Helloooo!

Maintenant que quasi tout le le monde est en vacances, nous espérons avoir un peu plus de visites et de reviews!

Bonne lecture! =)


Chapitre 7

Hermione sourit. Son après-midi avait été génial, elle ne s'était pas autant amusée depuis, au moins... ses vacances en France et la visite de l'imposante Bibliothèque François Mitterand! Ce jour là, elle avait cru rêver en entrant dans les immenses bâtiments qui ne contenaient que des livres, mais cet après-midi avait été bien plus... plus... elle n'aurait su le décrire! Son petit-ami l'avait emmener dans des endroits dont elle n'avait même jamais soupçonné l'existence à Prés Au Lard. Une boutique qui était totalement exilée loin du village, remplit d'objets mystérieux, semblable à ceux du bureau de Dumbledore. Et le mieux c'était que tous étaient accompagnés d'un livre pour expliquer son fonctionnement, pour lui faire plaisir il l'avait laissé choisir un des livres qu'elle voulait et le lui avait offert, avec l'élément magique en question. Elle était aux anges.

Mais hélas, il y avait une ombre au tableau. Ron. Elle se sentait un peu mal après ce qu'elle avait fait, bon il ne faisait absolument pas le poids contre son chéri mais là... le regard ampli de surprise et de tristesse qu'il lui avait lancé quand elle était partie, le laissant seul, l'avait troublée. Il fallait avoué qu'elle l'avait vraiment laissé seul, en plein milieu de la rue..

Durant le repas, le fait qu'il l'ait totalement ignoré l'avait tout de même blessée. Pourquoi l'avait-il pris si mal? Heureusement que Harry avait été là tout de même... d'ailleurs le jeune homme avait semblé quelque peu surpris de la voir manger avec lui et à l'opposé de Ron. Elle avait éludé sa question en changeant habilement de sujet. Ils en étaient donc venu à parler de leurs études et devoirs. Hermione était surprise que Harry ne s'engueule pas avec Malefoy plus souvent mais il lui avait répondu qu'ils se « supportaient pour le bien de leur étude » en fixant le bol de gelly. Quand ils étaient rentrés plus tard dans la salle commune, Ron les avait regardé, pour leur envoyer un regard noir.

Hermione soupira en jetant un coup d'œil à son réveil.

« Cette affaire n'avait pas bientôt fini de m'empêcher de dormir? Oh et puis c'est pas que de ma faute aussi, si Harry était pas partit, il aurait pas été tout seul! D'ailleurs, Ron a raison, il part souvent! Mais où? Oh et puis peu importe, un jour il se décidera bien à nous dire qui est son mystérieux ami, qu'il cache à tout le monde! »

Ceci-dit elle s'endormit enfin.

OOO

Harry se retourna à nouveau dans son lit. Il ne se comprenait décidément plus... Que lui arrivait-il depuis ces dernières semaines? Non, depuis plus d'un mois se corrigea-t-il avec un soupir. Depuis la rentrée il se rendait peu à peu compte qu'il délaissait ses amis, pour Malefoy!

« Non... pour Drago... »

Il se gifla mentalement . Il se redressa et regarda les rideau tiré lui cachant le lit de Ron, dont des légers ronflement s'échappaient. Le garçon soupira en se rallongeant. Il ne voulait pas se mentir en disant qu'il n'avait pas aimé son après-midi avec le Serpentard, mais celui-ci lui laissait tout de même un arrière goût amer, il avait abandonné ses meilleurs amis, encore une fois...

Il ne s'était pas retourné une seule fois en se précipitant vers le château pour rejoindre Drago, l'idée ne l'avait même pas effleurer! Il ne s'était même pas rendu compte qu'il pouvait blesser ses amis en agissant comme ça, il ne l'avait remarqué que le soir au dîner. Ron l'avait totalement ignoré et était allé s'asseoir avec les autres, seule Hermione avait eût la gentillesse de ne pas le laisser seul, ce qui à sa grande surprise n'avait pas fait réagir le roux, comme s'il ne s'intéressait pas à elle non plus!

Pendant le repas Drago lui avait lancé un regard interrogateur en lui désignant Ron, Harry avait haussé les épaules en soupirant et ils étaient retournés tous deux à leurs repas et conversations respectifs.

« Drago... »

Harry enfonça la tête dans son oreiller. Ils s'étaient embrassés... Rien qu'a ce souvenir ces joues bien que cachées, rosirent... Harry soupira de nouveau, il l'avait embrassé, il avait embrassé un garçon...

« Non techniquement parlant, c'est lui qui m'a embrassé, c'est pas du tout pareil! » pensa-t-il avec aplomb.

Il se frappa la tête contre le moelleux coussin en gémissant de désespoir. C'était tout à fait pareil, le résultat était le même, il avait embrassé un garçon, il ne s'était pas « défendu contre l'envahisseur » contrairement ce que lui avait appris l'oncle Vernon quand il était petit. Harry se souvint avec un sourire du « cours » que lui avait donné son oncle quand il était petit, l'un des rares qu'il avait eut en commun avec Dudley.

« Les homosexuels, les pédophiles ne sont pas normaux, ils n'hésiteraient pas s'en prendre à des enfants! Si une des ces choses s'approche de toi Dudley, s'il ose ne serait-ce que te toucher, défend-toi! »

Harry se souvenait avoir à ce moment là regardé avec attention le petit garçon qui était assis sur la chaise à coté de lui. Boudiné de partout, le visage rougit par le soleil, les cheveux oscillant entre le blond et le roux, fièrement plaqués sur son crâne, le garçonnet leva le poing vers l'énorme visage de son père et jura un « ils ne s'approcheront pas! » assuré. Le petit garçon qu'était Harry avait alors demandé en toute innocence qui pourrait bien avoir envie de s'approcher de Dudley et une gifle plus tard il s'était retrouvé enfermé dans son placard.

Harry ne put se retenir de sourire. L'envahisseur avait été des plus gentil et agréable avec lui... mais il n'en reste pas moins un garçon!

« Et alors? » s'écria-t-il mentalement. « Et alors? Je suis pas gay aux dernières nouvelles! »

Nouveau soupir, non il n'était pas gay, après tout il était sorti avec plein de filles! Il se retourna et regarda les rideaux, non il n'était pas sorti avec « plein de filles » juste une. Cho Chang. Harry grimaça, ça n'avait pas été une expérience particulièrement joyeuse d'ailleurs... Mais ça ne voulait rien dire! Il fallait qu'il essaie de nouveau, oui il se trouverait une gentille fille, toute mignonne, pas trop idiote, elle l'embrasserait. Voilà, comme ça il serait fixé! Harry acquiesça et fier de sa résolution consentit à enfin se laisser tomber dans un sommeil réparateur. Il eut tout juste le temps de voir que le réveil indiquait 1h15 et de se dire que ce n'était décidément pas cette nuit qu'il dormirait à des créneaux horaires normaux...

OOO

« Il ne m'a pas cru et pourtant! S'il pouvait voir ce que je lis dans le futur! Pourquoi personne ne me prend au sérieux? Même lui! »

Le professeur de divination ruminait. Elle était allée voir Dumbledore pour lui expliquer sa vision et il l'avait à peine écoutée! Pourtant, elle sentait le danger. D'un seul coup le malheur, et même le deuil, s'abattraient sur la douce tranquillité du château. Jusque là, Dumbledore avait réussi à préserver Poudlard de la guerre qui faisait rage à l'extérieur, mais cette fois la guerre aurait lieu dans le château. Elle en était sure. Elle accéléra, elle voulait regagner sa tour au plus vite. L es paroles du directeur l'avait blessée.

- Sybille, je crois que vous avez besoin de repos! Le château est l'endroit le plus sûr, nos élèves ne risquent rien!

Ses mots raisonnaient dans sa tête. Elle avait remarqué les marques de fatigue sur le visage du vieil homme mais ne comprenait pas qu'il l'est éconduit de cette manière.

« La menace qui plane sur le château est réelle, les feuilles de thé ne mentent jamais! Je devrais peut-être essayer... »

Elle ne put finir sa pensée. Elle avait percuté un élément solide, ou plutôt quelqu'un lui était rentré dedans.

- Sybille? Ça va? Vous n'avez rien?

En reconnaissant la voix de son collègue, elle ouvrit les yeux. Son regard semblait inquiet, il attendait une réponse de sa part. Elle le rassura et accepta son aide pour se relever.

- Où allez-vous si vite?

- Et vous ? demanda-t-elle un peu sèchement.

Elle en voulait à Dumbledore et devant le visage surpris de Rogue, il ne l'avait jamais entendu parler à quelqu'un comme ça, elle s'en voulut de passer sa colère sur lui.

- Excusez moi! Je suis fatiguée et je ferai mieux d'aller me coucher!

Rogue ne lui répondit pas, il avait essayé d'être gentil et cette vieille chouette le renvoyait dans ses buts. Voyant qu'il ne réagissait pas, elle lui souhaita une bonne soirée, tourna les talons et poursuivit son chemin. Rogue la regarda partir. Avec ses châles superposés, on aurait dit un spectre. Ses pieds étaient cachés par une longue jupe et le professeur de potions eut l'impression qu'elle flottait à quelques centimètres du sol. Il sourit, il venait de lui trouver un nouveau surnom, ce ne serait plus « vieille chouette » mais « le spectre ». Mais à peine avait il formulé ces paroles, qu'il les regrettait déjà. Il descendit dans ses cachots et se promit de se montrer agréable avec Sybille la prochaine fois qu'il la verrait.

De son côté, Sybille avait regagné sa tour. Elle enleva quelques uns de ses châles, se prépara un thé et s'assit dans un fauteuil. Elle ne prit même pas le soin de lire ce que les feuilles de thé révélaient. Ce soir là, elle n'en avait pas le courage. Elle se souvint de la soirée qu'elle avait passé en compagnie de Severus Rogue. Il avait été charmant et elle avait découvert un homme attentionné et intéressant. Mais depuis, il était allé chercher les plantes dont elle avait besoin seul et ils n'avaient pas eu l'occasion de se reparler. Il n'était même pas venu lui rapporter les châles qu'elle avait oublié dans son bureau, il avait envoyé un elfe le faire à sa place. Elle soupira. Pendant quelques heures, et même quelques jours, elle avait cru en une amitié possible avec son confrère mais elle avait rapidement déchanté. Pas même un petit mot, ni avec les châles, ni avec les paniers qui contenaient les plantes rares dont elle avait besoin. Elle soupira encore une fois et décida d'aller se coucher. Sa grand-mère disait toujours que la nuit porte conseil. Jusqu'à présent, la nuit ne lui avait apporté que des cauchemars surtout ces derniers temps. Son passé refaisait surface et tôt ou tard elle devrait y faire face. Elle le ressentait au fond d'elle même, dans le ventre une douleur lancinante qu'aucune magie ne pourrait guérir, comme un petit avertissement que son corps lui envoyait. Elle tentait de l'ignorer.

« Tu as toujours fait avec! Il n'y a aucune raison pour que cela change! » se sermonnait-elle.

Elle se donnait du courage comme elle pouvait. Ce jour-là, elle avait espéré trouver du réconfort auprès de Dumbledore mais il l'avait à peine écoutée. Elle s'allongea dans son lit et l'écouta le vent qui grondait dans les feuilles des arbres de la Forêt Interdite. Elle ferma les yeux et imagina un joueur de flûte de pan. Une mélodie vint remplacer le bruit du vent. C'était la mélodie que sa grand-mère fredonnait lorsqu'elle était petite. Quand elle avait peur, que ses parents se disputaient, sa grand-mère la prenait dans ses bras et la berçait en chantant une comptine. Elle ne l'avait jamais oubliée. Elle avait jadis couvert la voix de son père qui hurlait et couvrait aujourd'hui celle du vent. Ce vent qui n'apportait que des mauvais présages la faisait frémir. Elle ferma les yeux à en avoir mal. Elle ne devait pas se laisser gagner par ce sentiment détestable qu'était la peur. Quand elle s'emparait d'elle, elle lui collait à la peau et elle mettait des semaines à s'en défaire. Soudain, un « pop » retentit dans la chambre. Surprise, Sybille poussa un cri. La vue d'un elfe la rassura.

- Je dois vous remettre ça, lui-dit la petite créature en lui tendant une lettre.

- Oui, merci.

La voix du professeur de divination tremblait, elle avait eu peur et son cœur avait battu plus fort que d'habitude. Elle ralluma sa lampe de chevet et ouvrit la lettre.

« Chère Sybille,

je ne voulais pas vous offenser tout à l'heure. J'espère que vous ne m'en voulez pas et que vous me pardonnerez de vous envoyer une lettre si tard. Accepteriez-vous de venir boire une tisane demain soir après le diner dans mon bureau?

Bonne soirée

Votre collègue, Severus Rogue. »

Rogue s'était sentit ridicule d'écrire une lettre à Sybille Trelawney. Il n'aimait pas écrire, et ne se pensait pas capable quelque chose d'aussi fleur bleue. Il regretta de l'avoir envoyé et se servit un verre de whisky pur-feu pour oublier ce qu'il venait de faire. Mais les mots dansaient dans sa tête et semblaient le narguer. Quand la réponse arriva, par l'intermédiaire d'un elfe, il se surprit à sourire, heureux que sa collègue lui renvoie une missive. Sybille acceptait son invitation, lui pardonnait son comportement, la lettre tardive et s'excusait à son tour. Il ne finit pas son troisième verre de whisky et partit se coucher.

Sybille se demandait pourquoi elle avait accepté. Qu'allaient-ils se dire? Ils n'avaient jamais eu d'affinité. Puis, elle repensa à la soirée où ils avaient ramassé des plantes. Finalement, il se pourrait que la soirée ne soit pas qu'un long silence et qu'elle se révéla agréable.

OOO

Ginny traversa le parc en courant. Neville avait accepté de l'aider en botanique. Ses notes étaient plus que pitoyables et ses parents ne l'appréciaient pas vraiment. Il lui avait demandé de remédier à cette « tâche » dans son bulletin avant les vacances de Noël.

« Ron a toujours des bulletins pourrit et on ne lui dit rien! » songea-t-elle. « Et Fred et George! Maman s'énervait mais ils n'ont jamais été punis! »

Ginny avait donné ces arguments à Molly mais sa mère n'avait pas lâché: elle avait de meilleures notes en botanique ou il y aurait des sanctions. Elle avait beau se creuser les méninges, elle ne voyait pas la punition que ses parents pouvaient bien mettre en place. Elle arriva enfin à la serre, en retard.

- Désolé, Neville, dit-elle toute essoufflée.

Elle s'apprêtait à fournir une excuse bidon à Neville pour faire pardonner son retard, mais en voyant le sourire bien veillant du jeune garçon, elle n'en eut pas envie et préféra se taire.

- Ce n'est pas grave, j'en ai profité pour installer le matériel.

Ginny regarda les plantes installées sur la table et déglutit. Elle n'avait jamais aimé la botanique. Ses frères, et plus précisément Fred et George, prenaient un malin plaisir à lui raconter des histoires où les plantes tenaient un rôle plus qu'inquiétant. Depuis les plantes lui inspiraient une sorte de crainte qu'elle n'arrivait pas à dépasser. Chaque cours de botanique était un vrai supplice.

- Ginny? Tu m'écoutes?

- Oui, pardon Neville!

- Bon, alors j'ai prévu de parler du Geranium dentu.

- Le quoi? le coupa Ginny.

- Le Geranium dentu.

Et Neville commença à expliquer la plante: son origine, ses propriétés, les risques que pouvaient présenter son utilisation. Son explication était claire et simple. Il allait à l'essentiel, sans omettre cependant des détails rigolos. Ginny se surprit à rire à certains des commentaires du jeune homme et à apprécier ce cours un peu particulier. Elle se demandait comment Neville faisait pour parler aussi bien de ces plantes. Elle l'observa, ses yeux brillaient d'une petite lueur que seule la passion peut allumer. A ce moment là, la jeune fille comprit: si Neville parlait aussi bien de botanique et arrivait à intéresser ses interlocuteurs, même elle qui avait pourtant horreur de cette matière, c'est parce qu'il était passionné, et tout le monde sait que les connaissances ne remplacent en aucun cas la passion.

- Tu comprends cette plante est utilisée depuis des siècles dans le monde sorcier. On aurait pu croire que les gens en auraient peur mais avec le temps ils ont appris à l'apprivoiser!

Ginny sourit et essaya de s'imaginer en train d'apprivoiser une plante qui ne pensait qu'à la mordre! Neville continua ses explications puis proposa de passer à l'étape pratique. Il s'agissait de cueillir les feuilles de la plante.

- Si tu les prends comme ça, sans lui demander, elle va te mordre et tu finiras à l'infirmerie!

Ginny sentit une sueur froide lui couler entre les omoplates. Elle se souvint des contes que ses frères lui racontaient, il y avait seulement quelques années. Les personnages finissaient avec un bras ou une jambe en moins et encore c'était des fins joyeuses. Le plus souvent ils mourraient dans d'affreuses souffrances dévorés ou empoisonnés par une plante cruelle et sanguinaires. Elle ferma les yeux et tenta de repousser l'angoisse qui commençait à l'envahir. Quand elle rouvrit les yeux, Neville la regardait, visiblement inquiet, et lui tendait de petits ciseaux en argent.

- Tu dois t'approcher d'elle doucement et lui tendre les ciseaux, sans gestes brusques, pour qu'elle les sente.

Il joignit le geste à la parole et lui montra. La plante sortit tout d'abord les dents et Ginny recula horrifiée. Le Geranium dentu renifla les ciseaux que lui tendaient Neville et s'adoucit.

- Ne t'inquiète pas Ginny, si tu ne ais pas de gestes brusques il n'y a aucun risque!

La jeune fille n'était pas très rassurée mais s'avança tout de même vers la plante.

« Tu es à Gryffondor! Ce n'est pas pour rien! » s'encouragea-t-elle.

Elle tendit la paire de ciseaux à la plante mais son geste fut un brusque et un grondement sourd, provenant de la plante se fit entendre. Elle recula. La terreur s'était emparée d'elle. Elle semblait paralysée. Neville s'avança vers elle et posa sa main sur son bras.

- Ginny, tu ne dois pas avoir peur! Je te promets qu'il ne t'arrivera rien!

Sa voix était douce et Ginny le regarda. Cependant lorsque la terreur et l'angoisse la saisissaient, elle avait du mal à s'en débarrasser. Des larmes roulèrent sur ses joues, l'angoisse, la honte de ne pas réussir et la colère après ses frères mais aussi contre elle se mêlaient sur son visage. Neville tenta maladroitement de la consoler. Elle apprécia ses mots réconfortants et réussit à se calmer. Son ami lui prit la main et guida ses gestes. La plante se laissa approcher et Ginny puis récolter quelques feuilles. Ils restèrent silencieux quelques minutes profitant du calme de la serre. Ginny sourit à Neville. Grâce à lui, elle avait réussi à approcher la plante. Sa présence rassurante avait été bienfaitrice. Neville rougit et rendit le sourire à la jeune fille. Il la trouvait chaque jour plus belle mais n'osait rien tenté. Sa timidité était maladive et l'empêchait toute tentative de séduction. Il rougissait, bafouillait et se ridiculisait. Lorsque Ginny lui avait demandait de l'aider en botanique, il n'avait pas hésité. Il ne l'avait pas fait par intérêt, seulement pour l'aider. Il n'avait l'esprit calculateur de la plupart des garçons. Quand elle avait paniqué, il aurait pu tenter quelque chose, mais il avait préféré ne pas la bousculer. La voix de la jeune fille interrompit ses pensées.

-Merci, Neville. Je, je... je n'y serai pas arrivée si tu ne m'avais pas...

-Aidé?

-Oui, je...

Ginny s'emmêlait les pinceaux et rougissait à vue d'œil. Si cela continuait elle allait devenir aussi rouge que le pull de Ron! Elle remercia encore son professeur, s'avança vers Neville, lui embrassa la joue et disparut en marmonnant un « à toute à l'heure » gêné. Neville resta quelques instants sans bouger. Il était surpris de l'audace de la jeune fille mais ne savait pas comment l'interpréter. Il rangea les plantes et rejoignit le château.

OOO

Harry rentrait d'un nouveau cours avec Drago. Ils ne s'étaient pas adressés la parole durant les deux heures. Pourtant, Drago avait essayé d'engager la conversation mais Harry était resté impassible. Tonks les avait regardé, étonnée de cette soudaine distance entre les jeunes hommes. Ils étaient partis chacun de leur côté. Le Serpentard avait pris la direction des cachots sans se retourner, même lorsque Harry avait murmuré un timide « bonne soirée ».

« Il doit être vexé que je l'ai ignoré! » songea Harry.

Le jeune homme ne savait plus très bien comment se comporter après ce qu'il s'était passé. Il évitait de rester tout seul pour être sûr de ne pas se retrouver en tête à tête avec Drago. Il remonta penaud dans sa Salle Commune. Il s'en voulait d'avoir blessé Drago. Quand il tourna à l'angle du couloir qui menait au portrait de la Grosse Dame, il entendit des bruits de pas. Il s'arrêta, sortit sa baguette et regarda attentivement autour de lui.

« Drago doit être venu m'attendre pour qu'on s'explique! » pensa Harry.

Son cœur battait à cent à l'heure. Il avait peur d'avoir raison et d'un autre côté le souhaiter ardemment. Cependant, ce fut Cho qui apparut au bout du couloir. Harry soupira, à la fois soulagé et déçu. La jeune fille s'approcha lentement.

- Harry, il faut qu'on parle!

Harry se retint de lui répondre car il eut peur d'être méchant.

- Tu peux pas avoir oublier notre amour, hein Harry? Tu te souviens quand on était tous les deux?

Harry hocha la tête. Il trouvait Cho pathétique et surtout ridicule.

- Cho, je...

- Chut! Laisse moi finir! Je t'aime toujours Harry, on pourrait essayer, on ne risque rien.

Le cerveau du jeune homme tournait à toute vitesse. Il réfléchit un instant et prit enfin la parole.

- Je voudrais essayer quelque chose, murmura-t-il.

Cho le regarda pleine d'espoir. Harry s'avança et posa ses lèvres sur celles de la jeune fille. Cho, folle de joie, répondit à son baiser.

« Qu'est-ce-que tu fais Harry? » chuchota une petite voix dans la tête du jeune homme. « Tu as oublié ce que cette fille avait fait? Tu ne l'aimes pas, tu aimes quelqu'un d'autre! Recule et va te coucher! »

Harry arrêta d'embrasser la jeune fille mais ne bougea pas. Celle-ci ne se rendit même pas compte que le Gryffondor avait cessé de l'embrasser. Il était pétrifié. Après quelques secondes, il se reprit et repoussa la jeune fille, doucement. Il ne tenait pas à lui faire de mal, il se souvenait très bien de ce qu'il avait ressenti quand elle l'avait trahi l'année précédente.

- Je suis désolé, Cho mais je ne t'aime pas. On peut, peut être, rester amis!

Il regretta aussitôt cette dernière phrase. La jeune fille lui lança un regard dédaigneux, tourna les talons et disparut. Harry rentra dans sa Salle Commune. Il était dépité. Il aurait aimé parler avec Drago, lui dire ce qu'il ressentait. Il repensa au Vif d'or que Drago avait tenu à lui montrer, mais il ne l'avait pas. Il se promit de lui parler dès le lendemain, cela serait difficile mais il pourrait au moins lui donner rendez-vous.

Cependant, le lendemain Drago évita Harry toute la journée et malgré tous ses efforts, il ne put l'approcher. Il était triste et un peu désespéré. Angelina s'arracha les cheveux pendant tout l'entraînement de Quidditch, Harry était perdu dans ses pensées et ne faisait pas attention à ce qu'il faisait. La journée suivante se déroula de la même manière, Harry cherchait à aborder Drago et ce dernier l'évita royalement. Le dernière chance d'Harry aurait lieu le soir même. Ils avaient un nouveau cours particulier de Défense contre les Forces du Mal. Il arriva en avance mais Drago était déjà là. Harry entendait sa voix, il n'était pas seul. Il resta en retrait et écouta.

- Mon pauvre Dracounet, tu es trop fatigué, tu veux qu'on rentre? Je m'occuperai de toi...

Harry eut envie de vomir quand il reconnut la voix de Pansy. Un sentiment étrange s'empara de lui et il s'avança jusqu'au couple de Serpentards. Drago se figea lorsqu'il vit Harry.

- Il manquait plus que lui! soupira Pansy.


Au nom du Dieu Bonbon, nous espérons de tout coeur que ce chapitre vous a plu!

Faites nous part de votre avis avec une petite (ou pas si petite ^^) review! Gros bisous.

Gelly et Crok.