Bonjour tout le monde !

Tout d'abord, je voudrais remercier mille fois toutes les personnes qui m'ont envoyé une reviews c'est à dire: fanaplume, Tagadaz, Poison Ivy, Isuzu, papillon bleue et hamataroo... Vous me touchez vraiment avec tous vos compliments ! Et aussi un immense merci à ma chère correctrice "Lilas666" qui a fait un super travail en corrigeant et mon orthographe et mes phrases un peu, parfois beaucoup, trop lourdes !

Ensuite je vous présente le 7ème chapitre de "Et quand il ne reste rien...", en espérant que vous ne me détesterez pas à la fin du chapitre... Maintenant, on peut vraiment dire que mon histoire commence réellement car c'est à partir d'ici qu'à la base j'avais tout imaginé...

Bonne lecture ;)


Petit rappel:

- Dis maman, dit Mary, on pourra bientôt revenir, j'aime bien jouer avec Hermione, c'est chouette !

Cet argument acheva de dissiper le doute de Parkinson sur la santé mentale d'Hermione. Elle rassura sa fille, en effet, ils reviendraient très bientôt, elle devait encore parler avec son parrain.

Ils se dirigèrent donc vers la porte mais, au moment où Pansy allait passer l'embrasure elle se retourna.

- Draco, je sais que tu détestes ça mais c'est la tradition et tu ne peux pas t'y soustraire. N'oublie pas que tu dois organiser un bal pour ta convocation…


Chapitre 7 : La danse des colères.

Malfoy décida le lendemain que le bal aurait lieu la samedi suivant. Il confia donc à Flobby le soin de l'organiser avec l'aide d'Hermione.

Les deux domestiques se retrouvèrent ainsi avec un immense ouvrage sur les bras. Il y avait tant à faire : la décoration, le buffet, le bar, les invitations, les salons, les jardins, la musique, la salle de bal, … Et ils ne disposaient que d'une seule semaine. Ils commencèrent par le plus important, la liste des invités. Flobby, par chance, connaissait de par sa grande expérience au service au maître tous ses amis ainsi que les personnes importantes et nécessaires qu'on se devait d'inviter à un bal de convocation.

Le nombre s'éleva donc, après plusieurs heures de travail, à plus de deux cents personnes. Il se chargea ensuite de préparer les cartons d'invitation, aidé fort heureusement par une plume magique de dernière génération, Flobby en était très fière, qui recopiait seule un modèle de lettre. Quand elle avait vu ça, Hermione s'était mise à rire.

- De dernière génération, tu es sûr ? La photocopieuse existe depuis des années chez les moldus !

- La quoi, Miss ? S'interloqua l'elfe.

Ils passèrent ensuite des invitations aux commandes pour le buffet et ainsi pour celles des boissons. Pour cela ils durent envoyer plus d'une dizaine de lettres à divers magasins qui à chaque fois se trompaient dans les commandes. Ils passèrent ensuite à la musique ou plutôt à l'orchestre. Ils choisirent le meilleur, celui qui était très en vogue pour les bals de convocation. Et enfin ils s'occupèrent des jardins. Les fontaines supplémentaires avaient été aménagées, ainsi que des bancs en pierre blanche et même un grand labyrinthe fait de haies de deux mètres de haut. Elle s'était amusée durant toute une après midi à essayer de retrouver la sortie, finalement c'était Malfoy qui l'avait retrouvée lui disant que si elle n'arrêtait pas de jouer le bal ne serait jamais près à temps. Une fois le jardin terminé, tout était simplement superbe.

Ils ne leur restaient maintenant plus que deux jours pour préparer la décoration. Pour la salle principale, ils avaient pensé à une décoration dans les couleurs argentées. Ils avaient disséminé une centaine de petites fées scintillantes qui tournoyaient au dessus de leur tête sous le très haut plafond de pierre travaillée. Contre le long mur droit, ils avaient installé une estrade pour la musique et un buffet dans le fond. L'autre coté s'ouvrait sur un grand et large balcon en forme de demi-lune et permettait, grâce à un bel escalier de descendre contempler les jardins. De grandes fenêtres décorées de vitraux s'étendaient du sol jusqu'au plafond et laissaient entrevoir, les nuits sans nuage, une lune bordée d'étoiles.

De l'avis d'Hermione, la salle de bal était tout simplement magnifique. Et curieusement, elle prenait même plaisir à tout organiser. Elle se revoyait lors de sa dernière année à Poudlard où elle avait du en temps que préfète en chef organiser un bal de Noël. Elle se souvint avec une certaine nostalgie les longues heures passées avec son homologue masculin à plancher sur l'organisation de la soirée. Elle rit tristement en se souvenant les crises de nerfs qu'elle avait faites endurer à ses amis les jours précédents le bal. Ses amis… Ce dernier souvenir lui en amena un autre, un autre qu'elle aurait préféré effacer définitivement de sa mémoire. Celui du jour où le garde de Fangiale lui avait gentiment apprit que aucun Weasley et qu'aucun Potter ne figurait sur les listes des prisonniers de l'état.

Hermione refoula ses larmes à l'évocation de son passé douloureux et se força alors à examiner le premier tableau qui se trouvait devant elle pour focaliser son esprit sur des pensées plus réjouissantes.

Le tableau en question représentait une forêt dans un style expressionniste mêlé de romantisme. Les feuilles de couleurs chaudes tournoyaient, prises en pleine tempête. Au moment où elle allait tourner la tête pour s'occuper des dernières finitions de la décoration, Hermione cru voir une forme bouger derrière un arbre. Elle regarda plus attentivement et découvrit alors une petite tête dissimulée à l'abri des regards.

Encore ce même visage, celui de la femme qu'elle avait déjà observée dans le salon du rez-de-chaussée. Elle eut encore l'impression d'avoir déjà vu cette femme quelque part, sans plus se souvenir où.

- Miss ! Miss ! Venez m'aider, je vous en prie, vite ! Cria la voix de Flobby

Elle tourna vivement la tête vers l'origine du cri. Elle découvrit alors l'elfe ne se tenant plus que d'une main au dessus de la grande fenêtre du balcon, il n'allait visiblement plus tenir très longtemps.

- J'arrive Flobby, cria-t-elle en courant l'aider.

Le soir du bal arriva bien vite, tous les domestiques étaient de service pour prendre les manteaux, servir les boissons, faire visiter et encore bien d'autres choses. Hermione, était chargée de passer entre les groupes de personnes pour servir les verres de champagnes et autres apéritifs.

L'avantage était que, les invités ne se souciant guère d'une vulgaire sang-de-bourbe, elle pouvait surprendre chaque conversation, des banales aux plus drôles en passant même parfois par les plus inquiétantes.

- …Tu as vu Draco Malfoy, Margaret ? Tu crois qu'il voudrait bien danser avec moi ? Demanda une des jeunes femmes à l'air abominablement niai.

- Non, parce que c'est avec moi qu'il va danser ! Je suis certaine qu'il me trouvera à son goût. Répliqua la dite Margaret qui pourtant n'avait absolument rien dans son apparence ou dans son comportement que l'on puisse envier.

Elle s'entraîna ensuite à prendre diverses poses et moues ponctuées de plusieurs clins d'œil d'essai. Et demanda l'avis de son amie sur son meilleur profil ou plutôt le moins mauvais...

Laissant les deux créatures, elle passa à un autre groupe de femme pour proposer ses boissons.

- …filtre d'amour, parfaitement ma chère, dans la boite de chocolats que je vais lui offrir ! Comme ça si Draco Malfoy est trop préoccupé par l'organisation de son magnifique bal pour se rendre compte que je suis la parfaite future Mme Malfoy, je pourrai y remédier, et ce, bien évidemment, pour son plus grand bien.

- Et si ça ne marche pas, s'il ne les mange pas ou si tout simplement il ne t'aime pas ? Demanda son amie.

- Alors là je le soumettrai au sortilège de l'imperium, répondit la première avec violence, je l'attacherai sur le lit, je le déshab…

Écœurée par la conversation, Hermione préféra s'en aller avant d'entendre d'autres idioties. Comme si une cruche pareille pouvait lancer un sortilège aussi puissant que l'imperium ! C'est tout juste si elle devait être capable de transformer un cheveu en aiguille. Elle se glissa parmi plusieurs invités, entendant encore beaucoup d'autres choses toutes aussi ridicules, quand elle vit Malfoy parlant avec un autre homme qu'elle ne connaissait pas. Elle décida alors d'essayer de surprendre leur discussion qui semblait des plus sérieuses et donc plus intéressante que celle de ces poules écervelées.

- … plaisir de voir ce cher Mr Malfoy votre père. ? Demanda l'homme inconnu.

- Non Mr Fordam, mon père n'a malheureusement pas pu venir, il est en voyage d'affaire pour le seigneur des ténèbres. Répondit Malfoy.

Il fut ensuite accosté par la femme au filtre d'amour qui ne se soucia pas le moins du monde d'interrompre leur conversation.

- Mon cher Monsieur Malfoy, comment vous portez vous ? Lui demanda-t-elle d'une petite voix suraiguë, puis, ne lui laissant pas le temps de répondre. Aimez-vous ma robe, je l'ai choisi spécialement à votre attention. Sa couleur va tellement bien avec celle de vos yeux.

Elle ne devait jamais avoir réellement observé les yeux de Malfoy. La couleur de la robe était d'un horrible jaune criard qui au contraire jurait atrocement avec les yeux gris-bleus du maître de maison.

- Magnifique, répondit vaguement Malfoy, sans même lui jeter un regard et reprenant sa conversation interrompue.

La jeune femme, visiblement contrariée, n'abandonna cependant pas pour autant sa danse nuptiale.

- Monsieur Malfoy, l'interpella-t-elle à nouveau en se glissant entre les deux hommes. Je voudrais vous offrir un petit cadeau pour fêter votre convocation.

Visiblement agacé par la jeune femme, il se tourna vers elle et lui fit un sourire forcé.

- Merci beaucoup, Sally, ça me fait vraiment plaisir. Lui dit-il en prenant les chocolats avant de tenter une nouvelle fois de reprendre sa conversation.

- Vous ne les goûtez pas ? Demanda innocemment la dénommée Sally.

La dessus, Hermione, qui ne voulait absolument pas avoir une femme pareille comme maîtresse au manoir décida de mettre de coté son aversion pour Malfoy et d'intervenir.

- Monsieur Malfoy, voulez vous que je les porte jusqu'au bar du salon du premier étage pour que vous puissiez dès demain les déguster avec votre thé ?

Elle accompagna ses propos de grands yeux qui exprimaient clairement qu'il ferait mieux d'accepter.

Comprenant le regard d'Hermione, il lui tendit la boite et assura à Sally qu'il les goûterait dès le lendemain.

Rassurée la jeune femme s'éloigna en admirant la salle, convaincue de devenir très bientôt la respectable maîtresse des lieux.

Beaucoup de couples dansaient sur la piste, les slows et les valses étant des danses très appréciées. D'autres préféraient discuter en buvant une flûte de champagne Mais toutes les femmes , mariées ou pas, espéraient avoir le privilège de partager une danse avec Malfoy. Cependant celui-ci n'en dansa qu'une seule, avec Pansy Hunsford. Il refusa systématiquement toutes les autres, prétextant un mal de dos chronique.

La plupart du temps, les invités ignoraient tout simplement Hermione. Ils devaient penser que ne serait-ce que parler à une sang-de-bourbe serait suffisant pour souiller leur condition si pure.

Cependant de temps à autre, certains lui lançaient des regards pleins de mépris et de dégoût. D'autres allaient même jusqu'à l'insulter ouvertement, la traitant comme un détritus, un parasite.

- Immonde déchet, sale sang-de-bourbe. Ne peux-tu pas t'enterrer sous terre, ta seule présence est une insulte à la pureté de notre sang. Lui lança la dénommée Sally, la conspiratrice au filtre d'amour.

- Et quelle pureté en réalité ! Répliqua une Hermione cynique et fulminante. Rien qu'en observant votre apparence, on peut voir quelle merveilleux résultat a donné le mélange de sang si purs…

Sally sembla prête à lui sauter à la gorge mais elle fut interrompue dans son élan par Malfoy.

- Miss Barry, je pense que nous n'avons pas eut le temps de parler tout à l'heure, que diriez vous de remédier à cela au salon ?

Prenant sur elle-même pour ne pas riposter à ses attaques, Hermione à bout de nerfs, jugea préférable de s'éloigner quelques minutes afin de calmer un peu une colère qui ne demandait qu'à être exprimée.

Elle remonta l'escalier pour s'enfermer dans sa chambre. Elle se passa le visage sous l'eau froide durant de longues minutes, essayant de dissiper sa rage.

Pouf !

- Miss tout va bien ? Demanda Flobby inquiet. Je vous ai vu remonter à toute vitesse…

- Ne t'en fait pas Flobby, juste une migraine, mais ça passe, je vais redescendre.

- Si vous avez besoin de quelque chose… Insista la créature.

- Merci beaucoup, mais ça va aller… Retourne t'occuper de la soirée, ne t'en fait pas pour moi… Lui répondit Hermione.

L'elfe, bien que toujours un peu inquiet, disparu dans une petite explosion sonore.

Hermione était maintenant obligée de redescendre. Elle aurait pourtant aimé rester quelques minutes supplémentaires pour être certaine de pouvoir garder son sang-froid face à une nouvelle altercation.

Elle décida, pour éviter de rencontrer quelqu'un, d'emprunter un escalier du rez-de-chaussée parallèle à celui couramment utilisé.

Alors qu'elle avait déjà parcouru la moitié de la distance à parcourir pour arriver dans la cuisine, elle entendit une porte s'ouvrir derrière elle.

- Encore toi ! Misérable insecte ! S'exclama une voix qu'elle connaissait bien.

Hermione se retourna pour faire de nouveau face à Sally, la rage qui s'était peu à peu estompée par l'effet de l'eau glacée la regagnait à présent tel un déluge. Un torrent glacé qu'elle ne pouvait endiguer.

Elle s'avança lentement et d'un air menaçant vers la femme abjecte qui se trouvait devant elle.

- Oh, tu me fais trembler, sang-de-bourbe. Continua Sally, un sourire railleur sur le visage. Tu veux quoi ? Me frapper ? Me tuer ? Mais, ma pauvre, tu n'en es pas capable, c'est d'ailleurs pour cette raison que toi et ton immonde race inférieur allez dispar…

Elle n'eau pas temps de terminer sa phrase qu'Hermione, folle de rage se jeta sur elle tel un hippogriffe en furie. Elle enserra ses deux mains autour du cou gracile de la mégère en enfonçant au plus profond ses ongles.

Hermione d'un ordinaire calme et agréable n'avait jamais ressentie une telle envie de faire mal à quelqu'un. Certes lors des combats contre les mangemorts, quand la résistance existait encore, elle avait du se battre, faire mal pour survivre mais jamais elle ne l'avait véritablement voulu par haine.

Sally se débâtait comme une diablesse mais Hermione ne lâchait pas prise jusqu'au moment où elle se rendit compte que son adversaire ne cherchait pas à se dégager de son étreinte mais bien à prendre sa baguette magique dans la poche de sa robe.

Quand elle le vit il était déjà trop tard, un sort de répulsion s'abattait déjà sur elle. Elle fut projetée violemment sur le mur d'en face et s'écrasa durement sur le la moquette rouge.

Lorsqu'elle rouvrît les yeux après le choc, elle vit Sally se relevant et se massant la gorge. Elle se releva tant bien que mal à son tour et regarda de nouveau Sally. Cette dernière, avec une terrible fureur qui la faisait trembler, leva sa baguette menaçante vers Hermione.

- oubliette !

Elle vit Sally rouler des yeux puis prendre un air hagard. Elle lui souhaita une bonne soirée puis s'éloigna.

Quand Hermione, adossée au mur, releva la tête elle rencontra le regard courroucé de son maître.

Que faisait-il là, lui ? Elle savait parfaitement se débrouiller toute seule. Cet affrontement avec Sally, c'était son problème à elle et à elle seule !

- Pourquoi tu… Commença-t-elle toujours habitée par sa colère et en s'avançant vers lui d'un pas décidé.

Clac !

Elle chancela sous le coup et retomba sur le sol. Sa main depuis la gifle monumentale qu'elle venait de recevoir n'avait pas décollé de sa joue. Sa colère s'était totalement effondrée. Dans l'esprit d'Hermione, seul substituait l'ahurissement. Ses yeux contemplaient Malfoy dans une totale incompréhension.

- Non mais tu te rends compte, Granger ?! Hurla-t-il. Tu te rends compte de se qu'elle aurait pu te faire ? Et je ne te parle même pas d'un renvois à Fangiale ! Non mais qu'est ce qui ta pris de lui sauter au visage ? Tu sais très bien que contre elle sans baguette magique tu n'avais aucune chance. Et puis quoi, tu l'aurais tué, et après ? Tu l'aurais rejointe dans la tombe seulement quelques heures après, juste le temps pour les gardes de te torturer une dernière fois !

Il lui avait lancé ça à la figure sans même reprendre sa respiration, brûlant de fureur. Puis, essayant de se calmer quelque peu, il souffla et reprit :

- Tu crois vraiment que c'est simple pour moi ? Alors, je t'en prie, à moins que tu ne veuilles rejoindre tes amis au plus vite, essaye de te contrôler… Je ne serais pas toujours là pour te servir d'oubliator…


Alors ça vous a plu ?