Nous voilà en Avril, voilà un nouveau chapitre ! Bon je ne suis pas hyper satisfaite, j'espère qu'il ne va pas trop être déroutant, ou vous laisser trop perplexe ! En tout cas merci de votre attente, et à très vite pour le prochain :D !

Enjoy!

Gates se leva, et se dirigea vers la porte de son bureau, fit signe à Kate de prendre les devants, qui s'exécuta en ouvrant la porte et les deux femmes se dirigèrent vers le tableau blanc, où Castle examinait le portrait robot fait quelques minutes auparavant comme un élève relirait sa copie avant de la rendre au professeur : un acte sans retour qui nécessite qu'on soit sûr de nous. Gates n'était évidemment pas sûre de vouloir retirer l'écrivain de l'enquête pour deux raisons : la première étant que malgré tout, Castle pouvait faire avancer plus rapidement l'enquête en étant présent au NYPD plutôt que chez lui, la seconde assistant sur le fait que Castle restait Castle cet homme était plus entêté qu'une mule, plus déterminé qu'un guépard cherchant son gibier. Rick était un homme qui savait ce qui voulait, à qui on ne pouvait pas dire non, s'il voulait quelque chose, il l'avait, de quelque façon que ce soit.

- Monsieur Castle ? Demanda Gates en s'approchant de Castle

- Oui ?

- Vous vous doutez surement de ce que je vais vous dire, mais je dois le rendre officiel.

- Quoi donc ? C'est à propos de l'enquête en cours c'est ça ?

- Oui. Vous êtes personnellement impliqué, et je ne peux donc pas vous laisser participer de près à cette enquête, mais nous vous tiendrons rapidement au courant de l'avancée.

- Je vous demande pardon ? Gates, c'est moi, Castle ! Répondit l'écrivain avec des yeux grands écarquillés, il ne comprenait pas l'attitude de sa supérieure à son égard, elle le connaissait depuis son arrivée à la direction du NYPD, il y a de ça presque 3 ans, et elle devrait savoir qu'il refuserait catégoriquement de s'éloigner d'une enquête, qui en supplément, le concernait, c'était comme nous enlever un livre des mains alors que le suspens du chapitre final est à son comble : c'est inhumain.

- Je sais monsieur Castle, mais nous n'avons pas le choix, tant qu'on ne sait pas qui est derrière tout ça, on ne peut pas prendre le risque de jouer dans le dos de la justice, dit Victoria, se sentant piégée entre l'envie de laisser l'écrivain s'impliquer dans l'enquête, et la peur d'avoir des problèmes avec la justice et donc la condamnation du coupeur de main qui pourrait être plus courte que prévu si les jurés, juges et autres procureurs prennent connaissance du fait que Castle, la victime, a aidé pendant l'enquête.

-La justice, madame, n'a qu'une importance secondaire pour moi, avec tout votre respect. Je ne veux pas, et je ne peux pas rester en arrière, vous allez surement dire que je ne suis qu'un enfant capricieux mais je suis tout ce qu'il y a de plus sérieux. Quelqu'un me veut du mal, et je ne pense pas que vous espérez sincèrement que je vais rester chez moi en attendant que ça se passe, dit Castle en soulevant le sourcil droit.

- Non, effectivement, je ne m'y attendais pas trop…

- Je vous l'avais dit chef, répondit Beckett discrètement, en regrettant au moment même ses paroles, mais la tentation du « je vous l'avais dit » était trop forte. Ça ne lui ressemblait pas de répondre si subitement à Gates, mais elle l'avait dit avec un sourire et un air détendu qui avaient fait que sa supérieure n'avait pas relevé cette pique faite par le lieutenant.

- Castle, je veux bien faire come si je ne vous voyais pas, mais si vous vous faites trop remarquer, je n'hésiterais pas à vous renvoyer chez vous, entendu ?

- Oui madame, c'est entendu, merci.

Gates éclipsa un sourire, le sourire qu'on fait aux enfants qu'on ne punie pas après une légère bêtise, en guise de réponse, et s'en retourna dans son bureau, dont elle ferma la porte.

Quelques minutes plus tard, Castle et Kate se retrouvèrent devant la machine à café, à l'abri de toute l'agitation du NYPD. Ryan et Espisito étaient en train de discuter avec Julian Fitsk, le dessinateur de portrait par téléphone, pour discuter des côtés plus administratifs de l'affaire en cours.

Pendant que le café coulait dans la tasse de Kate, Castle la regarda fixement et lui demanda :

- Tu pense que j'aurai du accepter ? Je veux dire, tu pense que j'aurai du rester à l'écart de cette affaire ? Je veux dire, c'est peut-être parce que je ne suis pas resté à l'écart d'une autre affaire que cette main a été coupée…

- Castle, si on a bien une chose en commun c'est notre tête de mule, je sais très bien que quand on te dit non mais que tu dis oui, la discussion est terminée. Et ne te torture pas l'esprit avec toutes ces questions. Personnellement, je pense que c'est mieux que tu restes sur cette enquête même si je trouve également que c'est dangereux, mais il y a de fortes chances que tu connaisse la personne qui a fait ça, et ça peut nous être très utile si tu es directement là pour nous livrer ton avis. Ne t'en fais pas Rick, répondit Kate en prenant sa tasse qui était maintenant remplie de café noir brûlant, et émit une grimace lorsqu'elle prit la tasse qui était plus chaude qu'elle ne l'avait pensé.

- Merci, ça me rassure, dit-il, j'ai hâte que toute cette affaire soit enfin terminée, j'en perds mon envie de café, je n'arrive déjà plus à être reposé…

- Me courir après à chaque fois que je suis en sous-vêtements n'aide pas vraiment à se reposer non plus, répondit Kate avec un air légèrement rougissant mais aguicheur et moqueur, elle savait qu'elle pouvait obtenir ce qu'elle voulait de son homme juste en laissant tomber son t-shirt et son jean. Les hommes sont si faibles.

- Kate, tu cherches aussi, ce n'est pas que de ma faute, dit-il d'un air plus détendu.

Il savait que Beckett n'avait pas pour habitude de parler de choses comme ça au sein du NYPD, lieu de travail des deux amants, et Rick se disait qu'elle avait vraiment voulu libérer l'esprit de l'écrivain en parlant de ça, pour qu'il arrête de penser à cette affaire qui le touchait de près et qui l'angoissait de manière perturbante.

Castle pensait « C'est idiot, mais je pense que c'est ça l'amour, c'est aussi braver les interdits qu'on se fixe nous-mêmes pour l'autre, c'est être prêt à faire des choses inhabituelles, ou déplaisantes pour nous, et Kate l'a fait pour pouvoir me changer les idées. Cette femme est vraiment exceptionnelle. »

L'écrivain prit sa tasse de café et ne fit pas de grimace car en voyant celle de sa fiancée quelques minutes auparavant, il avait comprit qu'il fallait être prudent en prenant la tasse qui, comme il s'y attendait, était très chaude.

Les deux amants s'installèrent sur les fauteuils en cuir, face à la table basse en verre sur laquelle était posée quelques magasines, et un porte clé, surement oublié par un officier, et prirent leur café en parlant de tout sauf de l'affaire : le mariage vint s'immiscer dans la conversation. Castle dit :

- Tu sais, je suis sûre que Fred Vargas peut nous prêter sa villa pour la soirée du mariage, je ne la connais pas mais j'ai entendu dire qu'elle et Stephen King étaient bon amis !

- Tu es sur de vouloir parler du mariage maintenant ? Dit Kate, l'air perplexe, elle savait que Castle avait des idées irrationnelles pour le mariage en ayant l'esprit sain, elle redoutait ses propositions avec l'esprit embrouillé par l'enquête.

- Oui, on ne va pas reporter le mariage à chaque petit obstacle qu'on croise voyons !

- Oui, tu as raison, pas pour la villa de Fred Vargas hein, c'est non, mais j'ai aussi hâte que tout soit prêt.

- Pourquoi pas sa villa ?

- Parce qu'on ne va pas aller se marier chez Fred Vargas Castle ! Tu es déjà un aiment à paparazzi, je ne veux pas voir des hélicoptères et des journalistes le jour de mon mariage, j'aurai mon pistolet sous la robe et s'ils tiennent à leur caméra…

- Un pistolet sous la robe ? C'est terriblement sexy ça, dit Castle en s'approchant de Kate, qu'il embrassa tendrement, en mettant sa main sur sa joue, tout en la caressant.

Leurs lèvres ne se décollèrent pas pendant plusieurs secondes. Kate n'était même plus gênée d'embrasser Castle sur leur lieu de travail, tant que ça restait à l'abri des regards. La détective n'y paraissait pas, mais elle était très dépendante du regard des gens, de ce qu'ils pouvaient penser de ce qu'elle faisait. Elle avait souvent peur de l'interprétation que les gens pouvaient faire de ce qu'elle dégageait : paraissait-elle trop stricte ? Trop froide ? Trop effrayante ? Trop intimidante ? Ou paraissait-elle comme une personne banale, commune ? Mais Kate répondait souvent à ses questions en se disant que tout le monde ne pensait pas la même chose d'une seule et même personne, c'est la chimie. Vous savez, il y a de personnes qu'on ne peut pas supporter, juste physiquement ? C'est chimique, et Kate finissait pas penser qu'après tout, les gens qui étaient proches d'elle avaient autant d'estime pour elle qu'elle en avait pour eux, et qu'on ne peut pas plaire à tout le monde, comme tout le monde ne nous plait pas, il suffit juste de faire le tri. Beckett avait d'ailleurs toujours fait un tri très sélectif depuis toute petite, elle était d'une nature méfiante et ne gardait près d'elle que peu de personnes, mais des amis, des gens en qui elle avait une confiance quasi-inébranlable.

Castle et Kate n'avaient pas arrêté leur baiser qui semblait si bien convenir à l'un comme à l'autre, mais furent obligé de se séparer lorsque le portable du lieutenant se mit à vibrer plusieurs fois, signe d'un appel entrant. Kate décolla ses lèvres de celles de Rick tout en plongeant sa main dans sa poche de veste d'où elle sortie son téléphone, jeta un œil attentif à l'écran et vu que Lanie cherchait à la joindre. Elle leva les yeux vers Castle qui regardait également le portable de Kate et dit :

- C'est Lanie, je vais voir ce qu'elle veut me dire.

Et Kate fit glisser son doigt sur le téléphone pour décrocher :

- Oui Lanie, ça va ?

- Oui ma belle, j'ai essayé de te joindre à ton bureau pour une fois, mais tu ne réponds pas ! Tu n'es pas au commissariat ? Demanda la jeune femme.

- Si j'y suis, mais je prenais un café avec Castle, inspecteur, dit Kate en souriant.

- Ah, d'accord, justement, j'appelle car j'ai besoin que vous descendiez me voir, et tous les deux, j'ai les résultats d'ADN de la main coupée !

- Très bien, on arrive, dit Beckett avant de raccrocher.

Elle verrouilla son téléphone et informa Castle de la conversation qu'elle venait d'avoir avec son amie :

- Lanie a l'identité de la main coupée, on doit descendre la voir.

- Je te suis, dit Rick en se levant du fauteuil.

Les deux futurs mariés prirent l'ascenseur en direction du laboratoire des médecins légistes. Pendant le trajet, Castle ne se posait qu'une seule question : a qui appartenait cette main ? Et s'il connaissait cette personne ? Et s'il trouvait un colis encore pire en rentrant chez lui ? Il ne supportait pas l'idée d'avoir du sang sur les mains, physiquement et mentalement. Il se sentait coupable de la souffrance que la personne à qui il manquait cette main avait du endurer, ou endurait même encore maintenant.

Le stress montait au fur et à mesure que l'ascenseur descendait. L'écrivain passait en revue une nouvelle fois les personnes qu'il connaissait, mais la liste était longue et en énumérant le nom de ces gens, il n'arrivait pas à savoir pourquoi on leur ferait du mal pour l'atteindre lui, ça n'avait aucun sens, si on voulait vraiment le faire souffrir comme on l'avait fait, il faudrait s'en prendre à sa fille, sa mère, à l'équipe du NYPD et à Kate. Castle ne chassait pas l'idée de sa tête que l'une de ces personnes qu'il aime le plus pourrait être la prochaine sur la liste à souffrir à cause de lui, il en conclut qu'il était stressé mais soulagé d'enfin connaître le nom de la personne qui a perdu sa main. Cet élément était très attendu dans l'enquête, et allait faire avancer les choses d'une manière fulgurante.

« Et si je ne connais pas cette personne ? » se demanda Castle. « Dans ce cas, ça ne fera pas avancer l'enquête, mais on pataugera encore plus dans la boue, il faudra beaucoup plus de temps à trouver une connexion avec moi et d'autres personnes pourraient être blessées ! »

L'angoisse se lut sur le visage de l'écrivain, et Kate le remarqua rapidement.

- A quoi tu pense ? Demanda-t-elle.

- Rien, je trouve que cet ascenseur ne descend pas assez rapidement "Merci de m'avoir sorti de mes pensées" pensait-il.

- Ne t'en fais pas Castle, on arrive regarde, dit Kate en regardant le numéro d'étage du bureau de Lanie s'éclairer en jaune au dessus de la porte, ne t'en fais pas, qu'importe à qui appartient la main, tu n'es pas responsable, le seul coupable c'est celui qui lui a enlevé. D'accord ?

- Je sais, je sais, dit Castle en soufflant en sortant de l'ascenseur comme un boxeur entre dans le ring. Il se sentait rempli d'une mission, celle de chercher au fond de sa mémoire la correspondance du nom qu'allait donner Lanie avec une personne qu'il avait déjà vue, il voulait que cette enquête se termine au plus vite.

Kate suivi son fiancé et tous deux poussèrent la porte du laboratoire de Lanie. La jeune femme, qui se tenait près de la table où était entreposé les cadavres des victimes pour l'autopsie, avait relevé ses cheveux en chignon au dessus des oreilles, des petites perles blanches aux oreilles, et portait une blouse bleue, avec des gants en latex de la même couleur.

- Bonjour vous deux ! Dit Lanie en s'approchant du couple

- Salut Lanie ! Dit Kate, qui remarqua la main sur la table d'autopsie qui semblait ridiculement grande pour une seule main. Elle se retint de sourire, mais l'envie ne lui manquait pas de faire la remarque.

- Castle, j'ai du nouveau, j'ai eu les résultats ADN de la main coupée, continua Lanie en regardant l'écrivain.

- Qui est-ce ? Demanda Rick en regardant la main qui allait bientôt avoir un nom.

- Elle s'appelle Hanna Samuels, répondit la légiste en montrant une photo de la victime, elle a 42 ans.

Lanie fit une pause car elle remarqua que Castle était comme un Google a qui on demandait une recherche compliquée, on voyait qu'il cherchait ardument à qui ce nom pouvait bien lui faire penser.

- Ce nom… Marmonna Castle, visiblement très concentré dans sa cherche, tout en regardant la photo de la femme. Elle était blonde avec des reflets vénitiens qui lui tombaient sur les épaules, yeux bleus, lèvres légèrement pulpeuses, avec des pommettes prononcées.

- Rick, ça va ? Demanda Kate, qui semblait inquiète et perplexe de voir l'écrivain perdu et plongé dans ses pensées en regardant la photo de cette femme.

Castle entendit la question, et n'émit que pour seule réponse un simple hochement de tête, mais voulait rester concentré sur son travail de mémoire.

- Je n'ai accès qu'à son dossier médical Castle, il est sans antécédents, je sais qu'elle habite dans le Wisconsin.

Kate n'eu pas envie de prendre la parole, mais l'hypothèse que Castle connaissait la victime à la main coupée semblait de plus en plus probable, car sinon, pourquoi aller jusqu'au Wisconsin pour aller attaquer quelqu'un au hasard alors que Rick habite New-York ?

Soudain, Castle changea de regard. On vit dans ses yeux comme une lueur, une révélation, un eurêka foudroyant. Il releva la tête et les épaules, sortit le téléphone de sa poche, et composa un numéro tout en s'éloignant vers la porte, mais ne sortit pas.

Kate et Lanie se regardèrent en se demandant qui Castle pouvait bien appeler, mais les deux jeunes femmes savaient qu'il ne fallait pas stopper un Castle qui a une idée.

- Allô oui, c'est moi, dit Castle à son interlocuteur, j'ai besoin de toi. Oui, tu sais j'ai un album dans … oui voilà, prend le, et regarde à 1988… C'est bon ? Est-ce que tu vois une fille nommée Hanna Samuels ? demanda Castle en jetant un œil à la photo. Ah, d'accord… Merci, merci oui, oui je t'expliquerai, merci. Et il raccrocha, avant de revenir auprès de Beckett et Lanie.

Kate jeta à Castle un regard interrogateur, qui nécessitait une réponse dans les plus brefs délais.

- Je sais qui est cette fille, dit Castle visiblement soulagé mais surpris.

Eeeet fin ! "Oh c'est méchanttttt" Oui, je suis affreuse, je sais, mais le suspens j'adore :P ! Merci d'avance pour tous vos avis !