Lutte, Chapitre 7 (Changement de cap)


-POV Bella-

1h00 AM.

Je faisais les cent pas dans ma chambre. Est-ce qu'il allait venir ce soir? J'avais besoin de lui parler. Je me sentais seule, et surtout, je savais qu'il y avait quelque chose qui clochait. La peur me tenait éveillée : la peur que Jacob ne me rejette… Encore.

Pourtant, tout était si mélangé dans ma tête… Je sentais qu'il essayait de tenir mes sentiments à l'écart, pourtant, j'avais bien senti quelque chose. Cette connexion, et quand on… est devenu intimes, disons. Nos corps s'emboîtaient, ils s'appelaient, et je savais que ces sensations étaient réciproques. J'en étais certaine. Comment en pouvait-il être autrement ?

Et ensuite il y avait les paroles de mon père qui me revinrent à l'esprit. Que Jacob serait follement amoureux de moi, selon lui et Billy. Mais j'étais sceptique… Bien qu'il fut une chose certaine dans ses propos; Jacob parlait souvent de moi à Billy, et d'une façon qui pourrait laisser entendre qu'il m'aime.

Et c'était ça le plus important. Parce que même si Jacob le niait, je savais qu'il n'était pas indifférent à moi. Il ne l'aurait pu, pas avec la façon dont il s'occupe de moi, le regard qu'il pose dans le miens, toutes ses connexions étranges, et cette chimie qu'on a quand on… Bref. Vous voyez c'que j'veux dire.

Mais tout ça était sans dessus-dessous dans mon esprit. J'étais un peu perdue, puisque toutes mes conclusions n'étaient que spéculation, et de plus n'étaient basées que sur mon point de vue. Ce qui n'était pas suffisant pour établir des faits.

Alors j'attendais. J'attendais qu'il arrive, qu'il grimpe jusqu'à ma fenêtre et qu'il me fasse sursauter. J'attendais qu'il me serre dans ses bras… J'attendais sa voix. Avec impatience.

C'est alors qu'un caillou m'atterrit sur le derrière de la tête.

Je me retournai vivement, mettant, par réflexe, ma main sur mon crâne légèrement endoloris.

Personne. Enfin, pas dans ma chambre. Ça venait d'en bas, dehors, devant ma fenêtre. Et je savais qui c'était.

Je m'avançai vers le hublot, quand je le vis. Mon cœur rata un battement, revoyant dans ma tête les évènements qui s'étaient passé plus tôt, ressentant de nouveau toutes ses émotions grisantes.

«-Recule!», me dit-il, d'en bas. Je m'exécutai.

En moins de temps qu'il ne fallut pour me l'imaginer, Jacob avait déjà grimpé dans l'arbre en face de ma fenêtre et atterri dans ma chambre. Je le toisais, de bas en haut. Il ne portait qu'un short, il avait du le lacer sur lui avant de venir ici, à vitesse de loup-garou, bien sûr.

Son buste musclé était vraiment de toute beauté, son cou était magnifique… Mais son visage me regardait avec une expression qui ne disait rien de bon.

«-Bella, il faut qu'on parle. Dit-il, un peu trop sérieux à mon goût.

-Ah, tiens donc. À propos de quoi? Répliquai-je, choisissant le sarcasme pour camoufler mon appréhension.

-Bella. Arrête, c'est sérieux.

-Je vois bien, oui. »

Je lui en voulais. Ses yeux, son langage corporel, son ton de voix, tout indiquait chez lui qu'il s'apprêtait à me dire une mauvaise nouvelle. Sauf que le problème était que je savais qu'il ne s'avouait juste pas à lui-même l'amour, ou du moins une affection ressemblant à de l'amour, qu'il ressentait pour moi.

Après de longues secondes à me fixer, il se lança.

«-Ce qui est arrivé est une erreur. Je ne sais pas pourquoi j'ai fais ça…»

Il détourna soudain les yeux, comme troublé, mais en même temps, ce n'était pas ça. C'était plus comme si il venait de se rappeler de quelque chose, et que ça l'avait déstabilisé.

Je ne savais pas à quoi il pensait, jusqu'à ce qu'il ne ferme les yeux avec force, et que je vis ses dents se refermer très subtilement, peut-être un quart de seconde, sur sa lippe, et qu'il camoufla un grognement du genre… gémissant.

J'en riais intérieurement.

«-Enfin Jacob, regardes-toi. Juste à y penser ça t'ébranle. C'est à peine si tu b-

-Bella, enfin ! S'indigna-t-il à la presqu'entente du mot que j'allais dire.

-Tu ne peux rien nier, avoues-le au moins.» Rétorquai-je, sûre de moi.

Il ne répondit pas, et parut extrêmement mal à l'aise. C'était à peine s'il allait échapper un «merde! Bravo Jacob, tu ne sais même pas te contrôler». Touché!
Cependant, il n'attendit pas une seconde de plus pour essayer de reprendre contenance, et de continuer dans ce qu'il allait me dire.

«-Écoute… C'est certain que j'ai aimé ça, je suis un mec… C'est bon, tu te rattrapes pas mal, voyons pour la suite.
Mais ce n'est que ça. Je sais ce que tu ressens pour moi, et pour ça je suis désolé d'avoir cédé à mes… pulsions. Ça a dut te donner de faux espoirs, j'suis désolé.» Débita-t-il, l'air, effectivement, désolé.

Je le regardais, et je savais que quelque chose ne tournait pas rond. Qu'il ne me disait pas tout, qu'il pensait que j'ignorais certaines choses que je savais. Que j'étais naïve, que j'allais tomber dans son mensonge, et le croire.

Je m'approchai alors de lui, et d'un regard des plus sérieux, j'ancrai mes pupilles dans les siennes.

«-Jake, arrête ton cinéma. Je ne comprends pas pourquoi tu te donnes autant de mal pour m'inventer toutes ces menteries, mais arrête. Lui jetai-je, avec une confiance qui m'avait manqué ces derniers temps.

-Moi non plus je ne comprends pas pour quelles raisons je me donnerais autant de mal pour te mentir alors que je connais tes sentiments pour moi. Rétorqua-t-il, comme si ma confiance déteignait sur lui.

-Jake, tu peux dire ce que tu veux, mais tu ne peux pas nier cette connexion qu'on a eut. Tu ne peux pas nier cette chimie entre nous. Tu ne peux pas nier le fait que tu soies toujours près de moi, que sans cesse tu fais des contacts physiques entre nous…! Et comment expliques-tu le fait que tu soies venu m'embrasser, toi-même, de ta propre initiative ! Ces choses-là sont indéniables, Jacob !»

Je criais presque. Je savais que j'avais raison, je voulais le désarmer.

«-Je… je ne vois pas de quoi tu parles.

-Jake ! Comment est-ce que tu peux dire ça, tu me croies si naïve ? C'en est insultant…!

-Je n't'insulte pas…! C'est vrai, je… Je n'ai pas senti tout ces ces… connexions. J'suis désolé. Et pour le baiser, j'en sais rien… Sur le coup, j'ai cru que ça allait te remonter le moral… Dit-il, d'un air douloureux.

-Arrête Jacob ! T'es pathétique… Ça voulait dire quoi quand tu m'as dis que tu avais déjà vu tout ça, ses visions, tu sais, celles que j'ai écrites dans ma lettre de suicide…! Que tu connaissais bien tout ça, que tu avais déjà eu ses visions…

-Qu… Quoi? Mais de quoi parles-tu…? Hésitait-il, ayant l'air complètement perdu.

-Jake je ne dormais pas, j'étais bien consciente quand tu m'as dis ça.» Crachai-je, comme pour dire «on m'la fait pas à moi».

Il ne sut quoi dire. J'avais encore marqué un point. Mais pourquoi est-ce qu'il se cachait ainsi les choses? Quelles raisons le poussaient à se mentir de la sorte? Je n'y comprenais rien.

«-Jacob, pourquoi tu te mens ainsi !

-…

-C'est incroyable, tu… Tu agis comme un gamin..!

-Bella, tu te trompes… Je savais que d'agir ainsi te donnerait des faux espoirs, je m'excuse. Dit-il, avant de se retourner vers la fenêtre, pour partir, lâchement.

Chose que je lui empêchai de faire.

«-Jake tu te voiles la face !

-Et pourquoi est-ce que je ferais ça, dis-moi ! Se fâcha-t-il.

-Je n'en sais rien, mais je ne tarderai pas à le découvrir.»

C'était une promesse, un défi. Et j'étais prête à le relever, plus que jamais.

«-Bella tu délires, bon sang ! Tout ça n'était qu'une erreur, putain moi aussi j'ai des hormones, et des fois il peut arriver que je me contrôle mal !

-C'est vrai, mais ce n'est pas seulement de ça que je parle. Et pour moi aussi c'était une erreur. Une agréable erreur, il va de soi, mais une erreur quand même.» Débitai-je, d'un ton rude.

Je voulais qu'il soit déstabilisé par mes paroles.

«-…Quoi?, Dit-il, plus bas, d'un ton étrangement triste.

-Jake, si tu ne t'étais pas montré aussi stupide en cachant tes sentiments pour moi, si tu m'avais accordé un peu de cet amour que tu te retiens à montrer, jamais je n'aurais considéré ça comme une erreur.»

Je le regardais intensément dans les yeux, et me rapprochai de lui. Je senti son malaise, mais ça ne m'arrêta pas. Rendu à quelques centimètres de son visage, je lui déclarai, tout bas :

«-Tu sais que je t'aime Jake, et je sais ce que je veux, commençai-je, en appuyant sur le ''ce que je veux'' en regardant au niveau de son entre-jambe, signifiant que je n'avais pas peur de mon désir pour lui. Je posai de nouveau mes yeux dans les siens, et continuai : C'est toi qui te cache ce que toi tu veux. Et je le sais bien, j'ai senti ce désir plus tôt, et tu sais comment.» Finis-je, sans quitter ses prunelles.

Je jubilais. Il était pris au piège, ne sachant plus quoi dire.

«-J'dois y aller. Dit-il, avant de se retourner, encore, vers la fenêtre.

-Tu te voiles la face, Jacob Black! Et je vais bien finir par te faire cracher le morceau.

-Bonne chance Bella, vraiment. Tu devrais plutôt utiliser cette énergie pour te remettre des évènements, et pendant que tu y es, oublier cet Edward, pourquoi pas?»

Quoi? Pourquoi me parlait-il d'Edward ? J'en avais rien à foutre de lui, je ne l'aimais même plus..! C'est vrai que ça me fait toujours un choc d'entendre son nom, mais je n'ai plus envie d'être avec lui, je sais qu'il ne m'aime pas. Il m'a abandonné…

Bella, ce n'est pas d'Edward qu'on parle, allez, reviens à Jacob..!

«-Il me semble que c'est un peu hors sujet, surtout que c'est toi que je veux, tu le sais très bien..!

-Ce n'est pas ce que les battements de ton cœur et ton court silence me disent…

-Je…

-J'dois y aller. On se revoit demain.

-Tu… Tu reviendras? Le suppliai-je du regard.

-Bella, j'ai beau savoir que tu te fais faux espoirs, je t'ai fais une promesse. Je t'ai dis que je ne t'abandonnerai plus. D'ailleurs la seule fois où je t'ai laissé tomber pendant deux semaines, tu as essayé de te suicider.

-Tu ne m'as toujours pas expliqué pourquoi tu ne retournais pas mes appels…

-Je… J'croyais que t'avais besoin de temps… J'sais pas… Je sentais que tu t'accrochais à moi pour décrocher d'Edward. Mais ce n'étais pas une bonne excuse. J'aurais du rester près de toi, et ça a été la pire erreur de ma vie de ne pas l'avoir fait…

-…Ok. Ne refais plus jamais ça, surtout!

-Promis. Au revoir, Bella.»

Sur ce, il s'éclipsa, me laissant dans ma chambre, seule. J'aurais aimé dormir près de lui, comme quand j'avais dormi dans ses bras, deux semaines plus tôt.

Mais ça n'arriverait pas, puisqu'il niait ressentir quoi que ce soit pour moi, et que je n'étais pas en pleine crise d'hypothermie.

Mais j'avais un plan en tête. Je savais que je finirais par réussir. J'avais toutes les cartes en main, il ne me restait plus qu'à les jouer. Je n'étais pas une fine manipulatrice ou encore une bombe sexuelle, je n'avais pas vraiment l'habitude de jouer ce jeu-là. Mais avec Jacob, tout était si différent. Tout était plus grisant, plus vrai. Je voulais qu'il comprenne que la Bella que j'étais vraiment commençait à se réveiller grâce à lui. Que la Bella blême, fatiguée, triste, perdue, inférieure, imparfaite, était la Bella d'Edward. Parce que ce vampire était si parfait, si irréprochable, que moi, à côté de lui, je me sentais comme une abomination. Jacob était vrai, déjà plus humain qu'Edward. Il avait ses défauts, ses crises de nerfs. Il était capable de penser à lui, tout comme il pensait tellement au gens qu'il aimait. Jacob était plus humain que monstre, au contraire d'Edward. Je savais que c'était lui qu'il me fallait, que jamais, lorsqu'il se l'avouerait, il n'oserait m'abandonner. Rien n'était plus sûr.

Alors j'étais prête à me battre, je voulais qu'il le sache. Je voulais qu'il s'avoue ses sentiments. Je voulais notre histoire, celle qu'il s'obstinait tant à se cacher.

Pourtant, je me demandais quelles raisons le motivait à me mentir de la sorte. C'était bien la pièce manquante du puzzle, et j'allais la trouver. Promis.


Je me réveille en douceur, clignant des yeux plusieurs fois, avant que ma vue ne s'éclaircisse. Je m'assis, et passa mes jambes vers l'extérieur du lit. Je me grattai les yeux de mes deux poings afin d'enlever la fine croute emprisonnée dans mes cils, à cause de ma nuit de sommeil. Étrangement, cette nuit-là, j'avais bien dormi. Je n'avais pas hurlé ou fais de mauvais rêves. Je me sentais bien au réveil, ce qui est plutôt bizarre quand il s'agit du lendemain d'une tentative de suicide.

Je me levai, me déshabillai, et enfilai un peignoir. Je sortis de ma chambre et me dirigeai vers la salle de bain afin de prendre une bonne douche chaude. Lorsque j'entrai dans la pièce, j'allai régler l'eau à chaude – Bouillante, oui! Et quand elle fut comme désirée, j'enlevai mon peignoir et entrai dans la baignoire. Et oui, Charlie était du genre à aimer les vieux trucs, genre avoir sa douche dans une baignoire avec le bon vieux rideau. Ça ne me déplaisait pas le moins du monde. D'ailleurs, j'avais toujours trouvé que les cabines-de-douches étaient une invention purement cupide. Pourquoi acheter et une douche et un bain, quand on peut avoir les deux en même temps? C'était complètement ridicule. Mais la société, de nos jours…

Enfin, je sortis de ma rêverie et entrai dans la douche. De suite, je mouillai mes cheveux. Ce que j'aimais sentir l'eau chaude déferler sur mon corps, sa me détendait énormément. C'était salvateur, comme si sa pouvait me purifier de mes inquiétudes, au moins pendant un instant.

Pendant les quelques minutes ou je me lavais, j'étais libre de mes sentiments, négatifs et positifs. Libre de mes pensées profondes… J'étais juste bien.
Est-ce que sa ressemblait à ça, la mort? Un détachement de tout, où plus rien ne peut t'atteindre? Ou bien est-ce qu'une âme dépourvue de corps, de cœur, de cerveau, pouvait conserver les sentiments d'un homme? L'immortel gardait-il des marques de mortels? Enfin, je parlais comme si je savais qu'il y avait quelque chose après la mort. Qui le savais, de toute façon?

Je me lavai les cheveux, ensuite le corps, pour finir avec le visage. Comment étirer au maximum une douche bien chaude? En se lavant de A à Z, leeennntement. Mais malheureusement, toute bonne chose à une fin. Et la fin de ce moment arriva trop vite à mon goût, et à cause de Charlie qui vint cogner à la porte :

«-Bell? Téléphone, j'lui dis de rappeler, ou…

-C'est qui d'abord?

-Jacob!

-J'le prends, attend deux minutes, je mets mon peignoir.»

J'enfilai mon vêtement en deux temps trois mouvements, ouvrit la porte, et prit le téléphone. J'avais même oublié de fermer l'eau, tant j'étais pressée d'entendre sa voix.

Charlie me fit un regard entendu, auquel je répondis en lui tirant la langue, et en fermant la porte.

«-Allo?

-Salut Bella, ça va?

-Oui, toi ?

-Ça va, ça va. En fait, commença-t-il, paraissant soudain hésitant, j't'appelais pour te demander…»

Il laissait sa phrase en suspens. Derrière lui j'entendais des «Aller, merde!» ou encore «Elle va finir par penser que la ligne est coupée!» ou bien sinon «Jake t'es pire qu'un gamin!». J'en ris, mais ne le laissa pas trop paraitre.

«-Hum… Jake? Souriais-je.

-* PAF* EUuuhhh oui oui j'suis là, t'inquiètes pas j'ai pas raccroché», débita-t-il, en criant presque dans le téléphone.

Je riais aux éclats. Est-ce qu'il venait de se faire frapper?

«-Jake, est-ce que quelqu'un t'as frappé? Demandais-je, tout sourire.

-Euh… non, non. J'suis seul dans la pièce -Taisez-vous merde, bande de cons!-, Entendis-je, moins fort, comme s'il avait (mal) mit sa main sur le téléphone, pour ne pas que j'entende.

-Ok alors…! Riais-je. Ce qu'il était drôle, à être aussi maladroit.

-Bella, je… En fait, je sais que ça va encore plus te paraître étrange après ce qu'on s'est dit hier, mais… Il y a une fête à la réserve. On fête la «naissance» de Seth, j'veux dire…

-Oui, je comprends, un truc de loup-garou…!

-Ouais… J'voulais t'inviter, en fait…

-Hum… Oui, pourquoi pas. C'est où exactement?

-Ça se passe chez Emily et Sam.

-Ok… Est-ce que je devrais m'habiller d'une certaine façon ou…

-Ben… Si tu veux, je sais qu'Emily voulait que ça soit un peu chic, pour faire changement, mais te sens pas obligée…

-De toute façon, tu me connais… Qu'est-ce que j'ai chez moi appart des jeans…»

Il rit, et je l'accompagnai dans son rire. Ce que j'aimais l'entendre.

«-Bon, et c'est quand? Demandai-je.

-Ce soir. Ça commence à 8h00, il y aura un peu de nourriture, mais il y aura surtout des trucs du genre chips, etc. Mange avant.

-Oh, je vois. C'est vraiment une «FÊTE»?

-Ouais, c'est ce que Seth avait demandé. Il y aura d'autre gens de la réserve, des amis, etc. Il voulait que ça soit «grandiose» !

-Ok alors, j'y serai. 8h00, chez Emily.

-Cool alors !

-Allez, à ce soir Jake.

-À ce soir… Ah! J'allais oublier, si tu as du vin ou quelque chose… Enfin, c'est une fête alors…

-De l'alcool…?

-Ouais. T'as déjà bu?

-Quelques fois…

-…

-Pas très souvent, en fait.

-…

-Ok, à la réflexion, la dernière fois que j'ai bu ça devait être quand j'avais huit ans, j'avais bu une gorgée du verre à ma mère, et j'avais détesté en plus.

-…

-Quoi !

-Rien du tout, ça va être amusant de rire de toi, c'est tout..!

-Je suis sûre que je tiens très bien l'alcool!

-C'est ce qu'on verra!»

J'entendis alors en lointain dans le téléphone «IL VA LA SAOULER AHAHAHAH» suivit d'un «VOS GUEULES BANDE D'ATTARDÉS MENTAUX !», ce qui me fit énormément rire.

«-Hé, Jake!

-Euh oui?

-Dis salut aux mecs de ma part.

-Bella vous fais dire salut *AHAH T'ES CON T'AVAIS DIT QUE T'ÉTAIS SEUL AHAH –Merde!* Bella?

-Ils viennent d'arriver, c'est ça ? Me moquais-je.

-Oui, c'est exactement ça, tu lis dans mes pensées.

-Ouais, c'est ça. Allez, à ce soir!

-Attend b..» *CLIC*

Je raccrochai avant qu'il ne me sorte une explication bidon, alors que je les avais entendus depuis le début. Ce qu'il pouvait être drôle, et qu'il essaie tant bien que mal de me faire croire qu'il était seul me faisait encore plus craquer pour lui.

Ça faisait changement d'Edward, qui était toujours si prévoyant, sans aucunes impulsions, qui ne faisait jamais d'erreurs. Autant avant ça créait de l'admiration chez moi, qu'à ce moment-même je trouvais ça… refroidissant. Il n'alimentait chez moi aucun feu, aucune passion. S'il m'avait fait du mal, comment aurait-il pu le supporter? C'était toujours la même histoire. Me faire vivre des expériences humaines était trop dangereux pour ma (si IMPORTANTE) sécurité, si bien qu'il était préférable que j'évite de les vivre.

C'est vrai que c'est tellement normal de ne pas pouvoir faire l'amour avec l'homme qu'on aime, soit parce qu'il préfère «sauver mon âme de la damnation» en m'empêchant d'être défleurie avant le mariage, ou soit parce que ce dernier a trop peur de me tuer. Quelle relation agréable…!

Même si j'étais en rogne contre Edward de m'avoir ainsi abandonné, de n'avoir accepté d'avoir avec moi qu'une relation froide et platonique, cette colère et cette rancune ne faisait que montrer combien je l'avais aimé. Parce que pour détester autant, il fallait que je l'aie autant aimé…

Mais je savais que la place qu'il avait dans mon cœur disparaissait tranquillement. Chaque jour, je sentais notre séparation moins lourde, et chaque soir, c'était à Jacob que je pensais avant de me coucher. Mes crises de larme avaient cessées, et même si à l'entente de son nom j'éprouvais encore des frissons ou des battements de cœur intenses, ce n'était plus de l'amour que j'éprouvais pour lui. C'était une nostalgie qui faisait un peu mal, comme un vieux deuil. À chaque instant je le laissais n peu plus partir. Je cessais de désirer sa présence, qu'il me revienne, que tout sois comme avant. Je voulais qu'il disparaisse de ma vie, qu'il n'y laisse que de bons souvenirs, mais plus toute la souffrance que j'avais ressentie face à sa perte. Je ne souhaitais qu'une seule chose : Tourner complètement la page. Et avec Jacob, c'était possible.

Surtout que j'étais plus que certaine que c'était possible entre nous deux. Il m'aimait, j'en étais sûre, je le sentais. Il était fait pour moi, et j'étais faite pour lui. Il le savait, il ne se l'avouait juste pas.


À suivre…

Alors, qu'en pensez-vous ? Une p'tite review ?

Merci de me dire TOUT ce que vous pensez. C'est très important pour moi, que ça soit positif ou négatif, c'est une opinion qui m'est très chère.

ALORS LAISSEZ-VOUS ALLER, ET REVIEWER MOI SANS RETENUE WOUHOU ! (en plus ce dernier chapitre était de 4 074 MOTS !)

Merci !

Irisie xx