Deux visites inattendues

4 mois plus tard

J'étais dans mon appartement à Paris, sous la douche, quand j'entendis quelqu'un rentrer dans la salle de bain. Je sortis calmement et vis que c'était Alice. Elle me vue tout nu et en tenant une serviette pour moi, me hurla :

-Oh mon dieu Adam prends cette foutue serviette !

Je pris la serviette et l'enroulai autour de ma taille.

-Mais que me vaux le plaisir de te voir Alice ? Dis-je sarcastiquement.

Elle me regarda pendant cinq minutes, toujours choquée de ce qu'elle a vue. J'avançai et la pris dans mes bras en lui disant :

-Je ne savais pas que tu m'aimais comme ça, qu'allons nous dire à Jasper ?

J'essayai de ne pas rire mais ce fut Alice qui éclata de rire, elle me dit :

-Tu m'as manqué Addy et si tu raconte ce qui s'est passé à Jasper, je te jette en pâture au Volturi.

-D'accord, d'accord. Tu m'as manqué aussi Alice. Mais pourquoi tu es ici ?

-Juste pour te dire de revenir, Rosalie se sent mal sans toi, Carlisle et Esmée se sentent coupables, Jasper et Emmett aussi. Quant à Edward, on ne l'a pas revu depuis que nous avons quitté Forks.

-C'est tentant de revenir mais pas maintenant, j'aime bien être seul parfois.

-Je comprends mais reviens vite d'accord ?

Je hochai la tête et elle partit me laissant enfin seul.


J'allumai la télévision et regardai mon appartement. Il était petit, moderne et luxueux, il y avait un balcon, quelques tableaux de ma création sur les murs, un piano blanc, une bibliothèque noire, les murs étaient rouges et le sol noir, il n'y avait pas de lit, il y avait un écran plasma sur le mur, un canapé blanc. La cuisine était aussi moderne, tout les meubles étaient blanc. La salle de bain n'avait que le stricte nécessaire : des toilettes, un lavabo et une douche.

Je m'habillai, je mis un short noir et un débardeur rouge. Je regardai dehors, c'était la nuit.

Je sortis une bouteille de sang et allai sur le balcon. Je voyais la Tour Eiffel, c'était magnifique, je voulais que Jane soit là avec moi, me serrant dans ses bras. Je me rappelai la première fois où elle et moi nous nous sommes embrassés.


Flash-back

En 924 après Jésus Christ.

J'étais dans ma chambre, je l'examinai. Elle était rectangulaire, il y avait un lit à baldaquin avec des couvertures rouges, sur les murs, il y avait un drapeau de l'Angleterre et un autre avec les armoiries de ma famille. Il y avait une grande armoire en bois avec un miroir et une chaise à coté. Il y avait aussi une cheminée et deux fauteuils en velours rouges.

Jane entra, s'assit sur un des fauteuils et poussa un grognement. Je lui demandai :

-Euh Jane, je peux savoir ce qui te prends ?

Elle se leva brutalement et me répondis :

-Je commence à en avoir marre que Heidi te tourne autour et flirte avec toi.

-Es-tu en train de dire que tu es jalouse ?

-Oui... euh non !

Je la regardai en souriant, je m'approchai d'elle et lui demanda :

-Serais-tu amoureuse de moi Jane ?

-Non !

-Alors expliques moi pourquoi tu es énervée que Heidi flirte avec moi.

Elle resta muette pendant au moins deux minutes et essaya de partir mais je lui pris le bras droit pour la retenir, elle tenta de se débattre, je lui dis :

-Jane je t'aime.

Elle me regarda longtemps, je la lâcha. J'aurais du me taire. Soudain, elle me prit dans ses bras et me dit :

-Je t'aime aussi Adam.

Je caressai sa joue droite et nous nous embrassâmes tendrement.

Fin du Flash-back


Je bus une gorgé de sang. Je rentrai et vu mon vieil ami Alistair assit sur le canapé. Il se leva et me donna une accolade :

-Adam, mon ami, désolé d'arriver à l'improviste mais cela faisait plus de quatre cents ans que je ne t'avais pas vu, je me demande encore pourquoi.

-Je cavalais, m'arrangeait pour ne pas croiser les Volturi.

-Nous avons ça en commun, je ne comprends pas ces sales chiens, pourquoi-t-ont ils abandonnés ?

-Je ne les comprends pas non plus.

-Et Jane surtout, si elle t'aime vraiment, elle aurait remué ciel et terre pour te retrouver.

-Je croyais aussi Alistair.

-Tu l'aimes encore ?

-Malheureusement oui.

-Tu devrais transformer cette amour en haine, c'est plus utile, crois-moi.

-Tu as peut-être raison.

-J'ai toujours raison.

-Cela reste à voir.

Nous éclatâmes de rire. J'étais l'un des rares vampires qu'Alistair appréciait et qu'il le faisait rire. Il se leva, me dit au revoir et partit.

Je réfléchis, ce serait peut-être mieux si je ne ressentais que de la haine envers tous les Volturi même envers Jane. Non, hors de question. Je ne détruirais pas mon humanité. Je suis peut-être cliniquement mort mais je tiens à mon humanité. J'aurais du accepter l'offre d'Alice.