Hello ! Chapitre 7 et oui, Victoire Potter, si tu passe par là, c'est la scène au ministère !
Laissez des reviews, ca fait touours plaisir et ca motive pour avancer :)

Cœur.


Il y avait beaucoup d'agitation quand nous arrivâmes au square Grimmaurd tous les membres de l'ordre étaient là, il y avait des élèves que je ne connaissais pas et un vieil homme que je reconnu aussitôt : c'était Dumbledore, le principal de Poudlard.

« Que se passe t-il papa ? Demanda Fred, plus proche de son frère que nécessaire, ses yeux balayant la pièce d'un regard vif.

-Il y a eu une att…

-Où sont Remus, Sirius et Harry ? Et Kingsley ? Est-il arrivé quelque chose au ministre ? Demandais-je, ayant identifié les absents.

-Leanne, s'il te plaît, laisse-le t'expliquer, me demanda Nymphodora d'une voix peinée que je ne lui connaissais pas.

-Dites-moi que Remus va bien ? Grimaçais en ayant un horrible pincement un cœur.

-Il… commença Fol-œil.

-Leanne, je vais bien. »

Je lançais un « Oh mon Dieu » en me jetant dans les bras de mon oncle. Je vis à peine Harry derrière lui, néanmoins, je sentis sa tristesse.

« Patmol… Où est-il Remus ? Soufflais-je en le regardant dans les yeux, cherchant une réponse que je ne trouvai pas. »

Seul me répondit son silence.

« Il est mort. Comprit George d'une voix amer. Que s'est-il passé nom de Dieu ? »

Sirius. Mort. Associé dans une seule et même phrase, ces deux mots ne trouvaient pas de sens, pas de significations qui justifiaient leur présence dans celle-ci. C'était absurde. Sirius ne pouvait pas être mort. Nous n'étions sortit que quelques fois et il ne serait pas sorti seul à moins que…

« Voldemort est venu près du manoir ?

-Au ministère, répondit calmement Ron.

-Pourquoi est-ce que Sirius était là-bas ? Intervint Fred, d'une voix presque larmoyante.

-Voldemort à tendu un piège à Harry et ils ont tous foncé tête baissée, cracha presque Fol-œil.

-La prophétie était là-bas les Mangemorts aussi. Ils nous attendaient, continua Ginny.

-C'était ce que cherchais Vous-savez-qui, ajouta Ron. Seul Harry pouvait la trouver. Il y eu une bataille avec les Mangemorts et les membres de l'Ordre sont arrivés. Sirius compris.

-Mais pourquoi ? M'énervais-je. Il n'aurait même pas du avoir connaissance de ça !

-Severus l'en a informé, dit mon oncle.

-C'est Bellatrix qui l'a tué, résonna la voix lourde de sanglot d'Harry.

-Voldemort est arrivé et s'est battu contre Harry, fit un autre élève que je ne connaissais pas. Puis Dumbledore est intervenu. Lorsque le ministre est arrivé, les Mangemorts avaient fuit.

-Mais il a vu Voldemort, finit Ginny. »

Cela faisait un moment que je n'écoutais plus. Sirius. Était. Mort. Ces mots dansaient dans ma tête, comme dans un chaos désordonné, ils murmuraient leur sens à mon oreilles, ou même directement à mon cerveau. Je comprenais petit à petit ce que sa mort entraînait. Fini les journées passées avec lui à parler, jouer aux échecs, se chamailler. Fi-ni.

« Leanne ? Me demanda mon oncle, connaissant mon attachement pour l'animagus.

-Personne d'autre n'a été blessé ? Demandais-je d'un ton neutre alors que j'avais des pulsions meurtrières.

-Rien qu'on ne puisse guérir, m'apprit Hermione, qui parlait pour la première fois – et je rendis alors compte qu'elle devait elle aussi être très attaché à Sirius, au vu des larmes séchées sur ses joues.

-Vous avez récupéré la prophétie ? Continua George.

-Elle a été brisée dans la bataille, balança Harry. »

Le pauvre... Sirius était le dernier membre de sa famille et il venait de le voir mourir sous ses yeux. Pour bien enfoncer le couteau dans la plaie, sa mort avait été totalement inutile. Nous avions perdu un ami cher et l'arme que convoitait Voldemort. Je m'avançais et à la grande surprise de tous – surtout celle d'Harry – je pris l'Élu dans mes bras. Lorsqu'il soupira en s'appuyant sur moi, je sus qu'il comprit ce que je tentais de lui dire : je savais comme ca faisait mal. Pas autant que d'autres, bien sûr, et pas autant que lui-même, mais j'avais une petite idée de sa souffrance. Et je ne voulais pas qu'il se sente seul, car c'était le pire qu'il puisse faire.

Je le lâchai et montai les escaliers avec un regard rassurant aux jumeaux, afin qu'ils ne s'inquiètent pas. Arrivé au premier étage, je me retrouvai devant la porte où se trouvait Buck. Depuis que j'étais là, il s'était habitué à moi et je venais souvent le voir afin de lui tenir compagnie. Je savais Sirius très proche de lui il allait beaucoup manqué à l'hippogriffe. Autant qu'à moi... J'entrai dans la pièce je ne pleurai pas même si l'envie ne me manquait pas. Je ne restai pas longtemps, car je devais redescendre. Arrivé en bas des escaliers, je vis mon oncle qui commençait à monter.

« Remus ?

-Oh Leanne, je venais justement te chercher, me sourit-il tristement. »

Je ne dis rien mais vins me blottir dans ses bras Lunard était à présent le dernier Maraudeur en vie – si on excluait ce traite de Queue-de-verre – et j'imaginai que le mort de Sirius avait fait remonter en lui de nombreux souvenirs de ces défunts amis qu'il aurait probablement préféré oublier.

« Ca va aller ? Soufflais-je.

-Je... oui, oui, me répondit-il d'une voix pleine de sanglots.

-Je t'aime tonton. »

Je le sentis sourire lorsqu'il me serra plus fort encore.

« Moi aussi ma Leanne. Moi aussi. »

Nous nous détachâmes l'un de l'autre lorsque Ron vint, à son tour, nous chercher pour manger. Manger ? Qui de nous avait la force ou même l'envie de manger ? Nous le suivîmes quand même jusqu'à la cuisine où, bêtement, je cherchai Sirius du regard. Mes yeux gris-bleu ne trouvèrent pas les siens ils ne les trouveront plus jamais, pensais-je amèrement, sentant mes lèvres trembler. Souriant tendrement à Harry, je vis qu'Hermione Ginny et leur deux autres camarades – une blonde et un grand brun – l'entouraient, sans essayer de le faire rire ou sourire, non : ils étaient juste là, en parfaits amis. Cela me fit sourire encore plus. Un peu à l'écart, Fred et George parlait entre eux à voix basse, toujours aussi proches. Les adultes, quant à eux, la mine grave, étaient tous en bout de table.

Lunard toussota pour faire remarquez notre présence alors que Ron rejoignait sa place, juste à droite de Harry. Quant çà moi, je rejoins mes deux amours.

« Eh, ca va vous ? Demandais-je en me mettant en face d'eux, ne voulant pas les déranger dans leur proximité.

-Ca peut aller, répondis George en me tendant la main. Et toi ?

-Je sais pas, je ne me rends pas encore bien compte. Ca viendrait avec le temps je suppose. Vous le connaissiez depuis longtemps ? Ajoutais-je après un instant en jouant avec les doigts qui m'étaient offerts.

-Oh non, on l'a connu en début d'année. Souffla Fred et George continua :

-Seul Hermione, Harry et Ron l'avait déjà rencontré avec la rentrée. Sans oublier Lupin, bien entendu.

-Oh... d'accord.

-Mais tu sais, ajouta George au bout d'un moment, il était de ces adultes qui savaient s'amuser, qui savaient rester un enfant alors...

-... on s'est vite attaché. »

Je souris : oh oui, Sirius avaient s'amuser. Pourquoi avait-il fait ça ? Je savais : il avait voulu sauver Harry. C'était entièrement défendable comme argument mais pourquoi, bon sang, pourquoi était-il allé à la rencontre de sa mort ? Cette Bellatrix... Si je la revoyais un jour, je la tuerais. Je la tuerais et, avec un plaisir sans joie, je penserais à Sirius. A cet ami qui était parti trop tôt. A ce meilleur ami, à ce parrain, à cette figure paternel, à ce frère de toute une vie, à ce guerrier, à cet homme extraordinaire qu'il était.

Une semaine était passée. Il avait été décidé que je serais la nouvelle gardienne du secret du manoir des Black. C'était Fol-oeil lui-même qui me l'avait proposé et j'avouais en avoir été réellement flattée, presque fière. Néanmoins, je n'avais pas répondu de suite ; Greyback me traquait toujours et j'étais donc plus susceptible de me faire capturer par les Mangemorts que n'importe quel autre membre de l'Ordre. Il me fallut énormément de raison pour accepter cette offre. Mon oncle y fut pour beaucoup : il voulait à tout prix me savoir à l'abri et cette maison était l'abri le plus sûr au monde. Pour ne pas le peiné, j'acceptai. Ainsi, depuis une semaine, j'étais l'heureuse propriétaire d'un immense manoir. Le manoir des Black. Le manoir de Sirius, comme celui de Bellatrix. Le manoir de Sirius, sans Sirius.

Nous avions fini les travaux avec les jumeaux et ceux-ci, trop contents de leur chance, décidèrent très vite de s'installer définitivement avec moi. Bien que je me doutais de leur décision depuis le début, je fus réellement soulagée vivre dans cette immense maison sans compagnie était pire que tout. On fêta cela le cœur lourd, néanmoins, juste tout les trois.

Le début des vacances fut déjà là. Après 2 semaines passées à nettoyer et commencer à arranger le magasin, nous décidâmes d'aller passer quelques jours chez les Weasley, qui réclamait de voir ses deux fils. Fred et George avait prévu de ne pas rester plus de quelques jours connaissant par cœur leur mère, ils savaient qu'elle allait insister pour qu'il revienne habiter chez elle. Mais les jumeaux s'étaient vite habitués à vivre en autonomie, et la vie que nous menions tout les trois étaient loin d'être ennuyeuse. Entre les batailles d'eau, celles pour la salle de bain, celles pour la cuisine, pour la lessive ou toutes autres formes de tâches ménagères, nous ressemblions plus à des gamins qu'aux adultes que nous étions censés être.

« Leeeeeeaaaaaanneeeeeee ! Leanne !

-Roh, c'est bon, je viens, je viens. »

Oh! quelle impatience. C'est bon, j'étais prête, pas besoin de crier ! Ma valise à la main, en short et débardeur, je descendis les escalier pour rejoindre Fred et George qui m'attendaient en bas. Le premier me prit aussitôt la main et le second passa son bras sur mes épaules. Nous transplanâmes. Leur maison était... spéciale. Bancale. Et terriblement attirante dans son étrangeté. Elle donnait envie d'y vivre. Je souris comme une enfant à mes amis, vraiment emballée à l'idée de découvrir le lieu où ils avaient grandit.

La porte s'ouvrit alors sur Molly et elle se précipita sur ses garçons, qui me lâchèrent pour aller l'étreindre. Mon sourire s'élargit : cette famille était comme la mienne. Molly vint m'entourer de ses bras et fit mine de s'emparer de nos valises nous les rattrapâmes avant elle.

« Comme je suis contente que vous soyez là ! Je nous ai fait un bon repas pour ce soir. Charlie est à la maison pour une semaine, les garçons. Leanne, Charlie est mon second fils il étudie les dragons. Je suis sur que vous allez vous entendre, c'est certain, oui. Oh ! Malheureusement, Bill et Percy ne pourront pas être là. Mais... »

Elle ne s'arrêta que quand Ron l'interrompu, vautré dans le canapé du salon :

« Maman, ton repas brûle. »

Et dans un grand cri, elle se précipita dans la cuisine. Tout le long, mon sourire niais ne m'avait pas quitté. Cette maison respirait le bonheur de la famille. C'était tellement agréable ! Ron et Ginny nous saluèrent brièvement. Arriva le fameux Charlie, sacrément beau gosse, roux, évidemment.

« Leanne, donc ? Demanda t-il, un sourire charmeur en coin, puis se baissant pour me faire un baise main.

-Eh bien, Fred, George, soufflais-je, prenez exemple sur votre frère qui a tant de bonnes manières.

-Tu rigoles, là ? S'insurgea aussitôt Fred.

-On se plie toujours en quatre pour toi ! Assura George. »

Je fis un clin d'œil à Charlie, qui m'avait rendu ma main.

« Ce que j'aime vous embêtez ! »

Le grand frère des jumeaux émit un petit rire en me détaillant de haut en bas, ce qui parut irriter mes renardeaux.

« Trouve t'en une autre, Charlie, celle-ci n'est pas pour toi.

-Elle est bien trop délicate.

-Bien trop sauvage, reprit Fred et George termina :

-Et puis elle nous préfère cent fois à toi. »

Je ris à mon tour, me retournant vers eux, l'air faussement courroucé :

« Je suis sur que Charlie se fera une joie de me faire visiter les lieux si vous ne le faites pas dans les deux minutes qui viennent.

-Ce serait avec plaisir, délicieuse créature, minauda le roux. »

Ni une, ni deux, je me sentis tiré en avant par Fred et George et emmené dans les escaliers. Une fois dans ceux-là, ils crièrent à l'unisson :

« Content de te revoir, Charlie !

-Moi aussi, les sales gosses, moi aussi, répondit, amusé mais attendri, leur aîné. »

Les jumeaux m'entraînèrent à travers les – très – nombreuses marches en me lançant des : « Chambre d'amis. », « Chambre à Gin' », « Salle de bain », « Toilettes » et autres « Débarras ». Enfin, ils se stoppèrent devant une porte, posant les valises à terre. Raclement de gorge pour chacun d'eux :

« Ce que tu t'apprête à voir va choquer ta sensibilité, jeune fille, m'annonça George d'un ton solennel, reprit par son frère :

-Personne, je dis bien personne, à part Forge et moi avons jamais mis un pied dans cette pièce.

-Elle doit puer, être en bordel, donc pleine de vêtements sales ou de vieux caleçons troués,...

-... et aussi avoir des restes de nos dernières expériences pour les produits Weasley & Weasley.

-En somme, c'est une chambre de dépravé.

-Si tu ne veux pas t'y risquer, tu p... »

Je coupais la parole à Fred, amusée mais lassée de leur avertissement : comme si leur chambre du manoir était différente de ce qu'il venait de me décrire !

« Oh fermez-là et ouvrez cette porte. »

Ils prirent une profonde inspiration et murmurèrent un sort pour désactiver celui qui scellait l'entrée. Fred s'empara de tout les bagages et entra le premier avant que je ne puisse jeté un coup d'œil à l'intérieur, George avait mis ses mains devant mes yeux. Le faible « Hey ! » que j'émis en protestation trahie mon amusement quant à la situation : ils étaient bêtes avec cette histoire de chambre ! Je pouffai néanmoins quand George se colla à mon dos pour me faire avancer.

Il s'arrêta puis enleva doucement ses mains. Ce que je découvris me laissa sans voix : est-ce que c'était une blague ?!

« C'est ca votre chambre ? Soufflais-je, éberluée. »

Mes deux amis ne firent qu'acquiescer. Si l'on m'avait mis dans cette pièce, je n'aurais jamais deviné qu'elle était celle des jumeaux. Entièrement vert sapin – ma couleur préférée, soit dit en passant –, elle était immense. Leur deux lits doubles avaient des draps défaits aux couleurs oranges identiques, et ils avaient chacun un bureau en bois et une énorme armoire. Il n'y avait aucune décoration, et pas de désordre. Du tout. Au fond de la pièce, il y avait une porte ouverte : je pouvais clairement voir qu'il s'agissait d'un laboratoire pour confectionner les produits du magasin car il y avait une longue table où trônait, entre autre, de multiples fioles et une oreille à rallonge.

Je me tournai vers le frères, qui étaient très fier de leur petit effet. Une chambre de dépravés, qu'ils avaient dit. Menteurs.

« Je suppose que personne ne sait que vous prenez aussi soin de votre chambre ?

-Non. Imagine la pagaille, sinon, m'assura George.

-Ce serait mauvais pour notre réputation !

-Vous êtes pas croyables... »

Je n'en revenais pas. Pourquoi étaient-ils si organisés ici et de vrais monstres anti-rangement au manoir ?!

« Sales gosses. »

N'y tenant plus, devant ma tête outrée, ils explosèrent de rire. Je les suivis.

« Alors, vous vous êtes bien installé au manoir, les garçons ? Demanda Molly lorsque, une fois Mr. Weasley rentré, nous nous fumes mis en table.

-Oh, tu sais, on a pas eu à changer grand chose, lança George. Tout était déjà là.

-Depuis le temps qu'on était pas rentré à la maison ! Ajouta Fred sans aucun tact.

-N'allez pas faire pleurer votre mère, vous deux, prévient –sans conviction – le père de mes amis.

-Nous avons fait quelques arrangements au niveau des chambre, Molly, lui dit-je en me servant de l'eau. Oh, et nous avons ré-arrangé le salon. Passe voir un de ces jours.

-Merci Leanne un peu de délicatesse ne peut pas faire de mal à maman, intervient Charlie, me faisant un clin d'œil.

-Vous avez bougé la chambre à Sirius ? Demanda Ron. »

Bien qu'habituée à sa mort, j'avais du mal à entendre son nom sans tressaillir parfois, il m'arrivait de l'imaginer à l'angle d'un couloir, me sortant une blague ou m'invitant à une partie d'échec. Il me manquait.

« Non, me sauva George. On a décidé d'un commun accord que si elle doit être changé, c'est Harry qui s'en chargerait.

-C'est une bonne chose. Merci.

-Et ce magasin alors ? Nous souris Ginny, brisant le blanc qui s'était formé. »

Une fois le sujet lancé, les garçons furent intarissables.

Le dîner s'éternisa nous avions passé une très agréable soirée. Cette famille... je m'y étais vraiment attaché. Charlie s'était avéré être un jeune homme très intéressant : j'étais devenu une connaisseuse en ce qui concernait les dragons ! Je ris beaucoup lorsque je vis que, malgré leur nombre largement inférieur, chez les Weasley, les femmes commandaient ici. Molly était une mère exemplaire et aimante, qui s'occupait de son mari et de ses enfants à la perfection, et Ginny, une jeune fille courageuse et réellement engagée auprès de ses amis dans la lutte contre le Lord.

« Gayl ! J'entre ! Prévient Fred. »

Je ne savais même pas pourquoi il avait prit la peine de me prévenir puisque, même sans ma réponse, il était entré dans la salle de bain au bout du couloir, en face de leur chambre, dans laquelle j'allais dormir. J'eus à peine le temps de m'enrouler dans une serviette que George entra à son tour. Je soupira, à moitié exaspérée, à moitié amusée :

« Les garçons, je sais que ce n'est pas la première fois que vous me verriez nue et que de toute façon, cela ne gêne aucun de nous trois, mais si vous pouviez arrêtez de faire ce genre de truc, ça ne dérangerais pas non plus.

-Oui, oui, me balancèrent-il, presque comme s'ils m'avaient écouté. »

Mes épaules s'affaissèrent je perdais toute crédibilité quand George me mit dehors avec une tape sur les fesses. Face à la porte fermée, une petite serviette en guise d'habits et mes vêtements à la main, j'avais l'air fine.

« C'est comme ca au Manoir aussi ? Me questionna une voix dans mon dos, que je reconnu être celle de Charlie. »

Je me retournai calmement, en levant un bras dans un geste de faux désespoir – l'autre tenait ma serviette.

« Malheureusement oui. Je crois qu'il n'ont pas conscience que je suis une fille !

-Pourtant, on ne peut pas en douter, m'assura t-il, un sourire en coin.

-Charlie Weasley, ne seriez-vous pas en train de me draguer honteusement ? Fis-je, sceptique.

-Ca dépend de toi.

-Cette conversation devient bizarre : je pense qu'on va l'arrêter ici que diraient tes frères s'ils te voyaient ? »

En réalité, je ne savais moi-même pas si j'étais gênée, amusée ou flattée. Vraiment. Tout ce que je savais, c'est que cette délicieuse créature devant moi n'était autre qu'un beau parleur – c'est le terme qu'avaient employé Fred et George pour le qualifier – et que, même s'il était diablement attirant, il ne m'intéressais pas le moins du monde.

« T'es sur que tu veux pas aller te promener avec moi, belle Leanne ? – soit il était sérieux, soit il se fichait de moi : je n'étais sur de rien avec lui.

-Je crois plutôt que je vais aller me coucher, Charlie, fis-je cette fois-ci sérieuse. »

Il se mit alors à marcher vers moi avec l'allure d'un lion qui avance vers une gazelle ma respiration se bloqua quand je me rendis compte que cette démarche et ce regard me disait quelque chose. Greyback, juste avant qu'il ne m'embrasse et me touche. Reculant trop vite dans un élan de panique, je me tapai le dos à la porte. Qui s'ouvrit aussitôt sur George, torse nu.

« Eh ! Gronda t-il en voyant mon air paniqué et perdu – je me doutais que Charlie devait, lui aussi, être quelque peu perdu. Gayl ? »

George me prit dans ses bras, tuant son frère du regard. Ma respiration était hachée. Pourquoi cela me revenait-il d'un coup ?! Charlie n'avait rien de Fenrir, bon sang ! Je me renvoyais l'image d'une brebis effrayée. Merde ! Je vis, alors que je posai ma tête conter le torse de mon renardeau, Fred froncer les sourcils.

« Que se passe t-il Leanne ? S'inquiéta t-il aussitôt en me posant une main sur l'épaule, et je sursautais violemment à ce contact.

-Ce... C'est rien, tentais-je de parler. J...

-Charlie, qu'est-ce-que tu lui as fait ? S'emporta George, pourtant le plus calme de deux. »

Je tournai ma tête vers le roux et le vis totalement confus, avec un petit air coupable.

« Charlie n'a rien fait... Soufflais-je en me pelotonnant dans le cou de George, frottant mon nez contre sa peau, y trouvant là du courage et du réconfort. Je... C'est à cause de Greyback. Une... une scène m'est revenu et j'ai... j'ai paniquée comme une débile ! »

Et maintenant, je pleurnichais comme une enfant. Chouette, bel effort, Leanne. Et comme le destin ne résiste jamais à une blague, je me mis à penser à Liam. Je fermais les yeux, tentant de chasser son visage de ma tête. Liam, par pitié, pas maintenant...Les bras de George se resserrèrent sur moi et je sentis une pression là où était posé la main de son frère jumeau. Quelques secondes comme cela firent disparaître mes tremblements, mais l'image du sourire de Greyback resta profondément ancré dans mon esprit.

« Leanne ? Appela la voix de Charlie. Je suis désolé. Je...

-Tais-toi Charlie. »

Jamais je n'avais entendu autant de froideur dans la voix de George il était vraiment en colère. Fred, derrière nous, n'était pas non plus des plus calmes.

« George, je ne lui ai rien fait du tout, je t'assure. C'était juste une bla...

-Une blague ?! On ne fait pas des blagues de ce genre à quelqu'un dont on ignore l'histoire, Charlie !

-George, calme-toi, intervient Fred. Leanne, pourquoi le... la scène avec ce connard de merde t'ai revenu ? »

Je n'osais rien dire. J'étais pétrifiée. C'était absurde tout ça pour une simple démarche... Je pris une profonde inspiration et me décollai très légèrement du torse de George.

« C'était une blague ! S'emporta à son tour Charlie. Je lui faisais gentiment du charme et d'un coup elle...

-Charlie. Commençais-je puis je débitai à toute vitesse : Ce n'est pas ta faute. Il... Peut-importe, je suis désolée. Vraiment, tu n'y ais pour rien. Pour rien du tout. Je suis désolée. »

Je courais presque pour rejoindre la chambre, m'arrachant de l'étreinte de George. Me vautrant sur le lit – je ne savais à qui il appartenait –, je m'endormis presque instantanément, entendant vaguement les voix lointaines des jumeaux et de Charlie se rapprocher de moi.


Voilà, voilà. Désolée pour ceux qui adorent Charlie. Je me rattrape au prochain chapitre, promis : avec en avant première, une petite plongée dans les pensée de la belle Leanne... *suspens*

Cœur.