Bonjour à tous et merci de continuer à suivre les aventures de os héros ^^

Chapitre 7

Cette fois, à son arrivé au chalet, Stiles entendit des mouvements brusques dans l'atelier pour la première fois. Il se tendit, songeant que ce n'était pas bon signe pour lui, l'artiste n'avait semble-t-il pas oublié son projet, qui hélas concernait sa personne. De toute évidence, Peter avait décidé d'abandonner les arbres et la nature. Lorsque le peintre fit son entrée dans la cuisine en sifflotant, de fort bonne humeur, le jeune homme lui lança un regard par en dessous tout en faisant attention de ne pas laisser griller le beacon.

- Bonjour, Stiles. Belle journée, tu ne trouves pas ?

- Si vous le dites.

- Alors qu'est-ce que ton Alpha pense d'une éventuelle conciliation ?

- Il y réfléchit.

- J'avoue que je ne m'attendais pas à trouver un True alpha en venant ici. Je me demande comment ceci s'est produit.

- Ben si on vous le demande vous direz que vous n'en savez rien, retorqua le jeune homme sarcastique.

Il n'allait tout de même pas donner à l'ennemi des informations sur son Bro. Il n'avait pas envie que cela se retourne contre Scott. Pour une fois, il saurait tenir sa langue. Il ne devait pas fournir le plus petit renseignement sur son ami, sur la meute ou sur les Argent. Et il s'y tiendrait. Peter Hale était l'ennemi.

- Ce n'est pas courant qu'un loup-garou fraye avec des chasseurs…

Stiles haussa les épaules gardant le silence.

- Bien, je vois que tu n'es pas disposé à faire la conversation aujourd'hui.

- Oh mais si. Tant que vous n'essayez pas de vous servir de moi comme taupe. Il fait une bien belle journée vous ne trouvez pas ?

Le ton ironique n'échappa pas à Peter qui décida de laisser couler, se contentant de sourire.

- Oui. Et la lumière dans l'atelier sera parfaite lorsque nous aurons fini notre petit déjeuner. Ta carrière de modèle commence en « cette bien belle journée ».

Le lycanthrope entendit nettement le cœur de Stiles s'affoler tel un petit oiseau très actif dans une cage trop étroite. Il se cognait violemment contre les barreaux.

- Vas pas me faire une crise cardiaque maintenant, gamin, ricana le peintre.

Stiles hésita entre poser l'assiette pleine devant Peter à présent installé à table, ou à la lui écraser sur la face.

- Allons, je ne vais pas te violer. Il s'agit juste de te déshabiller et de me laisser te peindre.

Stiles sursauta violemment.

- Comment ça, déshabiller ?! Il n'en a jamais été question !

- Je pensais que tu avais regardé mes tableaux…

Le jeune homme plongea son visage entre ses mains en coupe. Comment avait-il pu négliger ce détail ? Peter Hale ne peignait que des nus lorsque le sujet de ses toiles était humain. Mais dans quoi s'était-il embarqué ? Ou plus exactement laissé embarquer.

- Tu comptes revenir sur notre accord ?

- Ce n'était pas un accord, c'était du chantage.

- Tu pinailles. Ecoutes, si cela peut te rassurer, ce n'est pas l'homme qui va t'observer mais le peintre.

- Et il y a une différence ?

- Enorme. De la taille de ma queue pour être précis.

- Enorme, vraiment ? Vous n'avez pas de complexes vous au moins.

- Tu veux vérifier ? le taquina Peter tout en enfournant son bacon avec appétit.

- Jamais de la vie !

- Tu sais ce que dit le dicton : Il ne faut pas dire fontaine…

Stiles croqua avec rage dans une pomme rouge délicieusement sucrée.

- D'ailleurs n'as-tu pas tes jolies dents plantées dans le fruit du péché ?

- Ce n'est pas le péché qui me dérange. C'est le péché avec vous. No way. Vous êtes notre adversaire, pas un bon copain avec qui je pourrais envisager de coucher.

Peter, la tête penchée sur le côté, pelait délicatement une pêche juteuse qui s'écoulait le long de ses doigts. Le regard fixe, Stiles ne pouvait les quitter du regard. Il se lécha les lèvres de manière inconsciemment très sensuelle. Il avait envie de refermer sa bouche tendre autour de chaque doigt pour déguster le nectar dont ils étaient recouverts. Peter, silencieux, se contentait de humer l'air saturé de phéromones avec contentement. Au bout d'un instant, le jeune homme sembla se reprendre et lui jeta un regard furieux.

- Quoi ? Je n'ai rien dit, commenta Peter, un faux air innocent plaqué sur un visage goguenard.

- Pas besoin.

- Pourquoi refuses-tu d'admettre ton attirance à mon égard ?

- Je préférais mourir que forniquer avec vous. De toute manière ce n'est pas le sujet. Vous n'en avez même pas envie. Vous trouvez juste marrant de vous payer ma tête. Vous n'êtes qu'un enfoiré !

- J'en ai tué pour moins que ça… Surveille tes paroles. Tu n'es qu'un bêta ne l'oublie pas.

- Oui, celui de Scott, pas le vôtre.

- Cela ne te dispense pas de me respecter en tant que tel. Vous n'êtes vraiment que des gosses pathétiques sans considération pour les traditions et la hiérarchie. Vous avez grand besoin d'un bon dressage.

La voix de Peter s'était faite glaciale et intransigeante.

- Il n'est pas encore nait celui que me dressera, Mr Hale.

- On verra ça. En attendant tu débarrasses, tu nettoies et tu montes dans l'atelier ou tu retires tes fringues. Du moins si la paix de cette ville te tient à cœur. Moi je vais me doucher et donner un coup de fil.

- Et si je m'en vais, là, à l'instant ?

- Prends le risque.

Les yeux rouges de Peter flamboyèrent, durs et cruels. Stiles avait beau se débattre il en ressentait la domination. Et il connaissait assez le monde des loups-garous pour savoir que cela n'aurait pas dû être. Il se passait quelque chose, quelque chose qui lui faisait peur.

Ne se privant pas pour heurter violemment la vaisselle en signe de mécontentement, Stiles fit tout de même ce que Peter lui avait demandé. Et c'est le cœur battant qu'il pénétra dans l'atelier. Le peu de meubles qu'il contenait avait été repoussé dans un coin près de la porte, laissant un grand espace vide. Son regard fit le tour de la pièce, s'arrêtant sur le chevalet surmonté d'une toile qui lui parut immense. Juste à côté, sur une petite table, les pinceaux, tubes, palette, médium à peindre, et térébenthine d'après l'odeur, se côtoyaient dans ce qui lui apparut comme un joli fouillis. Pourtant, Stiles devinait que ce n'était pas le cas, tout était sans doute organisée pour faciliter l'utilisation de chaque objet. Après cette petite inspection, il se décida enfin à se dévêtir, les mains un peu hésitantes. Une fois nu, il posa ses vêtements sur un large fauteuil en retrait et patienta. Il se sentait plus nerveux qu'il ne l'avait jamais été. Gêné aussi. Tous ses complexes lui sautaient au visage sans égard pour son mal-être. Il joignit ses mains et les tritura au point de se les tordre douloureusement. Mais qu'est-ce que Peter fichait, nom de Dieu ?! Paradoxalement, il était pressé que cette séance de pose débute, l'attente le rendait dingue. Se demander comment il supporterait le regard du peintre sur lui pendant des heures lui semblait pire que le fait en lui-même au final. Puisqu'il était là, autant plonger.

Lorsque la porte s'ouvrit enfin, il tourna la tête vers l'homme, lentement. Il portait comme à son habitude un vieux tee-shirt et un jean qui avait sans doute connu de meilleurs jours. Peter se dirigea vers l'une des fenêtres dont il baissa le store, avant de travailler sur l'ouverture des lames horizontales. Apparemment, il cherchait une ouverture qui lui conviendrait. Au bout d'un instant, il fit signe à Stiles de s'approcher.

- Tu vas t'assoir là.

Le jeune humain regarda le bord intérieur de la fenêtre, puis s'installa. Il savait qu'il était assez propre pour recevoir son derrière dénudé puisque c'est lui-même qui le nettoyait régulièrement. Il fut content d'avoir été consciencieux. Sans lui laisser le temps de réfléchir, le peintre posa ses mains sur son corps pour le guider dans la position qu'il souhaitait lui voire adopter.

- Pose ton pied sur le rebord. Celui-ci, dit-il en caressant la jambe pour accompagner le mouvement, tu laisses pendre celle-là nonchalamment.

Le ton du lycanthrope était très professionnel et Stiles commença à se détendre malgré les attouchements légers. Il était évident qu'il n'y avait rien de sexuel là-dedans.

- Avec ton bras droit tu entoures ton genou. Pose ton autre main au niveau de ton ventre.

Stiles se rendit immédiatement compte que dans cette position son intimité était parfaitement exposée. Peter prit son menton en coupe pour diriger son visage dans la direction qu'il désirait, c'est-à-dire vers le chevalet.

- Prends un air un peu rêveu

- Et je fais ça comment ? Je suis un peu stressé là.

- Pense à quelque chose d'agréable. Un bon souvenir. Je veux qu'on lise la plénitude sur ton visage. Comme si tu venais de faire l'amour.

Stiles hocha la tête tout en se disant que ce n'était pas gagné. Pendant qu'il essayait de se concentrer, le peintre joua de nouveau avec le store pour obtenir le jeu d'ombre le plus approprié. Le modèle était à présent strié de barres sombres et lumineuses qui s'alternaient. L'une d'elle éclairait le regard d'ambre, mettant en valeur, les prunelles si expressives du jeune homme.

- Parfait, tu ne bouges plus.

- Pendant combien de temps ?

- Tant que je le voudrais.

- Mais…

Peter posa son index contre les lèvres de Stiles pour le faire taire.

- Tu es parfait. Absolument magnifique.

Ce simple compliment ravie le jeune homme. Son estomac fit une torsion agréable et son cœur battit plus vite mais de la bonne manière. Le peintre lui tourna le dos et se plaça derrière son chevalet. Il resta immobile un moment, analysant juste la scène et réfléchissant à la manière dont il allait la reproduire. Puis Stiles le vit saisir sa palette, déposer des couleurs, les mélanger avec le médium… le reste lui échappa. Les premières minutes devinrent une demi-heure et ainsi de suite. Les yeux bleus de Peter étaient fixés sur lui, mais Stiles s'aperçu très vite que c'était effectivement le peintre qui l'observait et non l'homme. Pour tout autre personne la différence serait peut-être passée inaperçue mais pas pour lui. Ses pensées s'échappèrent, abandonnant son corps aux pinceaux qui lui redonnaient vie sur la toile. Cela lui permit de ne pas ressentir la fatigue trop rapidement. Mais au bout de quelques heures la douleur se fit de plus en plus présente dans ses muscles. Son dos pourtant droit le faisait souffrir. Peter ne le remarqua que lorsque l'odeur caractéristique de cet inconfort parvint à ses narines. Il aurait encore pu peindre des heures sans s'arrêter, mais il ne voulait pas en imposer plus au jeune homme qu'il ne pouvait en supporter.

- Ça suffit pour aujourd'hui. On continuera demain.

Stiles poussa un soupire se soulagement et fit enfin bouger ses membres avec contentement.

- Putain ça fait du bien. C'est sport votre truc !

Peter lui sourit avec douceur et l'humain en resta coi. Il se sentait heureux et fier. C'était si inattendu. La colère l'avait totalement quitté durant la séance pour laisser place à une quiétude qui se transformait en joie à l'idée d'avoir été à la hauteur de ce que l'on avait espéré de lui.

- Tu devrais aller prendre une douche chaude, ça aidera tes muscles à se détendre. Prends tout ton temps.

Stiles saisit ses vêtements et fit ce qu'on lui conseillait tandis que Peter s'occupait de nettoyer son matériel en sifflotant. Il était vraiment satisfait. Stiles était parfait. Ce serait son meilleur tableau depuis de longs mois. Il le sentait.

Un quart d'heure plus tard, il prenait la place du jeune modèle sous la douche alors que celui-ci leurs mitonnait un en-cas vite fait pour calmer leur faim. Il était treize heures et Stiles n'en revenait pas d'avoir pu rester immobile si longtemps. C'était un vrai miracle. Perdu dans ses pensées, il confectionnait machinalement une grosse salade accompagnée de tranches de pain grillé recouvert de fromage de chèvre. Petite spécialité française qu'il avait trouvé avec plaisir au magasin. Il espérait que Peter aimerait. Ce dernier reparut, les cheveux mouillés et habillé de frais. Il portait un short en jean et une chemise blanche en lin qu'il portait ouverte. Stiles ne se priva pas d'admirer son torse musclé. Après tout, le peintre venait bien de le lorgner pendant des heures, lui. Le loup, bien conscient du regard d'envie posé sur sa personne se contenta de sourire et de frôler son tout nouveau modèle en passant bien plus près de lui qu'il n'était nécessaire. Il saisit le saladier et se dirigea dehors.

- Je préfère qu'on mange dans le jardin. J'ai besoin d'air après être resté enfermé, pas toi ?

- Si un peu. Puis c'est tellement agréable cette odeur de jasmin.

Peter hocha la tête en signe d'assentiment, même si l'effluve était un peu trop capiteux pour son odorat très sensible. Ils s'installèrent donc à leur place habituelle et dégustèrent avec plaisir les légumes frais et les tartines de fromage.

- Tu as eu une bonne idée, déclara Peter en laissant le pain craquer sous ses dents.

- Content que ça vous plaise.

Le peintre devait reconnaître que Stiles avait le don de cuisiner des trucs légers mais gouteux. Il appréciait sa manière de cuisiner que ce soit simple ou plus recherché. Il savait par exemple qu'il comptait mitonner dans l'après-midi un ragoût de mouton pour ce soir, et Peter s'en léchait déjà les babines.

- Après le repas tu peux aller faire une sieste si tu veux, je m'occuperai du reste. D'un geste large il désigna la table. Tu as été parfait ce matin.

Les coins de la bouche de Stiles s'étirèrent en un sourire resplendissant. Pour il ne savait quel raison ce compliment le mettait en joie, il le comblait même.

- Tu seras surpris du résultat. Et tu verras enfin à quel point tu es beau.

Avant que le jeune homme n'objecte quoique ce soit, le peintre leva un index impérieux pour l'interrompre.

- C'est moi le spécialiste et je sais reconnaître la beauté lorsque je la vois. Finis de manger.

Stiles piqua vigoureusement une tomate cerise, obéissant malgré tout à l'injonction. Il se sentait bien sous les éloges de Peter, alors pourquoi s'en priver ? Carpe Diem.


Scott de son côté tourna en rond toute la journée, même à la clinique les animaux devenaient fous en sentant sa colère et sa nervosité. Un peu sa peur aussi. Que se passerait-il s'il n'était pas à la hauteur ? S'il n'arrivait pas à protéger tout le monde ? A bout de patience, Deaton le fit assoir et l'obligea à avaler une infame mixture dite relaxante. A la première gorgée le jeune loup plissa le nez de dégoût.

- Vous êtes passé à l'ennemi ? Vous cherchez à me tuer ?

Le vétérinaire se contenta de sourire avec un calme à toute épreuve, comme à son habitude.

- Tu te sentiras mieux d'ici quelques minutes et tu pourras réfléchir plus sereinement. La colère est toujours mauvaise conseillère.

- Il veut mon territoire et il a fait du mal à Stiles, évidement que je suis en colère !

- Moi, je crois que tu es plus triste qu'en colère. Tu mélanges juste ces deux sentiments.

- C'est possible…

Scott mis son ton abattu sur le compte de cette maudite tisane.

- J'ai la sensation de perdre le contrôle, continua Scott. De laisser cet alpha imposer ses volontés. Je ne peux pas accepter qu'il fasse du mal à qui que ce soit…

- Oui, je comprends. La meute Hale est connue dans le pays et très puissante.

- Et pourquoi je ne suis au courant que maintenant ?

- Je ne pensais pas les voir revenir après tant d'années. Il faut croire que Peter Hale est différent des alphas qui l'on précédés. Mais tu sais, c'est un peu normal qu'il ressente l'appel de cette terre. L'ennui c'est qu'elle est aussi la tienne aujourd'hui. Deux alphas pour un seul territoire ce n'est pas commun et surtout compliqué à gérer. Mais le fait qu'il propose une réunion de conciliation est plutôt bon signe.

- Vous pensez que je dois accepter, c'est ça ?

- Je pense que nous devons l'écouter. Après tout, pourquoi ne pas envisager une cohabitation pacifique ? Peut-être qu'il ne demande rien d'autre.

Scott secoua la tête, guère convaincu.

- Je ne sais pas, poursuivi le loup. J'ai l'impression qu'il se passe quelque chose avec Stiles. Et ça ne me plaît pas.

- Acceptons de nous réunir et attendons de voir ce qu'il propose. C'est une sacrée responsabilité que tu as envers Beacon Hills. Tu dois garder la tête froide. Le compromis pourrait même venir de toi d'ailleurs…

- D'accord. Je vais organiser ça.

Deaton hocha la tête pour montrer que de son avis cette décision était la meilleure. Mais il souhaitait aborder une autre question avec Scott avant que celui-ci ne s'en aille. Il décida donc de lui tendre un perche histoire de voir si le jeune homme la saisissait.

- Je sais qu'autre chose te tracasse et je pense que tu devrais m'en parler, je pourrais peut-être t'aider.

Le loup hésita un long moment. Il n'était pas certain de vouloir aborder un sujet si intime. Puis, finalement, il se jeta à l'eau.

- J'ai rencontré un autre loup-garou en ville. Il appartient à la meute Hale.

- Oui, ce n'est pas étonnant. Hale regroupe « son armée ».

- C'était hier soir avant que Stiles ne me téléphone… Je l'ai croisé dans un bar.

- Et comment sais-tu qu'il appartient à cette meute ?

- Il est sur certains tableaux de Peter Hale. Il est son modèle. De plus il porte son odeur.

- Et que s'est-il passé ? Vous vous êtes battus ?

- Non. On a baiser dans la ruelle derrière le bar. Comme des bêtes. Ce n'est pas moi ça, Deaton ! Je suis hétéro, je suis avec Alison et je ne m'envoie pas en l'air contre un mur sale !

Le druide joignit ses doigts sous son menton, pensif.

- Alors c'est finalement arrivé… murmura-t-il presque plus pour lui-même que pour Scott.

- Qu'est-ce que vous voulez dire par là ?

- Nous en parlerons un autre jour. Là, nous devons d'abord préparer la réunion. Appelle Christopher.

- Mais…

Deaton leva une main ferme entre leurs deux visages.

- Plus tard Scott. Je te le promets. Ce n'est pas encore le moment. La conciliation d'abord.

Scott se renfrogna mais n'insista pas. Avec son émissaire c'était tout à fait inutile. Il pouvait être plus têtu qu'un troupeau de mules. Parfois, cette aura de mystère dont il s'entourait était éreintante, et c'était le cas en cet instant.
Le vétérinaire dû le sentir car il versa une seconde tasse de tisane à Scott. Ce dernier fronça les sourcils et laissa son côté alpha prendre les rênes.

- Alors ça jamais. Plus une goutte de ce truc ne passera par ma bouche. Je suis suffisamment calme.

Et Deaton aussi jugea bon de ne pas insister.

A suivre…