bord de la Bacchante, lorsque, dans la nuit du 11 juillet 1881, alors que le navire se trouvait au large de l'Australie, quelque chose apparut dans l'obscurité. Une lumière venue de nulle part et qui s'approchait. Lorsqu'elle fut à environ 300 mètres, une forme se distingua nettement, celle d'un brick entouré d'un halo vaporeux. Le journal de bord de la Bacchante mentionne cette rencontre, qui eut une douzaine de témoins. « A quatre heures du matin, un brick passa sur notre avant, à environ trois cents mètres, le cap vers nous. Une étrange lumière rouge éclairait le mât, le pont et les voiles. L'homme de bossoir le signala sur l'avant, ainsi que le lieutenant de quart. Un élève officier fut envoyé dans la vigie. Mais il ne vit cette fois aucune trace, aucun signe d'un navire réel." Treize personnes ont été témoins de l'apparition. Selon eux, la nuit était claire et la mer calme. Le Tourmaline et le Cléopatre qui naviguaient par tribord avant leur demandèrent par signaux si ils avaient vu l'étrange lumière rouge."
Je ne fais que citer la description qu'en donne le site Dark stories. Com dans la section "les vaisseaux fantômes et bateaux hantés")
- Tu viens d'Alaska? Demanda Narcissa, passant inconsciemment du vouvoiment au tutoiement.
- Oui, mais j'ai décidé de venir faire mes études à Poudlard à présent que je suis majeur. Tu n'as pas idée de la paperasse à remplir pour passer les Aspics lorsque l'on n'est inscrit dans aucune école. Je me suis donc invité chez mes cousins anglais.
- Un lien avec James Potter, peut-être?
- Mon cousin germain, répondit Harry d'un ton neutre.
- Cousin germain avec Potter? S'enquit une nouvelle voix, pour le moins hostile, que Harry n'eut aucun mal à reconnaître.
Il tourna la tête sur la droite, en direction d'un jeune Severus Rogue aux longs cheveux noirs graisseux et au nez proéminent qui le regardait froidement, presque dégouté.
- Certes, mais mes relations ne me définissent pas, Mr...?
- Rogue, Severus Rogue. Et un Potter sera toujours un Potter, arrogant, idiot, matamore et brute, répondit-il rudement.
Harry, dans son pardon et sa toute nouvelle admiration pour celui qui avait été le meilleur ami de sa mère pendant plusieurs années en avait oublié l'attitude pour le moins exécrable dont l'homme pouvait faire preuve.
- Est-ce vraiment ce que vous pensez, Mr Rogue? Car si je suis votre logique, un Black sera toujours un Black, n'est-ce pas? Dans ce cas, comment expliquez-vous Sirius? Il n'a rien en commun avec sa jeune et distinguée cousine qui nous honore de sa présence à cette table ce soir. Je ne vous demande pas de m'apprécier d'un claquement de doigts, simplement de me donner une chance, car si le Choixpeau m'a jugé digne d'être à Serpentard, c'est qu'il a ses raisons. Avons-nous un accord?
Rogue le toisa d'un oeil noir à la réprimande mais hocha néanmoins la tête après s'être reçu un coup de coude dans les côtes de la part d'un garçon brun que Harry reconnut comme étant Boreus Avery. C'est alors seulement que Harry se rendit compte que sa boucle d'oreille ensorcelée chauffait légèrement. Dans la chaleur ambiante régnant dans la Grande Salle, il ne s'en était pas aperçu. Ainsi, Avery et probablement Rogue portaient déjà la marque des ténèbres.
C'était une chose à laquelle il n'avait pas pensé. Il avait stupidement assumé que le Severus Rogue de dix-sept ans serait à l'image de l'homme qui était mort devant ses yeux: un homme courageux et fidèle à Dumbledore et au côté de la Lumière au point d'en risquer son âme même. Mais il n'en était rien. Severus Rogue n'avait pas encore changé de camp et était plus fasciné par la magie noire et l'homme – si tant est que l'on put qualifier Lord Voldemort d'être humain – qui la représentait dans son essence même. Le Rogue du présent ne serait pas là pour lui fournir des informations sur le Seigneur des Ténèbres ou pour sauver sa peau si nécessaire. Bien au contraire, en temps que cousin de James Potter, Harry allait devoir surveiller ses arrières lorsque le futur Maître des potions allait se trouver dans son à qui allait mettre quelques uns de ses plans en périls.
Soudain, un cri retentit sur sa gauche. Il se tira de ses pensées et reporta son attention sur la scène qui se jouait trois plus loin. Le cri avait été poussé par une fille de première année que le Baron Sanglant s'était amusé à effrayer. Harry croisa le regard du fantôme et ne put réprimer un frisson de le parcourir. Depuis qu'il connaissait l'histoire du spectre, ce dernier le rendait encore plus mal à l'aise qu'au paravant.
- Je me suis toujours demandé pourquoi il était couvert de sang... murmura Narcissa pensivement.
- Peut-être a-t-il assassiné quelqu'un avant de mourir? Suggéra Harry.
- Ça se pourrait bien, oui. En fait, j'ai entendu plusieurs rumeurs à son sujet. Celle que je préfère, cependant, est celle qui affirme que le Baron et Barbe Bleue ne serait en fait qu'une seule et même personne. Le sang le recouvrant serait celui de ses six premières femmes qui l'aurait teinté jusque dans la mort afin que jamais il n'oublit ses crimes... enfin, ce ne sont que des rumeurs... soupira-t-elle.
Le reste de la soirée passa tranquilement, Harry et Narcissa discutant de choses et d'autres, certaines badines et d'autres plus importantes. Chacun se garda cependant bien de confier quoique ce soit de personnel à l'autre. Peu à peu, les estomacs des élèves – ainsi que des professeurs – se remplirent et ce qui restait des plats disparut laissant la vaisselle étincelante de propreté. Ce fut alors le moment du dessert, patisseries et crèmes en tout genre apparurent sur les tables faisant crever d'envie même les ventres les plus pleins. Merlin, comme la nouriture de Poudlard lui avait manqué! Songea Harry avant de s'attaquer à un énorme – et délicieux – baba au rhum.
Ce fut durant le dessert qu'Harry fut présenté à ses nouveau camrades de classe. Bien que certains noms, comme Eloise Bulstrode, Gargantesk Bigfat ou Ulys Travels lui étaient inconnus, il reconnus la plupart des personnes qui lui furent présentées ce soir là. Parmi eux se trouvaient Severus Rogue, Boreus Avery, Augustus Rookwood, Alexandros Yaxley, Amycus et Alecto Carrow, Chronos Wilkes et Evan Rosier. Ces huit élèves portaient déjà la marque des ténèbres. La population féminine, en revanche, était peu nombreuse chez les septième année. Elle ne comportait que cinq jeunes femmes: Narcissa Black, Alecto Carrow, Eloise Bulstrode, Aphrodite Jugson et Adhafera Nott. Les présentations furent courtes et mondaines, bien que plusieurs personnes se soient enquies du statu du sang de Harry assez rudement. Une fois assurés que le nouveau membre de leur maison était un sang pur, les serpentards devinrent presque d'agréable compagnie.
Lorsque toutes les personnes présentes eurent fini de dîner et que le niveau sonore des conversations recommença à monter, Dumbledore se leva à nouveau. Tout le monde s'interrompit aussitôt et les têtes se tournèrent vers lui.
- À présent que nous avons tous contenté nos astomacs capricieux à l'aide de tous ces mets succulents, je recquière quelques minutes de votre temps afin que je puisse vous donner les traditionnelles recommandations de début d'année, dit-il. Les première année doivent être informés que la Forêt Interdite, située dans le parc du château porte ce nom pour une très bonne raison: il est formellement interdit d'y mettre les pieds. Il serait d'ailleurs utile que quelques uns de nos élèves les plus agés se souviennent également de cette règle.
Les yeux du vieil homme s'attardèrent suspicieusement sur quatre élèves particuliers de septième année assis à la table des Gryffondors. Les élèves en question se contentèrent d'échanger de doux sourirs inno... euh... de conivence.
Mr Rusard, le concierge, m'a chargé de vous rappeler pour la deux cent trente-septième fois, selon lui, que la magie dans les couloirs est interdite, qu'il s'agisse de sorts ou de potions. Une liste des objets prohibés sera également disponible dans son bureau.
Nous aurons cette année un nouvel enseignant. Je suis particulièrement heureux d'accueillir parmi nous Isida Lafaroosh qui a accepté de quitter ses occupations d'auror pour cette année dans le but de vous enseigner la Défense Contre les Forces du Mal.
Un tonère d'applaudissement retentit dans la Grande Salle. À l'expression perplexe qu'arborait le visage de Harry devant un accueil si chaleureux, même de la part des Serpentards, Narcissa expliqua:
- C'est vrai, tu viens d'Alaska, Harry. Vois-tu, Isida Lafaroosh est connue pour être la plus grande aurore de notre temps. Elle s'est même battue en duel avec le Seigneur des Ténèbres et serait, dit-on, parvenue à le blesser avant de s'enfuir. Elle est responsable de la plupart des captures de Mangemorts et était une dueliste de renomée mondiale avant de devenir aurore. L'années promet d'être intéressante avec elle comme professeur. L'année dernière, on a dû subir un vieux gâteux encore plus ennuyeux que Binns.
- Binns?
- Le professeur d'Histoire de la Magie, c'est un fantôme en fait. Un vrai somnifère: il en a l'effet et la couleure!
- Les essais pour la constitution des équippes de Quidditch de chacune des quatre Maisons auront lieu la semaine du 26 Septembre. Les jours et horraires seront affichés dans les salles communes. Et maintenant que tout est dit, il est temps d'aller nous coucher. Bonne nuit à tous!
Un préfet de cinquième année aux cheveux d'un blond doré se leva en bombant le torse et en appelant les première année serpentard à le suivre. En y regardant de plus près, Harry vit avec horreur qu'il s'agissait de Gilderoy Lockhart!Il allait devoir partager une salle commune avec cet abruti!
- Ne fais pas attention à lui, retentit la voix au timbre dédaigneux de Narcissa dans son dos. Lockhart, c'est le nom du préfet, est un véritable idiot qui se prend pour le centre du monde. La seule raison pour laquelle il a été placé à Serpentard c'est parcequ'il a l'ambition de devenir le créateur d'une marque de produits de beauté à la renommée internationnale et qu'il serait près à tuer pour y parvenir. Non pas qu'il en ait les capacités, c'est à peine s'il arrive à faire léviter une plume...
Harry se contenta de lui adresser un léger sourir appréciateur et d'arquer le sourcil droit en guise de réponse.
- Suis-moi, reprit Narcissa d'un ton beaucoup plus plaisant, je vais te montrer le chemin de la salle commune.
Harry hocha la tête et engagea le pas en suivant la jeune femme blonde. Il se fondirent dans la foule bruyante et se dirigèrent vers le Hall d'entrée. Alors qu'ils arrivaient à l'extrémité de la Grande Salle, la voie James retentit:
- Hé, Harry!
Harry s'arrêta, suivi de près par Narcissa, et retourna dans la direction du cri. Il vit James et le reste des maraudeurs le rejoindre depuis la table des Gryffondors. Ils arrivèrent bientôt à sa hauteur. Son "cousin" n'avait pas l'air heureux de le voir à Serpentard mais tentait visiblement de faire un effort pour ignorer ce fait tandis que Sirius avait l'air particulièrement dégouté en le voyant en compagnie de Narcissa. Peter reflétait l'expression de Sirius et Remus adressa à Harry un sourir chaleureux. Réactions plutôt mitigées, donc, songea Harry qui était assez content de voir son père faire un effort pour ignorer le fait qu'il venait d'être réparti à Serpentard.
- Oui? S'enquit Harry alors que Narcissa et Sirius se toisaient froidement sans prononcer une parole.
- Oh, c'est rien de très important, en fait. Lily voulait juste savoir si tu voulais te joindre à nous pour le prochain week end à Pré-au-Lard. On y va tous ensemble et on se demandait si ça te dirait de, enfin...
- On verra, répondit Harry. Je ne sais pas si je serais disponible. Je te dirais ça quand le moment sera venu.
- Oh...bon, très bien, marmonna James, visiblement mal à l'aise. Dans ce cas, on se voit en cour. Bonne nuit Harry. Puis, jetant un coup d'oeil à Narcissa, il ajouta d'un ton étranglé: Bonne nuit, Black.
La jeune femme blonde, dont toute l'attention s'était jusqu'alors concentrée dans le seul objectif de fixer Sirius le plus froidement possible, sursauta en entendant son nom. Puis, son esprit réalisant ce que venait de lui dire James, elle équarquilla les yeux, expression réflètée par Sirius et Peter qui regardaient James comme s'il venait de lui pousser une deuxième tête. Le sourir de Remus ne fit que s'agrandir. Enfin, suspicieusement, Narcissa répondit:
- Bonne nuit à toi aussi... Potter.
- Ouais, c'est ça, bonne nuit tout le monde, s'empressa d'ajouter Harry en tournant les talons pour sortir de la Grande Salle. On se voit en cour, à plus!
Narcissa s'empressa de suivre Harry hors de la salle avant de le conduir silencieusement vers le dortoir des Serpentards. Ils empruntèrent l'escalier du hall d'entrée descendant aux donjons éclairés par des torches accrochées aux murs de pierre nue. Ensuite, ils passèrent par des portes invisibles à tout ceux qui ne savaient pas qu'elles se trouvaient là, se perdant dans un labyrinthe de couloirs parcourus d'ombres mouvantes. Enfin, ils s'arrêtèrent devant un pan de mur tout aussi nu que les autres mais surmonté d'une torche à la flemme argentée.
- C'est ici, lui dit Narcissa. Tu reconnais l'endroit grâce à la flemme de la torche. Des fois elle est argentée, comme maitenant, des fois elle est verte et parfois elle est des deux couleurs. Le mot de passe change environ toute les deux semaines et il nous est communiqué par les préfets le matin du changement. Il est également accroché le premier jour sur le tableau d'affichage dans la salle comune. Tu as donc tout intérêt à aller le regarder tous les jours avat de quitter la salle commune.
- D'accord, répondit Harry.
- Bien, dit Narcissa en esquissant un sourir. Tu as de la chance que je sois préfète, je connais toujours le mot de passe, tu n'auras qu'à me demander en cas de problème. Cruor oris purus!
A l'entente des deux mots de consonance latine, une porte de pierre se dessina dans le mur et s'ouvrit. Narcissa pénétra par l'ouverture, bientôt suivie de son compagnon. Harry observa son nouvel environnement. La salle commune était une longue pièce étroite sans fenêtre aux murs et au plafond de pierre brute. Des tapisseries étaient tendue ici et là et le sol était recouvert de tapis aux motifs verts et argent confortables. Des lampes rondes, verdâtres, étaient suspendues à des chaînes pendant du plafond et un feu brûlait dans une imposante cheminée au manteau gravé de figures tortueuses et compliquées. Regroupés près de la cheminée se tenaient des fauteuils de velour émeraude au bois noir ouvragé. De ci de là, dispercés à travers la salle, d'autres fauteuils du même genre entouraient des tables aux pieds représentant des serpent près à frapper. Le tout donnait une atmosphère à la fois camoufflée et aristocratique à la salle qui fit regretter à Harry la chaleureuse salle commune de Gryffondor.
- Le dortoir des garçons de septième année se trouve tout en bas de l'escalier sur la droite, lui indiqua Narcissa en pointant du doigt un escalier en colimaçon recouvert d'un tapis vert aux motifs argentés. Si tu as d'autres questions, je t'en prie, pose les moi demain. J'ai besoin d'aller me coucher, je suis érinthée.
- Très bien, à demain alors.
- C'est ça, à demain, passe une bonne nuit.
- Bonne nuit.
Sur ce, Narcissa se dirigea dignement vers l'escalier menant aux dortoirs tandis que Harry allait s'installer dans un des fauteuils au coin du feu, observant les élèves de sa nouvelle maison arriver dans la salle commune et prendre e même chemin que Narcissa. Une fois qu'il fut certain que plus personne ne viendrait le déranger, il se leva et commença à chercher.
Il avait en effet lu dans l'Histoire de Poudlard que les quartiers privés des fondateurs trouvaient leur entrée dans les salles communes de leur maison respective. Bien qu'il n'eut aucun doute que Voldemort ait cherché et trouvé la pièce durant sa scolarité, absorbant toute connaîssance présente dans les appartements de Serpentard, Harry était déterminé à aller voir l'endroit par lui-même. Il pensait y trouver des informations concernant l'emplacement des quartiers des trois autres fondateurs, notamment Serdaigle. Une fois dans la chambre de cette dernière, il pourrait se mettre à chercher un indice concernant sa fameuse Chambre du Savoir et éventuellement découvrir l'emplacement de cette dernière.
Harry se mit donc à inspecter la salle commune des Serpentards de fond en comble, à la recherche d'un passage dissmulé ou d'une ouverture quelconque. Sentant son agitation et sa frustration grandissante alors qu'il ne trouvait rien, Minoenne pointa le bou de son museau.
- Harry, que se passe-t-il? Pourquoi ne t'arrêtes-tu pas de bouger?
Harry cessa ses mouvements frénétiques et baissa les yeux vers la couleuvre noire qui le fixait d'un regard pour le moins exaspéré.
- Je cherche quelque chose.
- Et que cherches-tu, exactement?
- Une chambre secrète, ou tout du moins un passage secret susceptible de me mener vers la dite chambre.
- Je pourrais peut-être t'aider.
- Comment ça?
- Je suis un animal magique, je peux sentir la magie et dire ce qui est ensorcelé ou non. Laisse-moi chercher, je trouverai peut-être.
Harry ne répondit rien. Il se contenta de dresser un sourcil et de déposer délicatement son famlier sur le sol recouvert d'une moêlleuse moquette verte et argentée. Il se réinstalla dans son fauteuil et observa Minoenne ramper de ci de là, dardant sa langue à la recherche de magie, se faufilant dans différents coins et recoins que lui-même ne pouvait atteindre. Puis, alors qu'il commençait à somnoler, il y eut un sifflement tonitruant:
- Harry! Harry! Je crois que j'ai trouvé! Viens voir ici!
Harry se releva vivement et se dirigea à l'autre bout de la salle commune. Minoenne se tenait sur une table et dardait sa langue fourchue en direction d'un mur recouvert d'une tapisserie. Curieux, Harry retourna le pan droit de la draperie et observa le mur de pierre nue qui se dressait à présent devant lui. Et enfin, il vit. Un petit serpent d'argent pas plus gros qu'une phalange incrusté au bas du mur, à la limite du sol.
Le sorcier prit une profonde inspiration avant de siffler en fourchelangue:
- Ouvres-toi!
Et c'est ainsi que les pierres du mur se mirent à s'enfonçer dans le sol et à se réaranger pour former un escalier en colimaçon étroit qui déscendait sous la salle commune. Une torche s'alluma d'une flamme émeraude à droite de l'entrée, répandant des lueurs inquiétantes le long des murs.
Un sentiment de triomphe et de grande excitation s'empara de Harry. Vite, il se dirigea vers son familier, lui tendit le bras et attendit impatiement que la couleuvre noire enroule son corps écailleux autour de son membre. Puis, il retourna près de l'entrée secrète, s'empara de la torche et entreprit de descendre les marches de pierre en prenant soin de dissimuler le passage grâce à la lourde tapisserie qui se trouvait habituellement devant ce pan de mur.
Ses bottes en cuire de dragon soulevèrent des nuages de poussière chaque fois qu'il posait le pied sur une nouvelle marche et à une ou deux reprises, il sentit la pierre trembler et s'effriter sous son poid. De toute évidence, il y avait plusieurs siècles que l'endroit n'était plus descente fut longue et périlleuse, mais Harry parvint éventuellement à destination. Au bas des marches se trouvait une arche de serpents entremêlés en marbre noir couverte de pousssière qui surmontait une porte en bois massif. Aucune poignée n'était visible et après avoir tenté sans succès de pousser le battant manuellement et magiquement, Harry maudit sa propre stupidité. Il recula de quelques pas et fit face à ce qu'il devinait être l'entrée des quartiers de Salazar Serpentard.
- Ouvre-toi! Siffla-t-il en Fourchelangue.
Immédiatement, les serpents de l'arche noire se mirent en mouvement et se poussèrent sur les murs adjascents, libérant ce qui semblait être la représentation d'une vipère de cinq mètres de long. La dite vipère entreprit alors de descendre le long de la porte en chêne avant de rétrécir, de s'enrouler sur elle-même et de se transformer en une poignée d'un noir d'encre.
Impressioné par le mécanisme, Harry s'avança prudement et posa doucement la main droite sur la nouvelle poignée qu''il tourna sans difficulté. Il y eut alors un grincement sinistre et le lourd battant de bois s'ouvrit vers l'intérieur, libérant un nuage de poussière impressionant. Harry fut prit d'une quinte de toux et se protégea le visage à l'aide d'un pan de sa robe. Une fois la poussière dissipée, il se découvrit la bouche et le nez et s'avança dans l'antre du fondateur.
Une fois le sueil franchi, Harry se retrouva dans l'obsurité totale. La torche qu'il tenait à la main s'éteignit brutalement. Surpris et intrigué, Harry fit un pas en arrière, franchissant à nouveau le seuil dans le sens inverse, et la torche se réenflama d'un coup, illuminant les murs de lueures émeraudes. Examinant les alentours, Harry remarqua un cercle de fer forgé ancré dans la pierre nue sur le côté de l'arcade de marbre noir. Il y déposa le flambeau vert qui, à nouveau, s'éteignit. Pris d'une soudaine inspiration, Harry s'avança à taton et franchit le seuil séparant l'escalier en colimaçon des quartiers privés de Salazar Serpentard.
- Lumière!siffla-t-il en Fourchelangue.
Aussitôt, la pièce s'éclaira d'une lumière argentée aveuglante. Les yeux transpercé d'une douleur transcendante, Harry ferma les paupiières et attendit que la souffrance s'amenuise avant de les ré-ouvrir avec hésitation. Après avoir cligné des yeux plusieurs fois, il put enfin contempler son environnement.
Il se trouvait dans un hall d'entrée très semblable à celui du 12, square Grimmaurd, tout en longueur et complètement à l'abandon. Une odeur douceâtre d'humidité, de poussière et de pouriture imprégnait les lieux. Les murs étaient recouverts de tentures moisies par endroits et aux couleurs délavées par le temps. Un tapis usé jusqu'à la corde s'étendait de tout son long sur le sol dont on voyait la pierre nue à travers des trous que le vieillissement et l'humdité ambiante avaient creusés dans la carpette. Plusieurs chandeliers pourvus de bougies aux flames d'argent et couverts de toiles d'araignée se succédaient le long des murs, entre chaque tapisserie, exibant leures branches en forme de serpents noirs et verts.
Se retournant, Harry remarqua que l'entrée était encore ouverte.
- Ferme-toi!siffla-t-il, et le lourd battant de bois se referma avec un grincement sinistre.
Le jeune sorcier fit de nouveau face au hall d'entrée abandonné et aperçut une autre porte tout au bout du couloir que formait la pièce. Prenant une profonde inspiration et sortant sa baguette magique au cas où il rencontrerait un danger quelconque tel qu'une colonie de doxys ou d'une fondation rongée par des bandimons (moisissures dotée d'une paire d'yeux dont les sécrètions font pourrir les charpentes d'une habitation), Harry s'avança sans bruit et avec précaution en direction de la porte.
Arrivé à destination, remarquant l'absance de poignée, il siffla l'ordre de s'ouvrir à la porte qui s'exécuta. Agacé de voir que la nouvelle pièce était plongée dans l'obscurité, Harry demanda de la lumière en fourchelangue, et à nouveau, les ténèbres furent éclairés d'une lueure argentée provenant d'un lustre rouillé. L'image d'un salon qui avait dû être confortable en son temps apparu sous ses yeux, pourvu d'une table ronde et de fauteuils semblables à ceux de la salle comune des serpentards, rongés aux mites. Dans un coin, une cheminée à la monture de marbre noir sculté aux motifs de serpents se dressait de toute sa hauteur, couverte de poussières et de toiles d'araignée. Le salon donnait sur trois autres pièces dont les portes étaient entrouvertes.
Harry se dirigea vers le battant de bois usé le plus proche, sur sa droite, et le poussa grand ouvert. Avoir avoir "allumé la lumière", il découvrit une spacieuse chambre à coucher pourvue d'un lit aux baldaquins en loques en face duquel se trouvait une pendrie en bois ouvragé. Intrigué, Harry se dirigea vers le meuble et l'ouvrit.
Soudain, une créature immonde fit face au jeune sorcier. Eclairée par les flames d'argent vacillantes du lustre de la chambre se dressait une haute silhouette envelopée d'une cape d'un noir d'encre en lambeau, le visage dissimulé par une cagoule. Si grande qu'elle dépassait la pendrie, la creature tendit une main skelettique, luisante, grisâtre, visqueuse et couverte de croûtes putréfiées vers Harry qui recula en tramblant. Bientôt, le décor de la chambre sembla se dissoudre... Et Harry entendit une voix hurler:
- Pas Harry, pas Harry, je vous en supplie, tuez-moi si vous voulez, tuez-moi à sa place...
- Pousse-toi, espèce d'idiote... Allez, pousse-toi...
- Pas Harry, pas Harry, je vous en supplie, pas lui!
- C'est mon dernier avertissement...
- Non, pas Harry! Je vous en supplie... Ayez pitié... Ayez pitié... Pas Harry! Pas Harry! Je vous en supplie... Je ferai ce que vous voudrez...
- Pousse-toi, idiote, allez, pousse-toi...
Un mouvement d'agacement...La brève vision d'une baguette en bois d'if...
- Avada Kedavra!
Un flash de lumière verte et le bruit sourd d'un corp qui s'écroule sur le sol...
- Tu vois ce que je suis devenu? Dit le visage dépourvu de nez aux yeux écarlates. Ombre et vapeur... Et llorsque j'aurai l'élixir de longue vie, je pourrai recréer un corps qui sera bien à moi...Tu ferais mieux de sauver ta propre vie et de me rejoindre... Ou alors tu connaîtras le même sort que tes parents... Ils sont morts en me suppliant de leur faire grâce...
- MENTEUR!
- Il n'y a que le pouvoir, et ceux qui sont trop faibles pour l'obtenir!
- Ginny!... Ginny! Ne sois pas morte! Je t'en supplie, ne sois pas morte!
- Inutile, elle ne se réveillera pas.
- Tom... Tom Jedusor?
Des lettres scintillantes, volant dans les airs... TOM ELVIS JEDUSOR... Les lettres bougent, s'arranent dans un ordre différent... JE SUIS VOLDEMORT...
- Tue l'autre... Avada Kedavra!
Un grand homme skelettique sort d'un chaudron, livide, les yeux écarlates, le nez plat avec deux fentes en guise de narines...
- Endoloris!
Un affreuse douleur...
Un homme tombe en arrière derrière un voile...
- SIRIUS!
- Tu ne peux rien faire, Harry... Rien... C'est fini pour lui.
- J'ai tué Sirius Black!
Un rire dément... Sa propre main qui se lève, serrant sa baguette...
- Endoloris!
- Avada Kedavra!
Le cadavre d'un homme aux longs cheveux et à longue barbe blanche qui tombe et tombe dans le vide...
Ron, Ginny et Hermione qui se précipitent et tombent morts aux pieds d'une femme rousse...
- Non...murmura Harry, Non!
Se battant contre l'invasion de souvenirs, Harry reprit peu à peu conscience de son environnement. Il fixa le détraqueur des yeux et l'imagina trébucher sur sa cape et tomber face contre terre dans une marre de boue.
- Ridikkulus! S'exclama-t-il, se forçant à rire au spectacle de la créature recouverte de limon. L'épouvantard disparut dans un craquement et Harry s'assit par terre afin de se reprendre. Après quelques minutes, il se redressa et partit explorer la pièce suivante.
Il s'agissait d'une salle de bain. La pièce était recouverte du sol au plafond de marbre veiné d'un vert forêt. Accroché au mur droit se trouvait un long miroir surplombant un lavabeau et une caisse qui contenait très certainement du linge de bain et des serviettes. Au fond à gauche se trouvait une baignore qui tenait plus de la piscine que d'autre chose, pourvue d'une quantité impressionante de robinets en forme de tête de serpent en argent. Au moins harry pourrait-il apprendre à nager en toute tranquilité... Peu avant la baignoire se trouvait une latrine de style romain ainsi qu'un pot de chambre.
A modifier, songea le jeune sorcier. La pièce était impressionante, mais la quantité de moisissures courant le long des murs l'était encore plus. Après avoir vérifier qu'il ne s'agissait pas de bandimons, Harry sortit de la salle de bain et s'empressa d'aller visiter la troisième pièce.
Enfin! Songea-t-il en pénétrant dans celle-ci. Il s'agissait d'une bibliothèque. Une énorme bibliothèque, plus grande encore que celle de Dumbledore ou de Poudlard. Et cette pièce était étrangement bien conservée. La poussière et la pourriture présentes partout ailleurs n'avaient pas pu pénétrer ici, semblait-il.
Des étagères d'une trentaine de mètres de haut sur lesquelles s'entassaient des ouvrages moyenâgeux s'alignaient le long des murs et au centre d'une pièce d'environ trois-cent mètres quarré, formant des allées encombrées par plusieurs échelles coulissantes permettant d'accéder aux étages supérieurs. Harry n'avait jamais été témoin d'une bibliothèque semblable.
- Hmm Hmm!
Le bruit d'un raclement de gorge retentit sur la droite de l'immense pièce. Harry sursauta et se retourna vivement. La statue animée d'un sorcier qu'il reconnut comme étant Salazar Serpentard grâce à la représentation présente dans la chambre des secrets lui faisait face.
- Bonjour, jeune héritier, dit le fondateur d'un ton impérieux. Plusieurs siècles ont passé depuis que j'ai reçu ma dernière visite. Je commençais à croire que ma descendance s'était éteinte. Me voilà cependant ravi de constater le contraire.
- Euh... fut la seule chose que Harry parvint à répondre.
