Chloé ferma unes à unes ses valises et sortie rapidement dehors. La chaleur étouffante de la Havane allait lui manquer, mais elle devait partir. Et vite avant qu'il ne se doute de quelque chose. Roulant prestement sur la route menant à l'aéroport, Chloé passa un à un son plan au crible fin et sourit. Grossièrement garé, la jeune femme accourra dans l'aéroport et vérifia les horaires. Voyant un retard pour son décollage, la jeune femme déambula tranquillement. Regardant les avions se poser ou décoller, Chloé ne fit pas attention au chemin qu'elle prenait et rentra droit dans quelqu'un.

-Déso… Oliver ?? Mais…

Toujours dans ses bras, Chloé ne savait plus quoi faire. Devait-elle criée ou simplement…

NON !

-Chloé ! Quel hasard ! J'ai trouvé ton mot charmant, dommage que j'en sache pas plus ! déclara Oliver, la regardant droit dans les yeux.

Fermement mais doucement, Oliver la redirigea vers des bancs et l'obligea à s'assoir sur l'un d'entre eux.

-Oliver, c'est… con… mais là j'ai un… euh… avion à prendre ! bafouilla Chloé, sentant du rouge se peindre sur ses joues.

-J'en suis sûr, mais pas cette fois !

-Comment ?

-Tu n'iras nulle part tant que tu ne m'auras pas tout dit !

-Je ne vois pas de quoi tu parles voyons !

-Pas à moi Chloé ! A la fin de cette fichu guerre je t'ai attendu ! Je voulais m'expliquer, te reconquérir ! Et devine quelle découverte je fais. Je vois que tu as disparue ! Comme une voleuse, sans rien dire ! Je t'ai cherché nuits et jours, sachant que dans cette tombe il ne se trouvait aucun corps.

Comme un enfant prit la main dans le sac, Chloé baissa la tête, se sentant toujours honteuse après ce qu'elle avait fait aux « siens ».

-Tu me laisseras après t'avoir tout dit ? demanda Chloé, regardant nerveusement les horaires.

Soupirant, Oliver desserra son étreinte et la regarda droit dans les yeux, ce qui perturbait la pauvre jeune femme. Ne sachant pas par quoi commencer, elle regarda à gauche et à droite pour voir si aucune issue n'était possible.

-Je te jure, si tu oses partir, je te ramène par la tignasse à Metropolis ! menaça Oliver. D'ailleurs, je pense que ce mot est de toi ! dit-il, plongeant sa main dans sa veste pour lui donner une lettre écrite de sa main. Mea Culpa, que c'est mignon ! Mais ce n'est pas à moi que tu dois le dire ma belle. Maintenant je veux une réponse à ma question. Pourquoi es-tu partie ce jour-là ?

Voyant aucune échappatoire, Chloé soupira de lassitude et ferma les yeux.

-Je m'en voulais. Je m'en voulais cruellement de t'avoir jugé avant d'en savoir les raisons. J'aurais dû te demander pourquoi tu ne me faisais plus confiance, mais j'ai agis sur un coup de tête. A cause de moi, la Ligue en a pâtie et on a réussi à tomber dans un guet-apens comme des bleus. J'aurais dû me douter que « Victor » avait une attitude bizarre. Bref, je te demande pardon d'avoir agis comme une adolescente, et je voudrais maintenant que tu me laisse passer.

Pendant tout son petit laïus, Oliver voulait embrasser Chloé pour la faire taire et lui dire qu'il n'aime qu'elle, mais elle voulait absolument partir et ça, il ne voulait pas. Légèrement il se penchât pour l'embrasser, mais la voix retentissante d'une hôtesse de l'air informa les voyageurs des minutes restantes pour le prochain décollage.

Chloé recula et prit ses bagages avec elle. Jamais elle ne penserait ce sentir aussi déchirer qu'aujourd'hui. Elle qui devait partir discrètement, c'était rater. Elle ne se retourna pas et arriva enfin devant la porte qu'elle devait prendre. Elle tendit son passeport à l'hôtesse de l'air qui lui souriait gentiment quand un doute l'en empêcha.

-Madame ?

Chloé ne réagit pas tout de suite, ce qui inquiéta l'hôtesse.

-Madame ?? Vous allez bien ?

Prenant fermement sa valise, Chloé courra dans tout l'aéroport et s'arrêta haletante là où ils se trouvaient quelques secondes. Il n'y avait plus personne. La jeune femme continua de courir, mais cette fois elle alla dehors et espéra le voir. Personne. Dépitée, la jeune femme pouvait sentir les larmes couler doucement le long de sa joue. Elle allait partir, et elle n'avait pas correctement dut au revoir a Oliver ! Elle aurait tout fait pour goûter de nouveau ses lèvres.

Chloé se retourna et re-rentra dans quelqu'un, mais cette fois-ci c'était des lèvres qui heurtèrent ses lèvres. C'était un baiser de désespoir, de tristesse. Il y avait un mélange de passion, de désire. Ce baiser embrassa la jeune femme tout entier et quêta à son tour pour que ce ballet infernal n'est pas de fin. Ils y mettaient tout leur bonheur de cet enfin retrouver, leur passion pour l'autre, mais surtout, ils y mettaient toute leur amour. Oliver mit fin à leur baiser et regarda Chloé avec incertitude.

-Chloé ?

La jeune femme lui sourit et l'embrassa furtivement sur les lèvres.

-Je reste.