Coucou ! Désolée j'ai un peu de retard. Voilà le chapitre 7. Bonne lecture !

Miss95 : Je suis contente que tu aies adoré le dernier chapitre, moi aussi je l'ai aimé. Mais tu vas voir le chapitre 7, surtout la fin^^. Enfin j'en dit pas plus, tu verras toi même.

Chapitre 7 : La Jalousie

Chaque matin, Cormac McLaggen se levait à 5h, il mangeait une barre de céréal, il enfilait ses vêtements de sports et faisait son jogging du matin. Il faisait le tour du parc, longeait la lisière de la forêt interdite et contournait la maison de Hagrid pour retourner à l'intérieur du château. Cela lui prenait 45 min tous les matins mais son corps le lui rendait bien. Ce matin-là, pensant qu'il s'agirait d'un matin comme les autres, une fois sortie à l'extérieure du château, il se mit à courir sans se douter... qu'il ne serait pas tout seul.

Hermione courait, elle aussi, un peu plus loin et dès qu'elle le vit, elle ralentit l'allure pour qu'il puisse la rattraper. Elle fit mine de l'ignorer, elle le connaissait bien, il allait l'aborder, comme il le faisait chaque fois qu'il en avait l'occasion. 3...2...1...

Hey, Hermione, haleta-t-il, Tu refais surface après 4 jours d'absence ?

Ouais.

Evidemment, Hermione ne faisait pas du jogging pour rien, elle avait une idée derrière la tête et Cormac était l'homme de la situation.

Tu cours, maintenant ? S'étonna Cormac. Je croyais que tu détestais ça.

Non, j'adore ! S'exclama Hermione, haletante.

Euh... si tu le dis...

Ok...Ok...

Hermione s'arrêta, essouflée, suivit de Cormac. Il la regardait reprendre son souffle et il ne put s'empêcher de rire, comme pour se moquer d'elle.

En fait..., haleta Hermione, je déteste courire...

Sans blague. Alors pourquoi tu cours ?

J'ai un service à te demander.

Cormac croisa les bras en signe d'impatience, comme déçu par ce qu'elle venait de dire. Il s'agissait juste d'un service... Et pourquoi il accepterait ?

Quel service ? Demanda-t-il, curieux

Voilà, je voulais qu'on face semblant que nous nous sommes remis ensemble.

Cormac haussa les sourcils, émerveillé, et ses lèvres s'étirèrent en un sourire flatté. Mais pourquoi faire ça ? Elle avait une idée derrière la tête.

Qui veux-tu rendre jaloux ?

Qu'est-ce qui te fait croire...

Je ne suis pas si bête, répliqua Cormac. Si tu ne me le dis pas, je n'accepte pas. A toi de voir.

Mais c'est dégueulasse ! S'exclama Hermione, scandalisée.

C'est ça ou rien.

Elle n'avait pas prévu ça... En même temps, si elle le lui disait, Cormac aura sûrement envi de narguer Drago, c'était dans sa nature. Plus il provoquerait Drago, plus elle aurait des chances de l'atteindre...

J'accepte, répondit enfin Hermione. C'est...Drago Malefoy.

Je te demande pardon ? Malefoy ? Mais...

Cormac, stop. Je t'ai dit qui c'est, on parlera du reste plus tard. Tu acceptes ?

Hum... J'aurais peut-être enfin l'occasion de montrer qui est le meilleur de nous deux. C'est d'accord. On commence quand ?

Maintenant.

Cynthia venait d'écouter tout ce que Drago avait à lui dire et, malgrè qu'elle n'approuvait pas ses choix sentimentaux, elle le comprenait et surtout elle acceptait. Elle ne l'avait jamais vu comme ça, si peu sûr de lui, si peu souriant, si peu...intéressant. C'était son cousin et elle l'aiderai... Ils marchaient le long des rues de Près-au-lard, l'air frai caressant leur visage. A présent qu'il avait finit son histoire, il demeura silencieux, on entendait seulement leur pas martelant le sol, les voix des élèves surrexcités, les musiques de boutiques... Après de longues minutes de reflexion, elle se décida à parler :

Je pense que tu es un idiot.

Il ne dit rien, juste un sourire en coin comme s'il s'était attendu à cette réponse.

Alors tu l'aimes, mais tu ne veux pas le lui dire parce que c'est la honte, mais en même temps tu es malheureux comme les pierres sans elle, mais, tu ne veux toujours pas la voir parce que tu ne pourras pas lui pardonner. Si j'ai bien comprit.

Oui, dit comme ça, ça fait nul mais... c'est à peu près ça.

C'est bien ce que je dis, tu es un idiot. Pourquoi tu ne vas pas lui dire que tu l'aimes ?

Je... j'ai pas envi.

Cynthia s'arrête net, et le regarda, comme piquée à vif.

Ah oui ? Dans la vie, il y a plein de chose que je n'ai pas envi de faire mais je les fait quand même. Toi, en revanche, ce n'est pas une question de ne pas avoir envi, tu dois juste le faire ! Tu as peur, c'est évident.

Ouais, imagine elle éclate de rire, ou alors, elle dit qu'elle ne m'aime pas, je préfère me passer de ce genre d'humiliation.

Mais si elle t'aime, tu ne le sauras jamais ?

Drago se trouva à cours de mot... Il sentait le regard de Cynthia sur lui... Il n'y avait donc aucune issue ?

Non... Je l'ai formé pour qu'elle ne tombe pas amoureuse...

Euh...Drago, ce n'est pas un robot. Elle peut aimer. Toi, tu pensais t'en sortir, regardes-toi, t'es amoureux.

Non ! je...j'ai quelques sentiments...

Pour commencer, si tu veux t'en sortir, il faut que tu arrêtes de te mentir à toi même... La deuxième étape, c'est d'aller la voir. Mais bon, commence par la première et on en reparlera... Au fait, pour le match de demain, tu es pour qui ?

Serdaigle, bien sûr.

Hermione et Ginny, qui était au meilleure de sa forme, se dirigeait vers la Grande Salle. Hermone venait de lui raconter sa nouvelle stratégie avec Cormac, elle ne semblait pas convaincu.

Mouais... Je ne le sens pas trop, déclara Ginny. Je n'aime pas Cormac. Il est trop prétentieux, c'est un égoïste, il est narcissique, il...

Bon, ça va. C'est tout ce que j'ai trouvé...

Elles arrivèrent dans la Grande Salle, bondée d'élève, où les jumelles Patil les attendaient.

Tu es sûre que c'est nécessaire ? Demanda Hermione avant de les rejoindre.

Plus vite tout le monde est au courant, mieux c'est. Si tu veux que Kelly arrête de te faire du chantage, c'est la seule solution.

Elles prirent place en face des jumelles qui interrompirent immédiatement leur conversation. Elles leur sourirent en guise de salut et prenèrent un air attentif aux sois-disantes révélations que Hermione devait leur faire.

Alors, ça avait l'air important, commença Parvati, excitée. C'est sur qui, cette fois ?

Sur Hermione, dit aussitôt Ginny.

Tous les regards se tournèrent vers elle et elle sentit l'angoisse l'envahir.

Avant toute chose, il faut que vous sachiez qu'au départ c'était pour la bonne cause... Vous vous souvenez quand j'ai rompu avec Cormac ?

Et Hermione leur raconta toute l'histoire. Au départ, les jumelles l'écoutaient mais ne savaient pas où elle voulait en venir puis quand Hermione prononça pour la première fois « Drago Malefoy », elles paraissaient étonnées, puis intéressées et enfin, choquées. Plus elle avançait dans son histoire, plus les jumelles prenaient un air sceptique. Quand elle acheva son histoire, tout le monde resta silencieux. Hermione sentait son coeur battre à tout rompre. Enfin, les jumelles sourirent.

Je suis contente que tu nous le dise, commença Parvati. Ca ne devait pas être facile pour toi de garder ce secret.

Moi je trouve ça admirable, dit Padma. Tu sais, je t'aurais prise pour une extraterrestre si pendant tout ce temps toi et Malefoy n'aviez rien fait...enfin...tu m'as comprise.

Oui, approuva Ginny. La nature humaine est faite ainsi.

Même si c'est un Serpentard, continua Parvati, il est parfait et si c'est lui qui te conviens... Moi je suis de ton côté.

Moi aussi, dit Padma.

Idem, dit Ginny.

Hermione était si soulagée que quelque larmes perla sa joue, elle se sentait comme vidée; débarrassée d'un poid énorme.

Merci, murmura Hermione, ravie et touchée.

En ce qui concerne Cormac... J'adore ! S'exclama Padma, émerveillée. J'adore les histoires comme ça. Une femme est capable de tout pour récupérer l'homme qu'elle aime.

Il faut que tu te fasses plus belle que jamais pour Cormac, Drago ne pourra être que jaloux, affirma Parvati. Tiens, je sais ! Demain à lieu le premier match de Quidditch, il faut que tu sois parfaite ! Si Gryffondor gagne – ce qui est obligé – tu cours vers Cormarc et tu l'embrasses ! Tout le monde te verra et Drago ne pourra pas louper cette scène.

Bien pensé, approuva Ginny, amusée.

Mais si Sairdaigle gagne ? Objecta Padma.

Ca reviens au même, répondt Hermione qui comprenait la façon de pensé de Parvati, Je vais quand même sur le terrain pour le « réconforter » de sa défaite.

Exactement ! S'exclama Parvati, excitée. Mais il vaut quand même mieux que ce soit Gryffondor qui gagne, ils attireront l'attention.

Avec autant d'enthousiasme, Hermione ne pouvait pas s'empêcher d'y croire. Elle peut récupérer Drago !

Le lendemain matin, l'exitation était à son comble. Le match occupait toute les conversations et s'en suivait diagnostique, paris et stratégies. Harry et Ron venaient de s'assoire dans Grande Salle qu'on les encourageat déjà avec des tapes amicales dans le dos, en criant des « allez Harry ! Allez Ron ! » ou même en leur serrant la main. Cormac, lui... il prononçait des louanges...pour lui même.

Harry et Ron le regardèrent de travers et secouèrent la tête, comme pour se moquer de lui. Hermione, elle, essayait désespérement d'attirer son attention discrètement.

C'est vraiment un idiot, dit Ron qui l'observait. Il est la honte de Gryffondor.

Ouais, approuva Harry. Mais heureusement qu'il est bon au Quidditch.

Vous êtes méchant, s'exlama Hermione, étonnée.

Depuis ce qu'il t'a fait, je ne l'aime plus trop, répondit simplement Harry.

Moi non plus, confirma Ron.

Alors que Cormac venait de remarquer les signes d'Hermione, il s'avança vers elle mais aussitôt, elle lui ft signe de s'en aller. N'y comprenant plus rien, Cormac demeura immobile, l'interrogeant du regard.

Regarde-le, dit Harry, il est complètement pommé.

Ouais, répondit Ron, amusé. Il reste planté là, comme un con.

Hermione se mordit les lèvres, ne sachant pas si elle devait rire ou être exaspérée. Cormac fit un pas en avant mais quand il vit Hermione lui faire signe de reculer, il recula, essayant de comprendre ce qu'elle voulait. Harry et Ron, eux, éclatèrent de rire.

Qu'est-ce qu'il fait, une dance ? Demanda Ron, mort de rire.

Quel con ! S'exclama Harry, riant de plus en plus.

Leur déjeuner engloutit, ils se levèrent, saluant Hermione, et sortirent de la Grande Salle. Cormac rejoignit Hermione.

Qu'est-ce que tu veux, tu peux pas être plus clair ?

Désolée... Il faut que vous gagniez.

Hermione lui raconta le plan qu'elle avait élaborée avec Ginny, Padma et Parvati.

Cela veut dire qu'on va s'embrasser ? Demanda Cormac, enjôleur.

J'ai bien peur que oui...

Oh, fais pas celle qui n'en a pas envi. Hermione...

Hermione lui sourit, amusée. Au plus profond d'elle, elle était quand même contente de reparler à Cormac, même s'il lui avait fait du mal. Elle avait peut-être besoin de ça pour guérire complètement...

Retourne-toi discrètement et dis-moi s'il nous regarde...

Cormac se retourna vers les Serpentard, cherchant Drago du regard, quand il le trouva, il fit demi-tour et sourit.

Il te regarde...

Hermione sourit à son tour, tout n'était pas perdu...

Tu veux que je t'embrasse ? Demanda Cormac avec un sourire séducteur. Il nous verra...

Non, pas maintenant, le coupa Hermione.

13H00 arriva, les élèves étaient en train de hurler, supportant leur équipe. Les Serdaigle était tous habillés de Bleu et d'or et les Gryffondor de rouge et d'or. Le vent frai n'avait plus d'importance, ils s'étaient tellement pris au match que plus rien n'avait d'importance. Hermione observait Harry, Ron et Cormac, souhaitant de tout son coeur que Gryffondor gagne. Les supporters de Serpentard ne manifestaient aucune joie, ils regardaient le match, comme s'il y en avait un tout les jours...

Pour le moment, Gryffondor était en avance de 30 points et les attrappeurs n'avaient pas encore vue une seule fois le Vif d'Or. Ron défendait bien les but, Cormac repoussait et envoyait les cognards à l'équipe adverse et Harry, il sillonnait les airs, attentif au déroulement du match et à l'affût du Vif d'Or. Les Serdaigle marquèrent un but et Gryffondor n'avait plus que 20 points d'écart...

Hermione entendit Ginny prononcer un juron quand le but fut tiré par Serdaigle. Elle aimait beaucoup le Quidditch et elle était une supporter dangereuse... Il ne fallait en aucun cas critiquer l'équipe de Gryffondor. Neville, cependant, ne manifestait aucune joie, comme les Serpentard.

Je ne sais pas pour qui je suis..., disait-il. Cynthia, elle est à Serdaigle...

Dans quelle maison es-tu ? S'écria Ginny, pour couvrire le buit des supporters.

...Gryffondor...

Alors tu supportes Gryffondor et c'est tout !

Haussant les épaules, il regarda le match mais Hermione le soupçonna de suivre surtout les joueurs de Sairdaigle. Dans les supporters de Serpentard, elle essaya de trouver Drago mais sans succé. Elle se demanda si lui aussi essayait de la trouver...

Drago suivait le match. Il souhaitait que Serdaigle gagne, pour sa cousine. Il y a quelque jour, il aurait eut une pensée pour Gryffondor, pour Hermione... Mais elle se fichait complètement de lui à l'heure qu'il est. Cynthia s'était glissée parmi les supporters de Serpentard et l'avait rejoint, des friandise plein les mains qu'elle voulu partager avec lui. Il chercha parmi les Gryffondor la silhouette de Hermione, mais en vain.

Tu cherches Granger ? Demanda Cynthia. Ca m'étonnerai que la trouve.

Je regardais juste.

Cynthia sourit. Elle trouvait ça très bizarre que Drago soit amoureux d'une fille, elle ne l'avait jamais vu comme ça. Il était devenu plus agréable. Il était complètement désintéressait du match, il regardait juste les supporters de Gryffondor. Elle sourit à nouveau, les hommes amoureux pouvaient vraiment être idiots parfois...

Tu crois que je lui manque ? Demanda Drago, le regard vague.

J'en suis sûre.

La foule se mit à hurler de plus belle, se levant d'un bond, faisant sursauter Cynthia et Drago. Les deux attrappeurs venaient de se lancer à la poursuite du Vif d'Or. Les supporters de Gryffondor et de Serdaigle s'époumonaient, hurlaient, acclamaient leur équipe. Hermione croisa les doigts pour que ce soit Harry qui l'attrappe. Ginny l'avait agripper par le bras, hurlant elle aussi, complètement folle. Elle sentait ses doigts serrer douloureusement son bras et quand elle essaya de se dégager, elle renforça son étreinte sur elle. Il y eut de nouveaux éclats de voix : le Vif d'Or venait d'être attrapper. Ginny se tourna vivement vers elle, un sourire s'étirant jusqu'aux oreilles.

Hermione c'est à toi de jouer ! Dépêche-toi ! Dépêche-toi !

Drago et Cynthia éclatèrent de rire devant la frénésie des Gryffondor. Les serdaigle s'étaient tus, déçus, et regardaient d'un regard noir la victoire de l'équipe adverse. Harry levait le poing où était caché le petit Vif d'Or, acclamé par ses supporters. Soudain, Drago s'arrêta de rire. Il se leva d'un bond, se pencha sur la barrière pour mieux voir et resta bouche bée. Cynthia se pencha à nouveau et eut le souffle coupé. Il venait de voire Hermione. Elle avait rejoint l'équipe des Gryffondors et avait sauté au cou de Cormac McLaggen, celui qui lui avait brisé le coeur. Il la vit l'embrasser... Le spectacle était trop douloureux. Drago se retourna et commença à partire.

Arrêtes-toi immédiatement, ordonna Cynthia à l'adresse de Drago.

Il s'arrêta net mais ne se retourna pas.

Qu-est-ce que tu vas faire ?

Les Serpentard sortaient peu à peu des tribunes, se fichant de la victoire des Gryffondor.

Je ne sais pas...

Alors c'est tout ? Dit Cynthia, soudainement en colère.

Que veux-tu que je fasse... elle m'a oublié, c'est clair...

Il s'était retourné et Cynthia eut un choc quand elle vit que des larmes étaient prêtes à couler. Elle ressentit un profond sentiment de compassion en le voyant comme ça. Drago Malefoy qui pleurait... c'était douloureux à voir.

Tu pensais connaître les femmes mais tu as encore beaucoup de chose à apprendre. Elle veut te rendre jaloux Drago. C'est evident.

Sois pas ridicule...

Moi je suis une fille et je ferais comme elle.

Il ne répondit pas. C'était comme si on lui avait enfoncé un poignard en plein coeur. Il ne souffrait pas assez ? Il fallait qu'elle en rajoute ? Si seulement Cynthia avait raison, si seulement c'était juste pour le rendre jaloux...mais il en doutait...

Maintenant tu vas m'écouter, dit Cynthia. Tu vas éliminer Nelson et Cormac un par un. Et quand tu auras fait ça, tu retrouveras Hermione. Est-ce que tu m'as bien comprise ?

C'est fini...

Désolée, mais...

Elle s'approcha de lui et le gifla.

Maintenant tu vas arrêter de pleurnicher et tu vas te battre !

Hermione mit fin à son baiser et se rendit compte que Harry et Ron la regardaient d'un mauvaise oeil. Ils avaient cessés de crier victoire et s'étaient figés sur place quand elle s'était jetée sur Cormac. Celui-ci passa une main autour de ses épaules, fier, comme s'il avait gagné une toute autre victoire...

Hermione... Mais... QU-EST-CE QUE TU FAIS ?s'écria Harry. T'ES DEVENUE FOLLE ?

Je... Il faut que je vous explique, bredouilla Hermione.

A CA OUI, TU VAS NOUS EXPLIQUER !

Mais...

Ginny arriva à la rescousse de Hermione et prit Harry à part. Il était toujours plus réceptif quand c'était Ginny qui lui expliquait les choses. Ron, qui jusque là n'avait encore rien dit, se gratta la tête, comme s'il était dans une intense concentration.

Euh... Hermione, sans vouloir te vexer, je pense que tu n'as pas choisi la bonne personne, dit Ron.

Attention à ce que tu dis, Weasley, répliqua Cormac. Hermione est assez grande pour choisir qui elle veut.

Ouais mais c'est mon rôle de lui dire qui est fréquentable ou non.

Quoi ? Tu insinues que je ne suis pas fréquentable ?

Ouais, c'est ce que je dis !

Si tu es vraiment son ami, tu accepterais qu'elle et moi on se revoit.

N'importe quoi, c'est toi qui l'a encore embobiné, voilà tout !

ARRÊTEZ ! S'écria Hermione, scandalisée. Ne parlez pas comme si je n'étais pas là ! Toi, Ron, c'est très aimable de ta part de faire attention à moi. Mais comme Cormac l'a dit, je suis assez grande, maintenant. (Cormac afficha un air triomphant) Quant à toi, Cormac, je n'ai jamais dit, jamais, qu'on se revoyait. Tu sais très bien pourquoi je t'ai embrassé et ça n'a rien à voir avec une éventuelle possibilité qu'on se remette ensemble. Ca n'arrivera pas !

Elle tourna les talons et s'en alla à grands pas, laissant Ron et Cormac ahuris. Le point positif; c'est qu'au moins, Harry et Ron allaient bientôt être au courant pour Drago...Ginny était sûrement en train d'expliquer à Harry cette histoire pendant que Ron et Cormac essayaient toujours d'avoir le dernier mot. Elle sortit hors du terrain de Quidditch, ses pensées se tournant vers Drago. Est-ce qu'il l'avait vu ? Est-ce qu'il était jaloux ? Elle se demanda si elle n'avait pas fait ça pour rien... Mais le connaissant, il n'aurait jamais eut de réaction en publique. Jamais il ne serait venue au milieu du terrain pour régler ses comptes avec Cormac. Il aurait attendu de le voir seul et aurait agit à ce moment là.

Elle se dirigea vers le château et aperçut au loin Kelly Seagal qui semblait en grande conversation avec une autre fille de Serpentard qu'Hermione ne connaissait pas. Elle se sourit à elle même et s'avança à grands pas vers la langue de vipère.

Kelly, tu peux me faire tout le chantage que tu veux, tout le monde est au courant maintenant, cela dit en passant.

Et elle s'en alla, fière d'elle. Elle ne se retourna même pas pour voir sa réaction mais elle s'imagina qu'elle était dégoûtée et frustrée.

Ginny avait rejoint Hermione deux heures plus tard à la Salle commune des Prêfets-en-Chef où elles buvaient tranquilement un verre de bierraubeur, assises sur le grand sofa rouge. Ginny avait apporter la carte de maraudeur qu'elle avait emprunté à Harry et l'avait déployé sur la table basse, observant les élèves et les professeurs se baladant dans le château. Elles avaient repérés Neville et Cynthia au bord du Lac Noir, Harry et Ron dans la salle commune des Gryffondor, Parvati et Padma se dirigeant vers Près-au-lard, Luna et Blaise qui circulaient dans les couloirs et Drago dans la salle commune des Serpentard...

Ginny avait parlé à Harry et Ron et selon elle, ils ont été secoué par la nouvelle... D'après Ginny, il leur faudrait un certain temps avant qu'ils digèrent que Hermione et Drago avait eut une liaison. Pour le moment, il fallait qu'elle évite de leur parler...pour ne pas créer d'histoires.

Je pense que dans quelques jours Harry pourra te pardonner, disait Ginny, sûre d'elle. Il s'est mis en colère... mais il s'est vite calmer en disant qu'il allait réfléchir. Quant à Ron... je ne sais pas s'il a vraiment comprit mais je pense que ça devrait aller.

Hermione n'était si rassurée, ni triste, ni rien du tout. Elle s'y était simplement attendue et elle attendra le temps qu'il faudra... Harry était comme un frère et elle savait qu'il finirait par comprendre.

Ginny fit un « oh ! » de suprise. Elle regardait la carte et Hermione l'imita. La carte du maraudeur indiquait que Cormac McLaggen, Nelson Lewis et Drago Malefoy se dirigeaient vers la salle commune des Prêts-en-Chef, venant de chemins différents. Hermione les observa sans bouger, sans un mot et Ginny en faisait autant, curieuses. Lorsque les trois garçons se firent face, juste devant la porte de la salle commune, aucun d'eux ne bougea. Hermione et Ginny se regardèrent, intriguées.

Malefoy... commença Ginny.

Il est venu me voir ? Demanda Hermione, surprise et ecxitée.

Lewis...

Non, c'est un abruti, répondit Hermione.

Et Cormac ?

Bonne question...

Drago observa McLaggen et Lewis et il ne put s'empêcher de sourire tant il les trouver pitoyable. MacLaggen avait une boîte de chocolat dans les mains qu'il avait soigneusement orné d'un ruban doré. Lewis avait un bouquet d'orquidé avec un petit mot glissé dans les fleurs. Ils se regardaient les uns les autres, sans dire un mot, comme gênés et agacés.

Ginny avait collé son oreille contre la porte, essayant d'entendre le moindre son provenant du couloir. Hermione était près de la table, les yeux braqués sur la carte du maraudeur. Elles étaient toutes les deux intriguées et surecxitées.

Alors ? Demanda Hermione, impatiente.

Non, je n'entends rien... Ils sont encore là ?

Oui !

Drago poussa un long soupir, comme pour se moquer d'eux. MacLaggen et Lewis se regardèrent, comme pour vérifier qu'ils n'avaient rien d'anormales sur eux.

McLaggen, tu devrais savoir que Hermione n'aime pas le chocolat, sauf le noir. Et toi, Lewis, qui prétends la connaître, tu devrais savoir qu'elle est allergique aux orquidés et que sa fleur préférée est le tournesol. Veuillez m'excuser.

Il tourna les talons, à la fois triste, déçu et fier. Triste que d'autre personne que lui aime Hermione au point de la couvrire de cadeau, déçu de ne pas l'avoir vu et fier qu'il soit le seul à la connaître aussi bien.

Ginny se tourna vers Hermione, ravie. Hermione se tourna vers Ginny, déçue.

Il est parti...

Hermione... oh ma chérie, tu en as de la chance ! Harry est incapable de se souvenir quelle fleur je préfère ou de mon dessert préféré !

Quoi ? Demanda Hermione, sans comprendre.

Tu n'aimes que le chocolat noir ?

...oui... et alors ?

Quelle est ta fleur préférée ?

Hermione observa Ginny, inquiète. Elle était surecxitée et Hermione trouvait ça étrange.

Réponds !

Le tournesol.

Ginny prit Hermione par les épaules, un sourire jusqu'aux oreilles.

Hermione, tu ne vas pas le laisser partir une deuxième fois ? Il t'aime, c'est clair ! Il vient de dire à Cormac et à Lewis ce que tu préfèrais. Rattrape-le, vite !

Mais...QUOI ? S'exclama Hermione, qui ne comprenait rien.

Cours ! Bordel, Hermione, tu t'en fous de ce que je te dis, allez, cours !

Elle acquiesça, après tout, Ginny avait raison. S'il était venu la voire, c'est qu'il y a la possibilité d'une réconciliation. Il ne fallait pas qu'elle passe à côté de ça. Laissant Ginny seule, elle sortit de la salle commune, Cormac et Nelson, toujours plantés devant la porte. Quand ils la virent, ils s'écrièrent en même temps « Hermione ! » mais elle dévalait déjà les escaliers, au milieu des autres élèves. Elle se dirigea machinalement vers la salle commune des Serpentards et, enfin, elle le vit.

DRAGO !

Il s'arrêta, une voix féminine avait crié son prénom...mais peu de fille l'appelait « Drago », cela ne pouvait être que...Hermione... Il se retourna et son coeur fit un bond. Elle courrait vers lui. Il ne bougea plus, la regardant se rapprocher, se faufilant parmis les élèves. Mais quelque chose n'allait pas... Il tourna la tête légèrement sur la droite et il vit ce qu'il redoutait... Il fonça sans réfléchir sur Hermione, se jetant sur elle, la faisant tomber en arrière, lorsqu'un jet de lumière violet le frappa de plein fouet. Il s'effondra sur elle, incapable de bouger. Il eut le temps de voir une silhouette noire s'enfuire et ses yeux se fermèrent lentement d'eux-mêmes. Il sentait que son souffle diminuait, il sentait les bras d'Hermione qui se refermaient sur lui mais il savait qu'elle n'avait pas encore comprit...

Hermione se dégagea. Drago était à plat ventre, ne bougeant plus.

Drago...DRAGO ?

Des hurlements retentirent du couloir, les élèves venaient de comprendre qu'ils venaient d'être témoin d'une tentative de meurtre... Alors que tout le monde hurlait, Hermione sentit ses larmes couler le long de ses joues, s'écrasant sur le visage de Drago qui demeurait immobile. Elle ne supporterait pas de le perdre...